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Toutes vos critiques :

Pas comme des loups
Pas comme des loups (2016), la critique de B.G
Roman et Sifredi, les jumeaux, eux ce sont le noyau. Et autour, quelques potes. Marginaux, sauvages, vivant aux abords des villes, presque dans la forêt. Aujourd’hui, avec cette volonté de tout catégoriser, on dirait que ce sont des « jeunes en rupture ». Mais ce serait faire l’économie de leurs belles personnes que le film rend manifestes. Leur corps musclé, leur visage d’indomptés qui n’oublient pas la douceur crèvent l’écran. Et plus que des corps, ce sont aussi des mots – à travers le rap ou de simples conversations où chaque parole compte – puisqu’ils ont fait de la langue française leur rapport au monde et à cette société lointaine à laquelle ils n’appartiennent pas...
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La Colère d'un homme patient
La Colère d'un homme patient (2016), la critique de B.G
Le premier film derrière la caméra de Raúl Arévalo, acteur prisé de tous les cinéastes espagnols, suscite forcément sa dose d’impatience. Depuis qu’il a crevé l’écran, il y a dix ans, dans Azul de Daniel Sánchez Arévalo, où il incarnait le jeune homosexuel Israël, Raúl n’a pas cessé d’enchaîner les films admirables et de démontrer, chemin faisant, qu’il méritait d’être décrit comme un "acteur tout terrain". Indéniablement, aucun genre ne lui résiste...
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Django
Django (2016), la critique de B.G
Django, dont on n'a plus besoin de dire le nom. Unique, inimitable, Django le manouche, génie de la gratte, figure incontournable de l’histoire du jazz à qui il apporta sa patte, son swing, son style, mais surtout son âme : l’âme manouche...
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Je danserai si je veux
Je danserai si je veux (2016), la critique de B.G
C’est un trio improbable, né de l’urgence sociale, bricolé d’abord par la nécessité et puis auquel viennent s’ajouter la tendresse, l’amitié, la fraternité, la solidarité. Trois jeunes nanas aux histoires et aux parcours différents, aux aspirations diamétralement opposées, aux origines sociales ou religieuses éloignées, mais réunies par un désir vital de liberté. Laila et Salma, deux jeunes Palestiniennes, partagent un appartement à Tel Aviv, loin de leur village natal et de ses carcans. Elles sont jeunes, elles sont libres et profitent des plaisirs nocturnes de la ville sans tabou ni entrave, symbole percutant et joyeux de cette jeunesse polyglotte, ouverte et désireuse de changer la société...
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Ikarie XB1
Ikarie XB1 (1963), la critique de B.G
Devenu un classique de la science-fiction dans le cercle restreint des amateurs éclairés, demeuré inconnu pour la plupart des spectateurs ordinaires – dont nous faisons partie –,Ikarie XB1, conçu à l'origine comme un film à la gloire de l'industrie spatiale soviétique et commandé comme tel par le Parti Communiste de Tchécoslovaquie, est présenté pour la première fois en 1963, au Festival international de Science-Fiction de Trieste. Largement salué par la critique, le film remporte l'Astéroïde d'or, qu'il partage avec La Jetée, le chef-d'œuvre énigmatique de Chris Marker : beau compagnonnage ! Sous le titre de Voyage to the End of the Universe, le film est ensuite projeté à l'étranger dans une version remontée et doublé en anglais...
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United States of Love
United States of Love (2016), la critique de B.G
Un an après l'Ours d'argent de la meilleure réalisation remporté par l'excellente Małgorzata Szumowska pour Body, le Festival de Berlin accueille, également en compétition, une autre variation polonaise sur le thème du corps, vu sous un angle différent, étroitement chevillé aux ankyloses de la société polonaise et au moment précis de l'histoire du pays où elles se sont heurtées à une envie de libération et de modernité...
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Polina, danser sa vie
Polina, danser sa vie (2015), la critique de B.G
Danser sa vie comme d'autres se contentent de vouloir la réussir, c'est bien le désir que Polina a chevillé au corps. Élève toute gamine, dans son Moscou natal, du célèbre autant qu'intransigeant professeur Bojinski, elle sait que, malgré les difficultés, malgré les obstacles, malgré le regard dur et les remarques sans pitié de son maître – qui certes la rabroue en permanence mais ne cesse de s'intéresser à elle de près, signe qu'il a bien repéré chez elle le feu sacré – elle sera danseuse, grande si possible mais danseuse quoi qu'il en soit, quoi qu'il en coûte...
