Accueil » Les critiques de films proposées par les membres

Toutes vos critiques :

Zona Franca
Zona Franca (2016), la critique de B.G
Le Nouveau Monde Zona Franca, vitrine touristique quelque peu décatie, est le plus grand centre commercial de Patagonie, dans la province chilienne du détroit de Magellan.C’est d’abord par la splendeur des paysages que Georgi Lazarevski nous fait découvrir ce pan de Nouveau Monde longtemps inconquis. Mais les cadrages disent autre chose que la beauté – peut-être l’angoisse d’y vivre isolé comme Gaspar, chercheur d’or qui peine à joindre les deux bouts.Le récit entremêle la vie de ce piquiñero, celle de Patricia, vigile de Zona Franca coincée dans sa guérite, et celle d’Edgardo, routier politiquement actif...
(Lire la suite)
L'Indomptée
L'Indomptée (2016), la critique de B.G
Les fantômes de la Villa Axèle est photographe, Camille, écrivain. Elles partent pour un an en résidence à la Villa Médicis à Rome. Camille est accompagnée de son mari, l’écrivain réputé, Marc Landré. Alors qu’une étrange rivalité s’installe entre eux, Camille se lie à Axèle. Mais qui est vraiment Axèle ? Une artiste complète, sans concession, qui se confond avec son œuvre ? Ou le fantôme des lieux ? De cette année à la Villa Médicis, où les corps et les esprits se libéreront, personne ne sortira indemne...L’imagination est le moteur de toute l’histoire, qui passe lentement mais inexorablement de la réalité au rêve jusqu'à devenir un cauchemar...
(Lire la suite)
Corniche Kennedy
Corniche Kennedy (2015), la critique de B.G
Un balcon sur la mer Corniche Kennedy. Dans le bleu de la Méditerranée, au pied des luxueuses villas, les minots de Marseille défient les lois de la gravité. Marco, Mehdi, Franck, Mélissa, Hamza, Mamaa, Julie : filles et garçons plongent, s’envolent, prennent des risques pour vivre plus fort. Suzanne les dévore des yeux depuis sa villa chic. Leurs corps libres, leurs excès. Elle veut en être, elle va en être. Dans un élan insoupçonné, elle plonge avec eux. Les jeunes de la corniche ne sont autres que ces exclus du système scolaire, marginalisés socialement qui, faute de pouvoir se propulser dans l’avenir, errent dans un espace vertical entre le promontoire et la mer...
(Lire la suite)
Les Confessions
Les Confessions (2015), la critique de B.G
Todo modo Dans ce thriller économico-religion par Andò, l’acteur napolitain joue entouré d’une troupe internationale d’excellence : Daniel Auteuil, Connie Nielsen, Pierfrancesco Favino et Marie-Josée Croze. Dieu ne joue pas aux dés. Mais les banquiers, oui. C’est peut-être pour cela que le moine de l’ordre des Chartreux Roberto Salus (ce qui signifie notamment salut en latin) a été invité en secret à une réunion du G8, avec une rock star et une auteure de best-sellers pour enfants...
(Lire la suite)
Sac la mort
Sac la mort (2016), la critique de B.G
Cafres (1) À la Réunion, Patrice pleure son frère qui a été tué. Sa mère veut que ce meurtre ne reste pas impuni. Elle demande à Patrice de tuer l'assassin. Une décision qu'il n'arrive pas à prendre. Ses amis lui disent de laisser la justice faire son travail. Sa sœur le met également devant ses responsabilités concernant la perte de leur maison. Il est allé en métropole, n'a rien fait là-bas, est revenu au pays et a commencé à boire. Un scénario qui porte à l’écran l’histoire de Patrice et de ses amis, des cafres (1)  (descendants d’esclaves africains) interprétés par des acteurs principalement non-professionnels, dont le réel du quotidien se mêle à la trame fictionnelle...
