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Toutes vos critiques :

Mon Légionnaire
Mon Légionnaire (2020), la critique de B.G
Quinzaine des réalisateurs 2021 Il sentait bon le sable chaud  "Ce projet est né d’un double statut social intime. J’ai été soldat, je suis une femme, et je suis aujourd’hui officier de réserve de l’armée de terre. Une des choses qui m’a le plus marquée à l’armée en tant que soldat, c’est la capacité de cette institution à transformer des individus en corps dociles, et l’esprit de cohésion qui résulte de cette transformation collective. Des personnes qui ne se seraient jamais adressé la parole dans la vie civile, deviennent frères", résume Rachel Lang. Pourquoi ce choix de la Légion étrangère ? "C’est un cadre dans lequel le couple est mis à rude épreuve et c’est pour cela que j’ai choisi cette arène...
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Mourir peut attendre
Mourir peut attendre (2019), la critique de B.G
  Les studios ont sorti le grand jeu. Le scénario signé par le trio composé de Neal Purvis, Robert Wade et Phoebe Waller-Bridge — auquel s’est joint le réalisateur Cary Joji Fukunaga — démarre de manière presque calme, comme si l’équipe voulait laisser le temps aux spectateurs de savourer cette dernière prestation de Daniel Craig en James Bond.«Mourir peut attendre» s’ouvre sur James (Daniel Craig) et Madeleine (Léa Seydoux) en voiture sur une route sinueuse d’Italie pendant que joue la splendide «We Have All The Time In The World» de Louis Armstrong, scène que les fidèles reconnaîtront pour être une réminiscence de «Au service secret de Sa Majesté»...
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Gaza mon amour
Gaza mon amour (2020), la critique de B.G
  Pour affronter et transmettre dans leurs films la situation intenable que subit leur pays natal, Arab et Tarzan Nasser, les jumeaux fétiches du cinéma palestinien, originaires de Gaza, ont choisi les armes de la poésie, de l’humour, de la tendresse. Pour montrer que malgré les aléas, les privations, les entraves à la liberté, les bombes qui tuent et mutilent, un peuple libre et fier continue à vivre, à aimer, à espérer, à rire, à faire la fête...
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L'Étang du démon
L'Étang du démon (1979), la critique de B.G
  Réalisé par le cinéaste Masahiro Shinoda, figure emblématique de la Nouvelle Vague japonaise à qui l’on doit les chefs-d'œuvre Fleur pâle (1964) et Double Suicide à Amijima (1969), L’Étang du Démon figure parmi ses films les plus singuliers et accomplis. Cette histoire d’amour tragique est adaptée d’une célèbre pièce de kabuki écrite au début du XXe siècle par Kyoka Izumi, écrivain et dramaturge spécialisé dans le genre fantastique. Pour incarner les deux personnages féminins (la fragile Yuri et la puissante princesse Shirayuki), Shinoda a eu la brillante idée de faire appel au grand acteur de kabuki Tamasaburo Bando. Symbole de la tradition japonaise avec ces rôles d’onnagata, le comédien est aussi convaincant que fascinant...
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Claude Chabrol, suspense au féminin
Claude Chabrol, suspense au féminin, la critique de B.G
Centrée sur la dernière partie de son œuvre , la rétrospective « Claude Chabrol, suspense au féminin » propose de (re)découvrir dans leur restauration 4K inédite la relecture du film inachevé d’Henri-Georges Clouzot, le cauchemardesque L’Enfer (1994), les thrillers psychanalytiques troublants La Cérémonie (1995), Merci pour le chocolat (2000) et La Fleur du mal (2003), et la délicieuse comédie policière en hommage à Lubitsch, Rien ne va plus (1997).
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Cette musique ne joue pour personne
Cette musique ne joue pour personne (2019), la critique de B.G
Festival de Cannes 2021 : Cannes première Le Port de l’angoisse Écrivain reconnu, fort d’un prix du public reçu en 2000 au Festival d’Amiens pour son court métrage Nouvelle de la tour L, Samuel Benchetrit est passé à la réalisation avec Janis et John (2003), avant de signer J’ai toujours rêvé d’être un gangster (2007), qui lui a valu le prix du meilleur scénario dramatique dans la catégorie cinéma du monde de Sundance 2008,Chez Gino (2011) et Un voyage (2014). Il a déjà présenté en séance spéciale au Festival de Cannes 2015 Asphalte...
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Bigger Than Us
Bigger Than Us (2019), la critique de B.G
Festival de Cannes 2021 : cinéma pour le climat L’âge de plastique Melati Wijsen, une Indonésienne de 18 ans en croisade contre la pollution plastique depuis son enfance, part à la rencontre de ces jeunes gens qui se serrent les coudes pour sauver la planète, de Rio de Janeiro au Malawi en passant par Lesbos et le Colorado. Un engagement humaniste et universel qui revêt l’allure d’une irrésistible lame de fond et qui traduit la prise de conscience d’une génération menacée par les errements de ses aînés. Produit par Denis Carot, Marion Cottilard et la réalisatrice Flore Vasseur pour le compte d’Elzévir Films, France 2 Cinéma, All You Need Is Prod et Big Mother Productions, Bigger than us est vendu à l’international par Indie Sales...
