Accueil » Les critiques de films proposées par les membres

Toutes vos critiques :

King : de Montgomery à Memphis
King : de Montgomery à Memphis (1970), la critique de B.G
1968 est dans toutes les bouches (et sur quelques écrans !) : on en parle comme l’année de la contestation populaire internationale. Sorti initialement en 1970, ce petit bijou de documentaire retrace la naissance du mouvement non violent pour les droits civiques des populations afro-américaines, inspiré par Martin Luther King aux États-Unis. Il débute en 1955 avec le boycott des bus de Montgomery, déclenché par l’action protestataire de Rosa Parks, pour continuer sur des années de lutte à travers de nombreuses marches, assemblées, discours – notamment le fameux « I have a dream » prononcé devant 250 000 personnes à Washington – et sermons, tous choisis pour leur importance historique et pour les conséquences qu'ils provoquèrent...
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Miracle à Santa Anna
Miracle à Santa Anna (2008), la critique de B.G
Dix ans après son tournage et un conflit juridique avec son distributeur, la superproduction historique du cinéaste new-yorkais sur les soldats afro-américains engagés en Europe durant la Seconde Guerre mondiale est désormais visible dans nos cinémas. Fin 2007, cette dernière avait obtenu le droit exclusif d’exploiter et de distribuer Miracle à Santa Anna dans le monde entier – à l’exception des Etats-Unis, du Canada et de l’Italie. Spike Lee sortait alors du triomphe d’Inside Man (2006), et le sujet de Miracle à Santa Anna, film de guerre à gros budget pour saluer la contribution des soldats noirs américains à la libération de l’Europe pendant le second conflit mondial, avait de quoi séduire les investisseurs...
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Le Célibataire
Le Célibataire (1955), la critique de B.G
Après un premier film placé sous les auspices du néoréalisme et d’une attention inédite envers la condition féminine, Antonio Pietrangeli s’attaque à un nouveau registre avec Le Célibataire, comédie spécialement conçue pour Alberto Sordi, déjà grande star du comique italien. À l’inquiétude du regard porté sur le parcours de Celestina (Irène Galter) dans l’Italie d’après-guerre (Du Soleil dans les yeux, 1953), se substitue la force satirique du portrait de Paolo Anselmi (Alberto Sordi), célibataire hédoniste et fanfaron...
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Il se passe quelque chose
Il se passe quelque chose (2018), la critique de B.G
Il se passe quelque chose est un film sur l'amitié et une fenêtre ouverte sur la beauté du monde. Deux femmes se rencontrent par hasard au bord d'une route. L'une est très libre, heureuse de vivre, mais il lui manque quelque chose d'indéfinissable. L'autre voudrait quitter la vie, parce qu'elle ne parvient pas à surmonter le deuil de l'homme qu'elle a aimé. Entre elles, se tisse un lien. De la confiance qu'elles se témoignent, naît peu à peu leur confiance dans le monde qu'elles parcourent. Il y a des rencontres avec des gens généreux et fraternels. Il y a aussi des cheminées d'usine au milieu des champs d'oliviers, des ronds-points incongrus fichés au cœur de la campagne, des horizons illimités...
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Première année
Première année (2017), la critique de B.G
Film après film, Thomas Lilti nous pique dans la même veine ! Après son brillant Hippocrate, son touchant Médecin de campagne, voici son œuvre peut-être la plus intime, tout aussi palpitante et bourrée d’humour que les précédentes, mais plus tendue, pleine de suspense. Avec Première année (il s’agit bien sûr de la PACES, Première Année Commune des Études de Santé), le réalisateur continue à disséquer avec brio et aisance le premier métier qu’il a exercé et aimé (qu'il aime encore !), celui de médecin. En centrant son intrigue sur le concours qui donne accès à la fac de médecine, il revient aux sources, celles dans lesquelles on se plonge pour se gorger goulûment de savoir. Mais forcément, la description n’en restera pas là...
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Avant l'aurore
Avant l'aurore (2014), la critique de B.G
Avant l'aurore est un film subtil et lumineux malgré l'ombre qui s'acharne sur le sort des plus faibles. Il a la délicatesse d'évoquer un pays sans le déflorer, sans le pénétrer avec des manières de colonisateur phallocrate dominant. Tout y est d'une justesse de ton qui déchiquette méticuleusement les faux semblants. Pourtant il ne nous épargne rien. Ni la déshérence d’un corps malmené par des années de drogue et de prostitution, ni celle d’un peuple meurtri par une barbarie d’une violence inconcevable. Un Cambodge aussi vrai que nature, tour à tour d’une beauté et d’une vulgarité torrides, tel qu'il n'avait jamais été filmé. Un pays qui cache dignement ses blessures derrière son éternel sourire...