(Lire la suite)
Loving
Loving (2016), la critique de B.G
La vraie, belle, formidable réussite de Jeff Nichols, c'est d'avoir su restituer l'humanité, la simplicité, le refus catégorique de tout héroïsme de la part de Mildred et Richard Loving, amoureux, amants puis mari et femme, dont la petite histoire se retrouve au cœur d'un de ces tourbillons vertigineux qui façonnent l'Histoire. Pas qu'ils refusent le combat, ils ont si peu à y perdre, mais dans le tumulte qu'ils provoquent, ils se mettent volontairement en retrait, avec humilité et dignité. Et le film, d'une classe folle, tout aussi humble et digne, adopte leur regard et leur distance, les magnifie sans en faire des icônes, accompagne leur lutte sans jamais verser dans l'hagiographie, souligne l'émotion sans sombrer dans le pathos...
(Lire la suite)
Yourself and Yours
Yourself and Yours (2016), la critique de B.G
Smoking / No Smoking Youngsoo, un peintre, s'inquiète de l'état de santé de sa mère. Il apprend que sa petite amie Minjung est sortie boire avec un autre homme. Furieux, Youngsoo se dispute avec sa future épouse. Déçue par le comportement de Youngsoo qui préfère croire les rumeurs, Minjung veut faire une pause dans leur relation et quitte l'appartement. Youngsoo, regrettant les mots durs qu'il a pu dire à sa compagne, part à sa recherche. Pendant ce temps, des femmes qui ressemblent étrangement à Minjung, enchaînent les soirées alcoolisées et les rencontres sans lendemain dans les bars de Séoul.Hong Sang-soo revient après Un jour avec, un jour sans avec l'esthétique et l'économie de production qui le caractérisent...
(Lire la suite)
Le Divan de Staline
Le Divan de Staline (2015), la critique de B.G
Perversion narcissique Soit un énorme palais décadent orné d'inquiétantes gargouilles, perdu au fond de bois profonds en Géorgie, le genre d'antre fait sur mesure pour un ogre solitaire et pas gentil du tout comme on en croise dans les contes qui font peur aux enfants et frissonner même ceux qui les racontent. Staline s'est isolé pour quelques jours avec son étrange et belle maîtresse Lidia Semionova. Elle lui lit Pouchkine, il écoute la Callas chantant l'aria de Lady Macbeth qui « convoque les pouvoirs du mal pour l'ambition de son mari : Callas a dans sa voix la folie des rêves et la terreur des visions »… Il fume la pipe dans son fauteuil, il a l'air cruel d'un gros matou perfide qui semble s'amuser de la crainte qu'il inspire...
(Lire la suite)
La Femme qui est partie
La Femme qui est partie (2016), la critique de B.G
Les âmes perdues Lav Diaz est un cinéaste philippin en activité depuis presque quinze ans, auteur complet – pour La Femme qui est partie, il est scénariste, réalisateur, chef opérateur et monteur ! – d'une dizaine de films, qui jouissent d’une solide réputation (souvent acquise dans les plus prestigieux festivals), qui sont encensés par une critique quasi-unanime mais qui restent presque totalement méconnus du public. En tout cas en France...
(Lire la suite)
Lego Batman, le film
Lego Batman, le film (2016), la critique de B.G
"Iron Man_est_naze" Portés par les 469,2 millions $ engrangés par Le film La Grande aventure de Lego en 2014, les studios Warner ont décidé de capitaliser sur Batman avec Lego Batman le film, puisqu'ils possèdent les droits d'adaptation de ce personnage de DC Comics (Ben Affleck est son interprète actuel dans les films en prises de vues réelles).En conservant l'esprit irrévérencieux du premier long métrage, les cinq scénaristes (Seth Grahame-Smith, Chris McKenna, Erik Sommers, Jared Stern et John Whittington) ont fait du bel ouvrage. S'inspirant visiblement de Deadpool (qui n'a pas fini de faire des émules) tout en respectant une volonté de plaire aux enfants, le générique d'ouverture annonce immédiatement la couleur...
