La bdfci vous propose de suivre l'actualité du Festival de Cannes


Festival de Cannes 2019 - Agnès Varda sur l'affiche

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Le 72e Festival de Cannes a choisi pour illustrer son affiche une image de jeunesse mettant en avant la marraine de toutes les réalisatrices.
C'est une photo d'Agnès Varda sur le tournage de son premier long métrage qu'a choisi le Festival de Cannes pour illustrer sa 72e édition.
Nous sommes en août 1954, quartier de la Pointe Courte à Sète. Dans la lumière éblouissante de l’été, Silvia Monfort et Philippe Noiret promènent leur amour fragile parmi les pêcheurs en lutte, les femmes affairées, les jeux des enfants et les errances des chats. Décors naturels, caméra légère, moyens dérisoires : Agnès Varda, photographe au TNP de Jean Vilar, jette avec La Pointe courte (présenté dans une salle de la rue d’Antibes à Cannes pendant le Festival 1955), les prémices d’un jeune cinéma dont elle sera la seule réalisatrice.
Tel un manifeste, cette photo de plateau recèle déjà tout d’Agnès Varda : la passion, l’audace, l’espièglerie. Les ingrédients d’une recette d’artiste en liberté qu’elle enrichira sans cesse. Soixante-cinq ans de création et d’expérimentation, presque autant que le Festival de Cannes, célèbrant chaque année des regards qui montrent, osent et s’élèvent. Et qui sait se souvenir.
Elle se plaisait à le rappeler : "Je ne suis pas une femme cinéaste, je suis une cinéaste." Elle vint souvent à Cannes montrer ses films : 13 fois en Sélection officielle. Elle fut aussi membre du jury en 2005 et présidente du jury de la Caméra d’or en 2013. Lorsqu’elle reçut la Palme d’honneur, en 2015, elle évoqua "la résistance et l’endurance, plus que l’honneur" et la dédia "à tous les cinéastes inventifs et courageux, ceux qui créent un cinéma original, de fiction ou de documentaire, qui ne sont pas dans la lumière mais qui continuent".
Avant-gardistes et populaires, intimes et universels, ses films ont ouvert la voie. Alors, tout en haut de cette pyramide : Agnès Varda, l’œil posé sur la plage de Cannes, jeune et éternelle, sera le phare inspirant de la 72e édition !

Article rédigé et proposé par B.G
le 18/04/2019 à 16:44

Cannes 2019 - Édouard Baer, maître de cérémonie

À l’occasion de la 72e édition du Festival de Cannes, le comédien animera l’ouverture et la clôture pour la 4e fois.
Jamais trois sans quatre. Du moins pour Édouard Baer qui, cette année, va de nouveau animer les cérémonies d’ouverture et de clôture du Festival de Cannes, après l’avoir déjà fait en 2008, 2009 et 2018.

Edouard_Baer

Dans les colonnes du Parisien, il confie que "comme l’an dernier", il n’aura "pas d’auteurs" et qu’il va s’inspirer de son spectacle. L’acteur répète en ce moment Les élucubrations d’un homme soudain frappé par la grâce, pièce qui débutera le 18 avril au Théâtre Antoine et où il campera des personnages multiples de Casanova à Romain Gary en passant par Bukowski.
En 2018, Édouard Baer avait marqué les esprits avec son discours d’ouverture particulièrement poétique, au côté du pianiste Gérard Daguerre, et la conclusion de la cérémonie où il terminait sur ces mots : "Le jury est maintenant au complet. Vous n’en faites pas partie. Vous n’êtes pas du bon côté. À quel moment ça a merdé ?"

Article rédigé et proposé par B.G
le 17/04/2019 à 11:32

Cannes 2019 - Une présidente pour Un certain regard

Nadine_Labaki

Nadine Labaki présidera le jury de la sélection cannoise Un certain regard, qui dévoilera son palmarès le vendredi 24 mai. À la fois réalisatrice, scénariste et actrice, la cinéaste libanaise succède ainsi à l’acteur et producteur Benicio Del Toro, dont le jury avait décerné le prix Un certain regard à Border (Gräns) d’Ali Abbasi.
C’est donc honorée de cette prestigieuse fonction que Nadine Labaki fera son retour sur La Croisette, un an après avoir reçu le prix du jury du Festival de Cannes pour son troisième long métrage, Capharnaüm, également nommé aux César, aux Golden Globes et aux Oscars. Elle avait également débuté à Cannes en participant à la résidence de la Cinéfondation pour l’écriture et le développement de son premier film, Caramel, présenté deux ans plus tard à la Quinzaine des réalisateurs. Son deuxième long, Et maintenant on va où ?, avait, pour sa part, été sélectionné à Un certain regard en 2011.
"Je me souviens du temps où je venais à Cannes en tant qu’étudiante de cinéma, avide de découvrir le festival le plus prestigieux du monde ! À cette époque, ce monde me semblait inaccessible, a déclaré la cinéaste via un communiqué du Festival de Cannes. Aujourd’hui, me voilà présidente du jury Un certain regard : la vie apporte parfois plus que les rêves. J’ai hâte de découvrir les films de la sélection, de débattre, d’échanger, d’être secouée, de trouver l’inspiration dans la découverte du travail d’autres artistes."
Les premières projections de la sélection Un certain regard débuteront au lendemain de l’ouverture du 72e Festival de Cannes, le 15 mai, avec une présentation du jury, au complet, en soirée.

