Accueil » Les critiques de films proposées par les membres

Toutes vos critiques :

America
America (2017), la critique de B.G
Comment les Américains en sont-ils arrivés à élire Donald Trump président des Etats-Unis ? Si «America» n'est pas une étude sociologique ou politique sur le sujet, il offre une clé d'analyse en donnant la parole aux Américains déclassés de l'Arizona, fermiers, anciens vétérans, employés qui ont le sentiment de vivre dans une Amérique au bord du précipice, loin de l'élite des stars et des politiciens que représente la candidate démocrate Hillary Clinton. Claus Drexel ne juge ni les propos ni les hommes et les femmes qui se succèdent devant sa caméra mais le constat est glaçant...
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Madame Hyde
Madame Hyde (2016), la critique de B.G
SPÉCIAL LOCARNO L’acteur-réalisateur Serge Bozon, dans son rôle de metteur en scène, connaît bien le Festival de Locarno, où il a présenté un de ses premiers films, le surprenant Mods (2002). Il revient cette année avec son petit dernier, Madame Hyde, le portrait souvent surréaliste d’une enseignante qui croit encore au pouvoir de l’éducation, en dépit de tout.Madame Géquil (incarnée par une Isabelle Huppert comme toujours extraordinaire, élégante, merveilleusement ambiguë), avec son nom qui est déjà tout un programme, est une prof de physique à la fois excentrique et timide, au bord du “nervous breakdown” : ni ses collègues ni les étudiants ne la respectent, au contraire, sa présence en classe et au lycée en général semble déranger les autres...
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Kings
Kings (2016), la critique de B.G
On se souvient du très joli et très primé Mustang, le premier film de la réalisatrice franco-turque Deniz Gamze Ergüven. Si Kings est très différent, il y a malgré tout un réel cousinage. On retrouve la même vitalité des personnages, une fougue du récit, une thématique qui résonne comme une urgence vitale. La cinéaste adopte le point de vue des laissés pour compte : celui des jeunes filles turques dans l’un, celui des minorités ethniques américaines dans l’autre. Et si dans Kings on a parfois l’impression de nager en plein délire, le plus délirant, justement, est que rien n’y est inventé…À commencer par le personnage principal, la pétillante Millie… Difficile d’imaginer plus pêchue qu’elle...
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Une femme heureuse
Une femme heureuse (2017), la critique de B.G
C’est une femme au foyer comme tant d’autres, qui se maquille et s’examine avec attention dans le miroir avant d’attraper son sac à main, qui chaque matin regarde son mari partir au travail avant d’aller elle-même emmener ses très jeunes enfants à l’école, puis faire les course à l’hypermarché, rentrer à la maison, se lancer dans un brin de ménage et éclaircir le chaos de jouets laissé dans son sillage par sa progéniture à l’intérieur et dans le jardin du pavillon de grande banlieue londonienne où elle habite. C’est une femme aimée à la va-vite par son homme qui n’est pas un mauvais bougre, mais qui ne prête pas (ou plus) attention aux désirs de sa compagne...
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Le Bel Antonio
Le Bel Antonio (1960), la critique de B.G
Tourné en 1959, Le Bel Antonio est le dixième film et sans doute le chef-d'œuvre du mésestimé Mauro Bolognini. Un film qu'il a co-écrit entre autres avec Pier Paolo Pasolini, scénariste à l'époque et complice de Bolognini sur plusieurs films. Un Pasolini qui jugea le film « extraordinaire », estimant qu'il « révèle un réalisateur de premier ordre »… Beaux compliments de la part d'un futur grand cinéaste !Après avoir vécu un certain temps à Rome, où il s'est essayé sans grand succès à la carrière diplomatique, le bel Antonio Magnano revient dans sa ville natale de Catane, en Sicile...
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L'Amour est plus froid que la mort
L'Amour est plus froid que la mort (1969), la critique de B.G
L’Amour est plus froid que la mort est le premier film de R.W. Fassbinder. Il explore, à la manière des films noirs américains, les relations conflictuelles d’un triangle amoureux fondé sur une hypothétique confiance. Hanna Schygulla, lumineuse, incarne à la perfection la femme fatale, icône indispensable au genre représenté.
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Mektoub, my love: canto uno
Mektoub, my love: canto uno (2017), la critique de B.G
C’est un incroyable torrent visuel que nous offre Abdellatif Kechiche, un film baigné de soleil et de sensualité, une ode à la vie, à l’amour sans entraves, aux corps libérés.On est au cœur de l’été 1994, dans le Sud, plus précisément à Sète, cité portuaire et populaire chère au réalisateur. En cet été caniculaire, tout le monde écoute Supertramp, et tout le monde ne pense qu’à danser ou aller à la plage. Amin, qui poursuit sans trop de conviction ses études à Paris tout en écrivant occasionnellement des scénarios pour le cinéma, est revenu voir sa famille qui tient un restaurant tunisien/asiatique. Ce matin-là il chemine à vélo pour rendre une visite surprise à son amie Ophélie...
