Accueil » Les critiques de films proposées par les membres

Toutes vos critiques :

Tralala
Tralala (2020), la critique de B.G
  Dans la filmographie buissonnière des Frères Larrieu, Tralala concrétise avec bonheur l’envie de comédie musicale présente sur la pointe des pieds dans Un homme, un vrai, avec Mathieu Amalric (complice indéfectible) et Hélène Filières, dont les quelques moments chantés étaient déjà écrits par Philippe Katerine. Tralala furète joyeusement du côté de Jacques Demy pour l’amour, la légèreté, la filiation, l’errance et le retour aux sources, mais aussi du côté de Vincente Minelli, avec son lyrisme et ses scènes de foule...
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Ron débloque
Ron débloque (2018), la critique de B.G
  Dans un futur relativement proche, les B-bots, inventé par un avatar de Steve Jobs, sont des robots connectés numériquement aussi nécessaires aux enfants que ne le sont déjà les smartphones et tablettes. Dans cette utopie (?), la seule victime résiduelle de la fracture numérique est Barney, dont le père s’échine à vendre des vieux gadgets électroniques dont plus personne ne veut. Faute de revenus stables, il ne peut offrir à son fils l’indispensable gadget. Sauf à négocier au rabais un B-bot tombé du camion et défectueux. Baptisé Ron, celui-ci débloque ferme. Mais sa carte mère a retenu l’essentiel de son programme source : rester attaché et être au service de son jeune propriétaire...
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Tonton Manu
Tonton Manu (2021), la critique de B.G
  « On arrive à poil , on repart à poil, entre les deux c'est bien de s'amuser un peu... » (Manu Dibango). Commencé à l’aube de ses quatre-vingts ans, achevé jour pour jour cinq ans plus tard, ce portrait d'Emmanuel « Papagroov » Dibango, dit Manu, saxophoniste et chanteur camerounais de world jazz, infatigable défenseur du mélange des cultures, nous entraîne sur trois continents. Rythmé par une diversité d’échanges et les convictions de personnalités, ce document sensible et pudique est parsemé de moments de grâce musicale où le Grand Manu, qui devait nous quitter peu après, fait jaillir de son saxophone des instants d’émotion pure.
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Debout les femmes !
Debout les femmes ! (2019), la critique de B.G
  « Notre pays tout entier repose sur ces femmes et ces hommes que nos économies reconnaissent et rémunèrent si mal. Il faudra s’en rappeler. » Ainsi parlait Emmanuel Macron, en avril 2020, alors que les premiers assauts du Covid mettaient toute la France à l’arrêt. Toute ? Non...
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Illusions perdues
Illusions perdues (2019), la critique de B.G
  La rentrée cinéma est décidément placée sous le signe de Balzac. Tout juste après Eugénie Grandet, réalisé par Marc Dugain, voici Illusions perdues, signé Xavier Giannoli...
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First Cow
First Cow (2019), la critique de B.G
  « À l’oiseau le nid, à l’araignée la toile, à l’homme l’amitié. »William Blake, Proverbes de l’enferOn entre étonnamment dans cet enthousiasmant First cow par des images contemporaines, qui montrent une promeneuse arpentant avec son chien les rives du fleuve Columbia tandis qu’une énorme barge le remonte. On ne vous dévoilera pas la fin de la balade et on préfère vous projeter quelques séquences plus tard mais 200 ans plus tôt, au cœur de notre récit et des forêts, à l’époque fort inhospitalières, de l’Oregon, état du Nord-Ouest américain, à la frontière canadienne – région chère depuis toujours au cœur de la réalisatrice Kelly Reichardt...
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À la vie
À la vie (2020), la critique de B.G
Celles qui ont donné la vie le savent : le temps d'après la naissance est une parenthèse bien particulière, une bulle fragile où la femme, devenue mère, est traversée par des émotions intenses et souvent compliquées à vivre. Si, dans notre monde moderne, la science a déployé toute son expertise et aligné bout à bout des décennies de progrès médical pour faire des 9 mois de la grossesse une épopée rigoureusement auscultée, palpée, suivie dans le moindre détail, force est de constater que les mères se retrouvent ensuite souvent bien seules...
