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Toutes vos critiques :

Une vie difficile
Une vie difficile (1961), la critique de B.G
Et voici... grandiosement hilarant, fondant, amer, cynique, superbe, le film de Dino Risi, l’un des maîtres de feu la comédie italienne ; un des plus grands rôles d’Albeto Sordi avec L’Argent de la vieilleet le dieu des cinéphiles sait quel grand acteur il fut... Et pour comble de bonheur, Lea Massari dans toute sa splendeur ! Silvio est un pur, un dur, un incorruptible. Alors que tout le monde autour de lui traficote et « fait de l’argent » sans trop se soucier de la bonne moralité des moyens mis en oeuvre pour y parvenir, Silvio résiste. Journaliste au Travailleur, il refuse de s’abaisser, sans que personne ne lui en sache gré, pas même son fils qui le considère comme un raté : « qui ne gagne rien n’est rien », c’est bien connu...
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Peaux de vaches
Peaux de vaches (1988), la critique de B.G
  Peaux de vaches s'ouvre sur un prologue qui n’a rien perdu de son intensité naturaliste : le regard affolé d’une vache, une sérieuse cuite entre deux frères, une crêpe flambée puis un incendie qui ravage la ferme... Dix ans plus tard, Roland sort de prison et retourne chez son frère Gérard. Le film devient alors un drôle de western rural, en forme de triangle passionnel entre les deux frangins – liés par un secret – et Annie, la femme de Gérard. On se regarde en silence, picole, se jalouse, se désire, se bagarre salement dans la gadoue...Patricia Mazuy sait capter les détails de l’ordinaire et les chaos extraordinaires des cœurs et des corps, sans succomber au pittoresque...
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Rouge
Rouge (2020), la critique de B.G
  Peut-être vous souvenez-vous du réjouissant premier premier film de Farid Bentoumi, Good luck Algeria qui retraçait l’histoire cocasse d’un entrepreneur contraint de devenir champion de ski pour sauver son usine ? Pour son second long métrage, le jeune cinéaste se lance dans un tout autre registre...
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Gogo
Gogo (2019), la critique de B.G
  À 94 ans, Priscilah "Gogo" Sitenei intègre l’école de son village au Kenya et devient la plus vieille écolière du monde. Mère de trois enfants, sage-femme depuis 75 ans, elle partage les bancs de l’école avec des maîtresses et des élèves qu’elle a fait naître. Encouragée par ses 54 arrière-petits-enfants et l’école tout entière, la doyenne des écolières se lance un défi : réussir son examen de fin de primaire et prouver qu’il n’y a pas d’âge pour apprendre. Elle a dû batailler pour convaincre le directeur de l’école de l’accepter. Elle avait essuyé beaucoup de refus ; personne ne croyait à sa volonté d’apprendre à lire et à écrire...
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Il Varco
Il Varco (2019), la critique de B.G
1941. Un soldat italien est enrôlé sur le front russe pour le compte des nazis, par l’Italie fasciste. La seconde Guerre Mondiale – « la dernière guerre de l’Europe » dixit l’Allemagne – a commencé depuis deux ans mais notre soldat veut croire en sa fin. Il veut y croire car il n’a qu’une envie : rentrer au bercail, retrouver ses amis et sa bien aimée Isa. Il souhaite que cette nouvelle guerre s'achève car il en a déjà connu une, celle de l’invasion de l’Éthiopie par l’Italie de Mussolini. Cette expédition en Afrique l’a traumatisé, il doit pourtant repartir : un soldat reste un soldat et, dans son malheur, il parle le russe...
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Un triomphe
Un triomphe (2019), la critique de B.G
  Étienne endosse sa vieille parka et s’embarque dans de longs trajets en train, en bus, en métro, parfois pour se rendre à des castings, mais le plus souvent pour aller donner des cours de « team-building » ; pour celles et ceux qui ne parleraient pas le langage de la start-up nation chère à notre président : de cohésion d’équipe. Et c’est bien cela dont il va s’agir dans ce film : d’équipe, de bande, de collectif, de troupe. Mais pas n’importe quelle troupe. Car Étienne (Kad Merad, impeccable) est comédien. Et quand son ami Stéphane, directeur d’une grande salle subventionnée en banlieue, avec lequel il a longtemps travaillé, lui demande de le remplacer pour animer un atelier théâtre en prison, il accepte aussitôt...
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Reminiscence
Reminiscence (2020), la critique de B.G
Pour son entrée dans le monde du cinéma, la cocréatrice, avec Jonathan Nolan, de la série Westworld propose au spectateur un voyage à l’intérieur de souvenirs. Mais Reminiscence veut être trop de choses à la fois : film de science-fiction futuriste, suspense, drame romantique mâtiné d’un hommage au film noir d’une autre époque...