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La Terre de la grande promesse
La Terre de la grande promesse (1974), la critique de B.G
Cette superbe fresque dramatique (de près de trois heures) est une adaptation du livre de l’écrivain Władysław Reymont qui reçut le prix Nobel de Littérature en 1924. L’action se passe au 19ème siècle à Łódź, ville nouvellement industrialisée, devenue centre de production du textile. Dans cette cité cosmopolite où les rêves de richesse se concentrent – tout comme la misère des ouvriers accourant de la campagne – , trois amis (un aristocrate polonais, un ami juif et un jeune Allemand) font le pari de réussir ensemble à devenir de puissants industriels et fondent à leur tour une usine de filature...
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L'Amour existe
L'Amour existe (1961), la critique de B.G
Maurice PIALAT, avec son premier film « L’amour du village », nous dresse un constat critique teinté de poésie sur l’urbanisation des banlieues . « La douceur du village » de François REICHENBACH  nous plonge de son côté, dans le quotidien d’un village de campagne à travers le regard d’un instituteur.
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La Vengeresse
La Vengeresse (2016), la critique de B.G
Youhou ! Voilà le retour du cinéaste d'animation le plus cinglé, le plus indépendant, le plus délibérément américain que le monde des petits bonshommes qui bougent ait jamais connu, j'ai nommé Bill Plympton, grâce auquel on ne voit pas le temps passer...
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Taipei Story
Taipei Story (1985), la critique de B.G
Taipei Story est le deuxième long-métrage d’Edward Yang, réalisateur phare du Nouveau Cinéma taïwanais avec son compatriote et proche collaborateur Hou Hsiao-hsien – également producteur, coscénariste et acteur principal du film. À travers l’histoire de la désintégration d’un couple, il dresse le portrait désenchanté d’un pays en proie à de profonds bouleversements, balançant constamment entre son passé et sa soif de modernité. La rupture dépeinte ici est celle d’une société encore empreinte de traditions avec une autre qui aspire à plus d’ouverture sur le monde – et sur l’Occident en particulier. Taipei Story montre ainsi toute une galerie de personnages qui essaient de trouver leur place dans ce nouveau schisme politique et sociétal...
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Baby Boss
Baby Boss (2017), la critique de B.G
Quand on sait que le film The Boss Baby est adapté d'un livre à couverture rigide de 40 pages, on comprend mieux ses failles. L'idée de base est très intéressante : une analogie entre la vision d'un jeune garçon de 7 ans qui accueille un nouveau petit frère dans la maisonnée et celle d'un nouveau patron ambitieux qui veut apporter des réformes drastiques dans son milieu de travail. Probablement que la métaphore aurait été plus percutante dans un court métrage de 10 minutes puisqu'ici son efficacité comique est rapidement diluée dans un récit à la fois fastidieux et linéaire.Le fil narratif s'intéresse à une compagnie - Baby Corp - qui veut empêcher les chiots d'accaparer tout l'amour des humains...
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L'Évangile selon saint Matthieu
L'Évangile selon saint Matthieu (1964), la critique de B.G
" Il Vangelo secondo Matteo est sans doute le plus beau film réalisé sur le Nouveau Testament. Pasolini est, avec Rossellini, le cinéaste qui a le plus -et le mieux- interpellé le message christique. Fidélité au texte, fulgurante beauté plastique (influence de la peinture), thèmes riches (la mère et la filiation, la trahison et la mort, l'amour...). L'oeuvre marque un tournant dans la façon esthétique de Pasolini d'appréhender le cinéma, plus seulement simple réalité mais transposition du sacré et de l'humain. Film politique et social aussi (le peuple, la révolte...). Certains virent un évangile marxiste, un Christ révolutionnaire dans cette fiction qui fit scandale mais obtint pourtant le Grand Prix de l'Office Catholique International du Cinéma."
