Accueil » Les critiques de films proposées par les membres

Toutes vos critiques :

Light of My Life
Light of My Life (2019), la critique de B.G
C’est un bien étrange déconfinement que vit Rag, onze ans aux prunes, sous l’aile protectrice de son paternel. À la fois rescapés et fugitifs, ils avancent, sans but bien défini, et campent, seuls, le plus souvent dans une tente au plus profond des bois. À l’occasion, ils squattent les maisons abandonnées ou les granges délabrées croisées en chemin, en quête de moyens de subsistance et se protégeant coûte que coûte d’un environnement hostile – le plus grand danger pouvant venir des humains de passage...
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La Rétrospective Ozu en couleurs
La Rétrospective Ozu en couleurs, la critique de B.G
 - FLEURS D'ÉQUINOXE (1958),- BONJOUR (1959),- HERBES FLOTTANTES (1959),- FIN D'AUTOMNE (1960),- DERNIER CAPRICE (1961),- LE GOÛT DU SAKÉ (1962),
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Guendalina
Guendalina (1956), la critique de B.G
La saison se termine dans la station balnéaire de Viareggio et la jeune Guendalina, fille d’un couple de bourgeois, voit se prolonger indéfiniment ses vacances en compagnie de sa mère : ses parents sont au bord de la séparation et le retour à Milan a été reporté. Sans grande conviction et surtout pour dissiper son ennui, Guendalina flirte avec Oberdan, un jeune homme d’origine sociale modeste…« Lattuada a réussi le portrait de sa jeune fille. Il est tracé d’une main légère. De charmants détails l’enrichissent de scène en scène...
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Jodorowsky's Dune
Jodorowsky's Dune (2013), la critique de B.G
Toutes les œuvres littéraires sont difficiles à adapter, mais certaines plus que d'autres. Le roman de science-fiction Dune de Frank Herbert a représenté pour Jodorowsky ce que le Don Quichotte de Cervantes a été pour Terry Gilliam : la possibilité d'un chef-d'œuvre du 7ème art. Les deux projets ont avorté : le Quichotte en plein tournage et Dune dans sa phase de préparation. Cette fertile période de préparation (pendant laquelle Jodorowsky Toutes les oeuvres littéraires sont difficiles à adapter, mais certaines plus que d'autres. Le roman de science-fiction Dune de Frank Herbert a représenté pour Jodorowsky ce que le Don Quichotte de Cervantes a été pour Terry Gilliam : la possibilité d'une chef d'oeuvre du 7ème art...
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L'Infirmière
L'Infirmière (2019), la critique de B.G
  Étrange infirmière, troublante, trouble, à l’image d’un film qui a tôt fait de nous entraîner dans ses secrets et ses méandres. Kōji Fukada prend plaisir à déconstruire la narration, à jouer avec le spectateur comme un chat avec une souris. C’est tricoté de petites choses faussement anodines… Il faut donc s’accrocher au fil du récit, ne pas le lâcher comme au grimper de corde… Mais pas d’inquiétude, au moment où l’on se sent un peu perdu, une main vous sera tendue...
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Silent Voice
Silent Voice (2016), la critique de B.G
Au Japon, le handicap physique ou mental est un objet de honte, une source de ­problèmes. Déconsidérées, exclues, voire rejetées, les personnes « anormales » sont souvent regardées comme des citoyens de seconde zone, un fardeau pour leurs proches et pour la société. En arrivant dans son ­nouveau collège, Shōko en fait l’expérience. Sourde et muette, la jeune fille devient la tête de Turc d’un groupe d’élèves, emmenés par le populaire Shōya. Plus bête que méchant, le petit caïd multiplie les brimades et sape toutes les tentatives de la nouvelle venue pour s’intégrer. Shōko finit par changer d’établissement, mais, considéré dès lors comme odieux, son persécuteur est mis au ban par les autres élèves...
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Greenland - le dernier refuge
Greenland - le dernier refuge (2019), la critique de B.G
John Garrity est architecte et vit à Atlanta en instance de séparation avec son épouse. Leur fils d’une dizaine d’années est leur seul point d’entente. Un beau jour John reçoit un message  du gouvernement sur son portable de se rendre à la base militaire toute proche avec sa famille pour être évacué et mis en sécurité dans un endroit secret. Un astéroïde énorme dont les débris déjà touchent la Terre va s’écraser et provoquer un cataclysme sans précédent sur celle-ci d’ici 15 heures… Énième film catastrophe mâtiné de science-fiction sur un sujet déjà abordé maintes fois au cinéma (La Guerre des mondes, San Andreas, Geostorm …)...