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La Famille Addams 2 : une virée d'enfer
La Famille Addams 2 : une virée d'enfer (2020), la critique de B.G
  Mercredi Addams montre une intelligence peu commune. Toujours en décalage avec les jeunes de son âge, la fille de Morticia et Gomez multiplie les expériences scientifiques tout en se sentant incomprise par les siens. Face à l'hostilité de sa fille, Gomez a alors l'idée d'embarquer toute sa drôle de famille dans un road trip à travers les États-Unis. Lors d'un premier arrêt aux chutes du Niagara, les ennuis commencent. Autour d'un feu de camp, l'oncle Fétide annonce qu'il aurait fait une bêtise en échangeant les bébés de la nurserie où se trouvait Mercredi. Une révélation qui donne du piment au voyage de cette famille pas comme les autres...
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Eiffel
Eiffel (2019), la critique de B.G
  En cette fin de XIXe siècle, Gustave Eiffel vient de livrer la Statue de la Liberté aux Américains. Après cette œuvre majeure, l'architecte refuse d'abord de se lancer dans l'élaboration d'une tour, qu'il pense éphémère et prévue pour l'exposition universelle de 1889. À la place, il se passionne pour le projet de métro, qui va changer la vie des Parisiens. Le hasard met sur sa route un ancien amour, Adrienne Bourgès, avec qui il commence une relation adultère. Comme pour l'impressionner, ou parce que la jeune femme l'a convaincu, il annonce lors d'un repas mondain, la construction d'une tour en fer de 300 mètres de haut en plein Paris pour permettre à tous de l'admirer, les riches comme les pauvres...
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Julie (en 12 chapitres)
Julie (en 12 chapitres) (2020), la critique de B.G
Festival de Cannes 2021 : compétition Quatre années de la vie d’une femme Né au Danemark, mais enfant du sérail cinématographique norvégien, au sein duquel il a réalisé son premier long métrage, Nouvelle donne (2006), Joachim Trier est un auteur tel qu’aime à les défendre Memento, distributeur qui a fait de son deuxième film Osmo, 31 août – son remake du Feu follet sélectionné dans le cadre d’Un certain regard en 2011 – un succès inattendu (160000 entrées en France) et a initié par la suite en qualité de producteur Back Home (2015), déjà présenté en compétition, puis Thelma (2017) et distribue aujourd’hui Julie (en 12 chapitres)...
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Flag Day
Flag Day (2017), la critique de B.G
Festival de Cannes 2021 : compétition Bienvenue au Penn Club Président du jury cannois en 2008, Sean Penn est un acteur engagé souvent venu au Festival en tant qu’interprète, que ce soit pour Mystic River de Clint Eastwood (200), Fair Game de Doug Liman (2010), This Must Be the Place de Paolo Sorrentino ou Tree of Life de Terrence Malick, Palme d’or en 2011. C’est dans le cadre de la Quinzaine des réalisateurs qu’il a montré sa première réalisation, The Indian Runner, en 1991, avant d’accéder à la compétition dix ans plus tard avec The Pledge, puis The Last Face en 2016...
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Leur Algérie
Leur Algérie (2020), la critique de B.G
  C’est un film formidable, sur les réalités de l’exil, sur la mémoire et sa transmission entre générations, sur le temps qui passe trop vite et qui risque d’enterrer à jamais les histoires trop longtemps tues. Les grands-parents de Lina, Aïcha et Mabrouk ont décidé de se séparer. Ensemble, ils étaient venus d’Algérie à Thiers, au centre de la France, il y a plus de 60 ans, et côte à côte ils avaient traversé cette vie chaotique d’immigré·e·s. Pour la réalisatrice, leur séparation agit comme un électrochoc : faire un film devient une urgence. Il lui faut pouvoir connaître leur histoire pour mieux comprendre la sienne. Essayer de recueillir leurs mémoires, leur rendre hommage...
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Le Dernier duel
Le Dernier duel (2018), la critique de B.G
  Cette épopée historique est un drame provocant qui se déroule durant la guerre de Cent Ans et qui explore le pouvoir omniprésent des hommes, la fragilité de la justice ainsi que la force et le courage d'une femme prête à se battre pour la vérité. Basé sur des événements réels, le film dévoile des hypothèses longtemps ignorées sur le dernier duel sanctionné par la France entre Jean de Carrouges et Jacques Le Gris, deux amis devenus de féroces rivaux. Carrouges est un chevalier respecté connu pour sa bravoure et ses habiletés de combat. Le Gris est un écuyer normand dont l'intelligence et l'éloquence font de lui l'un des nobles les plus admirés de la cour...