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Employé / patron
Employé / patron (2021), la critique de B.G
Quinzaine des réalisateurs 2021 La course de trop Originaire de Montevideo, Manuel Nieto Zas, qui signe ici son troisième long métrage, fait partie de la nouvelle génération du cinéma uruguayen. "Après avoir terminé mon précédent film, El lugar del hijo (Le militant, 2013), je voulais continuer à travailler sur le monde rural pour approfondir ce thème. D’autre part, les circonstances de ma vie personnelle m’ont amené à rencontrer des personnes très proches du personnage du patron. Par ailleurs, j’avais en tête des préoccupations liées à mes trois enfants, qui se sont manifestées au travers des personnages", raconte Manuel Nieto Zas...
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France
France (2019), la critique de B.G
Festival de Cannes 2021 : Sélection officielle – en compétition Plus dure sera la chute Tourné à l’automne 2019 sous le titre Par ce demi-clair matin, France marque le retour de Bruno Dumont en compétition cinq ans après Ma Loute. Grand prix à Cannes pour L’humanité en 1999, puis pour Flandres en 2006, ce réalisateur atypique s’est fait remarquer dès son premier long métrage, La vie de Jésus, Caméra d’or en 1997. Il a également présenté à la Quinzaine sa minisérie  P’tit Quinquin en 2014 et Jeannette, l’enfance de Jeanne d’Arc en 2017, puis Hors Satan en 2011 et Jeanne en 2019 à Un certain regard...
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Fragile
Fragile (2020), la critique de B.G
C’est vraiment bête, et même franchement un peu flippant, mais quand j’ai vu ce film, j’ai pensé à Alain Finkielkraut. Je vous rassure, sur le papier, aucun, mais vraiment aucun rapport entre celui-ci et celui-là...
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Le Soupir des vagues
Le Soupir des vagues (2019), la critique de B.G
  C’est un jour de statu quo naturel où le ciel semble aussi paisible que la mer, jetant son bleu dans les reflets de l’eau. Un état naturel apaisé, sans altération ni remous. Le Soupir des vagues s’ouvre à Aceh, en Indonésie, coin de paradis que Sachiko, la Japonaise, a décidé de rejoindre, en quête d’un apaisement qu’elle n’a pas su trouver jusque-là. Il lui faut régler ses comptes avec son passé pour ne plus se laisser nonchalamment balloter par le présent...
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Summer White
Summer White (2020), la critique de B.G
  Summer White (Blanco de Verano) dépeint une période de la vie vie où la maturité s'accompagne d'une série de vérités mal comprises.Le film traite du passage de l'enfance à l'âge adulte. Le récit détaillé de Rodrigo Ruiz Patterson retrace lentement les petits détails qui accompagnent les comportements hystériques chez les adolescents.. L'incapacité de parler et de divulguer la raison de ressentir d'une certaine manière est amplifiée dans son objectif. Rodrigo est un enfant qui est soudainement poussé hors d'une relation très confortable et aimante avec sa mère. Son incapacité à continuer sa nouvelle vie est canalisée dans ses pensées. Soit il fume constamment, soit on le voit brûler tout ce qu’il trouve...
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Secret de famille
Secret de famille (2018), la critique de B.G
À partir d’expériences personnelles Cristiane Oliveira aborde les questions de genre à travers le regard sensible de sa protagoniste. Le drame de la perte d’un proche se mêle à la délicate composition relatant le réveil sexuel de l’adolescente. Oliveira profite d’un réseau de secrets et de vérités pour dessiner un portrait féminin au sein d’un paysage brésilien ultraconservateurUn film sensible et magnifique
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Oss 117 : Alerte rouge en Afrique noire
Oss 117 : Alerte rouge en Afrique noire (2019), la critique de B.G
Festival de Cannes 2021 : la dernière séance Françafrique  Humoriste à la verve virevoltante, le fils prodigue de Guy Bedos exerce de multiples activités artistiques dont la réalisation constitue l’aboutissement ultime, comme l’a prouvé Monsieur & Madame Adelman, nommé en 2018 au César du meilleur premier film. Après avoir présenté La belle époque hors compétition en 2019, Nicolas Bedos revient à Cannes avec le nouveau volet de la saga de l’agent secret mis en scène par Jean Bruce dans 88 romans, adapté pas moins de sept fois au cinéma entre 1957 et 1970. Le réalisateur a déjà enchaîné avec son quatrième film intitulé Mascarade...