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Salò ou les 120 Jours de Sodome
Salò ou les 120 Jours de Sodome (1976), la critique de B.G
C’est un film marqué au fer rouge de la provocation et de la subversion, une œuvre qui a toujours fait scandale, qui a provoqué d’incroyables réactions de rejet à sa sortie en 1975 et qui a très rarement été montrée depuis. Beaucoup ont jugé les images de Pasolini insupportables, insoutenables, indignes même, mais beaucoup plus encore n’ont jamais eu l’occasion de les voir...Le film est la transposition cinématographique du livre de Sade, «Les 120 jours de Sodome»: un livre inachevé, entreprise titanesque, catalogue hallucinant des perversions sexuelles.Pasolini et ses scénaristes transportent le cadre et l’action dans la République fasciste de Salo, que Mussolini, traqué de toutes parts, avait constituée entre 1943 et 1945...
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Mesdames et messieurs, bonsoir
Mesdames et messieurs, bonsoir (1976), la critique de B.G
Ce film est une satire très caustique et parfois même cruelle des institutions italiennes dans leurs représentations de classes : armée, justice, politique, Vatican et ministres…La violence de l’insolence et de l’irrespect déployés contre ces fameux « corps constitués » de la classe dirigeante a un impact cinglant – Une caricature au vitriol ». « Rien n’échappe à leur sagacité et à leur humour décapant… Nous sommes ici dans le droit fil des Nouveaux monstres. Une satire sociale et un jeu de massacre à l’italienne ».
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Le Serpent aux mille coupures
Le Serpent aux mille coupures (2016), la critique de B.G
Une nuit de l'hiver 2015, sur des terres agricoles du sud-ouest de la France, un homme tente d'entrer par effraction sur une propriété. C'est alors qu'il aperçoit, de loin, un motard blessé, confronté à trois trafiquants de drogue, qu'il abat sans hésiter. Tandis que le témoin prend la fuite, le mystérieux motard pénètre dans la ferme de la famille Petit, qu'il prend en otage. Pendant ce temps, le père d'un des criminels assassiné organise une expédition punitive. Son homme de main, Tod, est aussi efficace que dépourvu de pitié. Le Serpent aux mille coupures est l'adaptation du roman noir du même nom, signé DOA...
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Go Home
Go Home (2015), la critique de B.G
En exil depuis longtemps, Nada est une jeune femme déterminée et courageuse qui arrive seule dans un petit village des montagnes libanaises. Elle s'installe dans une maison en ruines, abandonnée depuis des années et qui appartient à sa famille depuis plusieurs générations. Son grand-père a disparu dans des conditions mystérieuses pendant la guerre civile et elle veut à tout prix découvrir la vérité sur les circonstances de la mort de son aïeul. La jeune femme constate que les habitants ont transformé la cour en dépotoir, voit du sang séché sur les murs, un « go home » tagué sur la porte. Peu importe, elle est décidée à rester. Pour Jihane Chouaib, « Go home, c’est quelque chose qu’on entend très souvent quand on est immigré...
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La Jeune fille et son aigle
La Jeune fille et son aigle (2016), la critique de B.G
Que les images sont belles ! Et grandioses et somptueux les paysages de l'Altaï mongol : à perte de vue ce ne sont que plaines immenses perchées entre des sommets enneigés et arides avec, au cœur de cette immensité, quelques yourtes qui fument… Sans ce décor d'une ampleur à vous couper le souffle, les hommes depuis plus de mille ans dressent les aigles royaux, seuls êtres vivants qui osent regarder le soleil en face...
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Les Mauvaises herbes
Les Mauvaises herbes (2016), la critique de B.G
Youhou, c'est le printemps ! Crocus, jonquilles, primevères, tulipes pointent leur nez tour à tour… Alors rien de tel pour célébrer tout ça qu'une joyeuse comédie concoctée par nos cousins québecois et qui rend hommage à l'herbe dont il est toujours plus ou moins question que son usage soit dépénalisé…Autant vous dire tout de suite que le printemps n'est pas de saison dans le film ! Nous sommes à Montréal au cœur de l'hiver, neige abondante et température glaciale de rigueur. Jacques Sauvageau est un comédien un peu raté qui vivote entre représentations théâtrales de seconde zone et publicités télévisuelles...
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Jacques Becker - Les films noirs
Jacques Becker - Les films noirs, la critique de B.G
Trois films noirs :CASQUE D'OR 1h38 (1952),visa d'exploitation : 8542TOUCHEZ PAS AU GRISBI 1h34 (1954),visa d'exploitation : 14611LE TROU 2h12 (1960),visa d'exploitation : 21353
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