Il divo (2007), la critique de
little riverLa tête enfoncée dans les épaules, oreilles décollées, démarche de moine traînant les semelles, une créature longe les murs de Rome, la nuit, protégée des importuns par quelques voitures de police et des hommes en uniforme, mitraillette au poing. De jour, on retrouve la même ombre dans les salles vides de son palais, étrange passe-muraille, chat noir de gouttière ayant pris le contrôle des lieux depouvoir, grisâtre marionnette manipulant ses corrupteurs. Cet homme l'a dit : "Je me sens tellement bien courbé." Cet homme amasse les surnoms, Belzébuth, le Renard, le Moloch, la Salamandre, le Pape noir, l'Homme des Ténèbres, le Sphinx, l'Inoxydable, le Petit Bossu et, si féroce mais si juste, Nosferatu...
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