Accueil » Les critiques de films proposées par les membres

Toutes vos critiques :

Le Sexe fou
Le Sexe fou (1973), la critique de B.G
Dino Risi s’est maintenant fait une réjouissante spécialité du film à sketches. Et Le Sexe fou est une cocasse mosaïque sur les bizarreries du Sexe. Neuf sketches, tous de style différent et de durée inégale. Une extraordinaire performance de Giancarlo Giannini, méconnaissable d’un récit à l’autre et un irrésistible numéro de charme de la jolie Laura Antonelli. Et chaque fois le Sexe. Le Sexe partout et toujours. Le Sexe à l’infini...
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Grand frère
Grand frère (2019), la critique de B.G
La jeune Gu xi vit avec son demi-frère dans un village de pêche chinois, à la frontière avec la Corée du Nord. Elle travaille comme femme de chambre, lui pêche. Lorsqu’une marée noire menace leurs revenus, Gu Liang trouve du travail grâce à un ami et fait la connaissance de la séduisante Qingchang. Elle apporte gaieté et aventure à leurs vies mais provoque également des changements que Gu xi a du mal à accepter. Les choses tournent mal quand un pêcheur meurt dans des circonstances suspectes… Beaucoup de choses ont changé dans le cinéma chinois depuis 2007, lorsque Liang Ming s’est vu proposer un rôle majeur dans Nuit d’ivresse printanière de Lou Ye ou 2012, lorsqu’il a travaillé comme assistant réalisateur de Lou Ye sur Mystery...
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Police
Police (2019), la critique de B.G
Ce nouveau film d’Anne Fontaine vaudrait le coup rien que pour ses acteurs : Efira, Sy, Gadebois, quel trio ! Mais c’est en plus un film très intelligemment construit, qui réussit à s’émanciper des piètres représentations qu’on a souvent de la police, qu’on l’admire sans nuance ou qu’on appartienne au camp des anti-condés primaires. La réalisatrice parvient, grâce à une écriture ciselée, à faire mouche, à tenir son propos de bout-en-bout sur un sujet qui avance pourtant en terrain glissant. Elle réussit à contourner la polémique, montre les hommes et les femmes sous les uniformes, sans les condamner, ni les porter au pinacle...
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Ema
Ema (2019), la critique de B.G
L’année cinéma 2019 fut celle d’une jeune fille en feu. La rentrée 2020 sera celle d’une autre héroïne incandescente, interprétée par une actrice irradiante, Mariana Di Girolamo, superbement mise en valeur par la mise en scène de Pablo Larraín, cinéaste chilien dont nous avons projeté tous les films depuis ses débuts en 2008 avec Tony Manero. Ont suivi Santiago 73, post mortem (en Vidéo en Poche), No, El Club, Neruda, Jackie… Ema est tout entier placé sous le signe du feu, présent littéralement dès cette première scène où l’on voit, image surnaturelle, un feu tricolore incendié, présent symboliquement dans l’embrasement des sentiments qui va gagner le récit, l’irréductible Ema renversant tout sur son passage...
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Rétrospective Mikio Naruse en 5 films
Rétrospective Mikio Naruse en 5 films, la critique de B.G
5 magnifiques portraits de femmes, 5 films majeurs du cinéaste Mikio Naruse  Le grondement de la montagne (1954 – N&B – 94 mn)Quand une femme monte l’escalier (1960 – N&B – 111 mn)Une femme dans la tourmente (1964 – N&B – 98 mn)Au gré du courant (1956 – N&B – 117 mn)Nuages Épars (1967 – Couleurs – 108 mn)
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Dans un jardin qu'on dirait éternel
Dans un jardin qu'on dirait éternel (2018), la critique de B.G
Ah, si la grande actrice Kirin Kiki, disparue en septembre 2018, avait pu être aussi éternelle que ce jardin ! On ne se lasse pas de son jeu subtil, habité. Si les rôles qu’elle a interprétés ne sont pas tous parvenus jusqu’à nous, on se souvient du moins de ses fabuleuses apparitions dans Une affaire de famille (Kore-Eda) et dans Les Délices de Tokyo (Naomi Kawase)...
