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Toutes vos critiques :

Les Filles d'Avril
Les Filles d'Avril (2017), la critique de B.G
CANNES 2017: UN CERTAIN REGARD Mal de mère Retour à Un certain regard pour le réalisateur mexicain Michel Franco, qui en a remporté le prix pour Después de Lucía, en 2012, après s’être fait remarquer avec Daniel & Ana, sélectionné par la Quinzaine en 2010 comme auparavant son court métrage Entre dos en 2003. Il a accompli depuis ses débuts en compétition avec Chronic, qui y a reçu le prix du meilleur scénario en 2015. Les Filles d’Avril a pour interprètes principaux l’Espagnole Emma Suárez, actrice fétiche du réalisateur Julio Medem vue dans Vacas, 1992, L’écureuil rouge (1993) et Tierra (1996), Joanna Larequi, remarquée notamment dans La caridad de Marcelino Islas Hernández, et Hernán Mendoza, le père déboussolé de Después de Lucía...
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Get Out
Get Out (2016), la critique de B.G
Il y eut, en 1967, un film de Stanley Kramer, spécialiste de la fiction hollywoodienne à thèse, qui imaginait la surprise d’un couple de bourgeois blancs (Katharine Hepburn et Spencer Tracy) découvrant que le fiancé de leur fille était noir. Au plus fort de la lutte pour les droits civiques, Devine qui vient dîner ? était une comédie un peu lourde qui professait un antiracisme alors jugé encore un peu trop aseptisé et sage, d’autant plus acceptable que le fiancé avait tout du gendre idéal (Sidney Poitier)...
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Impitoyable
Impitoyable (1992), la critique de B.G
  CANNES CLASSICS 2017 Le western est mort ? Clint Eastwood le ressuscite et signe son chef d’œuvre, en même temps que l’un des plus beaux fleurons de l’histoire – et dieu sait si elle est riche – du genre. Un film grandiose, un film somme, qui célèbre la légende de l’Ouest tout en la démontant sans pitié, une ballade funèbre et épique à la fois, d’une mélancolie sublime. Ne manquez pas cette réédition, la première depuis sa sortie en 1992.Kansas, 1880. A l’Ouest, il n’y a plus rien à conquérir depuis longtemps. Juste quelques arpents à partager, des bordels à gérer, de menues querelles à arbitrer. Dans la minable bourgade de Big Whiskey, c’est ce que fait, à sa manière – rude –, Little Bill Dagget (Gene Hackman, génial)...
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Sans pitié
Sans pitié (2017), la critique de B.G
CANNES 2017: HORS COMPÉTITION Mauvais garçons Sans pitié perpétue une tradition imposée depuis quelques années à Cannes par Thierry Frémaux, à travers la sélection régulière d’une série mémorable de films de genre, qui ont démontré l’excellence et le dynamisme du cinéma asiatique et plus particulièrement l’expertise remarquable des réalisateurs sud-coréens dans ce domaine, qu’il s’agisse de Na Hong-jin (dont The Chaser, The Murderer et The Strangers ont été montrés successivement en 2008, 2011 et 2016), Yeon Sang-ho, qui a créé l’événement en 2016 avec Dernier train pour Busan,  avant de connaître un succès exceptionnel, ou Jung Byung-gil, qui présente cette année The Villainess hors compétition...
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Okja
Okja (2017), la critique de B.G
CANNES 2017: COMPÉTITION La belle, la bête et les monstres Le cinéaste sud-coréen Bong Joon-ho s’est illustré en passant du cinéma de genre, avec The Host (à la Quinzaine en 2006), au film d’auteur, avec son sketch  Shaking Tokyo du tryptique Tokyo!  réalisé avec Michel Gondry et Leos Carax et montré à Un certain regard en 2008. On lui doit en outre Memories of Murder (2003) et Snowpiercer, le transperceneige (2013). Okja, son premier film en compétition, raconte le combat d’une gamine pour protéger un animal des griffes d’une multinationale...
