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Toutes vos critiques :

Les Recrues
Les Recrues (1962), la critique de B.G
Les recrues, réalisé en 1962 et dévoilé au Festival du film de Venise, est sa première oeuvre, adaptée d’un sujet de Pasolini.En effet, Pasolini lui même écrit l’histoire originale qu’il souhaite finalement délaisser pour se consacrer à son prochain long métrage, Mama Roma. Il demande alors à Bernardo Bertolucci d’en écrire le scénario dont le producteur Antonio Cervi, impressionné par le succès d’Accattone, en avait acquis les droits, dans l’espoir que Pasolini le réalise.Bertolucci entame alors le scénario du film avec Sergio Citti (proche collaborateur de Pasolini) dont il se voit confier la réalisation par Antonio Cervi.C’est ainsi qu’à l’âge de 21 ans, Bernardo Bertolucci est le plus jeune réalisateur de l’histoire du cinéma italien...
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"Peu m’importe si l’histoire nous considère comme des Barbares"
"Peu m’importe si l’histoire nous considère comme des Barbares" (2018), la critique de B.G
Mariana Marin, metteuse en scène de théâtre, travaille d'arrache-pied sur une reconstitution compliquée du massacre d'Odessa, survenu en 1941. À l'époque, le chef de l'armée roumaine, Ion Antonescu, a ordonné l'exécution de milliers de civils juifs en représailles à une attaque surprise portée contre ses soldats. Mariana voudrait filmer au centre de Bucarest. Mais les difficultés s'accumulent quand ses acteurs amateurs et les représentants de la ville se divisent sur les faits et leur représentation. Peu m'importe si l'histoire nous considère comme des barbares déjoue les catégories de fiction et de documentaire...
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Ralph 2.0
Ralph 2.0 (2017), la critique de B.G
Les Mondes de Ralph a connu un tel succès en 2012 que Walt Disney Animation Studios a décidé de faire ce qu'elle n'avait pas fait depuis très longtemps avec l'une de ses productions : créer une suite. Évidemment, une telle entreprise est risquée et, bien que nous ayons aujourd'hui beaucoup d'exemples du contraire, quand on retouche à un succès, on craint toujours de pâlir son souvenir. Heureusement, Ralph Breaks the Internet n'atténuera pas l'étoile de Wreck-It Ralph, bien au contraire. Si ce deuxième opus a un effet sur la franchise, ce ne sera que de la rendre encore plus mémorable.Ce nouveau film mise sur l'humour avant tout...
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Vice
Vice (2018), la critique de B.G
Dick Cheney : il y a des chances que ce nom ne vous dise pas grand chose, notamment aux plus jeunes d’entre vous… Et pourtant durant quelques années, de 2001 à 2006, Richard Bruce Cheney fut probablement l’homme le plus puissant de la planète. 2001, c’est évidemment le 11 septembre, cet attentat qui a sidéré l’Amérique non seulement par le nombre impressionnant de ses victimes (près de 3000 morts) mais aussi par la symbolique de son mode opératoire (plusieurs avions étaient capables de frapper simultanément le pouvoir économique et militaire du pays le plus puissant du monde). Le 11 septembre 2001, le nouveau président inexpérimenté, G.W Bush, n’est que depuis quelques mois au pouvoir...
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Alita : Battle Angel
Alita : Battle Angel (2018), la critique de B.G
Adaptation cinématographique à la fois tant attendu et redouté par les fans du manga de Yukito Kishiro, « Gunnm », Alita : Battle Angel arrive enfin sur nos écrans, après une longue gestation. Projet de longue date initié par James Cameron, le réalisateur a préféré confié la réalisation de cette adaptation au cinéaste Robert Rodriguez, réalisateur ayant déjà opéré dans l’adaptation comic book avec le respecté Sin City (2005)...
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The Hate U Give - La haine qu'on donne
The Hate U Give - La haine qu'on donne (2018), la critique de B.G
« The Hate U Give Little Infants Fucks Everybody. » Cette phrase, rendue célèbre par le rappeur Tupac sous l’acronyme « THUG LIFE », est maintes fois répétée dans le roman The Hate U Give d’Angie Thomas. Cet ouvrage, qui figure depuis 2017 dans le palmarès du New York Times des livres les plus populaires, offre un portrait saisissant, accessible et rigoureux de la brutalité policière et du racisme systémique aux États-Unis. Adapter une œuvre d’une telle densité au cinéma aurait pu s’avérer fort périlleux. Or, malgré l’effet d’engorgement qui menace au départ d’altérer le réalisme de l’œuvre, le réalisateur George Tillman Jr...
