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Julien Carette

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Date de naissance : 23 décembre 1897
Décédé(e) le : 21 juillet 1966
Né à Paris, le 23 décembre 1897, il eut une jeunesse contrariée par une série d'échecs. Après divers petits métiers il parvint à se faire engager à l'Odéon. Le cinéma parlant se l'attacha très rapidement, tandis qu'il continuait de jouer sur les scènes de boulevard, chantant parfois l'opérette et s'évadant des emplois de jeunes premiers pour lesquels il n'était guère désigné. Les frères Prévert lui confient le rôle principal de L'AFFAIRE EST DANS LE SAC. A partir de 1937 et de LA GRANDE ILLUSION, c'est la rencontre bénéfique avec Jean Renoir. La drôle de guerre lui donne avec ELVIRE d'Henry Bernstein, l'occasion d'une ultime apparition sur les scènes parisiennes. Le cinéma, dès lors, l'accapare entièrement. Il tourne ainsi avec les frères Prévert qui lui confient un personnage important dans ADIEU LÉONARD, et dans BONSOIR MESDAMES, BONSOIR MESSIEURS.

Claude Autant-Lara lui offre la silhouette du maître à danser, trépidant et diabolique, de LETTRES D'AMOUR, c'est le début d'une longue et fructueuse collaboration. A la libération, Carette reste un des acteurs les plus demandés du cinéma français. Il excelle à camper des silhouettes dont la cocasserie n'est pas exempte de pathétique : ainsi dans LES PORTES DE LA NUIT, dans PREMIÈRES ARMES, dans UNE SI JOLIE PETITE PLAGE. Quant à Autant-Lara, il exploite à fond les possibilités énormes de comique de Julien Carette en lui faisant jouer le père complaisant d'Amélie (OCCUPE-TOI D'AMÉLIE). Consécration du vedettariat, le nom de l'acteur précède le titre du film au générique.

L'Italie réclame de temps en temps Carette, mais Grémillon, Sacha Guitry, Le Chanois et Georges Lampin, sans parler de Claude Autant-Lara ne l'oublient pas, ni Duvivier qui, dans LA FÊTE À HENRIETTE, le transforme en pochard qui célèbre trop le 14 Juillet. Aux approches de 1960, son activité se ralentit tout à coup : les films se font rares et les apparitions courtes. Peu à peu la silhouette de Julien Carette s'efface et 1'on n'entend plus guère sa voix si caractéristique. Cet acteur si personnel et si brillant, si familier aussi, eut une triste fin. Devenu presque impotent, cloué dans un fauteuil, le feu de sa cigarette se communiqua à ses vêtements. Il mourut ainsi, brûlé, le 21 juillet 1966, au Vésinet.

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