(Lire la suite)
Le Concours
Le Concours (2015), la critique de B.G
La Fémis Le concours d’entrée de la Fémis, Grande Ecole de cinéma, filmé pour la première fois. A travers ce documentaire, Claire Simon questionne le rapport entre les générations et le difficile parcours de sélection qu'organisent nos sociétés contemporaines.Les grandes grilles de la Fémis s'ouvrent et le flot des candidats pénètre dans le berceau, le "saint des saints" du 7e art en France. Les formalités administratives accomplies, voilà notre petite foule rassemblée dans un grand amphithéâtre pour l'analyse d'un extrait de Shokuzai de Kiyoshi Kurosawa : "vous avez trois heures". Additionnée à l'évaluation de leur dossier d'enquête, cette épreuve génère un premier écrémage...
(Lire la suite)
Un paese di Calabre
Un paese di Calabre (2015), la critique de B.G
Città Futura C'est une bouffée d'espoir, un souffle d'optimisme qui nous arrivent de Calabre, cette pointe de la botte italienne, pas touristique pour une lire, contrairement à la Sicile toute proche. Plus précisément d'un petit village à l'intérieur des terres, Riace. Un village frappé, comme beaucoup d'autres dans le coin, par un exode rural qui ne date pas d'hier, dans cette région agricole et pauvre qui fut longtemps une très importante terre d'émigration, grossissant une diaspora calabraise particulièrement nombreuse en France, mais surtout aux Etats Unis – au point que les Calabrais sont plus nombreux hors d'Italie que dans leur région d'origine...
(Lire la suite)
American Honey
American Honey (2015), la critique de B.G
CANNES 2016 - COMPÉTITION - PRIX DU JURY En compagnie des loups Lauréate d’un Oscar pour son court métrage Wasp en 2005, la réalisatrice Andrea Arnold a obtenu le prix du jury à Cannes pou Red Road en 2006 et Fish Tank en 2009. Membre du jury en 2012, elle revient en compétition avec son premier film tourné aux États-Unis, bien que de nationalité britannique, et soutenu par le comédien Shia LaBeouf qui figure parmi ses interprètes. Une nouvelle venue, Sasha Lane, tient le rôle principal d’American Honey, celui d’une adolescente fugueuse qui se retrouve à faire du porte-à-porte avec une équipe de représentants de commerce et découvre à leur contact le monde des adultes...
(Lire la suite)
Fleur de tonnerre
Fleur de tonnerre (2016), la critique de B.G
Ankou En ce temps-là, le début du XIXe siècle, partout en Bretagne, dans les forêts et les landes, sur les dunes fouettées par les vents de l'Atlantique, courent les légendes les plus extravagantes. Le soir, dans les fermes, on évoque inlassablement les manigances des êtres surnaturels qu'on sait responsables de la misère et des maux qui frappent sans relâche.De tous, l'Ankou, le serviteur de la mort qui récolte les trépassés à bord de sa charrette grinçante, est le plus craint. Terrorisée autant que fascinée par cette légende, la petite Hélène Jegado, fille de pauvres fermiers, se persuade qu'elle est l'incarnation de l'Ankou...
(Lire la suite)
Compte tes blessures
Compte tes blessures (2015), la critique de B.G
Père et fils Au premier plan la relation compliquée entre un père et un fils. En toile de fond la scène musicale alternative. Pas facile mine de rien de réaliser un premier long métrage avec cette double focale. Pas facile de mêler la sensibilité intimiste et l'énergie brute. Morgan Simon, à la fois scénariste et réalisateur, s'en sort haut la main, bien épaulé par une distribution sans faille. Kevin Azaïs est formidable, récompensé d'ailleurs dans plusieurs festivals pour ce rôle, Mona Chokri est comme toujours impeccable, et on découvre un étonnant comédien anglo-saxon, Nathan Wilcoks. D'une sincérité évidente, le film est extrêmement touchant, toujours sur le fil du rasoir sans jamais tomber dans le mièvre ni dans la surenchère émotionnelle...
