Accueil » Les critiques de films proposées par les membres

Toutes vos critiques :

Benedetta
Benedetta (2017), la critique de B.G
Cannes 2021 - Sélection officielle Prenez garde à la sainte putain  Benedetta est le 17e long métrage du cinéaste néerlandais Paul Verhoeven, depuis Qu’est-ce que je vois ? (1971), mais seulement le deuxième, après Elle en 2016 en compétition à Cannes, où le réalisateur de RoboCop (1978), Total Recall (1990) et Starship Troopers (1997) avait montré en ouverture avec Basic Instinct, en 1992. Il y retrouve l’actrice belge Virginie Efira, déjà à l’affiche de son film précédent, dans le rôle de Benedetta Carlini, pensionnaire du couvent des Théatines de la ville toscane de Pescia au XVIIe siècle. L’historienne américaine Judith C. Brown a relaté ses mœurs dissolues dans Sœur Benedetta, entre sainte et lesbienne (éd...
(Lire la suite)
Black Widow
Black Widow (2019), la critique de B.G
    Traquée par les services secrets en tant que membre rebelle des Avengers, Natasha Romanoff, alias Black Widow, est mise sur la piste du général Dreykov, l'influent officier russe qui l'a autrefois entraînée à devenir tueuse d'élite. La justicière experte en arts martiaux n'a dès lors qu'une idée en tête: détruire la Chambre rouge, où Dreykov forme ses nouvelles veuves noires en les rendant, grâce à un extrait spécial de phéromones, totalement soumises à ses volontés...
(Lire la suite)
La Saveur des coings
La Saveur des coings (2020), la critique de B.G
  On n’a pas oublié l’excellent Toni Erdmann (2016), de Maren Ade, portrait d’une cadre supérieure allemande exilée pour le business à Bucarest, qui voyait sa vie tourneboulée par l’irruption de son père fantasque et baba cool, tout l’opposé de sa fille brillante et efficace. La Saveur des coings pourrait être son pendant balkanique, tout aussi original et attachant. Quand Vassili, artiste septuagénaire réfugié dans un village loin de tout, a la douleur de perdre brutalement sa chère épouse Ivanka, il ne voit pas forcément d’un bon œil l’arrivée du fils prodigue, publicitaire à Sofia...
(Lire la suite)
Annette
Annette (2019), la critique de B.G
Cannes 2021 : Compétition - Film d'ouverture Voix de fête Cinéaste rare au propre comme au figuré, Leos Carax, fils de la critique américaine Joan Dupont, s’est fait connaître au milieu des années 1980 avec un premier film perçu comme un véritable manifeste artistique, Boy Meets Girl, présenté à Cannes dans la section Perspectives du cinéma français où il a obtenu le prix de la jeunesse en 1984. Il y est revenu en compétition avec Pola X (1999) puis Holy Motors (2012) qui lui a valu un nouveau prix de la jeunesse… à l’âge de 51 ans. Une performance qui résume bien la spécificité de ce créateur atypique auquel Mauvais sang a valu deux prix au Festival de Berlin en 1987 et à qui l’on doit également Les amants du Pont-Neuf (1991)...
(Lire la suite)
Irmã
Irmã (2020), la critique de B.G
  Un astéroïde va entrer en collision avec la Terre. La mère d'Ana et Julia souffre d'une maladie en phase terminale. Elle demande à ses filles de retrouver leur père, dans la campagne du Rio Grande do Sul. Les filles quittent leur ville, Porto Alegre, et se lancent dans le voyage — Julia, la plus jeune, n'a qu'une idée superficielle de ce que ce voyage signifiera, tandis qu'Ana est certaine que leur vie ne sera plus jamais la même. Avec une atmosphère de fin du monde, Ana et Julia commencent à confondre la réalité externe et leurs propres réalités internes et, en chemin, rencontrent des fantasmes, des super pouvoirs, des fantômes et des dinosaures...
(Lire la suite)
Rétrospective Maurice Pialat - Cycle 1
Rétrospective Maurice Pialat - Cycle 1, la critique de B.G
Maurice Pialat demeure, encore aujourd’hui, le cinéaste qui a, et de loin, le plus influencé  les générations de cinéastes et de comédien.ne.s français.e.s qui l’ont suivi. Nombreux.ses le considèrent comme le plus grand réalisateur français post-Nouvelle Vague. Étonnamment, aucun de ses films n’avait jamais bénéficié d’une ressortie en salle. La restauration de ses 10 longs-métrages au cours de la dernière décennie permet enfin de proposer sur grand écran une rétrospective intégrale. Celle-ci sera lancée au Festival La Rochelle Cinéma du 25 juin au 4 juillet. Puis un premier cycle de 5 films sortira au cinéma le 7 juillet, suivi d’un second cycle de 4 films le 4 août...
