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Derrière les fronts, résistances et résiliences en Palestine

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Titre original : Derrière les fronts
Fiche mise à jour le 17/11/2017
Année de production : 2016
Réalisé par : Alexandra Dols
Date de sortie : 08 novembre 2017
Date de reprise : non renseignée
Distributeur France : Vendredi Distribution 
Distributeur international : non renseigné
Durée : 113 minutes
Origine(s) : France 
Genre(s) : Documentaire 
Pellicule : couleur
Format de projection : 1.77
Format son : 5.1
Visa d'exploitation : 145435
Budget : non renseigné
Site officiel : non renseigné
Indice Bdfci :
76%
Synopsis :
Dans l’héritage du Dr. Frantz Fanon, psychiatre anticolonialiste, la psychiatre psychothérapeute et écrivaine palestinienne Dr. Samah Jabr témoigne des stratégies et conséquences psychologiques de l’occupation et des outils des Palestiniennes pour y faire face. Extraits de chroniques, interviews et échappées poétiques dansent au corps à corps avec l’invisible des rues et paysages. De cette Palestine fragmentée, des femmes et des hommes aux identités plurielles partagent leurs résistances et résiliences. Parce que la colonisation au quotidien n’est pas seulement celle des terres, du ciel, des logements et de l’eau, elle ne cherche pas simplement à s’imposer par les armes, mais travaille aussi les esprits.

Vos commentaires et critiques :

Derriere_les_fronts

« On parle toujours de libérer les terres palestiniennes, mais pour moi il est important de libérer l’esprit palestinien, le peuple palestinien, l’identité palestinienne. » Docteur Samah Jabr
Depuis des années, au cours de ses consultations et par son travail sur le terrain, le Docteur Samah Jabr, psychothérapeute et écrivain, explore les conséquences – peu visibles voire invisibles pour l’opinion publique internationale –, individuelles ou collectives, de l’occupation de la terre palestinienne par les forces armées israéliennes et de la répression qu’elles y font régner : effets post traumatiques de la guerre ou de la destruction des maisons et des terres, angoisse au sein des structures familiales liée aux incarcérations (les statistiques sont affolantes, les instituts sérieux estimant que 40% de la population masculine palestinienne a été incarcérée à un moment où un autre) et aux conditions de détention des prisonniers, tensions permanentes que crée la multiplication des check-points, humiliations causées par le déni permanent de l’identité palestinienne, qui se manifeste en particulier par la destruction des lieux de mémoire et des villages arabes d’avant 1948, d’avant la Nakba…
La caméra d’Alexandra Dols suit Samah Jabr à travers la Palestine, le plus souvent entre Jérulalem Est où elle réside et Ramallah où elle exerce. Et le film est aussi l’occasion de rencontres avec d’autres personnages passionnants : Monseigneur Attalah Danna, archevêque de l’Eglise grecque de Jérusalem qui rappelle que l’identité palestinienne passe au dessus des différence religieuses avec les musulmans ; Deema Zaloum, jeune mère qui a arraché des griffes de ses kidnappeurs son jeune fils de 10 ans ; Sheik Kodr Anan, boulanger activiste en grève de la faim et symbole d’une résistance obstinée ; ou encore Ghadir Shafie, féministe palestinienne en lutte contre le « pinkwashing » d’Israël, qui veut soigner son image de démocratie en prenant ostensiblement la défense de la communauté gay.
Se dessine à travers le magnifique travail et la personnalité hors du commun de Samah Jabr la figure du « sumud », ce mot arabe difficile à traduire mais qui désigne la ténacité et la résistance du peuple palestinien, au-delà de la résilience trop souvent instrumentalisée par les peuples colonisateurs pour mieux pacifier les colonisés.
Alexandra Dols accomplit de son côté un remarquable travail de cinéaste, mettant en rapport les mots de ses personnages et ses propres images, celles d’un pays toujours un peu en ruines, à la recherche des traces de sa mémoire, comme dans cette visite de Samah Jabr dans un cimetière en passe d’être détruit, ou dans ces images plus joyeuses montrant des danseurs hip hop palestiniens se produire en toute liberté devant des soldats israéliens à proximité de l’Esplanade des Mosquées, dans une belle manifestation de résistance pacifique.


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