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Chongqing Blues
Chongqing Blues (2010), la critique de B.G
Un opus inédit du réalisateur chinois Wang Xiaoshuai, réalisateur des pépites Beijing Bicycle et So long my son, qui nous arrive dix ans après sa présentation cannoise en 2010. Projeté en compétition, il avait reçu un accueil chaleureux, avant de disparaître inexplicablement des radars…Chongqing blues raconte, sous la forme d’une « enquête », l’histoire d’une fêlure, celle vécue par un marin qui a laissé derrière lui femme et enfant, avant d’apprendre la mort de celui-ci. C’est en parallèle l’immersion dans l’une des villes principales de l’intérieur de la Chine, point de départ pour la visite des trois gorges. À Chongqing, « Capitale du brouillard » de la province du Sichuan, il est rare de voir le soleil...
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So Long, my Son
So Long, my Son (2018), la critique de B.G
Décidément, le cinéma chinois indépendant n’a pas fini de nous épater. Après Les Eternels de Jia Zhangke et An Elephant Sitting Still de Hu Bo cette année, voilà – à nouveau et dans un registre encore différent – une grande fresque passionnante qui vient démontrer à quel point les cinéastes chinois savent articuler à merveille les petites histoires avec la grande. Incontestablement, on sent dans ce cinéma un désir très fort de raconter à hauteur humaine une histoire trop longtemps muselée par le régime, le besoin de tracer une ligne entre leur passé et le présent afin de s’approprier une mémoire et de comprendre ce qui les a menés jusqu’ici...
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Eva en août
Eva en août (2019), la critique de B.G
Il y a quelques années, la capitale espagnole se réveillait déserte pendant l’été : le pouvoir d’achat de ses habitants leur permettait de fuir la chaleur extrême et de passer un mois à la plage, à la montagne ou à l’étranger. À présent, ce n'est plus le cas. Ceci a changé et chaque été, de plus en plus de gens restent chez eux, car l’économie du pays ne permet plus ces petits luxes du passé, pas même une escapade dans le village où vit la famille...
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White Riot
White Riot (2019), la critique de B.G
White riot, c’est d’abord une chanson, un tube incendiaire sur trois accords, un hymne punk sorti en 1977 sur le premier album d’un des plus grands groupes de rock anglais de tous les temps : The Clash. Emmené par son leader charismatique, chanteur et guitariste Joe Strummer, le groupe fait souffler un vent de rébellion sur la Grande-Bretagne de l’époque. À travers des paroles contestataires, qui évoquent les classes sociales et les communautés, il incite la jeunesse à se rebeller pour une vraie cause. « Vous plierez vous aux ordres ou prendrez-vous le dessus ? Allez vous reculer ou irez-vous de l’avant ? » Le ton est donné, car l’heure est grave...
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The King of Staten Island
The King of Staten Island (2019), la critique de B.G
Il semblerait que le développement de Scott ait largement été freiné depuis le décès de son père pompier, quand il avait sept ans. Il en a aujourd’hui vingt-quatre et entretient des rêves peu réalistes... Alors que sa jeune sœur Claire part étudier à l’université, Scott vit toujours au crochet de sa mère, Margie, et passe le plus clair de son temps à fumer de l’herbe, à traîner avec ses potes et à sortir en cachette. Mais quand sa mère commence à fréquenter Ray, un pompier volubile, Scott va voir sa vie chamboulée et ses angoisses exacerbées. L’adolescent attardé va enfin devoir faire face à ses responsabilités et au deuil de son père...
