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Toutes vos critiques :

De Gaulle
De Gaulle (2019), la critique de B.G
En choisissant de ne prendre en compte qu'une toute petite partie de la vie de De Gaulle, tout juste deux mois entre avril et juin 1940, Gabriel Le Bomin a choisi le bon angle : ce grand type qui ne semble pas à l'aise dans son corps est encore inconnu de tous, il n'est pas encore entré dans l'Histoire, personne ne sait encore combien son rôle va compter dans l'avenir de la France. Issu d'un milieu conservateur et catholique, il a une épouse discrète, qu'il aime et qui l'aime, et tous deux manifestent une constante tendresse pour Anne, leur petite fille trisomique qu'ils ont choisi de garder avec eux, à une époque où les enfants handicapés ne sont pas bienvenus dans les familles et se retrouvent le plus souvent abandonnés dans les hôpitaux psychiatriques...
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Canción sin nombre
Canción sin nombre (2019), la critique de B.G
Canción sin nombre est un premier film d'une maîtrise impressionnante, qui trouve le juste équilibre entre l'audace de sa proposition formelle et la force de son récit, inspiré de faits réels. La réalisatrice Melina León a en effet pris comme point de départ une enquête journalistique menée par son père Ismael León – auquel le film est dédié – au début des années 80. Alors que le Pérou était embourbé dans une crise politique – marquée notamment par l'émergence du mouvement du Sentier Lumineux –, le quotidien La República avait révélé l’existence d’un réseau de trafic d’enfants volés...
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Da 5 Bloods : Frères de sang
Da 5 Bloods : Frères de sang (2020), la critique de B.G
Da 5 Bloods — Frères de sang était l’un des films les plus attendus de l’été. Spike Lee touche la cible avec ce drame de guerre enlevant, à cheval entre le passé et le présent, qui examine l’utilisation d’Afro-américains en première ligne de la guerre du Vietnam d’un angle sociopolitique tout en offrant un solide suspense causé par la fièvre de l’or.L’entrée en matière, déjà, est puissante. Un montage d’images d’archives, couvrant une période allant de la fin des années 60 à la fin des années 70, indique comment les Afro-Américains ont été partie prenante de l’histoire de l’Amérique sans ne jamais être reconnus à leur juste valeur, malgré toutes les promesses qu’on leur a faites...
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Histoire d'un regard
Histoire d'un regard (2018), la critique de B.G
Le titre ne se la joue pas, effacé et modeste devant l’ampleur du sujet. Il n’est pas question ici d’un seul regard, mais de plusieurs. Autant celui d’un photojournaliste essentiel que celui de la réalisatrice qui nous entraîne dans un formidable jeu de piste à la recherche d’un homme perdu. À travers les rouleaux de pellicule (4000, 100 000 clichés !), elle dévide le fil d’une vie, de récits intimes et universels, dresse des ponts entre la petite histoire et la grande, met en scène un véritable thriller photographique. Par un jeu de techniques, d’effets narratifs toujours renouvelés, elle nous rend son personnage principal tellement vivant et familier qu’on finirait volontiers, comme elle, par le tutoyer...
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Rétrospective Forbidden Hollywood
Rétrospective Forbidden Hollywood, la critique de B.G
Âmes libres de Clarence Brown (A Free Soul, 1931, 1h37) - L’Ange blanc de William A. Wellman (Night Nurse, 1931, 1h15) - Blonde Crazy de Roy Del Ruth (1931, 1h18) - Jewel Robbery de William Dieterle (1932, 1h13) - La Belle de Saïgon de Victor Fleming (Red Dust, 1932, 1h27) - La Femme aux cheveux rouges Jack Conway (Red-Headed Woman,1932, 1h22) - Employees’ Entrance de Roy Del Ruth (1933, 1h18) - The Mind Reader de Roy Del Ruth (1933, 1h13) - Baby Face d’Alfred E. Green (1933, 1h14) - Female de Michael Curtiz (1933, 1h02)
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Bo Widerberg cinéaste rebelle
Bo Widerberg cinéaste rebelle, la critique de B.G
Cinéaste, romancier, scénariste et critique de cinéma, Bo Widerberg (1930-1997) est considéré, avec Le Péché suédois (1962) et Le Quartier du corbeau (1963), Amour 65 (Berlinale 1965) comme le chef de file d’une nouvelle vague suédoise, spontanée et sensuelle, sociale et hédoniste. Le Festival de Cannes le consacra d’ailleurs avec le triptyque Elvira Madigan (Prix d’interprétation féminine en 1967), Adalen 31 (Grand Prix en 1969) et Joe Hill (Prix spécial du Jury en 1971).