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À la recherche d'Ingmar Bergman
À la recherche d'Ingmar Bergman (2018), la critique de B.G
À Paris, en 1960, Margarethe von Trotta se découvre une passion pour le cinéma grâce au Septième Sceau d’Ingmar Bergman. Depuis, le réalisateur ne l’a plus jamais quittée. Avec À la recherche d’Ingmar Bergman, la cinéaste explore son rapport intime avec lui et choisit de livrer un documentaire très personnel en se mettant elle-même en scène, une façon « de se distinguer de ce qui avait déjà été écrit sur lui », affirme-t-elle. Narratrice et conteuse, elle guide le spectateur à travers le film et explique son point de vue de réalisatrice sur l’œuvre du maître suédois...
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Rétrospective Ingmar Bergman - Partie 1
Rétrospective Ingmar Bergman - Partie 1, la critique de B.G
7 ŒUVRES RADICALES ET ÉBLOUISSANTES À DÉCOUVRIR EN VERSION NUMÉRIQUE RESTAURÉE ! Voir les fiches des films : Sourires d'une nuit d'été (1955)Le Septième sceau (1957)Les Fraises sauvages (1957)La Source (1960) Persona (1966)Scènes de la vie conjugale (1973)Sonate d'automne (1978
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Mademoiselle de Joncquières
Mademoiselle de Joncquières (2017), la critique de B.G
Ils lui vont si bien, à Emmanuel Mouret, les mots de Diderot. Ils s’invitent avec une évidence déconcertante dans son univers et se glissent dans son cinéma comme s’ils avaient toujours été là, cachés dans les recoins de ses précédents films, attendant l’instant propice pour se révéler et nous sortir le grand jeu. La passion, la raison, les tourments du cœur, les têtes qu’il fait tourner, les folies qu’il provoque : la voilà la grande histoire, celle qui traverse sa filmographie et habite avec humour et fraîcheur chacun de ses personnages...
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Printemps précoce
Printemps précoce (1956), la critique de B.G
Ce drame intimiste, empreint de cynisme, marque une forme de rupture avec la tradition et la question essentielle du mariage. Printemps précoce s’inscrit dans la lignée du Goût du riz au thé vert à travers sa peinture de la monotonie au sein du couple. Toutefois, la problématique sociale y est davantage développée avec la question des relations professionnelles et les codes de conduite entre collègues. L’attention aux rituels anodins du quotidien permet au cinéaste de comprendre les difficultés de la vie à deux en relation avec les pressions de la culture d’entreprise.
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Il ou elle
Il ou elle (2017), la critique de B.G
CANNES 2017: HORS COMPÉTITION - SÉANCE SPÉCIALE Double je Premier prix de la Cinéfondation au Festival de cannes 2013 pour Needle, et coscénariste de Querelles de Morteza Farshbaf, la réalisatrice Anahita Ghazvinizadeh est allée à bonne école, en l’occurrence celle d’Abbas Kiarostami dont elle a été l’élève. Comme son titre ne l’indique pas forcément, son premier long métrage traite du double identitaire à travers le cas pathologique de "J" alias They, 14 ans, un adolescent de la banlieue de Chicago atteint d’un trouble d’identité de genre, qui suit depuis deux ans un traitement hormonal destiné à retarder sa puberté avant de décider de son identité future...
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Shéhérazade
Shéhérazade (2017), la critique de B.G
SEMAINE DE LA CRITIQUE 2017  Une jeunesse sur le fil Diplômé de l’École Louis-Lumière mais aussi de l’atelier scénario de La Femis, Jean-Bernard Marlin reçoit en 2013 l’Ours d’or du court métrage à la Berlinale pour La fugue, ensuite nommé aux César. Une fiction tournée caméra à l’épaule suivant un éducateur chargé d’emmener une adolescente à son procès. Mais la jeune fille s’enfuit sur un coup de tête. Son premier long métrage, Shéhérazade, s’inscrit dans une veine similaire. Le cinéaste s’est notamment immergé dans le milieu de la prostitution  des jeunes à Marseille, avant d’écrire le scénario avec Catherine Paillé...
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Blood Simple
Blood Simple (1984), la critique de B.G
C'est le tout premier film des frères Coen, qui avait été un sacré choc à sa sortie il y a plus de trente ans – le distributeur de l'époque avait dégoté un titre français dont il n'était pas peu fier : Sang pour sang ! – et qui ma foi tient remarquablement le choc. Un vrai bonheur de film, un vénéneux régal, un délicieux morceau d'impertinence cynique, de provocation perfide, d'ironie sournoise… Succulente variation entre le banal quotidien et l'exceptionnel horrible, exécutée avec un brio sans pareil par les deux frères sus-nommés, aussi drôles que méchants, aussi fantaisistes que sarcastiques.Il fait nuit, il tombe des cordes...
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Papillon
Papillon (2016), la critique de B.G
À Paris, dans les années 30, Henri «Papillon» Charrière est condamné pour un meurtre qu'il a toujours nié. Il se retrouve dans l'île du Diable en Guyane, entouré de centaines d'autres prisonniers, où il fera la connaissance de Louis Dega. Les deux hommes font un pacte: Papillon le protège tout au long du périple et, en échange, Louis finance son évasion.Le film Papillon, mettant en vedette Steve McQueen et Dustin Hoffman et réalisé par Franklin J. Schaffner, est devenu un classique du cinéma hollywoodien.Quarante-cinq ans plus tard, le réalisateur Michael Noer a osé en faire un remake. Et même si cette deuxième mouture n'est pas une catastrophe, elle est loin d'être à la hauteur de l’original...