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BAC Nord
BAC Nord (2019), la critique de B.G
Festival de Cannes 2021 : hors compétition Tous pourris ? Programmé initialement pour les fêtes de fin d’année 2020, le quatrième long métrage de Cédric Jimenez renoue avec une grande tradition du cinéma français : le polar urbain. L’auteur de La French (2014) s’y inspire d’une affaire survenue en 2012, dans laquelle des policiers ont fait l’objet d’une enquête en raison de leur collusion suspectée avec des membres du milieu marseillais. Une affaire dont le jugement, survenu au printemps 2021, a validé la thèse soutenue dans le film, qui n’en tire que davantage de crédibilité...
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Drive my Car
Drive my Car (2021), la critique de B.G
Festival de Cannes 2021 : En compétition En quatrième vitesse Drive my Car est le onzième long métrage du réalisateur japonais Ryūsuke Hamaguchi, qui a notamment signé Solaris (2007) et Passion (2008). Son film le plus connu, Senses, a obtenu deux prix à Locarno et deux au festival des Trois Continents de Nantes en 2015. Il a récemment présenté son œuvre précédente, Wheel of Fortune and Fantasy, à la Berlinale, où il a obtenu le grand prix du jury. C’est la deuxième fois qu’il présente un film en compétition à Cannes après Asako I & II en 2018. "Drive my Car est de très loin le budget le plus important dont j’ai bénéficié à ce jour, explique-t-il...
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Les Voleurs de chevaux
Les Voleurs de chevaux (2019), la critique de B.G
  Comme les garçons-vachers qui convoyaient leurs troupeaux dans les vastes plaines nord-américaines encore peu habitées, l’immensité des steppes du Kazakhstan, bordées de montagnes qu’on croirait infranchissables, sont lentement traversées par de paisibles éleveurs de chevaux, plus tellement nomades mais toujours pas tout à fait sédentarisés. L’histoire se passe à la fin du siècle dernier, quelques temps après la chute du bloc soviétique qui a si profondément ébranlé la société kazakhe mais, tout comme le lieu, l’époque, le genre – western, eastern –, elle est intemporelle et universelle. Elle nous est contée à hauteur d’enfant : celle d’Olzhas, 12 ans, qui vit avec sa famille dans les steppes kazakhes...
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Berlin Alexanderplatz
Berlin Alexanderplatz (2020), la critique de B.G
À ce stade, il doit y avoir toute une génération de réalisateurs influencés par les facéties éclairées d'un certain Nicolas Winding Refn, car Berlin Alexanderplatz, un des titres du programme de plus en plus fastidieux de la compétition internationale du 70e Berlin, pourrait facilement être confondu avec une incursion soudaine du Danois sur le territoire du cinéma de langue allemande. La seule différence est que dans le cas de cette adaptation par Burhan Qurbani du roman écrit en 1929 par Alfred Döblin, déjà porté à l'écran dans un film mémorable par Fassbinder, le sérieux l’emporte largement sur le trashy, et pas de Ryan Gosling en vue...
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De bas étage
De bas étage (2020), la critique de B.G
Cannes 2021 – Quinzaine des réalisateurs Un homme amoureux Yassine Qnia est venu au cinéma"grâce à des ateliers mis en place par l’Office municipal de la jeunesse d’Aubervilliers (l’Omja). Ce sont des ateliers sans prétention qui consistent à initier les jeunes de la ville aux métiers du cinéma en leur faisant réaliser un court métrage. C’est un dispositif intéressant puisque le plus méritant d’entre nous se voyait offrir une scolarité à l’École de création audiovisuelle (Eicar) grâce au partenariat entretenu avec l’Omja. Malheureusement, je n’aipas pu aller jusqu’au bout, ne pouvant abandonner mon travail de géomètre-topographe qui était et qui reste ma principale activité professionnelle...
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Tom Medina
Tom Medina (2020), la critique de B.G
  Ceux qui connaissent Tony Gatlif vont le retrouver tout entier dans ce Tom Medina qui signe son retour au cinéma après Djam en 2017. Ceux qui le découvriront à travers son 17e long métrage auront toutes les clés pour partir à la rencontre des 16 précédents. Le choix de la marge ou en tout cas le refus des sentiers balisés. La soif de liberté comme valeur essentielle. L’importance capitale des rencontres. L’importance encore plus grande de l’amitié, de la confiance. Le rejet viscéral de l’injustice. Et puis la Camargue sauvage et mystique, les chevaux qui galopent, le soleil qui réchauffe les os et le cœur, le vent qui vivifie et qui balaie toutes les petitesses...
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