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Directions
Directions (2017), la critique de B.G
CANNES 2017: UN CERTAIN REGARD Taxis de nuit Stephan Komandarev s’est fait connaître avec le road movie The World is Big (2008), premier long bulgare nommé à l’Oscar du meilleur film étranger en 2010, distribué dans 93 pays et couronné de 35 prix dans les festivals internationaux. Auteur des documentaires Bread Over the Fence (2002), Alphabet of Hope (2003) et The Town of Badante Women (2009), il signe avec Directions un drame social coproduit avec la Macédoine et l’Allemagne, pour 600000 €, qu’il a écrit avec Simon Ventsislavov...
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Lou Andreas-Salomé
Lou Andreas-Salomé (2016), la critique de B.G
« Je ne puis vivre selon un idéal, mais je puis vivre certainement ma propre vie. En agissant ainsi, je ne représente aucun principe mais […] quelque chose qui est tout chaud de vie et plein d’allégresse. »Une bouffée de liberté traverse l’écran, une présence magnifique habite le film, un esprit vif argent, une vie captivante. Force et beauté. Et une liberté pure, brute, que Lou von Salomé taille comme un diamant tout au long de sa vie avec comme seuls outils une intelligence prodigieuse, au service d’une soif insatiable de connaissance, et une énergie digne de l’ensemble des volcans japonais...
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Western
Western (2017), la critique de B.G
CANNES 2017: UN CERTAIN REGARD Terre étrangère Consultante sur divers scénarios dont celui de Toni Erdmann de Maren Ade, en compétition à Cannes l’an dernier, Valeska Grisebach signe avec Western son troisième long métrage après Mein Stern, gratifié d’une mention spéciale du jury de la Fipresci au Festival de Toronto 2001 pour sa "jeunesse documentaire", et Désir(s), présenté en compétition à Berlin en 2006. Cette coproduction germano-bulgaro-autrichienne, interprétée par une majorité de non-professionnels, s’attache à un groupe d’ouvriers allemands du bâtiment envoyés sur un chantier en pleine campagne bulgare, où la barrière de la langue les contraint à faire un effort pour nouer des relations avec les villageois...
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Wonder Woman
Wonder Woman (2015), la critique de B.G
Présentée en un long «flashback», cette histoire des origines de la superhéroïne débute sur l’île paradisiaque de Themyscira alors que la petite Diana (interprétée, enfant, par Lilly Aspell et Emily Carey) convainc sa tante, le général Antiope (Robin Wright) de l’initier à l’art du combat contre l’avis de sa mère, la reine Hippolyta (Connie Nielsen). Lorsque l’avion de Steve Trevor (Chris Pine) s’abîme dans les eaux entourant cette île cachée, Diana apprend que la Première Guerre mondiale fait rage...
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Nothingwood
Nothingwood (2016), la critique de B.G
QUINZAINE DES RÉALISATEURS 2017 L’autre visage de l’Afghanistan Sonia Kronlud, qui produit l’émission quotidienne Les pieds sur la tête pour France Culture et voyage souvent en Iran et en Afghanistan, a entendu parler de Salim Shaheen par Atiq Rahimi. Qualifié d’Ed Wood afghan, ce dernier a réalisé à ce jour 110 films, tournés en moins d’une semaine avec les membres de sa famille et un cercle de proches. Il commence à réaliser en 1985 avec une caméra VHS, créant sa société de production dès le retrait des troupes soviétiques. En 1995, alors que la guerre civile fait rage, une roquette fait dix morts sur le tournage d’un de ses films. Obligé de fuir Kaboul lors de l’arrivée des Talibans, il se réfugie au Pakistan où il continue à tourner...