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Technoboss
Technoboss (2019), la critique de B.G
Après John From, où João Nicolau explorait les rêves, espoirs et problèmes des adolescents dans la banlieue de Lisbonne, le réalisateur est en compétition au Festival de Locarno avec un aperçu de l’autre bout du spectre de la vie : Technoboss. Ce film décrit en effet la vie et les mésaventures de Luís Rovisco (Miguel Lobo Antunes), un vieil homme divorcé mais toujours vif qui vit avec son chat Napoléon et voudrait quitter son poste à SegurVale, une succursale de Integrated Systems of Access Control, pour prendre sa retraite. Cet emploi plutôt rébarbatif requiert non seulement une mise à niveau permanente au niveau technique, mais aussi des déplacements constants à ses employés, qui passent ainsi leur temps sur la route...
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Le Temps de Claude Sautet
Le Temps de Claude Sautet, la critique de B.G
Après les cinq longues années de traversée du désert qui suivirent l'échec de l'Arme à Gauche, Claude Sautet revint au cinéma en 1970 avec un ton unique, marque de fabrique de l'un des plus grands auteurs du cinéma français. Les Acacias nous propose ce mercredi la réédition en salle des quatre premières œuvres de cette renaissance. Un cinéma fait de grand et de petits bonheurs, de grands et de petits malheurs, saisissant les aléas de la vie comme jamais ils ne furent projetés sur un écran de cinéma. En quatre années, Claude Sautet impose sa patte en nous livrant autant de chef d'œuvres. C'est le temps deRomy Schneider, de Michel Piccoli, d'Yves Montand et d'une famille d'acteur incroyablement attachante...
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Seules les bêtes
Seules les bêtes (2019), la critique de B.G
Il va vous falloir activer vos neurones, passer de la chaleur torride à la froidure ankylosante, des rues surpeuplées d’Abidjan aux étendues de neige désertées du Causse Méjean, changer d’espace-temps, passer sans cesse de la couleur au noir puis au blanc, passer des broutards aux brouteurs… Tout cela est bien intrigant, n’est-ce pas ? Mais on ne saurait vous en dévoiler plus si l'on veut que le mystère reste entier et que la magie du récit opère. C’est une histoire mystérieuse en cinq chapitres qui viennent s’imbriquer les uns dans les autres, qui sèment progressivement le doute, révèlent chacun une vérité...
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Monos
Monos (2017), la critique de B.G
C'est d'abord le paysage qui subjugue. Sur un plateau d'altitude qui semble surplomber une mer de nuages et de brume, à proximité d'un énorme bâtiment austère dont on ne sait s'il appartient à une civilisation millénaire ou futuriste, un groupe d'adolescents armés semblent livrés à eux-mêmes. On comprend peu à peu que cette dizaine de jeunes gens, filles et garçons, font partie d'une guérilla indéterminée luttant contre une lointaine armée invisible dont seuls des missiles perçant la canopée rappellent l'existence. Le groupe détient une otage américaine, la Doctora, sur laquelle chaque guérillero / guérillera doit veiller comme à la prunelle de ses yeux...
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Mitra
Mitra (2019), la critique de B.G
Décembre 2012 : répondant au SOS de sa collègue Mitra Kadivar, le psychanalyste Jacques-Alain Miller tente par échanges de mails de la libérer d’un hôpital psychiatrique à Téhéran. À partir de cette correspondance saisissante, le film rend compte du combat de Mitra pour être entendue et en propose une interprétation lyrique. Ce travail de création est nourri par celui que mènent les patients d’un centre psychiatrique en France, faisant de Mitra la tragique héroïne d’un ciné-opéra documentaire. En hiver 2012, Mitra Kadiva, psychanalyste iranienne, internée contre son gré dans un hôpital psychiatrique de Téhéran, appelle au secours, par mail, Jacques-Alain Miller, fameux psychanalyste. Elle entame ainsi une correspondance qui aboutira à sa sortie d’asile...
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Vénus noire
Vénus noire (2009), la critique de little river
Sarah Baartmann, également connue sous le nom de Saartjie Baartman, est née vers 1789 dans les environs de la rivière Gamtoos, située dans l'actuelle province du Cap oriental, en Afrique du Sud. Elle appartenait au peuple Khoikhoi. Orpheline dès le plus jeune âge, Sarah Baartman se retrouve au Cap où elle travaille comme servante pour un "homme noir libre" et elle part ensuite avec lui pour l'Europe. Après des tournées en Grande-Bretagne, elle déménage à Paris où elle meurt, célèbre mais pauvre, en 1815. On ne sait pas si elle fait le voyage vers Londres de gré ou de force. On ne sait pas non plus exactement ce qu'elle a dit dans les revues où elle se présentait elle-même au public...
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5 est le numéro parfait
5 est le numéro parfait (2019), la critique de B.G
Les connaisseurs auront reconnu ci-dessus le nom d'Igort, dessinateur et scénariste de BD qui délaisse ici ses crayons pour passer derrière la caméra en adaptant très fidèlement son fameux roman graphique 5 est le numéro parfait qui, dès sa sortie, a été un phénomène d’édition. Publié dans 20 pays, traduit dans 15 langues et récompensé par de nombreux prix internationaux, il est devenu un livre culte, hissant son créateur au rang des auteurs importants du genre.Aucune des propositions pour porter l'album à l’écran n’ayant abouti, Igort a fini par se prendre au jeu et réaliser lui-même ce qui est donc son premier film, incontestable réussite plastique...
