Accueil » Personnalités » Olivier Gourmet » Biographie

Olivier Gourmet

Vous connaissez Olivier Gourmet ?
Cette fiche est certainement incomplète !
Et vous pouvez l'enrichir de manière très simple !
Il suffit de vous inscrire, de vous connecter et d'ajouter des renseignements !
Ces renseignements seront validés puis disponibles, pour tous, et vous aurez contribué à la plus grosse base de données cinématographique française !
Voir les photos de Olivier Gourmet sur bdfci.infoVoir les photos de Olivier Gourmet sur bdfci.infoVoir les photos de Olivier Gourmet sur bdfci.infoVoir les photos de Olivier Gourmet sur bdfci.infoVoir les photos de Olivier Gourmet sur bdfci.infoVoir les photos de Olivier Gourmet sur bdfci.info
Date de naissance : 22 juillet 1963
Petit-fils d'un menuisier, Olivier Gourmet grandit à Mirwart, village des Ardennes belges où son père est marchand de bestiaux et sa mère patronne d'un hôtel-restaurant. Il se découvre un talent d'acteur à 13 ans lorsqu'on lui demande de remplacer au pied levé un camarade de classe malade : en une réplique, il fait rire l'assistance. Après avoir hésité entre le journalisme sportif et la comédie, il obtient le Premier prix du Conservatoire de Liège au bout de seulement deux ans. Passé brièvement par le cours Florent, en classe libre, et par l'école des Amandiers de Chéreau (qui le dirigera plus tard dans Ceux qui m'aiment prendront le train), il enchaîne, à partir des années 80, les pièces de théâtre, de Labiche à Claudel. En 1996, la première apparition au cinéma d'Olivier Gourmet marque les esprits : dans La Promesse, le film-coup de poing de Jean-Pierre et Luc Dardenne, il se révèle saisissant de vérité en père odieux et combinard. Les frères belges, adeptes d'un cinéma brut et citoyen, ont trouvé l'acteur idoine. Ils lui confient alors le rôle du patron dans Rosetta, puis celui d'un menuisier qui engage comme apprenti l'assassin de son enfant dans Le Fils : souvent filmé de dos, le comédien n'en émeut pas moins le Jury du Festival de Cannes qui lui attribue le Prix d'interprétation en 2002. Mais, avant d'être consacré sur la Croisette, le Wallon avait déjà attiré l'attention des cinéastes français, participant à des oeuvres exigeantes (Nationale 7, De l'histoire ancienne), et affichant une prédilection pour les rôles de salauds (Sur mes lèvres en 2001, Sauve-moi). Très sollicité après son Prix d'interprétation, Olivier Gourmet reste la figure familière d'un cinéma d'auteur pointu (celui de des Pallières ou Eugène Green), mais prend aussi part à des productions plus grand public, comme Le Mystère de la chambre jaune, Les Fautes d'orthographe (2004) ou Les Brigades du Tigre (2006). Mi-ogre mi-prince charmant dans La Petite Chartreuse, il s'attache à révéler la part d'humanité de héros a priori infréquentables (le PDG du Couperet de Costa-Gavras). Son charisme et sa carrure l'orientent vers des personnages qui représentent l'autorité (militaire dans Mon colonel, curé dans Jacquou Le Croquant). Compagnon de Nathalie Baye (Mon fils à moi) ou d'Isabelle Huppert (Home), il occupe une place centrale dans le cinéma hexagonal, comme en témoigne sa participation aux films-événements Coluche d'Antoine de Caunes, Mesrine de Jean-Francois Richet (2008) ou encore Go Fast (id.) d'Olivier Van Hoofstadt. Cet engouement se confirme avec sa participation à Bancs publics (Versailles rive droite) (2009) de Bruno Podalydès et Vénus noire (2010) d'Abdellatif Kechiche. Cependant, Olivier Gourmet n'oublie pas son pays d'origine, en témoigne sa présence pour la seule année 2010 aux castings de Robert Mitchum est mort d'Olivier Babinet et Fred Kihn ou à celui de Blanc comme neige aux côtés de François Cluzet et Louise Bourgoin. En 2011, il donne la réplique à son compatriote Benoît Poelvoorde dans le très attendu Rien à déclarer de Dany Boon.
En 2011, il n'a pas moins de cinq films à son actif, dont Le Gamin au vélo des frères Dardenne, et le très plébiscité L' Exercice de l'Etat, qui, en plus d'avoir reçu le prix de la critique au festival de Cannes 2011, a été nominé dans onze catégories aux César 2012 ! Après avoir endossé le rôle d'un Ministre des transports, Olivier Gourmet reste dans le domaine politique puisqu'il incarne un candidat à la présidentielle dans une fiction de Michel Muller intitulée Hénaut Président. Il gravite à nouveau dans les plus hautes sphères du pouvoir pour le téléfilm de Pierre Schoeller, Les Anonymes, qui met en scène une enquête policière au sein du gouvernement américain, avant de camper un redoutable tueur en série dans le polar Le Guetteur.
Les films continuent de se succéder pour Olivier Gourmet, figure désormais incontournable du cinéma francophone. Parmi les quatre longs-métrages dont il est à l'affiche en 2013, Grand Central de Rebecca Zlotowski, aux côtés de Tahar Rahim et Léa Seydoux est sélectionné à Cannes et lui vaut une nomination aux César ; également Violette de Martin Provost, qu'il retrouve en 2017 pour Sage Femme avec Catherine Deneuve. Il côtoie Raphaël Personnaz le temps de deux films, Le temps des aveux et L'affaire SK1. Après un retour au cinéma social dans Jamais de la vie de Pierre Jolivet, le comédien s'essaye au film d'époque (L'odeur de la mandarine, En mai fais ce qu'il te plaît, Chocolat).
Acteur fidèle, Olivier Gourmet retrouve les frères Dardenne autour du mystère de La fille inconnue, sélectionné à Cannes, et renoue avec Stephan Streker le temps des Noces, trois ans après Le monde nous appartient.
Retour Haut de page