(Lire la suite)
Au prix du sang
Au prix du sang (2011), la critique de B.G
Un jeune journaliste, longtemps rejeté par son propre père maintenant à l'article de la mort, doit enquêter sur un ancien ami de son père, candidat à la canonisation.Au fur et à mesure qu'il prend connaissance de la relation compliquée entre les deux hommes depuis l'enfance, et à travers les horreurs de la guerre civile espagnole, il découvre un drame poignant, fait de passion, de trahison, d'amour et de religion.Le récit que raconte ce film d'action se déroule pendant l'une des périodes les plus meurtrières de l'histoire, et permet à notre époque de découvrir le rôle irremplaçable du pardon.Au prix du sang a déjà bénéficié d’une sortie en 2011 mais n’a pas eu le succès escompté...
(Lire la suite)
Et les mistrals gagnants
Et les mistrals gagnants (2016), la critique de B.G
Mistral gagnant « Te raconter enfin qu'il faut aimer la vie et l'aimer même si le temps est assassin et emporte avec lui les rires des enfants et les mistrals gagnants » Paroles de la chanson de RenaudLe film d'Anne-Dauphine Julliand nous fait rencontrer cinq enfants : Ambre, Camille, Charles, Imad et Tugdual. Ils ont entre six et neuf ans, ils nous prennent par la main, nous entraînent dans leur monde et nous font partager leurs jeux, leurs joies, leurs rires, leurs rêves. Ils vivent dans l'instant. Avec humour et surtout l'énergie optimiste de leur âge, ils mènent un combat contre des maladies très graves et/ou évolutives...
(Lire la suite)
Jackie
Jackie (2016), la critique de B.G
Un mois à peine après le formidable Neruda (toujours à l'affiche  courez le voir si ce n'est pas déjà fait), un nouveau film de Pablo Larraín, un nouveau regard décalé et passionnant sur un personnage célèbre, une figure cette fois tellement médiatique qu'elle pourrait détourner du film le spectateur légitimement méfiant : il aurait tort, il se priverait d'un grand moment de cinéma brillant et suprêmement intelligent.Jackie nous fait vivre l'assassinat de John Fitzgerald Kennedy, le 22 novembre 1963 à Dallas, et les quelques jours qui suivront, du point de vue de la rescapée abasourdie, de la veuve immédiatement transformée en icône planétaire...
(Lire la suite)
Live by Night
Live by Night (2015), la critique de B.G
Public enemies Vétéran de la Première Guerre mondiale, Joe Coughlin devient criminel dans l'Amérique de la prohibition. Il tombe sous le charme de la vénéneuse Emma Gould et se trouve pris dans la guerre entre les mafias italienne et irlandaise. Après une série de braquages de banque et accusé d'un meurtre qu'il n'a pas commis, Joe finit en prison, au grand désespoir de son père, Thomas, un policier avec de forts principes moraux. Libéré, Joe n'a pas d'autre choix que d'accepter la proposition du parrain Maso Pescatore, qui l'envoie à Tampa en Floride, pour faire de la contrebande d'alcool. Sur place, il tombe amoureux de Graciella Suarez et veut monter un casino...
(Lire la suite)
Harmonium
Harmonium (2016), la critique de B.G
CANNES 2016 - UN CERTAIN REGARD Famille, je vous hais ! Dans une discrète banlieue japonaise, Toshio et sa femme Akié mènent une vie en apparence paisible avec leur fille. Un matin, un ancien ami de Toshio se présente à son atelier, après une décennie en prison. À la surprise d'Akié, Toshio lui offre emploi et logis. Peu à peu, ce dernier s’immisce dans la vie familiale, apprend l'harmonium à la fillette, et se rapproche doucement d’Akié...
(Lire la suite)


Retour Haut de page