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Freda
Freda (2020), la critique de B.G
La magie de certains films est de savoir raconter toute l’histoire d’un pays et d’une époque à travers quelques personnages. C’est le cas de ce très beau Freda et c’est d’autant plus remarquable que Gessica Généus est une toute jeune réalisatrice, auparavant comédienne et chanteuse, mais aussi citoyenne impliquée dans le développement de son pays. C’est ici son premier long métrage de fiction après un documentaire acclamé dans le monde entier. Un film d’autant plus nécessaire que Haïti est très peu montré au cinéma, en particulier depuis que le cinéaste national le plus reconnu, Raoul Peck – auteur entre autres du formidable L’Homme des quais en 1994 – ne tourne plus dans son pays natal...
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Une fois que tu sais
Une fois que tu sais (2020), la critique de B.G
  Une fois que tu sais prend la forme d'une odyssée intime, guidée par les ressentis de son réalisateur. Si ces chercheurs apportent une vision d'ensemble de la situation climatique et énergétique, ils nous dévoilent aussi quelles émotions ce savoir engendre dans leur propre existence. Nous découvrons ainsi la lucidité scientifique chez l’ingénieur et conférencier Jean-Marc Jancovici, la tristesse pour le fondateur du Post Carbon Institute Richard Heinberg, la saine colère de l'expert du GIEC bengladais Saleemul Huq ou encore la transformation intérieure à laquelle nous invite la géographe allemande Susanne Moser...
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Le Sommet des dieux
Le Sommet des dieux (2018), la critique de B.G
  La morale de l’histoire nous brûle les lèvres, tant il serait tentant de la dévoiler. Mais… ce serait fort égoïste de déflorer la belle réflexion universelle qui transcende le contexte de l’alpinisme, la soif d’exploits. Ce film à sensations, prenant, nous conduit tant sur les cimes des montagnes que dans les profondeurs de l’âme de l’humanité, d’une certaine humanité du moins, constituée de têtes brûlées prêtes à tout sacrifier pour atteindre d’inaccessibles pinacles...
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Petite sœur
Petite sœur (2020), la critique de B.G
Lisa (impeccable et lumineuse Nina Hoss) est une femme brinquebalée dans un maelstrom incessant d’activités, de sentiments. Dans le fond, sa vie est représentative de celles de bien d’autres, tiraillées entre passions, famille, activité professionnelle, et qui finissent toujours par devoir mettre quelque chose de côté. Mais comment tirer un trait sur une des choses essentielles de sa vie ? Pour favoriser la carrière suisse de son mari, Lisa a abandonné Berlin, le milieu artistique qu’elle aimait, et mis en sourdine sa vocation d’écrivaine, jusqu’à annihiler sa capacité créatrice, ses talents de dramaturge. Et tout cela Sven, son frère jumeau, qui la décrète « petite » sœur au prétexte qu’il est né quelques secondes plus tôt, ne le voit que trop...
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En route pour le milliard
En route pour le milliard (2020), la critique de B.G
  Documentaire du congolais Dieudo Hamadi qui continue son travail de cinéaste-témoin. Dans Downstream to Kinshasa, il met une fois encore sa caméra dans la rue et suit un groupe d’hommes et de femmes dans sa lutte pour obtenir réparation de la part de l’état défaillant. Avec minutie et un souci de rendre tout vibrant, le film offre le privilège au spectateur d’accompagner ses héros de la vie réelle. Un magnifique geste de cinéma.
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Le Kiosque
Le Kiosque (2020), la critique de B.G
  Paris, un kiosque à journaux. Alexandra est réalisatrice, fille, petite-fille et arrière-petite-fille de kiosquiers. Elle est venue prêter mainforte à sa mère et, comme dans un vieux rêve d’enfant, joue à la marchande. Depuis cette fenêtre sur la rue, elle filme avec humour et tendresse les coulisses du métier et le défilé quotidien de clients détonants. Mais la presse papier et les commerces de proximité sont en crise, et ce petit jeu s’avère finalement plus compliqué que prévu...Bienvenue dans le ventre d’un kiosque à journaux. Le ventre, oui. Une heure et demie de film et pas un plan large sur le kiosque. Jamais filmé de l’extérieur. La caméra, un simple smartphone, est posée sur le comptoir...
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Rétrospective Trois couleurs
Rétrospective Trois couleurs (1992), la critique de B.G
Trois couleurs Bleu Trois couleurs Blanc Trois couleurs Rouge
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