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Toutes vos critiques :

Dark River
Dark River (2017), la critique de B.G
Sombre rivière… Le film nous plonge dans les tourbillons d'une vie qui malmène, dans le tumulte d'une histoire qui prend racine dans une terre passionnément aimée, dans la douleur, comme dans la jouissance. Rien n'est tiède ici et certainement pas les rapports entre Alice et Joe dont le père vient de mourir. Après bien des années d'errance, Alice revient dans la ferme de son enfance, trop tard pour un dernier adieu à celui qui a espéré son retour jusqu'à son dernier souffle. Elle retrouve la bâtisse sombre, inchangée, pleine des souvenirs de tout ce qu'elle a fui. Son frère, dont elle fut si profondément complice est là...
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Le Monde est à toi
Le Monde est à toi (2017), la critique de B.G
QUINZAINE DES RÉALISATEURS 2018 Rêves de glace Second long métrage de Romain Gavras après Notre jour viendra, Le monde est à toi réunit Karim Leklou, très présent à la Quinzaine des réalisateurs cette année, aux côtés de Isabelle Adjani, Vincent Cassel et Oulaya Amamra, repérée dans Divines de Houda Benyamina, mais aussi François Damiens et Philippe Katerine. Le scénario a été de nouveau écrit par le cinéaste et Karim Boukercha, rejoints par Noé Debré. L’histoire d’un petit dealer prêt enfin à se ranger des voitures pour devenir le distributeur exclusif de la marque Mister Freeze au Maghreb, mais dont les plans vont être sérieusement contrecarrés par l’addiction de sa mère aux jeux d’argent...
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John McEnroe, l'empire de la perfection
John McEnroe, l'empire de la perfection (2018), la critique de B.G
Mais qui sont ces trois drôles de types qui, sur les gradins du court central, ne suivent pas la balle du léger mouvement de va-et-vient cervical bien connu des amateurs de tennis ? Nous sommes aux Internationaux de Roland-Garros 1984 et l’assistance compte effectivement trois individus imperturbablement focalisés sur une unique moitié de terrain : celle occupée par John McEnroe, champion américain au sommet du tennis mondial du début des années 80. Emmenés par un certain Gil de Kermadec, ces trois bonshommes se sont mis en tête de filmer les moindres mouvements de McEnroe, d’étudier ses gestes sous tous les angles, d’en modéliser tant que possible l’excellence et d’en déceler – le cas échéant – les failles...
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3 jours à Quiberon
3 jours à Quiberon (2017), la critique de B.G
C'est le magnifique portrait d'une magnifique actrice, qui vit dans nos souvenirs grâce à ses rôles au cinéma bien sûr mais sans doute au-delà d'eux, par son charme hors du commun, par son regard insondable, par son sourire douloureux…Romy Schneider fut très longtemps, trop longtemps, en particulier en Allemagne et en Autriche, son pays d'origine, cantonnée à son rôle de Sissi, la princesse autrichienne adolescente dont les aventures un peu gnangnan ont émerveillé des millions de petits cœurs romantiques.Mais voilà, Romy est une femme libre, souffrant d'être étouffée par une mère qui veut contrôler sa carrière, et très jeune, après sa rencontre avec Alain Delon, elle fuit le bercail pour entamer une carrière internationale...
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Robert Enrico - Les Années 60
Robert Enrico - Les Années 60 (2018), la critique de B.G
Rétrospective des cinq longs métrages réalisés par Robert Enrico au cours des années 60.- La Belle Vie (1962) : son 1er long métrage, présenté à la Mostra de Venise et Prix Jean Vigo en 1964, sorti très tardivement et confidentiellement à cause de la censure militaire qui l’a frappé.- Les Grandes Gueules (1965) : son « western forestier » avec Bourvil, Lino Ventura, Michel Constantin, Jean-Claude Rolland, Marie Dubois.- Les Aventuriers (1966) : l’un de ses « classiques » (avec Le vieux fusil), avec le trio Alain Delon, Lino Ventura et Joanna Shimkus, et qui vient de faire l’objet d’une toute nouvelle restauration 4K présentée à la Cinémathèque Française dans le cadre du Festival « Toute la mémoire du monde », le 7 mars dernier...
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Roulette chinoise
Roulette chinoise (1975), la critique de B.G
Autour d’une enfant handicapée et de sa famille, Fassbinder dresse le portrait d’une société allemande en pleine perdition. L’absence d’amour et de dévotion des parents, face à l’infirmité du personnage principal, n’est ici que prétexte pour excuser leur existence morose et sans avenir. Roulette chinoise est une œuvre âpre et cynique d’une effrayante justesse.