Article rédigé et proposé par B.G
le 16/04/2019 à 19:21

Alejandro González Iñárritu, président du jury du 72e Festival de Cannes

C’est la première fois qu’un artiste mexicain endossera ce rôle.

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La 72e édition du festival de Cannes, qui se tiendra du mardi 14 au samedi 25 mai, est en route : le réalisateur mexicain Alejandro González Iñárritu va présider le jury, succédant à la comédienne australienne Cate Blanchett.
"Dès le début de ma carrière, le Festival de Cannes a été important pour moi, a-t-il déclaré. Je suis honoré et ravi d’y revenir cette année, et immensément fier de présider le Jury. Le cinéma coule dans les veines de la planète et ce Festival en est le cœur. Avec le jury, nous aurons le privilège d’être les premiers spectateurs des nouveaux films de nos collègues cinéastes venus du monde entier. C’est un véritable plaisir et une grande responsabilité, que nous assumerons avec passion et dévouement."
De leur côté, Pierre Lescure, président de la manifestation, et Thierry Frémaux, délégué général, se réjouissent que le cinéaste ait répondu à leur invitation : "Il est très rare qu’Alejandro G. Iñárritu accepte de participer à un jury et c’est la première fois que le Jury du Festival de Cannes sera présidé par un artiste mexicain. Cannes est le lieu de tous les cinémas, et à travers la présence de l’auteur de Babel, c’est tout le cinéma mexicain que le Festival célébrera." "En plus d’être un cinéaste audacieux et un auteur toujours surprenant, Alejandro est aussi un homme de convictions, un artiste de son temps. Nous avons toujours été heureux de l’accueillir sur la Croisette et, en 2017, particulièrement fiers de présenter en Sélection officielle “Carne y Arena”, son installation de réalité virtuelle qui évoquait la question des migrants avec beaucoup de force et d’humanité."
Réalisateur, producteur et scénariste, Alejandro G. Iñárritu a débuté avec Amores Perros (Amours chiennes, 2000), nommé pour l’Oscar du Meilleur film étranger après avoir été présenté à Cannes, à la Semaine de la Critique. Suivront, en 2003, 21 Grams (21 Grammes), son premier film américain, pour lequel Naomi Watts et Benicio del Toro sont tous deux nommés à l’Oscar, puis Babel en 2006, "le dernier opus de la trilogie, construction de quatre histoires se déroulant sur trois continents, en cinq langues différentes et interprété par des acteurs professionnels et amateurs" rappelle le festiival. Le film remporte le prix de la mise en scène avant d'être nommé sept fois aux Oscars. Le cinéaste revient en compétition sur la croisette en 2010 avec Biutiful, en langue espagnole, qui vaut à Javier Bardem le Prix d’interprétation masculine. Le film est également nommé aux Oscars l’année suivante.
C’est en 2015 que Alejandro G. Iñárritu est couronné de quatre Oscars pour Birdman (meilleur réalisateur, meilleur film, ainsi que meilleur scénario original et meilleure photographie). Puis, en 2016, il remporte son deuxième Oscar du meilleur réalisateur pour The Revenant, qui vaut à Leonardo DiCaprio de recevoir l’Oscar du meilleur acteur.
"Premier cinéaste mexicain à être nommé à la fois comme réalisateur et comme producteur dans l’histoire des Oscars, Alejandro G. Iñárritu est aussi le premier réalisateur mexicain à avoir reçu le Prix de la Mise en scène du Festival de Cannes", soulignent les organisateurs.
En 2017, il présente en sélection officielle la première oeuvre en réalité virtuelle à Cannes, et de surcroît dans un grand festival, en première mondiale : Carne y Arena (Virtually present, Physically invisible). L'installation voyagera ensuite à Milan, Los Angeles, Mexico et Washington. Encensée par la critique internationale, Carne y Arena, a reçu un Oscar Spécial, "une récompense attribuée seulement à quinze reprises dans l’histoire de l’Académie. Ce fut le cinquième Oscar remporté par Alejandro G. Iñárritu".

Article rédigé et proposé par B.G
le 16/04/2019 à 12:07

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