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Ernst Lubitsch

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Date de naissance : 28 janvier 1892
Décédé(e) le : 30 novembre 1947
Fils d'un tailleur berlinois, Ernst Lubitsch fait ses débuts d'acteur dans la troupe de théâtre de son lycée. Un poste de factotum aux studios Bioscope de Berlin lui ouvre la porte du cinéma en 1912, début d'une carrière fructueuse qui le verra cumuler les casquettes d'acteur-réalisateur-scénariste-producteur, passer d' Allemagne aux Etats-Unis, du muet au parlant, avec un succès public et critique international, aussi bien dans la comédie que la comédie musicale ou sur les planches.

De sa période allemande, on retiendra Les Yeux de la momie Ma (1918), qui marque ses débuts en tant que réalisateur après de nombreux rôles, suivi l'année d'après par La Princesse des huitres, premier " hit " international. Porté par ces succès, Lubitsch émigre aux Etats-Unis en 1922, engagé par Mary Pickford pour la diriger dans " Dorothy Vernon de Haddon Hall ". Refusant le projet, il réalise Rosita (1923) qui, bien que renié par Pickford, reçoit un accueil critique favorable. Comédiennes (1924), qui suit les tribulations d'un couple et de leurs meilleurs amis respectifs est le premier grand succès américain de Lubitsch et le consacre comme un maître de la comédie satirique.

Le réalisateur fait son entrée dans le cinéma parlant avec Parade d'amour (1929). Eternal Love (1929) et Monte Carlo (1930) sont des romances où chassés-croisés et quiproquos amoureux abondent entre jeunes gens souvent fortunés (princes et comtesses...) ce qui lui permet de souligner les relations entre l'argent et l'amour. Et si au temps du muet Lubitsch a tenté plusieurs incursions dans le drame (The Patriot, Forbidden Paradise, Sumurun), L' homme que j'ai tué sera son seul film parlant " sérieux " : dans l'Allemagne de l'après première guerre mondiale, un soldat Français vient se faire pardonner auprès de la famille du soldat qu'il a tué.

Il travaille avec des légendes du cinéma : Maurice Chevallier tente sous sa direction de séduire La Veuve joyeuse (1934), et sa Ninotchka (1939) est incarnée par Greta Garbo. Son sens de la direction d'acteurs et du timing, ses répliques acérées, entre comédie de boulevard et marivaudage, sa prudence aussi (ses films sont situés sur d'autres continents et villes exotiques aux yeux des américains) lui permettent de critiquer la société sans jamais perdre le soutien du public, et de jouer à jeu égal avec Frank Capra .

Son succès au box-office et sa grande capacité de travail lui valent d'accéder à de plus hautes fonctions. En 1935 la Paramount l'engage en tant que producteur exécutif, poste qu'il occupera aussi bien sur ses films que sur ceux d'autres auteurs, avant de signer un contrat de producteur réalisateur avec la 20th Century Fox. Contrat que sa santé déclinante l'empêchera de remplir pleinement.

C'est dans la dernière décennie de sa vie que Lubitsch tourne ses films les plus connus aujourd'hui, dont Jeux dangereux où une troupe de théâtre joue les espions dans le camp Nazi, et The Shop around the corner (1940) avec James Stewart. Sous des dehors de comédie romantique se dessinent une certaine vision du sexe, de l'argent, de l'amour et des femmes moderne et libre.

On oubliera pas La Huitieme Femme de Barbe-Bleue (1938), avec Gary Cooper et Claudette Colbert, ou comment un play-boy richissime et une lolita intéressée trouvent l'amour avec un grand A, ni Le ciel peut attendre (1943) irrésistible comédie où, après sa mort, un vieil homme, incarné par Don Ameche, se présente pour entrer en Enfer devant un Satan qui ne sait pas quoi faire de lui ! En 1947 l'Académie des Oscars lui décerne une statuette pour ses 25 ans de contribution au cinéma. Il meurt un an plus tard d'une crise cardiaque, au début du tournage de La Dame au manteau d'hermine – Otto Preminger sera chargé de terminer le film.

A ses funérailles, Billy Wilder aurait déclaré : " Lubitsch n'est plus. Pire, il ne fera plus de films ". Sa marque de fabrique, la " Lubitsch's touch ", est encore utilisée aujourd'hui pour désigner une comédie sophistiquée.
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