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My Beautiful Boy
My Beautiful Boy (2018), la critique de B.G
Nic Sheff (Timothée Chalamet) a tout pour être heureux: un père, David (Steve Carell), et une belle-mère (Maura Tierney) aimants et attentifs, une mère (Amy Ryan) qu’il voit pendant les vacances, un environnement stimulant. Il se met à essayer différentes drogues et, lorsqu'il arrive à la méthamphétamine (crystal meth), la sensation qu’il éprouve est celle d’enfin «voir le monde en Technicolor». David est dépassé par une situation qu’il ne comprend pas. Ce père journaliste utilise alors ses réflexes professionnels. Il cherche, creuse, fouille, interroge un médecin (Timothy Hutton) qui lui explique en quoi le crystal meth est la pire des drogues, et quels sont ses effets à long terme sur le cerveau...
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Dragons 3 : le monde caché
Dragons 3 : le monde caché (2017), la critique de B.G
Maintenant, chef et dirigeant de l'île de Beurk aux côtés d'Astrid, Harold y a fondé une utopie de dragons, totalement chaotique. Lorsque la soudaine apparition d'une femelle Furie Éclair coïncide avec le moment où le village affronte la menace la plus sombre de son histoire, Harold et Krokmou doivent quitter l'endroit où ils ont toujours vécu et se rendre dans un monde caché connu comme étant un mythe. Lorsque se révèlent leurs véritables destinées, le dragon et son cavalier se battront ensemble jusqu'aux confins de la Terre, afin de protéger tout ce qu'ils ont de précieux.C’est un sentiment assez paradoxal qui nous emporte lorsque l’on découvre le troisième opus de la trilogie à succès Dragons...
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Eric Clapton : Life in 12 Bars
Eric Clapton : Life in 12 Bars (2017), la critique de B.G
Bienvenus dans le monde du blues ! En langage musical, une « bar » est une mesure et une « 12 bars blues », la grille d’accords la plus emblématique de ce genre musical. À travers la musique et la voix d’Eric Clapton, le Dieu de la guitare (en référence aux fameux graffitis éparpillés dans Londres, titrant Clapton is God), nous saisissons à quel point l’approche du guitariste sur son métier était révolutionnaire. Eric Clapton est un des premiers à « démocratiser » le blues, chez les populations blanches occidentales notamment. Cet excellent « rockumentaire », composé d’images inédites – aussi bien vidéo que photo – issues de la collection personnelle de Clapton, nous livre pour la première fois l’ensemble de sa vie...
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Une intime conviction
Une intime conviction (2018), la critique de B.G
« La Justice ? C’est cette erreur millénaire qui veut qu’on ait attribué à une administration le nom d’une vertu » disait le grand avocat toulousain Alain Furbury. Et c’est tout à fait de cela dont il est question ici. Si le film s’appuie sur une affaire véritable, que le jeune réalisateur a suivie au plus près des années durant, il brode autour de la réalité une fiction tout en suspens, aux rebondissements narratifs captivants, qui se dévore comme un thriller palpitant. On en ressortira avec plus d’interrogations que de réponses, comme c'est souvent le cas au terme d'un procès… Des multiples rebondissements sur la disparition de Susanne Viguier, le 27 février 2000, on a l’impression d’avoir tout lu, vu ou entendu...
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Rétrospective en trois films : Michael Cacoyannis, l'âme grecque
Rétrospective en trois films : Michael Cacoyannis, l'âme grecque, la critique de B.G
Rétrospective Michael Cocoyannis en 3 films avec la sublime Ellie Lambeti – Le réveil du dimanche– La fille en noir– Fin de crédit
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Si Beale Street pouvait parler
Si Beale Street pouvait parler (2017), la critique de B.G
Il n’y a pas que les humains qui parlent, il y a aussi les rues comme le dit le titre. Et puis les images. Celles de ce Harlem des années 70 sont d’une beauté limpide. Tout autant que l’est le noir lumineux des yeux de la jeune Tish qui expriment tant d’amour, tant de confiance quand elle les plonge dans ceux de Fonny. Ces deux-là se connaissent depuis leurs plus tendres années. Lorsqu'au sortir de l’enfance ils se déclarent leur flamme, elle n’est que le prolongement d’une grande complicité harmonieuse. C’est une relation sans l’ombre d’un doute qui se vit-là, pleine d’espoir : celui de l’avenir radieux promis à ceux qui vont de l’avant, courageux devant l’adversité, les obstacles. Ils sont si beaux à voir qu’on s’attache instantanément à eux...
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Minuscule – Les Mandibules du Bout du Monde
Minuscule – Les Mandibules du Bout du Monde (2018), la critique de B.G
Quand tombent les premières neiges dans la vallée, il est urgent de préparer ses réserves pour l’hiver. Hélas, durant l’opération, une petite coccinelle se retrouve piégée dans un carton… à destination des Caraïbes ! Une seule solution : reformer l’équipe de choc ! La coccinelle, la fourmi et l’araignée reprennent du service. Nouveau monde, nouvelles rencontres, nouveaux dangers… Les secours arriveront-ils à temps ? Le premier film, Minuscule – La Vallée des fourmis perdues, est sorti dans plus de 50 pays, et a rassemblé près de 5 millions d’entrées au total. Salué par la critique, il s’est vu décerné le César du Meilleur film d’animation en 2015...