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Ce qui nous lie
Ce qui nous lie (2015), la critique de B.G
Ce qui nous lie, c'est une histoire de terroir, de racines qu'on ne peut jamais complètement ignorer, jamais complètement oublier. Tout démarre par le retour de Jean, après dix ans de silence, de rupture. Rupture avec sa famille, avec l'entreprise familiale, mais surtout avec un père rigoureux, sévère, omnipotent, issu d'une longue lignée de viticulteurs à la dent dure. Pourtant, lorsque Jean apprend que ce dernier n'a plus que peu de temps à vivre, le voilà qui réapparaît, sourire hésitant aux lèvres, baluchon sur le dos, au bout de la route qui serpente au milieu des vignes. On a beau faire, on a beau partir loin, vous rattrapent un jour, tel un boomerang, les saveurs aigre-douces de l'enfance, ses égratignures...
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La Familia
La Familia (2017), la critique de B.G
SEMAINE DE LA CRITIQUE 2017  Le mauvais fils Alors qu’il faisait des études de communication, Gustavo Rondón Córdova décide de s’orienter vers le cinéma, guidé par sa cinéphilie. Il l’étudie notamment en Europe de l’Est, avant de réaliser des courts métrages, traitant des relations familiales et notamment père-fils. Un thème qui se retrouve au cœur de son premier long, La familia. Parallèlement, le film traite aussi de la violence qui gangrène l’ensemble de la société vénézuélienne. "Elle a moulé le comportement, la manière de raisonner et de réagir des gens en se glissant dans les relations les plus intimes...
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Rétrospective Derek Jarman
Rétrospective Derek Jarman, la critique de B.G
Sebastiane avec Leonarto Treviglio, Barney James, Neil Kennedy (1 h 26, 1976, visa 47 271, interdit aux moins de 18 ans), Jubilee avec Jenny Runacre, Nell Campbell, Tovah Willcox (1 h 46, 1978, visa 51 903, interdit aux moins de 16 ans), La Tempête (The Tempest) avec Peter Bull, David Meyer, Neil Cunningham (1 h 35, 1979, visa 75 879), The Last of England avec Tilda Swinton, Spencer Leigh, Mark Adley (G.-B., 1 h 35, 1988, visa 70 177)
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Ava
Ava (2017), la critique de B.G
SEMAINE DE LA CRITIQUE 2017 Réenchanter le monde Diplômée en scénario de La Fémis, Léa Mysius a plusieurs courts à son actif, notamment Les Oiseaux-tonnerre et L'Île jaune, coécrit et coréalisé avec Paul Guilhaume, présélectionné aux derniers César. Elle est aussi coscénariste des Fantômes d’Ismaël d’Arnaud Desplechin en ouverture du Festival. Le scénario de ce premier long de fiction, prix Sopadin junior 2014, est centré sur Ava, en vacances en bord de mer, qui apprend qu’elle va perdre la vue plus vite que prévu. Ce "portrait d’une génération confrontée à la peur d’un avenir sombre", selon Charles Tesson, a été tourné en août et septembre 2016. Léa Mysius a retrouvé Paul Guilhaume à la photographie. Ils ont opté pour la pellicule...
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Sicilian Ghost Story
Sicilian Ghost Story (2017), la critique de B.G
SEMAINE DE LA CRITIQUE 2017 (OUVERTURE) Romé et Juliette en terre mafieuse Après y avoir présenté en 2013 leur premier opus, Salvo, Fabio Grassadonia et Antonio Piazza reviennent à la Semaine de la critique pour en faire cette fois l’ouverture. Sicilian Ghost Story s’inspire d’un fait divers particulièrement odieux qui avait ébranlé l’Italie, pourtant tristement habituée aux crimes de la mafia. Alors qu’il n’a que 14 ans, Giuseppe Di Matteo est enlevé par un commando et séquestré dans une cave. Il s’agit pour Cosa Nostra de faire pression sur son père devenu un repenti. Mais celui-ci ne cède pas, et au bout de 779 jours de captivité, l’enfant est étranglé et son corps dissout dans l’acide pour empêcher toutes funérailles...
