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Halte

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Titre original : Ang Hupa
Fiche mise à jour le 06/06/2019
Année de production : 2019
Réalisé par : Lav Diaz
Date de sortie : 31 juillet 2019
Date de reprise : non renseignée
Distributeur France : ARP Sélection 
Distributeur international : Indie Sales 
Durée : 283 minutes
Origine(s) : Philippines Chine 
Genre(s) : Drame Anticipation 
Pellicule : noir et blanc
Format de projection : 1.85
Format son : 5.1
Visa d'exploitation : non renseigné
Budget : non renseigné
Site officiel : non renseigné
Indice Bdfci :
76%
Synopsis :
Nous sommes en 2034.
Cela fait trois ans que l’Asie du Sud-Est est dans le noir, littéralement.
Le soleil ne se lève plus, suite à des éruptions volcaniques massives dans la mer de Célèbes.
Des fous dirigent les pays, les communautés, les enclaves et les villes.
Des épidémies cataclysmiques ont ravagé le continent.
Ils sont des millions à être morts, des millions à être partis.

Vos commentaires et critiques :

Halte

QUINZAINE DES RÉALISATEURS 2019

Dystopie d’Asie

En 20 ans, le cinéaste philippin Lavrente Indico Diaz, dit Lav Diaz, a réalisé 12 films, certains comme Melancholia, d’une durée de 8 heures, remportant le grand prix  Orizzonti de la Mostra de Venise en 2008. En 2013, il présente à Un certain regard Norte, la fin de l’histoire. Quand on lui pose des questions sur la durée de ses  œuvres, le cinéaste répond qu’ils “sont gouvernés par l’espace et la nature, et non par le temps”. Il est naturellement devenu l’emblème de la résistance contre le régime autoritaire du président Rodrigo Duterte. Halte, qui dure 4 h 39, se présente comme une immersion dans une Asie du Sud-Est de 2034, “plongée littéralement  dans le noir suite à des éruptions volcaniques massives dans la mer de Célèbes”. Il raconte avoir eu l’idée de son film en écoutant un vieil homme qui discourait devant un petit groupe attentif. “Puis la foule s’est dispersée, et lui, très calme, assis sur un rocher, regardait l’océan. J’ai essayé d’établir le contact en lui disant  bonjour. Il m’a demandé, non pas ‘qui’, mais ‘Qu’êtes-vous ?’ J’ai répondu ‘je suis cinéaste’. Sa question suivante fusa aussitôt : ‘Que peut le cinéma ?’ J’étais pétrifié. Nous sommes allés boire des bières et nous lamenter sur l’état du monde. Il demeurait optimiste. Je lui ai parlé du film que je m’apprêtais à tourner, un mélange de science-fiction et d’horreur à propos de la mort d’un dictateur, de la mort de la moralité et de la vérité. Ses derniers mots avant d’être englouti par l’obscurité : ‘Ne fais pas confiance à ce que tu connais’.”


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