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Guy
Guy (2017), la critique de B.G
SEMAINE DE LA CRITIQUE 2017  Une ode à la vie Deuxième film d’Alex Lutz après Le talent de mes amis,Guy, épouse la forme  du faux documentaire pour suivre un personnage de vieux crooner dépassé par son époque. “C’est un film qui, pour moi, est un portrait et au-delà une ode à une vie. J’avais envie de questionner le temps qui passe dans la vie d’un homme et je trouvais intéressant de tout inventer. J’aime bien le mot documenteur. Guy a des allures de documentaire mais, en fait, rien n’est vrai. Donc j’ai inventé Guy Jamet, qui semble être une vedette de la  chanson française populaire et que l’on découvre à travers la caméra d’un  personnage qui apprend, au tout début du film, qu’il est son fils”...
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Rétrospective Nicolas Philibert
Rétrospective Nicolas Philibert, la critique de B.G
« Quand je commence un film, je ne connais ni le point d’arrivée ni l’itinéraire que je vais suivre. Beaucoup de choses reposent sur ce qui va surgir en cours de route, sur la rencontre. Le psychiatre Jean Oury, le fondateur de La Borde, où j’ai tourné La Moindre des choses, avait une belle expression, que j’emprunte souvent : « programmer le hasard ». Faire un film, pour moi, c’est un peu ça. » Nicolas Philibert La Ville Louvre (1990, 84 min) Le Pays des sourds (1993, 99 min) Un animal, des animaux (1995, 59 min) La Moindre des choses (1997, 105 min) Qui sait ? (1999, 106 mn) Être et avoir (2002, 104 min) Retour en Normandie (2007, 113 min) Nénette (2010, 70 min) La Maison de la Radio (2012, 103 min) 
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Sofia
Sofia (2018), la critique de B.G
CANNES 2018: UN CERTAIN REGARD Un silence assourdissant Un soir, une jeune femme victime de maux de ventre est emmenée à l’hôpital où les médecins révèlent une situation qui va entraîner une réaction en chaîne dans un contexte où le statut de la femme est loin d’être enviable…  Lauréate de la Fondation Gan en 2017, c’est à Casablanca que Meryem Benm’Barek-Aloïsi a tourné son premier long, Sofia, sous la houlette experte du producteur Olivier Delbosc. Diplômée de l’Institut national supérieur des arts du spectacle (Insas) de Bruxelles, la réalisatrice marocaine a reçu le grand prix du court métrage au Festival de Rhode Island et le prix du jury à Atlanta pour Jennah (2014), son film de fin d’études qui a concouru aux Oscars en 2015...
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En eaux troubles
En eaux troubles (2017), la critique de B.G
Missionné par un programme international d'observation de la vie sous-marine, un submersible a été attaqué par une créature gigantesque qu'on croyait disparue. Sérieusement endommagé, il gît désormais dans une fosse, au plus profond de l'océan Pacifique, où son équipage est pris au piège. Il n'y a plus de temps à perdre : Jonas Taylor (Jason Statham), sauveteur-plongeur expert des fonds marins, est engagé par un océanographe chinois particulièrement visionnaire (Winston Chao), contre l'avis de sa fille Suyin (Li Bingbing). Taylor a pour mission de sauver l'équipage – et l'écosystème marin – d'une redoutable menace : un requin préhistorique de 23 m de long connu sous le nom de Megalodon...
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De chaque instant
De chaque instant (2018), la critique de B.G
Grâce à une qualité de regard qui est la marque des grands cinéastes, grâce à une attention de chaque instant (c’est le cas de le dire !) aux êtres, aux situations, aux lieux, chaque nouveau film de Nicolas Philibert est une aventure délicate qui nous conduit dans les coulisses de notre propre monde. Souvenez-vous de La Ville Louvre, Le Pays des sourds, La Moindre des choses, Être et avoir, La Maison de la radio : chacun est l’occasion d’un périple passionnant, d’un voyage en terre inconnue alors même qu’on croyait connaître le sujet abordé, l’univers exploré...
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Voyage à Tokyo
Voyage à Tokyo (1953), la critique de B.G
Un couple âgé entreprend un voyage à Tokyo pour rendre visite à ses enfants. D’abord accueillis avec les égards qui leur sont dûs, ils se rendent bientôt compte qu’ils dérangent. Seule Noriko, la veuve de leur fils mort à la guerre, trouve du temps à leur consacrer. Les enfants, quant à eux, se cotisent pour leur offrir un séjour dans la station thermale d’Atami, et se décharger ainsi de leur présence... Le film qui fit donc découvrir Ozu aux spectateurs français. Sublime de beauté tranquille, Voyage à Tokyo décrit, avec une calme émotion, comment le système familial japonais a commencé à se désintégrer. Magnifique. Ozu bâtit ses histoires et ses personnages avec minutie et parvient à toucher profondément le spectateur...
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