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Alive in France
Alive in France (2017), la critique de B.G
QUINZAINE DES RÉALISATEURS 2017 Cinéma direct Tout a commencé par la mise en relation, via une connaissance commune, de Nicolas Anthomé (Bathysphere) avec Abel Ferrara. Ce dernier voulait faire un long sur ses retrouvailles, lors d’une série de concerts à Toulouse et Paris, avec la bande de musiciens qui ont toujours travaillé à ses côtés sur ses films, auxquels était également consacrée une rétrospective. "Il fallait tourner dans trois semaines, raconte le producteur. Je suis allé voir Ferrara à Rome, pour lui dire que ça m’intéressait et on est partis comme ça." Trouver de l’argent va s’avérer difficile, le projet se résumant en une seule page...
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A Ciambra
A Ciambra (2017), la critique de B.G
QUINZAINE DES RÉALISATEURS 2017 À la découverte de l’autre En 2014, Jonas Carpignano présentait son court métrage A ciambra dans le cadre de la Semaine de la critique où il recevait le prix découverte Sony CinéAlta. Tourné dans l’urgence, privilégiant la spontanéité, il racontait une nuit dans la vie de Pio, jeune Room vivant en Calabre. Ce long métrage du même titre, 2e opus du jeune cinéaste de 32 ans, reprend ce personnage. Pio a 11 ans et pour lui, qui a grandi trop vite, l’heure des choix va commencer car sa famille envisage de quitter la région en raison du racket opéré par Ndrangheta, la mafia calabraise. Il va faire alors la connaissance d’Ayiva, un réfugié burkinabé...
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I Am Not a Witch
I Am Not a Witch (2017), la critique de B.G
QUINZAINE DES RÉALISATEURS 2017 Libre comme une chèvre La productrice Juliette Grandmont a découvert le court de Rungano Nyoni, Mwansa the Great, dans un festival en Grèce. "J’ai ressenti une émotion oubliée depuis l’enfance. Son travail provoque l’émerveillement de celui qui voit du cinéma pour la première fois. "Elle la contacte par mail, en lui disant qu’elle voudrait "produire ses prochains films, en Zambie ou ailleurs". L’écriture va prendre du temps, passant par la résidence de la Cinéfondation, puis le Moulin d’Andé. "Le premier jet comportait des problématiques réalistes, sociales et urbaines. Rungano a eu alors l’intelligence de transporter le récit dans un monde imaginaire...
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Mobile Homes
Mobile Homes (2017), la critique de B.G
QUINZAINE DES RÉALISATEURS 2017 Horizontalité de la fuite Vladimir de Fontenay avait déjà réalisé un court métrage du même titre, présenté au Festival de Clermont-Ferrand en 2013. "Il était né d’une image, celle d’un mobile home qui me dépasse un jour en voiture, sur la route aux États-Unis. Toute la contradiction de la maison mobile. "Le jeune cinéaste fait la connaissance de Frédéric de Goldschmidt, qui va lui donner le feu vert pour qu’il écrive le scénario d’un long, autour de l’idée centrale du court. Un projet auquel s’associe en 2014 Éric Dupont pour Incognito Films, en tant que coproducteur, puis Virginie Lacombe, qui rejoint Madeleine Films en 2015...
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The Rider
The Rider (2017), la critique de B.G
QUINZAINE DES RÉALISATEURS 2017 Cowboy et indien C’est lors du tournage de son film précédant, Les chansons que mes frères m’ont apprises, présenté à la Quinzaine en 2015, que la réalisatrice Chloé Zhao fait la rencontre de cowboys Lakotas, fiers de leurs origines sioux mais aussi de leur métier. Parmi eux, un certain Brady Jandreau va retenir l’attention de la cinéaste. Dresseur et adepte de la discipline du cheval sauvage, il est victime d’un grave accident lors d’un rodéo, qui lui vaudra plusieurs jours de coma et de devoir passer le reste de sa vie avec une plaque de métal vissée sur le crâne...
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