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Toutes vos critiques :

Les Trois jours du Condor
Les Trois jours du Condor (1975), la critique de B.G
Tourné par Sydney Pollack (disparu en 2008) juste après le scandale du Watergate, Les Trois jours du Condorest un des grands films « inquiets » du cinéma américain des années 70, avec, par exemple, Conversation secrète(1974) de Coppola, Les Hommes du président (1976) de Pakula, ou encoreMarathon Man (1976) de Schlesinger, qui va ressortir en salle prochainement. Des films qui s'interrogeaient sur la fiabilité des institutions, sur la moralité des dirigeants, sur la présence du mal dans la société, sur la pertinence des idéaux et des valeurs de l'Amérique éternelle...
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Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary
Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary (2019), la critique de B.G
C’est une merveille de film d’animation, une réussite totale, dans le fond comme dans la forme. On n’en attendait pas moins du génial Rémi Chayé, qui nous avait déjà donné en 2016 le splendide Tout en haut du monde. Il embrasse ici l’univers ô combien cinématographique du Far West et lui donne un formidable coup de jeune en imaginant l’histoire d’une demoiselle de tout juste 11 ans qui va bousculer l’ordre des choses, aller jusqu’au bout de sa destinée à une époque et à un âge où elle aurait dû se contenter d’apprendre à repriser les chaussettes et à faire la tambouille, bref à s’effacer derrière les héros forcément masculins.1863, États-Unis d’Amérique...
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Cannes Court Métrage
Cannes Court Métrage (2020), la critique de B.G
Programme All Inclusive de Teemu Nikki, Finlande (15mn)Anna de Dekel Berenson, Ukraine/UK/IsraëlL’Heure de l’ours de Agnès Patron, FranceLe Grand Saut de Nicolas Davenal et Vanessa Dumont, FranceThe Distance Between Us and the Sky de Vasilis Kekatos, Grèce/France, Palme D’OrThe Van de Erenik Beqiri, France/Albanie
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Israël, le voyage interdit - partie II : Hanouka
Israël, le voyage interdit - partie II : Hanouka (2020), la critique de B.G
Dans la seconde partie, Hanouka (2h37), Jean-Pierre Lledo prend conscience que son émotion est de trouver en Israël un exemple de société multiculturelle et multiethnique pour laquelle il s’est toujours battu en Algérie avec les communistes. Ses interlocuteurs arabes israéliens insistent sur la démocratie qui leur permet, comme ce maire-adjoint d’Akko membre d’un parti islamiste, d’accéder à des postes de responsabilité, même si les lois restreignent les droits des minorités. Les cinéastes arabes israéliens peuvent réaliser des films critiques et être primés… Et Lledo d’évoquer les restrictions de liberté dans les démocraties arabes. En reconstituant sa famille, il se sent changer d’appartenance.
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Israël, le voyage interdit - partie IV : Pessah
Israël, le voyage interdit - partie IV : Pessah (2020), la critique de B.G
Enfin ce qui se confirme dans la quatrième partie, Pessah (3h12) : la reconnaissance et le retour sont les nœuds essentiels d’une bien improbable paix. Et cela en une dialectique infernale où le fait de prononcer un mot pour l’Un pose aussitôt la même question pour l’Autre : retour des Juifs sur les terres dont ils ont été chassés il y a 2000 ans / retour des réfugiés de 1948 sur les terres qu’ils occupaient. Restant d’un côté de la légitimation, le film ne le fait pas, mais n’empêche pas le spectateur de le faire : son rythme doux laisse le temps de la réflexion...
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Israël, le voyage interdit - partie III : Pourim
Israël, le voyage interdit - partie III : Pourim (2020), la critique de B.G
La troisième partie, Pourim (3h), explore les solutions au conflit israélo-palestinien. Si la division en deux Etats semble avoir l’appui de la majorité de la population, le retour des réfugiés est exclu par tous les interlocuteurs car il remettrait en cause l’Etat d’Israël. De même, la reconnaissance de cet Etat est un préalable à toute négociation. « Nier l’Histoire de l’Autre ne prédispose pas à la paix ».
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Una promessa
Una promessa (2020), la critique de B.G
Sous un soleil de plomb, au sud de l’Italie, Angela quitte tous les jours son domicile pour partir avec quelques autres travailler dans les champs. Des femmes italiennes, beaucoup, mais aussi des migrants, viennent remplir les rangs de ces travailleurs exploités qui gagnent quelques euros pour que tomates, melons et raisins arrivent dans les supermarchés aux quatre coins de l’Europe.Sans jamais se plaindre, sans jamais fatiguer, Angela part travailler. Elle sait que son maigre salaire, aussi illégal et ridicule soit-il, est la seule ressource de la famille, depuis que son mari Giuseppe a été licencié de la carrière où il travaillait, à la suite d’un accident.Et puis un jour, Angela ne revient pas...