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Rétrospective Yasujiro Ozu en 10 films
Rétrospective Yasujiro Ozu en 10 films (1955), la critique de B.G
Dix grands classiques du cinéaste nippon, en noir et blanc et en couleur, à retrouver sur grand écran dans leur nouvelle restauration !Avec ses 54 films tournés entre 1927 et 1962, l’œuvre du Japonais Yasujiro Ozu compte parmi les plus importantes du XXe siècle et témoigne d’une carrière magnifique dans laquelle les drames et tracas du quotidien japonais font office de paraboles universelles. Classiques instantanés, ses films n’ont de cesse de se transmettre de génération en génération avec la même ferveur et une émotion sans cesse renouvelée...
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Cinq et la peau
Cinq et la peau (1982), la critique de B.G
Cinq et la peau est le second film de Pierre Rissient, cinéphile pionnier et défricheur de grands auteurs comme Jerry Schatzberg, King Hu ou Lino Brocka. Le réalisateur y conjugue avec maestria et sensualité ses amours : le cinéma classique hollywoodien, le jazz, la poésie et Manille, faisant de ce film une véritable expérience de visionnage qui s’adresse autant à la sensibilité du spectateur qu’à son intelligence.Cinq et la peau frappe d’emblée par son parti pris formel puisque entièrement dépourvu de dialogue. À la place, une voix off accompagne les images, entraînant le spectateur dans l’univers intérieur du héros, Ivan, formidablement interprété par l’acteur Féodor Atkine (Pauline à la plage, Dans la cour)...
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Elena
Elena (2011), la critique de B.G
Deux films seulement ont suffit pour reconnaître en Andreï Zviaguintsev un des meilleurs cinéastes russes contemporains. Il quitte aujourd'hui l'univers contemplatif et intemporel de ses deux premières œuvres – Le Retour (Lion d'or à Venise en 2003) et Le Bannissement (2007) – pour plonger au cœur de la Russie la plus contemporaine. Cet Elena est un faux thriller, calme et sans à-coups, d'autant plus prenant que le tragique se diffuse doucement, tel un poison, dans les ramifications de la société...
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L'idiot !
L'idiot ! (2014), la critique de B.G
Si l'idiot de ce saisissant thriller social russe partage avec le prince Mychkine, le personnage de Dostoievski, une inextinguible générosité envers autrui qui le fait passer pour un crétin auprès de son prochain, sachez que le rapprochement s'arrête là. Le titre français affiche volontairement un point d'exclamation car il est plutôt une invective jetée régulièrement au visage de son héros par sa mère, sa femme, ses voisins, par presque tout le monde en fait… La traduction littérale du titre russe se rapprocherait plutôt de quelque chose comme « trop con »...
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Le Sacrifice
Le Sacrifice (1985), la critique de B.G
Sur l’île suédoise où il réside, Alexandre est au bord du chemin avec son jeune fils, Petit Garçon, qui vient d'être opéré des cordes vocales et ne peut parler. Tout en plantant un arbre mort, il lui raconte une légende japonaise : en arrosant régulièrement le pied de l'arbre et en y croyant, il reprendra vie. La saison du soleil de minuit approche sur cet endroit calme de l'île de Gotland où Alexandre, écrivain et ancien comédien, s'est retiré avec sa famille. Ce soir, Alexandre célèbre son anniversaire entouré de quelques proches ; Otto, le facteur philosophe qui fait souvent référence à Nietszche, Adélaïde, l'épouse, Marta, la fille aînée, Victor, l'ami, Julia la gouvernante. La famille semble traverser une grave crise...
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Ma fille
Ma fille (2017), la critique de B.G
Après Vierge sous serment, Laura Bispuri revient en compétition à Berlin avec un autre film aussi sensible qu'intelligent, sur une fillette entre deux mères. Le fait que l'Italienne Laura Bispuri ait concouru pour l'Ours d'or dès son premier long-métrage, le remarquable Vierge sous serment, et qu'elle ait de nouveau été invitée au Festival de Berlin cette année avec Ma fille est éloquent : en alliant à des scénarios remarquablement fins et précis une mise en scène d'une grande sensibilité dans la pudeur, elle propose un cinéma déjà très reconnaissable, très fort et éclatant de fraîcheur...
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Le Secret de Veronika Voss
Le Secret de Veronika Voss (1982), la critique de B.G
Si Maria Braun était une femme de tête qui, même prise dans la tempête de l’Histoire, savait rester maîtresse de son destin, Veronika Voss est, comme Lola la femme allemande, une victime cachée sous le masque de la femme fatale. Victime des hommes, de la bonne moralité et de l’hypocrisie de la société, de l’avidité de son entourage. Cette ancienne star de la UFA, icône du cinéma nazi, incarne un passé gênant pour l’Allemagne d’après-guerre, pleine de mauvaise conscience, mais préférant oublier ses vieux démons. Tournée en noir et blanc, cette œuvre crépusculaire est sûrement la plus mélancolique de son auteur.
