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Ouvrir la voix

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Titre original : Ouvrir la voix
Fiche mise à jour le 19/11/2017
Année de production : 2017
Réalisé par : Amandine Gay
Date de sortie : 11 octobre 2017
Date de reprise : non renseignée
Distributeur France : Bras de Fer Production et Distribution 
Distributeur international : non renseigné
Durée : 122 minutes
Origine(s) : France 
Genre(s) : Documentaire 
Pellicule : couleur
Format de projection : DCP 16/9
Format son : Dolby
Visa d'exploitation : 146782
Budget : non renseigné
Site officiel : non renseigné
Indice Bdfci :
74%
Synopsis :
Pensé et réalisé comme une grande conversation entre 24 femmes noires de France et de Belgique, le film débute le jour où elles se sont découvertes noires, en contexte minoritaire, et se termine avec leurs aspirations pour le futur. C'est aussi un hommage aux artistes noires que la réalisatrice a rencontrées dans ma carrière de comédienne. Le film est donc ponctué de répétitions ou performances (burlesque, théâtre, etc.). C'est enfin et surtout une histoire de femmes puissantes et touchantes.

Vos commentaires et critiques :

Ouvrir_la_voix

Amandine Gay partage son temps entre recherche et création. Comédienne, réalisatrice, universitaire, activiste, elle se définit comme auteure politique, puisque l’écriture peut être cinématographique, théâtrale, journalistique ou chorégraphique et que la réappropriation de la narration est un acte d’émancipation. Elle donne ici la parole à des femmes afro-descendantes qui racontent face caméra leur expérience de femmes noires vivant au sein d’une société blanche et patriarcale. Dans une mise en scène épurée mais très vivante, la réalisatrice laisse s’exprimer des voix aux parcours différents, aux affinités singulières mais qui ont toutes été, d’une manière ou d’une autre, renvoyées à la couleur de leur peau. C’est parfois grave, parfois comique, souvent salutaire et toujours intelligent. Et par ailleurs c'est une première, aucun film sur le sujet n'avait jusqu'ici été réalisé en France.
« Ouvrir la voix est né de mon désir d’occuper l’espace public et d’expliquer pourquoi l'effacement des discriminations subies par les femmes noires en France et en Belgique est aussi problématique que politique. Ouvrir la voix est une célébration de notre diversité en tant qu’Afro-descendantes : femmes noires nées en France et en Belgique ou ailleurs, de parents Français, Belges ou immigrés, de toutes confessions ou sans confessions, de toutes orientations sexuelles, etc.
« Ouvrir la voix est un portrait politique de femmes noires d’Europe francophone, qui révèle la complexité et la multiplicité de nos vies et de nos identités. Au-delà des anecdotes personnelles se trouvent les enjeux politiques liés à notre condition doublement minoritaire de femmes et de noires. C’est pourquoi j’ai choisi la forme de la discussion et des récits entremêlés afin que mon propre parcours soit nuancé et enrichi par celui d’autres femmes noires. Ouvrir la voix est ma façon de célébrer l’histoire de la résistance des femmes noires qui, depuis le marronnage, en passant par la créolité, le panafricanisme, la négritude et l’afro-féminisme ont toujours inventé des outils leur permettant de ne pas être réduites au silence. Ce film est pour celles qui se sont battues avant nous et un témoignage pour celles qui viendront après nous.s nous.
« Il y avait urgence… Grandir sans se voir représentées à l’écran, à travers l’art ou la littérature, ou pire, se voir représentées de manière caricaturale et stéréotypée, nous conduit à nous interroger sur la valeur de notre existence et notre place au sein d’une société. Mesurant toute l’ampleur de ce problème, des femmes noires, celles qu’on ne voit et que l’on entend jamais, ont fait le choix de s’emparer de la caméra afin de nourrir leur furieux désir de représentation. Plus question d’attendre qu’on leur donne la permission ou l’occasion de s’exprimer sur des sujets choisis pour elles. Leurs œuvres s’imposent comme des actes d’affirmation de l’existence des Noirs de France : loin d’être de simples corps mouvants, les personnages occupant l’écran sont envisagés comme de véritables vecteurs d’interrogation de la société. » 

Amandine Gay

 


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