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Toutes vos critiques :

Les Règles du jeu
Les Règles du jeu (2013), la critique de B.G
Lolita (19 ans) n’aime pas sourire. Kevin (21 ans) ne sait pas se vendre. Hamid (18 ans) n’aime pas les chefs. Thierry (20 ans) a beaucoup d’ambition. Agés de 18 à 21 ans, habitant le nord de la France, sans diplôme, ils désirent travailler mais sont totalement inadaptés au monde professionnel. Ils signent donc un contrat d’autonomie d’un an (installé par Fadela Amara ministre de la Ville de 2007 à 2010). Contre 300 euros mensuels, ils s’engagent à assister aux stages du cabinet de placement Ingeus, d’origine australienne, agréé par l’État...
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Le Temps des aveux
Le Temps des aveux (2014), la critique de B.G
1971, installé au Cambodge depuis quelques années, marié à une paysanne et papa d’une petite fille, François Bizot est un jeune français très bien intégré au sein de sa terre d’accueil, dont il parle la langue et connaît les rites et coutumes pratiquement comme s’il y avait été élevé. Ethnologue, il travaille à la restauration des temples d’Angkor lorsqu’il est arrêté par les Khmers rouges, qui le soupçonnent d’être un agent de la CIA. Il se voit retenu prisonnier dans un camp en pleine jungle...
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Cold in July (Juillet de sang)
Cold in July (Juillet de sang) (2014), la critique de B.G
  "Vous venez voir la merde tomber dans le trou" Le pur plaisir du polar malin, du thriller hyper-efficace qui vous happe dès les premières minutes et ne vous laisse pas un moment de répit, qui vous embarque sans vous demander votre avis dans une histoire dont vous ne savez jamais dans quelle direction elle va aller. Le bonheur jouissif et mine de rien très rare de la série B parfaitement pensée et exécutée… Jim Mickle connaît visiblement son affaire, il affiche même une véritable culture du genre et donne à son film une patine très 80's qui lui confère une forte identité, un vrai style, immédiatement repérable et presque ludique...
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Captives
Captives (2014), la critique de B.G
Atom Egoyan a toujours aimé nous perdre dans la chronologie, nous amener sur les chemins troubles de la culpabilité, nous faire entrevoir les profondeurs du mal. Pourtant son cinéma garde toujours quelque chose de lumineux et de profondément humain. Le croisement des principaux personnages dans un espace restreint mais à différentes époques, la beauté de certaines séquences, l'utilisation de grands espaces enneigés, le suspens font qu'on a plaisir à retrouver le grand Egoyan de Exotica ou De beaux lendemains.
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The Gambler
The Gambler (2013), la critique de B.G
Dans une petite ville portuaire située sur la côte lituanienne, un médecin urgentiste présente une inquiétante dépendance au jeu. Bien qu’il soit le meilleur employé de son service, Vincentas n’a de cesse d’accumuler des dettes. Il trouve une solution lui permettant d’allier son métier à sa passion...
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Queen and Country
Queen and Country (2013), la critique de B.G
C'est le grand retour de John Boorman, qui s'était fait un peu oublier ces dernières années et qu'on retrouve en super forme, 81 printemps au compteur et une inspiration, une énergie, une fantaisie absolument intactes. Comme dans le superbe Hope and glory (1987), dans lequel il évoquait avec une verve et une tendresse incomparables son enfance mouvementée à Londres pendant le Blitzdrieg, il est allé puiser dans ses souvenirs de jeunesse pour nous raconter l'après-guerre d'un jeune homme de dix-huit ans, Bill Rohan (c'était déjà le nom du héros du sus-cité Hope and glory)...
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Le Scandale Paradjanov ou la vie tumultueuse d'un artiste soviétique
Le Scandale Paradjanov ou la vie tumultueuse d'un artiste soviétique (2013), la critique de B.G
Entrer dans Le Scandale Paradjanov, c'est s'immerger avec bonheur dans une caverne d'Ali Baba aussi cahotique que féérique, dans le fantasme d'une Asie centrale du temps où elle était traversée par Marco Polo. Pourtant le protagoniste ô combien attachant de cet étonnant film biographique fut bien un homme du xxe siècle, celui de l'Union Soviétique. Serguei Paradjanov est né en République socialiste de Géorgie, à Tbilissi, au milieu des années vingt, avant que Staline ne sévisse, et il est mort 66 ans plus tard à Erevan, en République socialiste d'Arménie...