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Pororoca, pas un jour ne passe
Pororoca, pas un jour ne passe (2017), la critique de B.G
« Le Pororoca est un phénomène de mascaret, avec des vagues pouvant atteindre les 4 mètres de haut, qui parcourt 800 km sur le fleuve Amazone et ses affluents. Son nom provient du dialecte Tupi-Guarani, signifiant “le grand rugissement” ou “ce qui détruit tout sur son passage avec grand fracas” ».Sachant cela, on peut se dire que c'est un drôle de titre pour un film roumain se déroulant à quelques dix mille kilomètres de l'embouchure de l'Amazone, dans un quartier sans histoire de Bucarest. Et pourtant il traduit à la fois l'intensité du drame qui va s'abattre sur la famille de Tudor et l'effet saisissant que le film va produire sur nous, spectateurs, plongés dans une atmosphère aussi oppressante que celle vécue par ses personnages...
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La Mauvaise réputation
La Mauvaise réputation (2017), la critique de B.G
S’il est une chose amère pour une adolescente, c’est bien de constater que le futur au sortir de l’enfance n’est pas aussi réjouissant qu’on l’avait fantasmé. Quelle déculottée de découvrir que les maîtres du royaume familial n’ont pas les pouvoirs qu’on leur attribuait, que les géniteurs souverains qu’on vénérait benoîtement ne sont en définitive que d’infimes rouages d’un engrenage oppressant, alimenté par la peur du qu’en-dira-t-on ! La belle Nisha en est là, prise en tenaille entre deux mondes, ballottée dans la tourmente de leurs contradictions, tiraillée entre deux modes de vie antagonistes...
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Alberto Giacometti, The Final Portrait
Alberto Giacometti, The Final Portrait (2017), la critique de B.G
À n’en point douter, c’est un ours, un monstre, un génie insupportable. Au premier regard il captive autant qu’il agace. « Cela fait 35 ans que je suis un imposteur, que je n’arrive pas à terminer la moindre œuvre ! », maugrée Alberto Giacometti, son éternelle clope au bec. C’est le premier trait d’un film qui nous livre l’artiste sans fard. Il ne cherche pas à ressembler à un de ces rituels biopics sirupeux, mais à croquer sur le vif un personnage haut en couleurs, au caractère d’autant plus tranché que l’arrière décor ne brosse que vaguement une époque à traits idéalisés et grossiers...
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Dogman
Dogman (2017), la critique de B.G
CANNES 2018: COMPÉTITION Le loup dans la bergerie Matteo Garrone a obtenu en 1996 le Sacher d’or, parrainé par Nanni Moretti, pour son court métrage Silhouette. Invité à Cannes pour y présenter L’embaumeur à la Quinzaine des réalisateurs en 2002, le cinéaste italien y obtient le grand prix du jury pour Gomorra en 2008, puis pour Reality en 2012, avant de présenter Le conte des contes en 2015. Inspiré d’une histoire vraie survenue en 1968, son nouveau film raconte comment un paisible toiletteur pour chiens (Marcello Fonte, vu  récemment dans L’intrusa) qui tombe sous la coupe d’un ami d’enfance devenu repris de justice et cocaïnomane (Edoardo Pesce, remarqué dans Cœurs purs)...
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Désobéissance
Désobéissance (2017), la critique de B.G
Tout comme Gloria et Une femme fantastique, les deux films précédents et de belle mémoire de Sebastián Lelio, Désobéissance reflète une humanité complexe, riche de ses contradictions, assoiffée de libre arbitre donc de transgression. Aucun personnage n’est laissé à l’abandon. L’œil de la caméra les débusque, attentif, au plus profond de leurs retranchements secrets. Il sait décrypter l’empathie sous un regard colérique, les plus infimes fêlures sous un sourire radieux, la fragilité qui fissure une chape d’assurance. Il dévide chaque histoire intime jusqu'à illustrer un propos universel, qui les dépasse toutes et nous touche en plein cœur...
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Jurassic World: Fallen Kingdom
Jurassic World: Fallen Kingdom (2017), la critique de B.G
Quatre années se sont écoulées depuis que le parc thématique et le centre touristique de luxe Jurassic World ont été détruits par des dinosaures hors de la zone de confinement. Isla Nublar est maintenant complètement désertée par les humains. Seuls, les dinosaures survivants y demeurent, livrés à eux-mêmes au cœur de la jungle. Lorsque le volcan inactif de l’île commence à rugir et à s’éveiller, Owen (Chris Pratt) et Claire (Bryce Dallas Howard) lancent une campagne pour sauver les derniers dinosaures du danger d’extinction. Owen veut absolument retrouver Blue, son raptor principal qui a disparu dans la jungle, et Claire qui a développé un profond respect pour ces créatures tient à se lancer elle aussi dans cette mission...
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L'Expérience Diagonale
L'Expérience Diagonale, la critique de B.G
L'Expérience Diagonale : reprise de 3 films des années 80 le 13 juin 2018Simone Barbès ou la vertu (Marie-Claude Treilhou), Beau temps mais orageux en fin de journée (Gérard Frot-Coutaz) et Les Belles manières (Jean-Claude Guiguet)    
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