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Les Trolls 2 - Tournée mondiale
Les Trolls 2 - Tournée mondiale (2017), la critique de B.G
Poppy découvre qu'il existe d'autres trolls très différents et qui n'aiment pas du tout la même musique colorée et chaleureuse. En effet, la Reine Barb ne jure que par le hard-rock. Aidée par son père, Roi Thrash, elle veut unir tous les trolls pour imposer cette seule et unique musique. Une perspective qui n'est pas du goût de Poppy. Avec Branch, Biggie, Chenille, Satin, Cooper et Guy Diamond, elle part visiter tous les autres territoires afin d'unifier les Trolls contre Barb. Mais le temps presse car Barb a déjà réuni ses troupes.Vive les différents styles musicaux, qu’ils soient rock, funk, country, techno, pop ou classique, clame avec énergie ce film d’animation haut en couleur, qui utilise la musique pour promouvoir l’acceptation de l’autre...
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A Dark, Dark Man
A Dark, Dark Man (2019), la critique de B.G
Ce film d’une puissance visuelle et narrative hors du commun porte bien son titre : il est aussi « noir, noir » que son personnage principal, mais il en a aussi son humour, dont on vous laisse deviner la tonalité. Et si un peu de blanc virginal résiste, il se pourrait bien qu’il soit engouffré à son tour dans des ténèbres insondables…Le début du film nous captive d’entrée, intrigant, étrange, et nous met tous les sens aux aguets… Au milieu d’un grand champ de maïs asséché par le soleil, un homme enfantin, un de ces personnages simplets qui ne feraient pas de mal à une mouche, joue à colin-maillard avec ce que l’on pense être ses deux grands enfants : une adolescente joufflue un peu gauche et un garçonnet fluet...
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Drunk
Drunk (2020), la critique de B.G
« L’alcool tue lentement. On s’en fout. On n’est pas pressés. » (Georges Courteline)« L’alcool est un anesthésique qui permet de supporter l’opération de la vie. »(Georges Bernard Shaw)Quatre amis : Martin, Tommy, Peter et Nikolaj, tous les quatre enseignants de lycée. Qui ne pètent pas la forme, c’est le moins qu’on puisse dire, encalminés dans une existence devenue morne et routinière. Leurs élèves sont à deux doigts de les mépriser, notamment Martin (Madds Mikkelsen), professeur d’histoire tellement blasé que son cours est devenu aussi passionnant que la lecture du bottin. Tous ont par ailleurs une vie personnelle plutôt morose, entre burn out néo-parental pour l’un et assèchement de la relation conjugale pour l’autre...
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À cœur battant
À cœur battant (2019), la critique de B.G
  «La technologie permet de faire des choses qu’on ne pouvait pas faire avant et qu’on n’avait pas besoin de faire ! Elle crée des besoins bizarres : si on ne répond pas immédiatement à un de nos mails ou appels, on s’inquiète. Tout cela change nos relations. » Keren Ben RafaelJulie et Yuval s’aiment d’un amour fusionnel mais doivent faire face à une séparation forcée du jour au lendemain. Lui est coincé à Tel Aviv, sa ville natale, en attendant que sa situation administrative se débloque, elle dans leur appartement à Paris avec leur bébé. Ils continuent tant bien que mal à vivre ensemble, par procuration. Ils se parlent nuit et jour, des mois durant, par écrans interposés...
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Autonomes
Autonomes (2019), la critique de B.G
L’homme est imprévisible et prolixe, génialement touche-à-tout. Ancien prof de français des quartiers populaires, François Bégaudeau s’est fait connaître du grand public grâce à Entre les murs, roman autobiographique inspiré de son expérience d’enseignant, adapté au cinéma en 2008 par Laurent Cantet (et palmé d'or à Cannes, tout de même). Mais notre homme, qui se déclare marxiste libertaire, a été aussi chanteur punk et fan du FC Nantes - et continue à se passionner pour le foot, tout en étant critique de cinéma, écrivain, cinéaste, régulier commentateur de l’actualité sociale et politique, auteur à succès, notamment du pamphlet jubilatoire Histoire de ta bêtise (2019, Pauvert)...
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Israël, le voyage interdit - partie I : Kippour
Israël, le voyage interdit - partie I : Kippour (2020), la critique de B.G
C'est un long périple, de plus de 10 heures, auquel nous convie Jean-Pierre Lledo. Un voyage, sinueux, chaotique, qui éveille la curiosité, mais ne va pas sans interrogation, voire malaise et indignation. Un voyage, confie son auteur, pour braver le plus grand des tabous : Israël. Impossible d'y mettre les pieds, pour lui, fils de communiste, qui a grandi en Algérie après l'indépendance et ne l'a quittée qu'en 1993, fuyant l'islamisme. En 2008, à l'invitation de la cinémathèque de Jérusalem, il brave cet interdit. Première étape d'un retour, pour ce fils de mère juive. Mais retour à quoi et où ? Ce sont les questions auxquels le documentaire entend répondre. Retraçant l'histoire d'Israël, analysant son identité et la nature du judaïsme...