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La Mule
La Mule (2018), la critique de B.G
Si, en apparence du moins, Eastwood s’éloigne de ses derniers sujets qui retraçaient le parcours de ces héros du quotidien dont l’Amérique a le secret, La Mule revient pourtant une fois encore sur l’itinéraire véridique d’un vétéran – en même temps, aux USA, combien d’homme ou de femme n’ont pas participé à une guerre ? – mais cette fois en version plutôt anti-héros.Parce qu’à plus de 80 ans, Earl Stone, horticulteur reconnu par ses pairs, est aux abois. Il a pourtant encore fière allure. Earl est ce que l’on pourrait appeler un beau vieux...
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Les Estivants
Les Estivants (2018), la critique de B.G
Il y aurait presque de la rumba dans l’air, si ce dernier n’était pas si pesant cet été-là. Dans la grandiloquente maison de maître qui surplombe la côte d’Azur, sous le soleil exactement, quelque chose semble soudain moins futile, plus pesant. Pourtant ce sont les mêmes membres de la même famille très élargie qui se retrouvent-là comme chaque année. Rituel tout aussi rassurant qu’un brin angoissant, qui fige le temps aussi bien que les rides. Les voilà tous pris au piège de la cage dorée des souvenirs...
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Mon père
Mon père (2017), la critique de B.G
Mon père est une véritable découverte, brute et colorée. Le titre français, si classique, ne lui rend pas vraiment justice. Mais il est vrai que le titre original, littéralement « Retable », serait resté nébuleux et peu évocateur pour un public non péruvien. Ici, dans les campagnes reculées des Andes, l’artisanat du retable, que notre regard occidental considérerait tout au plus comme un art populaire naïf, est une véritable institution ancestrale. Les meilleurs maîtres artisans sont vénérés comme de véritables artistes, dépositaires d’un savoir faire qui se transmet de père en fils. À quatorze ans, la vie de Secundo est bariolée comme ces figurines que façonne et peint son père au doux regard, Noé...
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Comme elle vient
Comme elle vient (2018), la critique de B.G
Le Divan du Monde, ça vous parle ? Le livre ? Le film ? Il a été projeté à l'Utopia d'Avignon en 2016 qui a  accueilli en grande pompe le plus iconoclaste des psychiatres du circuit : Georges Federmann, qui tenait le rôle principal de ce documentaire audacieux qui se déroulait dans son cabinet. Georges nous avait alors prévenu, il y aurait une suite, le titre était déjà là : Comme elle vient, qui n’est pas sans rappeler la chanson de Noir Désir. Petite piqûre de rappel. Strasbourgeois, citoyen psychiatre en libéral depuis trente ans, Georges Federmann a consacré son activité professionnelle à favoriser l’intégration digne et durable des étrangers en situation irrégulière, notamment ceux victimes d’un traumatisme psychique à la suite d’un conflit...
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Doubles vies
Doubles vies (2018), la critique de B.G
On vit une époque redoutable. Hier encore, le cinéma se fabriquait pour la salle, la critique s'exprimait dans la presse et le temps, c’est certain, s’écoulait avec beaucoup moins de frénésie. Aujourd'hui, ce sont des géants du numérique qui font le cinéma (voir Scorsese et les frères Coen faire la promo de Netflix, ça nous fend bien le cœur), tout le monde et n’importe qui peut donner son expertise à grand coup de blogs, de tweets ou de publications sur un mur virtuel...
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Ulysse et Mona
Ulysse et Mona (2018), la critique de B.G
En quelques films, l’intrigant Sébastien Betbeder a su imposer un univers singulier, fait de personnages décalés, solitaires parfois un peu inadaptés au flux continu de nos mondes trop pressés. Un zeste de Tati pour les fulgurances dans l’absurde, un soupçon de Jarmusch pour une sorte de poésie désenchantée...
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Un grand voyage vers la nuit
Un grand voyage vers la nuit (2017), la critique de B.G
CANNES 2018: UN CERTAIN REGARD La huitième génération Le regretté Pierre Rissient, ange gardien de longue date du cinéma asiatique, a soutenu personnellement la sélection cannoise du réalisateur et poète Bi Gan, premier représentant de la huitième génération du cinéma chinois à être invité au Festival de Cannes à 28 ans. Auteur du court métrage Soutra du diamant (2012) et du long Kaili Blues (2015), prix du meilleur réalisateur émergent à Locarno et Montgolfière d’or au Festival des Trois continents, il s’attache dans Un grand voyage vers la nuit au retour dans une ville qu’il a quittée depuis des lustres d’un homme qui y retrouve une femme mystérieuse avec laquelle il a passé un été inoubliable 20 ans plus tôt...
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