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Eugénie Grandet
Eugénie Grandet (2020), la critique de B.G
  « Une tragédie bourgeoise sans poison, ni poignard, ni sang répandu ; mais, relativement aux acteurs, plus cruelle que tous les drames accomplis dans l’illustre famille des Atrides » (H. de Balzac, à propos d’Eugénie Grandet).Félix Grandet est riche, très riche. Maître tonnelier, un temps maire de Saumur, il a établi sa fortune pendant la Révolution. Un peu en faisant fructifier la dot de sa femme, pas mal, sans-culotte de circonstance pendant la Révolution, en récupérant des biens, des domaines, à l’époque de la confiscation des possessions des émigrés. La Restauration venue, Grandet se fait discret en politique comme en société...
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Guermantes
Guermantes (2021), la critique de B.G
C’est un objet inclassable, aux contours troubles et aux accents troublants, une épopée créatrice chevauchant plusieurs temporalités qui fait s’entrechoquer les salons bourgeois de la famille Guermantes à l’ici et maintenant de l’été 2020… au sortir de cet historique confinement.Ni cinéma, ni théâtre, ni lecture, ni captation. Une fiction ? Peut-être… ou peut-être pas. Où est le vrai, où est le texte joué, où est l’impro ? Une seule vérité peut-être : celle des lignes sorties de l’œuvre de Marcel Proust,Le Côté de Guermantes, troisième tome d’À la recherche du temps perdu, que la troupe de la Comédie Française incarne avec un talent époustouflant...
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After Love
After Love (2019), la critique de B.G
  De ce film aussi limpide que splendide, c’est d’abord une figure de femme qui émerge, magnifiquement interprétée par Joanna Scanlan. Qu’elle est belle Mary ! Pas de cette beauté classique, filiforme, dont on nous bassine à longueur de magazines et de mannequinat, loin de ces standards inaccessibles qui emprisonnent nos neurones. Elle a de ces rondeurs assassines, impressionnantes de force et de fragilité mêlées. De la civilisation de son mari, elle a épousé jusqu’à ses formes. Elle est née anglaise, elle est désormais plus pakistanaise dans ses mœurs, sa manière de cuisiner, de s’habiller, de réfléchir que bien des Pakistanaises de la nouvelle génération...
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Les Intranquilles
Les Intranquilles (2019), la critique de B.G
Festival de Cannes 2021 : compétition Bipolaire Convié pour la première fois en compétition, le réalisateur belge Joachim Lafosse a participé à l’Atelier du Festival de Cannes 2005 avec le projet Révolte intime, y est revenu avec Élève libre en 2008 et a valu un prix d’interprétation à Émilie Dequenne en 2012 lorsqu’À perdre la raison a été présenté par Un certain regard. Grand prix du festival Premiers Plans d’Angers 2007 pour Ça rend heureux, il a obtenu la Conque d’argent du meilleur réalisateur à San Sebastián pour Les chevaliers blancs en 2015...
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Notturno
Notturno (2018), la critique de B.G
  Notturno a été tourné au cours des trois dernières années le long des frontières de l’Irak, du Kurdistan, de la Syrie et du Liban – autant de pays parmi les « plus chauds » de la planète. Tout autour, des signes de violence et de destruction, et au premier plan l’humanité qui se réveille chaque jour d’une nuit qui paraît infinie.Notre Marcel Proust national le disait, « le seul véritable voyage n’est pas d’aller vers d’autres paysages, mais d’avoir d’autres yeux… » C’est le tour de force de ce documentaire magistral que de réussir à nous donner à voir l’univers avec les yeux d’un autre, de cent autres, à voir les cent univers que chacun d’eux voit...
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Tout s'est bien passé
Tout s'est bien passé (2021), la critique de B.G
Festival de Cannes 2021 : compétition En finir  François Ozon a présenté son premier long métrage, Sitcom, à la Semaine de la critique 1998. Après Swimming Pool, en compétition à Cannes en 2003, il a présenté Le temps qui reste à Un certain regard en 2005, Un lever de rideau hors compétition en 2006, puis Jeune et jolie et L’amant double en compétition en 2013 et 2017, Été 85 ayant figuré parmi la sélection officielle Cannes 2020.Tout s’est bien passé est tiré du récit éponyme (éd. Gallimard, 2013, grand prix des lectrices de Elle de l’essai en 2014) que la romancière Emmanuèle Bernheim (Sophie Marceau) a consacré à la fin de vie de son père, le collectionneur d’art André Bernheim, interprété par André Dussollier...