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La Femme qui s'est enfuie
La Femme qui s'est enfuie (2020), la critique de B.G
L’art de Hong Sang-soo est en apparence d’une grande simplicité. C’est un art minimaliste qui, depuis vingt ans, resserre, de film en film (un par an), les mailles de son filet autour de discussions de la vie quotidienne. Principalement des plans-séquences à hauteur de table, où les champs-contrechamps sont remplacés par des zooms sur l’un ou l’autre des personnages quand la conversation bascule. C’est un cinéma très dialogué, où on débat principalement de désir et d’amour, et bien souvent de l’impossibilité à faire couple...
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Yalda, la nuit du pardon
Yalda, la nuit du pardon (2019), la critique de B.G
En Iran, la loi du talion reste de mise mais ne se limite pas au fameux « œil pour œil, dent pour dent ». Elle correspond également au droit de vie ou de mort accordé à la famille d’une victime, celui d’absoudre un accusé et d’obtenir une compensation financière, le fameux « prix du sang ». Retransmis à la télévision, ces simili-procès donnent lieu à des scènes incroyables, inenvisageables dans un pays où règnerait l’État de droit...
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Relic
Relic (2019), la critique de B.G
Relic est un film d’horreur psychologique qui raconte l’histoire de trois générations de femmes. Edna «oublie des choses» et manque à l’appel depuis plusieurs jours; alors sa fille Kay et sa petite-fille Sam se rendent à la maison familiale. Elles découvrent alors la propriété et la vieille femme dans un état de détérioration avancé. C’est le premier long métrage de la cinéaste Natalie Erika James, qui a aussi coécrit le scénario avec Christian White, et il pourrait bien propulser sa carrière rapidement. La photo de Charlie Sarroff contribue à l’ambiance et à la tension graduelle du film. Les images sont magnifiques, le cadrage est soigneusement réfléchi et la noirceur est utilisée pour amplifier les insécurités et la confusion...
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Eléonore
Eléonore (2018), la critique de B.G
À plus de trente ans passés, Éléonore est un vrai boulet pour sa famille. Pas de boulot durable, pas de petit ami durable, elle vit dans un studio aux allures de caravane et se comporte comme une éternelle ado : une vie quelque peu dissolue, sans horaires fixes, baskets et jeans troués… Si elle assume plutôt bien cette vie de bohème, sa mère et sa sœur aînée, pour lesquelles « si à 30 ans t’as pas un mari et un joli bébé, t’as raté ta vie », voudraient bien la faire rentrer dans le moule.Plus par lassitude et pour avoir la paix que par réelle motivation, Éléonore se laisse finalement coacher pour devenir la parfaite trentenaire, elle qui se rêvait plutôt en parfaite auteure de romans...
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Kajillionaire
Kajillionaire (2020), la critique de B.G
Old Dolio est une jeune femme étrange et réservée. Il faut bien avouer que ses parents ne sont franchement pas banals... Ceci explique peut être cela ! Excentriques et terrifiés par une fin du monde forcément proche, Theresa et Robert se sont créé une bulle en marge de la société : ils vivent d'arnaques plus ou moins bien ficelées et de dettes consciencieusement ajournées. Depuis toute petite, il considèrent leur fille unique comme leur complice et leur partenaire. Ils l'ont formée, entraînée et la poussent encore aujourd'hui à coopérer à leurs escroqueries. Cachée sous ses longs cheveux, Old Dolio fait de son mieux pour les satisfaire, malgré leur situation de plus en plus précaire.....
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Josep
Josep (2018), la critique de B.G
En quelques années, Aurel est devenu un dessinateur incontournable. Cela n’aura pas échappé aux lecteurs du Canard Enchaîné, du Monde (Diplomatique ou pas), de Politis… ni aux passionnés de BD. Le sujet de son premier et splendide long-métrage, plus encore qu’un récit historique, est un vibrant hommage et la rencontre en filigrane avec un autre dessinateur : Josep Bartoli. Mais aussi la rencontre véritable d’un petit-fils avec son grand-père : un gendarme tellement représentatif de ces héros ordinaires restés dans l’ombre de la Grande Histoire, celle qu’écrivent les vainqueurs dans des manuels qui ont fâcheusement tendance à oublier ou minimiser ses parties honteuses ou peu glorieuses...
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Un pays qui se tient sage
Un pays qui se tient sage (2020), la critique de B.G
« Môme ! On ne dit pas les sergents de ville, on dit les cognes ! » (Victor Hugo, Les Misérables, 1862)« Cogne », mot d’argot qui désigne depuis le XVIIIe siècle, aussi bien chez Hugo que chez Brassens, un gendarme ou un policier, vient bien évidemment de « cogner ». On le voit, ce n’est donc pas d’hier que les rapports du Peuple français et de la (nécessaire) force publique – sensément « instituée pour l’avantage de tous, et non pour l’utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée » (nous dit la Déclaration des droits de l’homme de 1789) – sont compliqués, voire tendus. Pour le moins...
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