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Les Nouveaux sauvages
Les Nouveaux sauvages (2014), la critique de B.G
Pétages de plomb Les Nouveaux sauvages, c'est le film furieusement poil à gratter qui ne cesse de surprendre et de faire hurler de rire le public de tous les festivals dans lesquels il est programmé depuis sa sélection cannoise, la comédie jubilatoire qui vient de devenir le film le plus vu depuis plus de trente ans dans son pays d'origine, l'Argentine – le film a d'ores et déjà été choisi comme représentant argentin aux Oscars, espérant ainsi renouveler, cinq ans après et dans un registre tout à fait différent, le triomphe de Dans ses yeux, déjà interprété par l'incontournable et irrésistible Ricardo Darín...
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Mariage à l'italienne
Mariage à l'italienne (1964), la critique de B.G
Une vraie comédie napolitaine (adaptée d’un maître du genre), drôle, enlevée, avec ce qu’il faut de farce et d’outrances comiques pour faire semblant d’oublier la tristesse : pas question de flatter ceux qui seraient trop contents de s’apitoyer, il faut ravaler les larmes pour que ne soit pas noyée la terrible colère qui couve sous la braise. Et, mamma mia, quels acteurs ! Mastroianni, l’œil de velours et la moustache millimétrée, insurpassable en séducteur onctueux, en mâle veule, confit dans ses petits plaisirs...
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Gaby Baby Doll
Gaby Baby Doll (2013), la critique de B.G
Les paumés de la life En ces temps grisailleux, voilà-t-y pas un joli conte de fée burlesque dont les deux héros en principe incompatibles pourraient être vus comme des « handicapés de la life » (pour reprendre la terminologie de l’héroïne). Gaby est une jolie citadine un chouïa tête à claques et pot de colle, passablement futile et névrosée, qui a la fâcheuse phobie de rester seule. Nicolas est tout le contraire, gardien taciturne et solitaire d’un château à l’abandon, vivant dans une cabane minuscule avec son chien. Le film commence par le débarquement d’un groupe de jeunes trentenaires parisiens dans ce joli coin paisible de Bourgogne...
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Pasolini
Pasolini (2014), la critique de B.G
Chronique mentale Le 2 novembre 1975, un corps ensanglanté était retrouvé sur la plage d’Ostie, à quelques minutes en Alfa Romeo de la capitale italienne. S’achevait ainsi dramatiquement l’existence rebelle d’un des plus grands cinéastes italiens, Pier Paolo Pasolini, génie multiforme et singulier, aux engagements contrastés voire contradictoires (homosexuel, communiste et catholique, recevant d’ailleurs le Grand Prix œcuménique pour son Evangile selon Saint Mathieu). Abel Ferrara et son scénariste Maurizio Braucci ont décidé d’évoquer les trois derniers jours de la vie du maître...
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Terre battue
Terre battue (2014), la critique de B.G
Empoisonneurs Pour ce premier film très réussi – produit par les frères Dardenne, quand même ! – Stéphane Demoustier est parti d'un fait divers tragique qui a défrayé la chronique il y a quelques années. Un père de famille, aveuglé par son désir de voir son fils devenir champion de tennis, avait drogué un jeune adversaire avec un somnifère puissant. Le malheureux, allergique au médicament, ne s'en était pas remis...
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Cours sans te retourner
Cours sans te retourner (2013), la critique de B.G
En 1942, sa famille assassinée par les nazis, Srulik, 9 ans, s’enfuit du ghetto de Varsovie. Avant d’être abattu, son père l’a rebaptisé Jurek Staniak pour faire catholique et lui a légué cet ultime conseil : « oublie tout sauf que tu es juif et surtout vis ». Fort de sa nouvelle identité, Srulik se bat donc pour survivre, errant de fermes où il travaille pour manger en forêts où il se cache, même l’hiver...