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The Disaster Artist
The Disaster Artist (2015), la critique de B.G
Voilà que nous arrive – encore – un film sur la Foi. Ce Mystère obscur, insondable, qui fait tomber les murs, déplacer les montagnes, trouver un sens à sa vie. Nous sommes à l'orée des années 2000. Dans un coin paumé des États-Unis d'Amérique, à l'occasion d'un obscur cours de théâtre amateur, l'exubérant Tommy Wiseau, qui se rêve en acteur de génie, rencontre Greg Sestero, bellâtre introverti aux ambitions plus modestes mais auquel il a vite fait de monter le bourrichon : pour eux deux, ce sera Hollywood ou rien...
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Ni juge, ni soumise
Ni juge, ni soumise (2017), la critique de B.G
Après avoir défrayé la chronique et agité les petits écrans pendant 25 ans, voilà que la formule Strip-tease part à l’attaque des grands pour nous offrir un film décapant et hilarant ! S'il s’agissait d’un scénario écrit d’avance, servi sur un plateau par des acteurs, on pourrait rire à gorge déployée, confortablement, sans se poser trop de questions. Mais là, certes on se bidonne, mais souvent le rire se fait grinçant, jaune. On est rendu une fois de plus à ce point fascinant où la réalité détrône la fiction d’un coup sec...
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L'héroïque lande, la frontière brûle
L'héroïque lande, la frontière brûle (2017), la critique de B.G
« Film primitif et épique, L’Héroïque Lande raconte comment cette ville naissante, en pleine croissance, où vivaient près de 7 800 personnes, sera détruite à 50% en février 2016. Comment les 4 000 migrants expulsés de la zone Sud, tenteront ensuite de renaître de leurs cendres dans la zone Nord. Avant que l’État ne décide d’anéantir l’ensemble du territoire en octobre 2016 et de disperser ses quelques 11 000 habitants, aux quatre coins de la France. » Voilà comment Nicolas Klotz et Élisabeth Perceval présentent leur projet à propos de la dite « Jungle » de Calais, dont le titre et ce qu’il tente de recueillir, dit assez l’ambition. D’ampleur, on la mesure, si véritable mesure de ceci il est possible de partager...
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Les Destinées d'Asher
Les Destinées d'Asher (2017), la critique de B.G
Le jeune Asher, ses claquettes aux pieds, est à la recherche de sa place dans le monde, mais son chemin pour la trouver ne ressemble à aucun autre. L'émotion au cinéma surgit souvent parce qu'il y a surprise, quelque chose d'insoupçonnable qui fait effraction, quelque chose qui peut être beau et inquiétant à la fois. En cela, il n'y a pas un cinéma réactionnaire et un cinéma moderne, il y a juste un cinéma du programme et un cinéma de la surprise. Quand Asher prend la parole, c'est toujours par effraction, une rupture qui interrompt le cours de l'histoire. Alors que son sujet est universel, Les Destinées d'Asher n'est que surprise. Et la plus belle surprise est celle de Asher Lax...
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Rainer Werner Fassbinder - Rétrospective Partie 2
Rainer Werner Fassbinder - Rétrospective Partie 2, la critique de B.G
Au cinéma le 2 mai 2018 en versions restaurées inéditesen parallèle de la rétrospective à la Cinémathèque française du 11 avril au 16 mai 2018 « Si un événement me brûle les doigts, je le traite, je cherche en moi où je suisdans l’histoire de mon pays, pourquoi je suis allemand.» R.W. FASSBINDER De son premier court-métrage réalisé en 1966 à sa mort prématurée en 1982, Rainer Werner Fassbinder a réalisé plus de 40 films pour le cinéma et pour la télévision, brossant au fil de son oeuvre un tableau extraordinairement riche et complexe de l’Allemagne au XXe siècle. Les longs-métrages proposés dans la seconde partie de cette rétrospective attestent du génie de l’auteur, tout en montrant sa cohérence et sa diversité mêlées...
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L'Île aux chiens
L'Île aux chiens (2017), la critique de B.G
NB: Le film tourné en scope sera finalement projeté en FLAT avec une bande noire conséquente en bas de l'écran pour permettre une lecture visible des nombreux sous-titres, également en VF où il y a également quelques sous-titres L'Île aux chiens est une merveille qui prouve, après le déjà formidableFantastic Mr Fox (mais L'Île aux chiensest plus adulte), que Wes Anderson est un maître du cinéma d'animation : ce moyen d'expression particulier est un terrain idéal pour son invention débordante, sa fantaisie tendre, sa poésie loufoque, sa philosophie candide...
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Les Garçons sauvages
Les Garçons sauvages (2016), la critique de B.G
Début du XXe siècle. Cinq garçons de bonne famille se comportent comme des sauvages et commettent d’odieux crimes. Afin de les discipliner, un capitaine les reprend en main le temps d’une croisière à bord d’un voilier. Les garçons sauvages accostent alors sur une île mystérieuse qui semble leur avoir jeté un sort étrange...Tourné à La Réunion, Les Garçons sauvages, premier long métrage de Bertrand Mandico, conjugue histoires fantastiques, histoires de genre et de sexualité à déconditionner. Un bijou queer en noir et blanc et en couleur à mi-chemin entre Orange mécanique de Kubrick et Goto, île d’amour de Walerian Borowczyk.
