Accueil » Films » Année 1960 » » Description générale

L'Œil du diable TP

Vous aimez ce film, notez le !
Personne n'a encore voté pour ce film !
Vous connaissez ce film ? Vous l'avez vu ?
Cette fiche est certainement incomplète !
Et vous pouvez l'enrichir de manière très simple !
Il suffit de vous inscrire, de vous connecter et d'ajouter des renseignements !
Ces renseignements seront validés puis disponibles, pour tous, et vous aurez contribué à la plus grosse base de données cinématographique française !
Titre original : Djävulens öga
Fiche mise à jour le 28/10/2018
Classification : Tous publics
Année de production : 1960
Réalisé par : Ingmar Bergman
D'après l'oeuvre originale de : - Oluf Bang (pièce de)
Acteurs principaux : Jarl Kulle, Bibi Andersson, Stig Järrel
Date de sortie : 20 décembre 1961
Date de reprise : non renseignée
Distributeur France : Carlotta Films 
Distributeur international : non renseigné
Durée : 88 minutes
Origine(s) : Suède 
Genre(s) : Comédie 
Pellicule : noir et blanc
Format de projection : 1.37
Format son : Mono
Visa d'exploitation : 25322
Budget : non renseigné
Site officiel : non renseigné
Indice Bdfci :
74%
Synopsis :
« La chasteté d’une femme est un orgelet dans l’œil du diable », dit un dicton à l’origine incertaine. Satan est fort contrarié par ce problème. Pour soigner son mal, il décide de renvoyer sur Terre le célèbre Don Juan flanqué de son valet, Pablo. Les voici propulsés dans la Suède du XXe siècle avec pour ordre de séduire Britt-Marie, la jolie fille du pasteur, avant ses fiançailles…

Vos commentaires et critiques :

Loeil_du_diable

Tourné entre deux œuvres denses et sombres que sont La Source (1960) et À travers le miroir (1961), L’Œil du diable fait office de parenthèse « légère » dans la filmographie d’Ingmar Bergman, dans la lignée de Sourires d’une nuit d’été (1955). À l’instar de cette comédie de mœurs, le cinéaste suédois s’inspire du théâtre de Molière – auteur de la célèbre pièce Dom Juan en 1665 – et de Marivaux avec son éloge du badinage et autre batifolage, rappelant parfois l’humour des célèbres comédies de Lubitsch à la Sérénade à trois (1933). L’Œil du diable est une réjouissante satire sur la morale petite-bourgeoise qui régit alors la société judéo-chrétienne du milieu du XXe siècle. Le personnage du pasteur en est le parfait exemple, lui qui par bigoterie se tient « intimement » éloigné de sa femme, laquelle finira par tomber dans les bras de Pablo. Car Bergman livre en parallèle un film sur les affres de la passion, sur l’amour et la séduction. Se dévoile alors une facette plus sombre, où les deux héros se retrouvent pris au piège de leur soudain amour – culminant lors de cette scène où Don Juan s’entend conter la nuit de noces de Britt-Marie avec son fiancé Jonas. En définitive, L’Œil du diable s’avère être l’un des films les plus légers et divertissants de Bergman, rempli de dialogues savoureux que sa merveilleuse troupe d’acteurs livre avec un plaisir non feint.


Retour Haut de page