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L'héroïque lande, la frontière brûle TP

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Titre original : L'héroïque lande, la frontière brûle
Fiche mise à jour le 14/04/2018
Classification : Tous publics
Année de production : 2017
Réalisé par : Nicolas Klotz, Elisabeth Perceval
Date de sortie : 11 avril 2018
Date de reprise : non renseignée
Distributeur France : Shellac 
Distributeur international : non renseigné
Durée : 219 minutes
Origine(s) : France 
Genre(s) : Documentaire 
Pellicule : couleur
Format de projection : 1.77 (Filmé en Numérique HD)
Format son : 5.1
Visa d'exploitation : 146844
Budget : non renseigné
Site officiel : non renseigné
Indice Bdfci :
75%

Synopsis :
En hiver 2016, la Jungle de Calais est une ville naissante en pleine croissance où vivent près de 12 000 personnes. Au début du printemps, la zone Sud, avec ses commerces, ses rues, ses habitations, sera entièrement détruite. Les habitants expulsés déplacent alors leurs maisons vers la zone Nord, pour s’abriter et continuer à vivre. En automne l’État organise le démantèlement définitif de la Jungle. Mais la Jungle est un territoire mutant, une ville monde, une ville du futur ; même détruite, elle renaît toujours de ses cendres. Tourné avec des jeunes gens pris dans le tumulte des guerres, des violences policières, et leurs tentatives de traverser la frontière vers l’Angleterre, L’Héroïque Lande pourrait être un épisode ignoré de l’Odyssée d’Homère.

Vos commentaires et critiques :

Lheroique_lande_la_frontiere_brule

« Film primitif et épique, L’Héroïque Lande raconte comment cette ville naissante, en pleine croissance, où vivaient près de 7 800 personnes, sera détruite à 50% en février 2016. Comment les 4 000 migrants expulsés de la zone Sud, tenteront ensuite de renaître de leurs cendres dans la zone Nord. Avant que l’État ne décide d’anéantir l’ensemble du territoire en octobre 2016 et de disperser ses quelques 11 000 habitants, aux quatre coins de la France. » Voilà comment Nicolas Klotz et Élisabeth Perceval présentent leur projet à propos de la dite « Jungle » de Calais, dont le titre et ce qu’il tente de recueillir, dit assez l’ambition. D’ampleur, on la mesure, si véritable mesure de ceci il est possible de partager. Or il s’agira justement de cela : du pari d’un partage, du défi d’un témoignage, qui fassent justice à la difficulté, mais aussi à la complexité, au sens le plus riche du terme, de cette situation. Que personne ici ne soit « objet » du film, que personne ici ne soit à la charge d’un cadre, d’une prise de son, mais qu’au contraire, tous et chacun viennent nourrir une image, viennent alimenter la circulation des paroles, viennent, entiers, se dresser contre l’abjection du déni d’existence. Ce que ces cinéastes montrent du coup ? Non pas la survie, et son lot de misères, de soumissions – et tout cela est en effet subi, qui le nierait ? ; mais l’affirmation des vies, des destinées, des puissances – d’où la lande déserte devenue étrangement terre de héros. D’où aussi l’emploi de musiques, même quand elle sont choisies par-dessus le son in. Car il ne s’agit pas tant de véracité ici que de véridiction. Autrement dit, il ne s’agit pas tant de prétendre coller aux faits que de décoller les mauvaises agglutinations et revendiquer une communauté précaire, mais puissante.


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