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La Mort de Staline
La Mort de Staline (2016), la critique de B.G
Dur de passer du Jeune Karl Marx, programmé l'année dernière, à La Mort de Staline. De l'aimable philosophie à l'abominable barbarie. Et comment s'y prendre avec un client qui affichait au compteur, au moment de son dernier souffle, la bagatelle de 5 millions d'exécutions, plus 5 millions d'individus envoyés, avec des fortunes diverses, au goulag, sans oublier les 9 millions de petits propriétaires paysans emportés par la famine suite aux réquisitions. Comment s'y prendre si ce n'est par la farce ? L'inimaginable en effet dans cette histoire est que cette Mort de Staline hilariously british, loin de toute désolation funèbre ou de toute compassion, relève plus du Dr Folamour de Kubrick, avec son cow-boy chevauchant sa bombe atomique, que de la tragédie funèbre...
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Lady Bird
Lady Bird (2017), la critique de B.G
Actrice, danseuse, scénariste, Greta Gerwig dévoile progressivement ses multiples talents et réalise un formidable premier film qui va casser la baraque. Les critiques américaines sont enthousiastes, les récompenses pleuvent, les premiers spectateurs outre-Atlantique sont emballés, le bouche à oreille est en marche… On vous attend ! Quand votre mère vous gonfle, ressasse toujours les mêmes rengaines, quoi faire d’autre que de sauter de la voiture en marche pour ne plus l’entendre ? C’est en tout cas ce que fait Christine ! Un brin radicale, la drôlesse (Saoirse Ronan, sincère, espiègle, bouleversante) et pourtant si touchante. À 17 ans, elle a l’âge de toutes les rêveries, de toutes les angoisses aussi. La peur de n’être rien, de ne rien devenir...
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Ready Player One
Ready Player One (2016), la critique de B.G
Un constat s’impose tout au long de ce film d’aventures de 140 minutes: on retrouve tant le Spielberg réalisateur, celui des «Indiana Jones», de «L’empire du soleil» et de «Rencontres du troisième type», que le Spielberg producteur, celui des «Retour vers le futur», des «Gremlins» et de toutes ses œuvres qui ont jalonné le cinéma américain. Résolument optimiste, et en cela digne héritier de Frank Capra, l’homme des «Dents de la mer» ressuscite le rêve américain dans ce qu’il a de plus accessible – l’espoir –, continuant ainsi de faire sienne la mythologie inventée par les fondateurs des grands studios il y a plus de 100 ans. Mais qu’on ne s’y trompe pas, «Player One» est intimement en phase avec l’époque actuelle...
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La Prière
La Prière (2016), la critique de B.G
C'est un endroit magique où l'air est pur, l'espace si profond qu'on n'en perçoit pas les limites : le regard se perd vers des sommets enneigés qui se fondent avec l'horizon. On devine qu'il est rude de vivre là, mais l'esprit et les sens semblent se dilater au contact d'une immensité qui modifie la perception qu'on a des autres, de soi-même et laisse un goût d'éternité.Vit là une petite communauté, créée il y a déjà longtemps par une religieuse hors normes, pour permettre à des âmes perdues de raccrocher avec l'humanité en trouvant refuge, réconfort et l'énergie nécessaire pour sortir de leur dépendance à toutes sortes de substances. Ceux qui viennent là on fait le choix de s'extraire de l'agitation, des sollicitations multiples de la ville...
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Razzia
Razzia (2016), la critique de B.G
Récapitulons : que savons-nous vraiment du Maroc aujourd'hui ? D'accord, il a obtenu son indépendance en 1956… Et puis 150 000 tonnes de dattes y sont consommées tous les ans, personne n'ira dire le contraire… Il y a les cornes de gazelle, le Zaalouk et la Pastilla aussi… Sans oublier les dunes de Merzouga et les cascades d'Ouzoud… Et la ville de Casablanca à laquelle on pense forcément parfois, parce que c'est le titre du classique de Michael Curtiz, avec Humphrey Bogart et Ingrid Bergman… « Mais tout ça, c'est de la surface, une vague culture générale, ça ne nourrit pas son homme »...
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Pacific Rim Uprising
Pacific Rim Uprising (2016), la critique de B.G
Il s’est écoulé 10 ans depuis la dernière déferlante des Kaiju sur Terre et la fermeture de la Brèche dans le Pacifique. Le Pan Pacific Defense Corps (PPDC) est devenu une force de défense planétaire. Jake Pentecost (John Boyega) traque les pièces de Jaeger pour les revendre sur le marché noir, lorsqu’il fait la connaissance d’Amara (Cailee Spaeny), une orpheline de la guerre contre les Kaiju et qui a construit son propre Jaeger. Arrêté, Jake n’a d’autre choix que de suivre ce que lui propose sa sœur adoptive Mako Mori (Rinko Kikuchi). En échange de l’abandon des charges qui pèsent contre lui, on s’attend à ce qu’il aide son ancien ami et désormais rival Nate Lambert (Scott Eastwood) à former les nouvelles recrues du CDPP...
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