(Lire la suite)
De l'or pour les chiens
De l'or pour les chiens (2020), la critique de B.G
  La première scène assez torride, située sur une plage du Sud-Ouest, nous montre la jeune Esther faire l’amour de tout son corps et de toute son âme avec un garçon qu’on devine plus vieux qu’elle. On pourrait en déduire hâtivement qu’Esther, du haut de ses 17 ans, est déjà parfaitement libérée et sûre d’elle-même mais, comme l’explique avec une grande lucidité la réalisatrice, elle fait partie de cette génération qui, biberonnée à internet et aux clichés pornographiques, croit tout savoir de la sexualité sans rien savoir de l’amour...
(Lire la suite)
Cruella
Cruella (2019), la critique de B.G
Londres, au milieu des années 1960. Deux gamins des rues, Rupert et Horace, admettent dans leur réseau de vol à la tire l'orpheline Estella. Dix ans plus tard, celle-ci est devenue une redoutable chapardeuse. Mais la jeune femme, née avec une chevelure mi-blanche, mi-noire, a toujours été une styliste dans l'âme. Son génie créateur est du reste remarqué par la Baronne, une célèbre et influente couturière, qui l'engage comme apprentie, puis comme assistante. Mais en découvrant que sa nouvelle patronne a jadis provoqué la mort de sa mère, en lâchant sur elle ses trois féroces dalmatiens, Estella entreprend de se venger...
(Lire la suite)
Gagarine
Gagarine (2019), la critique de B.G
  Si le soleil avait rendez-vous avec la lune, ce serait dans les yeux de Youri, au cœur de la monumentale barre d’immeuble qui constitue son seul univers : l’emblématique cité Gagarine, née en 1963, à l’âge d’or de la ceinture rouge, quand le communisme aspirait à construire un monde solidaire meilleur. Tout alors y était flambant neuf, offrait des commodités inégalées dans les mémoires populaires. Pensez-donc : l’eau courante, l’électricité, le confort moderne ! L’ascenseur social promettait de fonctionner à plein, à l’instar de celui de chaque immeuble. Le premier homme à avoir volé dans l’espace, le fameux Youri Gagarine, en véritable star, venait inaugurer en grande pompe les bâtiments baptisés de son nom...
(Lire la suite)
Rétrospective Roberto Rossellini - Une vie de cinémas
Rétrospective Roberto Rossellini - Une vie de cinémas, la critique de B.G
Pilier du néoréalisme, Roberto Rossellini dont la vie et l’œuvre embrassent le cours tumultueux du XX e siècle, est l’homme qui, par un sens sans faille de l’actualité historique, fi t basculer le cinéma dans une nouvelle ère. Sorti du désastre de la Seconde Guerre mondiale, le cinéma de Rossellini ne cessera d’interroger ses retombées traumatiques et ses apories morales sur l’autre moitié d’un siècle désaffecté. Il est rejoint dans cette quête par l’actrice Ingrid Bergman, qui plaque du jour au lendemain sa carrière hollywoodienne pour entamer avec lui un parcours artistique et amoureux inédit...
(Lire la suite)
Teddy
Teddy (2019), la critique de B.G
Teddy, c’est qui ? D’abord c’est une dégaine, un peu nonchalante, un peu goguenarde, du genre à ricaner pendant la Marseillaise un 14 Juillet ; ensuite c’est une bouille, presque ronde, encore juvénile, cheveux ras, regard en biais caché derrière des cul de bouteilles modèle Sécurité Sociale 1974, un sourire narquois aux lèvres. Une silhouette à peine sortie de l’adolescence, pas tout à fait dégrossie, et qui n’a pas encore trouvé le chemin de l'âge adulte.Teddy, pourtant, n’est plus un enfant. A 19 ans, l’école n’est déjà plus qu’un lointain souvenir...
(Lire la suite)
Soul
Soul (2020), la critique de B.G
  Pixar a l'habitude de nous offrir des films d'animation bouleversants, des œuvres qui nous habitent longtemps après notre visionnement. Encore une fois, avec Soul, le studio de Disney a atteint son objectif. Le long métrage nous propose une aventure extraordinaire vers l'infini et plus loin encore. Cette fois, il s'attaque à nouveau à un sujet extrêmement profond, soit le sens de la vie. On suit le personnage de Joe, un professeur de musique dans une école primaire qui rêve de devenir un grand musicien de jazz. Alors qu'on lui offre une opportunité incroyable d'enfin prouver son talent, il tombe dans un trou d'égout et se retrouve dans le coma. Aux portes de l'au-delà, Joe refuse d'abandonner le combat...
(Lire la suite)
Alain Tanner Rétrospective
Alain Tanner Rétrospective, la critique de B.G
Alain Tanner - Éloge de la fuite - DANS LA VILLE BLANCHE 1h48 (1982),visa d'exploitation : 56952 - CHARES MORT OU VIF 1h33 (1969),visa d'exploitation : 36261 - LE RETOUR D'AFRIQUE 1h45 (1973),visa d'exploitation : 40488 Versions restaurées 4K
(Lire la suite)
Présidents
Présidents (2020), la critique de B.G
Cette comédie jubilatoire et poétique deviendra-t-elle un film d’anticipation politique ?Anticipation de quelques mois puisque nous sommes à la fin de l’année 2021, alors que les radios annoncent l’écroulement de la cote de popularité de notre jupiter national à quelques mois de l’élection présidentielle, tandis que celle d’un autre ancien président, François, retiré de la vie politique dans la campagne limousine, connaît une sacrée embellie...