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The Climb
The Climb (2019), la critique de B.G
FESTIVAL DE CANNES 2019 : UN CERTAIN REGARD  Amis pour la vie L’Américain Michael Angelo Covino a bâti sa réputation de réalisateur sur une série de courts métrages salués dans les festivals : One Night Stand (2007), The Liberation of Teddy Wendin (2008), Surprise Surprise (2010) et The Climb (2018), présenté à Sundance, la matrice à partir de laquelle il a  développé son premier long homonyme autour de l’amitié au long cours  de deux hommes. Simultanément, il est apparu comme interprète dans  plusieurs films, dont les courts  Lightning Man: The Allen Glukowski Story  (2012) de Sam Kretchmar, qu’il a coécrit, ainsi que son long Keep in Touch (2015), primé à plusieurs reprises, Climbing Mt...
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Le Sel des larmes
Le Sel des larmes (2019), la critique de B.G
Dans son style caractéristique, romanesque, dépouillé et suggestif, Philippe Garrel entrecroise la découverte des différentes facettes de l’amour et les relations filiales. Peu importent les tendances, la dramatisation des récits, la frénésie d’un monde moderne multicolore : le cinéaste français Philippe Garrel continue à tracer inlassablement son sillon d’artiste puriste en noir et blanc et à affiner son étude psychologique légèrement distanciée des sentiments humains les plus simples et les plus existentialistes, au point que l’ensemble de son œuvre constituera sans nul doute à terme un grand roman cinématographique...
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Tijuana Bible
Tijuana Bible (2018), la critique de B.G
Dans le paysage du cinéma français, Jean-Charles Hue est totalement à part, et on serait bien en mal de le comparer à quiconque. On l’a découvert avec un film choc et irréductiblement singulier, La BM du Seigneur (disponible en Vidéo en Poche), immersion dans une famille yéniche, ces voyageurs souvent sédentarisés dans le Nord de la France. La particularité du film (et du cinéma de Hue en général) : construire un récit de fiction en collaboration avec des protagonistes bien réels qui racontaient, à travers embrouilles de familles à la vie à la mort et petits casses ratés, le destin fracassé du peuple gitan en marge de nos sociétés formatées...
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Madre
Madre (2019), la critique de B.G
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La Voix du succès
La Voix du succès (2019), la critique de B.G
Covid-19 oblige les blockbusters américains qui nourrissent également le cinéma français et les entrées en salles, se fait rare pour ne pas dire inexistant, attendant que cette interminable crise sanitaire passe son chemin et que ce vilain virus soit envoyé dans les limbes. Aussi ne boudons pas notre plaisir pour cette grosse production musicale tout de même et ses numéros musicaux époustouflants. La Voix du succès propose un sujet — la musique et le vedettariat — qui compte déjà sur son lot de classiques, de Presque célèbre à Une étoile est née...
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La Dernière vie de Simon
La Dernière vie de Simon (2018), la critique de B.G
Il y a de quoi être blasé – euphémisme – quand on pense à tous les super-pouvoirs qu’on a vu s’incarner sur grand écran, gonflés aux anabolisants des effets spéciaux mitraillés par les blockbusters. Le cinéma français, lui, s’est heureusement fait une discrète spécialité d’aborder ce genre super-héroïque par le versant d’un réalisme modeste à l’image du très réussiVincent n’a pas d’écailles de Thomas Salvador (Grand Prix du Fifib 2014 !). C'est cette piste qu'a choisi de suivre Léo Karmann pour cette Dernière vie de Simon qui est son premier long métrage.Simon a un don très particulier : il peut se transformer en d’autres personnes, il suffit pour cela qu'il les touche ne serait-ce que brièvement...
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Abou Leila
Abou Leila (2019), la critique de B.G
SEMAINE DE LA CRITIQUE 2019  Aux origines de la violence “Ma génération a besoin d’évoquer la période du terrorisme en Algérie, dans les années 1990. Mais je voulais m’éloigner de la simple chronique sociale et politique pour mieux parler des fondements de la violence et avoir un point de vue à la fois plus humain et artistique. Cela me permet surtout d’aborder le vrai sujet qui m’intéresse : comment réussir à  surpasser un contexte violent quand on est émotionnellement fragile.” Amin Sidi-Boumédiène  commence par écrire un court métrage alors centré sur la fin d’Abou Leila telle qu’elle se présente  désormais. Quatre ans plus tard naît une première version du scénario introduisant le  personnage de Lofti et le road-trip du début...
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Été 85
Été 85 (2020), la critique de B.G
Il y a du Rimbaud dans la bouille d’Alexis, pardon, Alex, il préfère. Il n’aime pas son prénom...
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