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Christo : marcher sur l'eau
Christo : marcher sur l'eau (2018), la critique de B.G
  C’est un fou, c’est un artiste, c’est une péninsule à lui tout seul ! Est-ce bien la peine de vous présenter Christo ? L’emballeur de ponts, le créateur de rideaux improbables, d’œuvres autant encensées que décriées, toujours improbables, se voulant plus grandes que nature en même temps qu’éphémères. Nous allons le suivre dans une de ses tribulations : celle des « Floating Piers », quelque part en Italie, sur le Lac d’Iseo. Dire que l’œuvre est écologique, avec ses centaines de blocs de polyéthylène de haute densité, ses 100 000m2 de tissu… ce serait aller vite en besogne, mais à vrai dire, cette capacité à mettre en forme des rêves monumentaux, en total auto-financement, a quand même quelque chose qui force le respect...
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Sans signe particulier
Sans signe particulier (2019), la critique de B.G
Comme tant d’autres jeunes Mexicains, Jesus aspire à une vie meilleure quand il embarque, avec son ami Rigo, dans un bus en direction des États-Unis, qui font toujours figure d’eldorado. Mais des mois plus tard, sa mère Magdalena, restée sans nouvelles de lui, est invitée par les autorités à admettre la tragique destinée que connaissent nombre de ces jeunes aspirants migrants : la mort, prétendument sous les coups des bandes criminelles qui terrorisent le pays. Pourtant, ne reconnaissant pas son fils sur les photos de cadavres qui lui sont présentées, Magdalena refuse de signer l’acte de décès et décide de se lancer à la recherche de Jesus...
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Quand les Tomates rencontrent Wagner
Quand les Tomates rencontrent Wagner (2019), la critique de B.G
  Quand les tomates bio de Christos et Alexandros rencontrent la musique de Wagner en plein champ, une énergie incroyable envahit les abords d’Elias, petit village agricole du centre de la Grèce, jusqu’alors voué à disparaître. La plaine de Thessalie a toujours été un bassin actif de l’agriculture grecque, mais aujourd’hui la crise économique a mis à mal toute activité dans la région. Les deux cousins ont décidé de consacrer leurs terres à la culture bio et de valoriser leurs produits, sur place, dans le hangar derrière la maison, avec l’aide des grand-mères du village...
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La Troisième guerre
La Troisième guerre (2019), la critique de B.G
  Giovanni Aloi se penche sur les vies quotidiennes d’un groupe de soldats chasseurs de terroristes au milieu d’un Paris qui ne fait pas franchement l’effet d’être la "ville de l’amour".Si patrouiller dans les rues de Paris en tenue de combat est votre quotidien, c’est que vous devez appartenir à l’opération Sentinelle, dont l’objectif est de déjouer les actes terroristes. Présenté en avant-première dans la section Orrizzonti à l’occasion de la 77e édition de la Mostra de Venise, le nouveau film du réalisateur Giovanni Aloi s’intéresse de près aux soldats engagés dans ce qu’il appelle La Troisième Guerre...
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Jean Vigo, l'étoile filante
Jean Vigo, l'étoile filante (1930), la critique de B.G
4 trésors du catalogue Gaumont : L'Atalante, Zéro de conduite, Taris ou la natation, À propos de Nice Poésie, révolte et insolence, l’œuvre fulgurante et fondatrice de Jean Vigo. À l’occasion de la rétrospective Jean Vigo L’étoile filante, l’ADRC accompagne la diffusion des films en régions et propose en partenariat avec La Cinémathèque du Documentaire, un spectacle inédit mêlant films, musique et voix, avec la complicité de Karol Beffa et Johan Farjot. Proposé en accompagnement de deux courts métrages documentaires restaurés (À propos de Nice, Taris ou la natation), ce ciné-concert & lecture est un dialogue entre la musique, les films et les mots de Jean Vigo. https://www.cinematheque-documentaire.org/
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Stillwater
Stillwater (2019), la critique de B.G
Festival de Cannes 2021 : hors compétition Qui père gagne Le nouveau film du réalisateur oscarisé pour le scénario de Spotlight est le remake américain très libre des Cowboys de Thomas Bidegain dans lequel Matt Damon reprend le rôle de François Damiens.Tom McCarthy a substitué au thème de la radicalisation islamiste une affaire de meurtre et se concentre sur les relations d’un père devenu veuf avec sa fille unique, emprisonnée à Marseille et dont il ignore à peu près tout. Simultanément au contact d’une mère et de sa fille, ce brave type de l’Oklahoma entrevoit un virage possible dans sa vie affective sur laquelle il a cru bon de tirer un trait définitif...
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Je m'appelle Bagdad
Je m'appelle Bagdad (2020), la critique de B.G
  Bagdad est une skateuse de 17 ans qui vit à Freguesia do Ó, un quartier populaire de la ville de São Paulo, au Brésil. Bagdad skate avec un groupe d'amis masculins et passe beaucoup de temps avec sa famille et avec les amis de sa mère. Ensemble, les femmes qui l'entourent forment un réseau de personnes qui sortent de l'ordinaire. Lorsque Bagdad rencontre un groupe de skateuses féminines, sa vie change soudainement. Au cours de ses déambulations en skate-board, c’est le portrait d’un pays tout entier, de ses habitants, de sa politique qui est dressé, et des enjeux universels de sororité et de solidarité qui sont affirmés...
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