(Lire la suite)
Midnight Traveler
Midnight Traveler (2019), la critique de B.G
Teddy, c’est qui ? D’abord c’est une dégaine, un peu nonchalante, un peu goguenarde, du genre à ricaner pendant la Marseillaise un 14 Juillet ; ensuite c’est une bouille, presque ronde, encore juvénile, cheveux ras, regard en biais caché derrrière des cul de bouteilles modèle Sécurité Sociale 1974, un sourire narquois aux lèvres. Une silhouette à peine sortie de l’adolescence, pas tout à fait dégrossie, et qui n’a pas encore trouvé le chemin de lâge adulte.Teddy, pourtant, n’est plus un enfant. A 19 ans, l’école n’est déjà plus qu’un lointain souvenir...
(Lire la suite)
Midnight Traveler
Midnight Traveler (2019), la critique de B.G
« Ma famille a été chassée de sa terre natale avec la violence d’une tempête qui dépouille un arbre de ses feuilles. En tant que père, j’ai intégré une pression permanente, celle de devoir la protéger de toutes les potentielles menaces. Mais en tant que cinéaste, ces errements et ces épreuves m’intéressent, car ils font de nous les sujets du film. J’ai voulu en tirer un film réaliste, qui implique le spectateur, dans lequel je suis tantôt père, tantôt époux, tantôt réalisateur, et parfois les trois en même temps. » Hassan FaziliC’est un journal filmé qui mêle au récit intime le tumulte du monde. Un journal filmé passionnant, incroyablement vivant, tour à tour drôle et bouleversant, qui nous fait passer par toutes les émotions...
(Lire la suite)
The Last Hillbilly
The Last Hillbilly (2020), la critique de B.G
  « Tout le monde sait que nous sommes ignorants, pauvres, violents, racistes, consanguins. Tout ça est vrai. Que nous sommes responsables de l’élection de Trump et tout ce merdier. Selon les infos, en tout cas. » Brian Ritchie, protagoniste principal du filmHillbilly – en France, on disait plutôt redneck –, c’est ainsi que l’on nomme le prolétaire blanc déclassé des états du Sud et du centre des États Unis, frappé de plein fouet par la désindustrialisation. Il est devenu dans les années 1970, au lendemain de la guerre du Vietnam, entre autres avec le mythique Delivrance de John Boorman, une figure importante et récurrente du cinéma américain...
(Lire la suite)
Minari
Minari (2020), la critique de B.G
  Précisons-le tout de go : Minari de Lee Isaac Chung est un film absolument américain, quand bien même sa langue majoritaire est le coréen. Preuve supplémentaire de l’incroyable melting-pot états unien. Le récit, semi-autobiographique, est délicieusement construit autour du double du réalisateur à l’âge de 7 ans… David est un gamin facétieux, dont le regard espiègle observe goulument et tâche de décrypter le monde des adultes, qui bien sûr se résume essentiellement à celui de ses parents.L’action se déroule en Arkansas, où la petite famille sud-coréenne déboule sur un coup de tête du paternel, bien décidé à tenter sa chance après avoir échoué à se faire une bonne vie en Californie...
(Lire la suite)
Le Discours
Le Discours (2019), la critique de B.G
  Le réalisateur du Petit Nicolas et du Retour du héros, réussit à transposer avec intelligence et inventivité le roman de Fabcaro qui est un long monologue intérieur d'Adrien, coincé à un repas de famille et qui attend désespérément une réponse à son Sms de Sonia, sa fiancée qui a demandé une "pause". Pour ajouter au supplice de notre pauvre Adrien, son beau-frère lui demande de faire un discours pour leur mariage.Coincé à un repas de famille qui lui donne des envies de meurtre, Adrien attend que Sonia réponde à son SMS et mette fin à la « pause » qu’elle lui fait subir depuis un mois. Et voilà que Ludo son futur beau-frère, lui demande de faire un « petit » discours pour le mariage ! Adrien panique...
(Lire la suite)
17 Blocks
17 Blocks (2019), la critique de B.G
  Emmanuel Sanford-Durant est un jeune garçon de neuf ans. Il aime les mathématiques, la lecture, jouer au basket dans son quartier, enquiquiner son frère et sa sœur et aller rendre visite à son grand-père malade. Par contre, Emmanuel déteste par-dessus tout la drogue. Drogue que son grand frère, Smurf, vend dans son quartier et drogue que sa mère s’envoie dans le nez depuis toujours. Du père, on apprendra juste qu’il a été abattu un jour dans la rue.C’est en 1999 que le cinéaste Davy Rothbart fait la connaissance d’Emmanuel et de son grand frère, Smurf, à l’occasion d’un match de basket improvisé dans le quartier sud-est de Washington D.C. Après cette rencontre qui scellera leur amitié, Davy se met à filmer leur quotidien...
(Lire la suite)