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Sankara n'est pas mort
Sankara n'est pas mort (2019), la critique de B.G
Quand Thomas Sankara est assassiné en 1987, Bikontine n’a que cinq ans. C’est sa génération qui se soulèvera des années plus tard pour renverser enfin son successeur, Blaise Compaoré. Mais une fois la vague d’espoir retombée, la question devient lancinante : que reste-t-il du « pays des hommes intègres » ? Faut-il migrer ou rester ? Dans ce « Route One : Burkina », c’est un poète qui part à la rencontre de ses compatriotes pour redécouvrir son propre pays, en suivant le tracé d’une voie ferrée. Et c’est une étrangère qui l’accompagne et en fait son personnage. […] Avec curiosité et ouverture, il entame la conversation avec tous, jusqu’à déceler le sentiment de chacun face à une société insatisfaisante...
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Monsieur Deligny, vagabond efficace
Monsieur Deligny, vagabond efficace (2019), la critique de B.G
La rencontre entre Fernand Deligny, éducateur spécialisé devenu pédagogue novateur et respecté de tous, et Richard Copans, grand directeur de la photographie devenu un des plus importants documentaristes français, remonte à 1974.Richard Copans, jeune cinéaste militant membre du collectif Ciné Lutte, vient filmer dans les Cévennes une de ces oasis que Fernand Deligny a créées pour de jeunes autistes. Loin de l’enfermement asilaire ordinairement pratiqué, ceux-ci évoluent librement au cœur de la nature. En fait Copans ne filmera pas grand chose mais guidera le travail de Renaud Victor, un jeune cinéaste autodidacte proche de Deligny qui réalisera ainsi Ce Gamin-là, film emblématique sur le travail du pédagogue...
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Jésus de Nazareth
Jésus de Nazareth (1977), la critique de B.G
Adaptation fidèle des quatre Évangiles au départ diffusée sous la forme d'une mini-série, cette fresque épique raconte en 6h20 tous les épisodes de la vie du Christ, par ordre chronologique, tels que présentés dans le Nouveau Testament : naissance, évangélisation, rencontre avec les apôtres, procès, crucifixion et résurrection...Somptueuse fresque d’une durée totale de 6h20, réalisée pour la télévision et qui fit les beaux jours de la RAI de la fin des années 70, présentée sur la plupart des télévisions du monde et rencontra un succès considérable. Une version cinéma raccourcie, de 4h30, fut présentée chez nous en salle en 2 parties...
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Raoul Taburin
Raoul Taburin (2017), la critique de B.G
Adapté d'une bande dessinée publiée par Sempé en 1995, « Raoul Taburin » met en scène, dans un petit village du sud de la France, un réparateur de bicyclettes surdoué (interprété par Benoît Poelvoorde ). Qui cache depuis son enfance un immense secret : il ne sait pas faire de vélo! Même sa femme et son fils ignorent le pot aux roses. Mais l'apparition d'un photographe (Édouard Baer) venu immortaliser les villageois va l'obliger à sortir du bois…Sur un scénario ténu, le réalisateur Pierre Godeau signe un film familial à l'ancienne, assez lent, mais joli et très tendre...
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Donnybrook
Donnybrook (2018), la critique de B.G
Réalisateur de cinéma indépendant américain dont les films sont régulièrement sélectionnés par des festivals, tels que Sundance, Toronto et Venise, Tim Sutton demeure néanmoins relativement inconnu en France. La sortie en VOD de son quatrième long-métrage est l’occasion de découvrir ce cinéaste qui aime dépeindre différentes facettes des États-Unis à travers violence et réalisme brut. Après les déambulations d’un adolescent dans une banlieue aux paysages arides de l’Arizona, le périple d’un chanteur dans les rues de Memphis ou encore la fusillade d’Aurora, il s’inspire du roman de Frank Bill. Ayant lui-même grandi dans une petite ville de la campagne américaine, Sutton s’est immédiatement identifié à cette histoire...
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L'Intouchable, Harvey Weinstein
L'Intouchable, Harvey Weinstein (2018), la critique de B.G
En octobre 2017, à cinq jours d’intervalle, le New York Times et le New Yorker publient deux enquêtes qui vont provoquer la chute d’Harvey Weinstein, le dernier nabab du cinéma américain. En quelques jours, il est viré de la Weinstein Company, qu’il avait fondée avec son frère Bob, sa femme le quitte, tandis que les langues se délient sur ses agissements de véritable prédateur sexuel.Régulièrement évoqué dans la culture populaire (jusque dans un épisode d'une série très populaire de la télé américaine, 30 Rock), ce comportement était pourtant un secret de polichinelle dans le milieu...
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Bloodshot
Bloodshot (2018), la critique de B.G
Le film de science-fiction porté par Vin Diesel, qui devait sortir dans les salles hexagonales le 25 mars, sera proposé  en vidéo à la demande à partir du 27 mars
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