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Steven Soderbergh

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Date de naissance : 14 janvier 1963
Ses études achevées, Steven Soderbergh multiplie les activités artistiques : il travaille comme monteur indépendant à Hollywood, écrit des scripts, tourne des courts métrages et monte une maison de production vidéo.

Le tournage du court-métrage Winston lui permet, en 1989, de financer Sexe, mensonges et vidéo, variation audacieuse sur la vie amoureuse et sexuelle récompensée par une Palme d'Or. Peu tenté par les sirènes commerciales, le cinéaste tourne alors d'ambitieux projets, du thriller existentiel (Kafka, 1991) au drame situé en pleine période de Dépression (King of the Hill, 1993), en passant par le cinéma expérimental (Schizopolis,1996). Échecs commerciaux, ces films achèvent néanmoins d'imposer l'homme comme l'un des cinéastes les plus doués de sa génération.

Ayant développé au fil des films un style de mise en scène légèrement sophistiqué, Soderbergh emprunte la voie d'un cinéma plus traditionnel avec le film policier Hors d'atteinte, porté par George Clooney et Jennifer Lopez, et le film noir L' Anglais, tout en s'accordant le privilège d'une liberté artistique totale (la radiographie désespérée du monde de la drogue avec Traffic, 2001).

En 2000, Julia Roberts dans la peau d'Erin Brockovich permet à Steven Soderbergh de remporter son premier succès populaire. Le cinéaste s'engouffre alors dans la voie d'un cinéma à la fois populaire et classieux (le film de braqueurs Ocean's eleven et ses suites : Ocean's 12 et Ocean's 13). Réputé pour son indépendance, il confirme une nouvelle fois un vrai goût pour l'éclectisme en signant entre-temps la comédie expérimentale Full frontal et le film de science-fiction Solaris.

Producteur hyperactif via sa société Section eight, qu'il a montée avec son complice George Clooney, il ne délaisse pas pour autant sa carrière de réalisateur. Après avoir tourné l'un des segments du film à sketches Eros, il met en scène Bubble, un drame expérimental à petit budget qui défraye la chronique en sortant simultanément en salles et en DVD aux États-Unis. Puis il retrouve Clooney acteur pour The Good German, un thriller romantique se déroulant pendant la Seconde Guerre mondiale.

Dès lors, le réalisateur ne quitte plus les plateaux de tournage. Après avoir bouclé l'ambitieux diptyque consacré à Che Guevara (récompensé à Cannes par le prix d'interprétation pour Benicio Del Toro), il enchaîne, fidèle à son habitude, avec un film plus confidentiel et expérimental : Girlfriend Experience, porté par la star du X Sasha Grey. Quelques semaines plus tard, The Informant ! sort sur les écrans français. Le long-métrage se penche sur un scandale financier en adoptant le ton de la comédie, emmené par un certain Matt Damon, habitué de la caméra de Soderbergh, et qui retrouve le réalisateur en 2011 pour Contagion, film catastrophe au casting quatre étoiles centré sur un virus dévastateur ravageant l'humanité.

L'année suivante marque pour le cinéaste le début d'une triple-collaboration avec Channing Tatum. Il l'engage d'abord sur Piégée (2012), thriller à mi-chemin entre Nikita et La Mémoire dans la peau, là encore interprété par un groupe de comédiens des plus confirmés (Michael Douglas, Ewan McGregor, etc.), mais dont l’héroïne est campée par une inconnue : Gina Carano.

Toujours en 2012, il dirige à nouveau l'acteur dans le très pertinent Magic Mike, dont l'action prend place dans le milieu du strip-tease masculin, puis l'année suivante dans le "thriller psychopharmacologique" Effets secondaires (dans lequel il retrouve aussi Jude Law et Catherine Zeta-Jones).
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