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La Famille Bélier
La Famille Bélier (2013), la critique de little river
Voilà sans doute la comédie de fin d’année qui va vous faire du bien, une belle surprise emmenée avec brio par des comédiens qu’on aime, Karin Viard et l’inénarrable François Damiens. Comme indiqué dans le titre, le film dresse le portrait d’une famille, de deux parents agriculteurs qui vont devoir affronter le passage à l’âge adulte de leur fille...
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Les Héritiers
Les Héritiers (2013), la critique de B.G
Une classe de seconde du Lycée Léon Blum à Créteil, une de ces classes compliquées, à la composition très hétérogène, qui a tout pour devenir la bête noire de l'établissement. De fortes têtes charismatiques qui polluent les cours, des élèves au niveau insuffisant, des attitudes irrespectueuses, des histoires personnelles difficiles… bref, à la fin du premier trimestre le constat est sans appel, la classe est en perdition et tout laisse à penser que les élèves vont aller grossir le rang des laissés pour compte de l’éducation nationale...
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Whiplash
Whiplash (2014), la critique de B.G
whi… PLASH ! (attention film exceptionnel) Un deux, un deux trois quatre… C'est l'histoire d'un jeune type têtu qui s'entête à tenir le tempo en tapant sur ses toms, un mec qui cogne en cadence et claque ses coups crescendo, de saccades en syncopes, grosse caisse, caisse claire. C'est un film sur l'effort forcené d'un féru pour affûter la finesse de ses frappes sur les fûts, la répétition des roulements, la précision de leur déroulement, du plus lent au plus rapide et du plus rapide au plus lent...
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Charlie's Country
Charlie's Country (2013), la critique de B.G
Le Pays de Charlie Un peu partout dans le monde, repoussés dans les lieux les plus inhospitaliers de leurs terres ancestrales ou parqués dans des réserves arides, survivent une partie de ceux que l'on peut considérer comme les victimes de l'Histoire. Alors qu'eux-mêmes utilisaient bien souvent pour nommer leurs sociétés l'équivalent dans leur langue du mot signifiant « les hommes », les termes que nous employons pour les désigner n'ont cessé d'évoluer – vaines tentatives de policer les mots utilisés pour signifier une forme de respect disparue dans les faits...
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Comment tuer son boss 2
Comment tuer son boss 2 (2014), la critique de B.G
Horrible Bosses avait été l'une des plus grandes surprises de 2011. Personne n'avait d'attente envers cette petite comédie dans laquelle des fonctionnaires étaient exploités par leur patron respectif et s'étaient convaincus mutuellement que la seule solution était de les éliminer les uns après les autres. Ce sont ces trois acteurs formidables et leur chimie transparente qui a permis au film de charmer son public. Les trois comédiens principaux sont de retour, mais la folie qui les habitait semble s'être dissipée avec la révocation de la nouveauté. Comme nous savons maintenant de quoi ces trois idiots sont capables, leurs facéties ne sont plus aussi étonnantes...
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Les Ascensions de Werner Herzog
Les Ascensions de Werner Herzog (2014), la critique de B.G
Deux documentaires du célèbre réalisateur Werner Herzog sont ici présentés ensemble. En 1976, il tourne La Soufrière : alors que le volcan du même nom menace à tout moment d’engloutir l’île de Basse-Terre en Guadeloupe, un plan d’évacuation massif est mis en place afin de protéger la population ; allant à l’encontre des recommandations du préfet, un groupe d’habitants choisit de rester sur place...
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Magic in the Moonlight
Magic in the Moonlight (2013), la critique de B.G
Il a dû tomber dans la marmite de potion magique quand il était petit, Woody, ou se faire marabouter, à moins qu’il n’ait tout simplement passé un pacte avec le diable… Comment sinon expliquer ce sentiment d’éternelle jeunesse, de fraîcheur candide qui irradie son dernier tour de passe-passe. Charmant comme un conte d’été, léger comme l’insouciance des années folles, ludique comme une partie de ping-pong au clair de lune, Magic in the moonlight est porté par une grâce apparemment futile et par l’humour singulier et pétillant d’un jeunot de bientôt quatre-vingt piges qui visiblement ne connaît pas l’ennui...
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