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Tenet
Tenet (2019), la critique de B.G
Toute l’industrie du cinéma l’attend avec impatience depuis plusieurs semaines où le nombre d’entrées plutôt en berne depuis la réouverture des salles a fait prédire à certains la chronique d’une mort annoncée du cinéma. Le cinéma en a vu d’autres et il y a fort à parier qu’il s’en remettra. Remercions Warner de sortir ce blockbuster avant les Américains.Qu’il s’agisse d’Inception, d’Interstellar, de Dunkirk ou de The Dark Knight, Christopher Nolan tient à garder jalousement ses secrets jusqu’au tout dernier moment. À quelques jours de la sortie internationale de Tenet, mercredi, le cinéaste a enfin levé un peu le voile sur ce thriller d’espionnage intrigant, où la notion du temps emprunte une forme plus originale...
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Woman
Woman (2019), la critique de B.G
La matière brute est impressionnante, comme souvent chez Yann Arthus-Bertrand : des milliers d’interviews, des milliers de kilomètres parcourus pour aller aux quatre coins du globe recueillir la parole des femmes, puis enfin des heures de rushes qu’il a fallu sélectionner, monter, assembler afin que le patchwork ressemble à quelque chose qui trouve sa place au cinéma. On ose le dire : nous étions un peu méfiants face à ce projet un peu trop ambitieux, un peu trop sponsorisé, un peu trop lisse sur le papier pour nous convaincre du premier coup et on y allait un peu à reculons… On a vite ravalé nos a priori et mis dans notre poche nos idées toute faites sur un homme hautement médiatique qui a le dont d’en agacer plus d’un...
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Effacer l'historique
Effacer l'historique (2019), la critique de B.G
Benoît Delépine et Gustave Kervern poursuivent méthodiquement la mission qu’ils se sont donnée dèsAaltra en 2004, qui est de rendre justice, dans des brûlots rageurs pas vraiment tirés au cordeau, à toute une cohorte de petites gens oubliées du monde moderne et de ses représentations. Ouvrières au bord de la délocalisation, retraités sans pension, agriculteurs en fin de droits, cadres en rupture d’idéologie libérale, punks à chiens vieillissant sans chiens, handicapés teigneux et rancuniers, femmes, hommes, jeunes et vieux, même combat : tous entassés dans le même sac, celui des laissés-pour-compte… dont la bonne société a quand même besoin, ne serait-ce que pour s’en servir de repoussoir ou de marche-pied...
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Citoyens du monde
Citoyens du monde (2019), la critique de B.G
Après Le Déjeuner du 15 août etGianni et les femmes, le multi-casquettes Gianni Di Gregorio (scénariste, réalisateur, acteur) revient pour nous donner des nouvelles de son petit monde, de sa philosophie de la vie : au-delà des rires, des badineries débonnaires, perce une belle générosité, une vision fine de l’humanité, tendre et lumineuse.Citoyens du monde, c’est l’histoire de ceux qui rêvent de partir à sa conquête sans quitter leurs pantoufles...
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A Perfect Family
A Perfect Family (2019), la critique de B.G
Vous aurez traduit le titre par vous-même, il y est question d’une famille parfaite. Ironie ? La perfection étant rarement de ce monde, on devine d’emblée un hic… Et pourtant… En avançant dans le récit, une fois le premier choc passé, on y découvrira plus d’interrogations tendres que de réponses tranchées, assaisonnées d’une bonne rasade d’humour, ce qui ne gâche rien. Malou Reymann s’est inspirée pour son premier film de sa propre histoire, pleinement assumée, et se place du point de vue de l’enfance qui observe ces drôles d’adultes s’efforçant d’endosser le rôle de « parents » avec toutes les obligations et tous les clichés qui sont censés aller avec...
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Raining in the Mountain
Raining in the Mountain (1978), la critique de B.G
Raining in the Mountain fait partie de ces chefs-d’œuvre du cinéma. Une création artistique immense à laquelle chacun devrait pouvoir se confronter, une fois dans sa vie, sur grand écran. Ici, le supérieur d’un monastère bouddhique doit se choisir un successeur. Trois individus débarquent pour superviser la chose. Ces derniers sont en fait des voleurs cherchant à mettre la main sur un parchemin sacré et bien gardé. Un film philosophique d’arts martiaux voué, de partout, à la spiritualité. Avec A Touch of Zen, il est l’un des plus célèbres films du cinéaste. Pour la première fois, il sera montré à l’international dans sa version restaurée. Un événement !
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Never Rarely Sometimes Always
Never Rarely Sometimes Always (2020), la critique de B.G
Autumn a 17 ans et habite une petite ville de l'état de Pennsylvanie. D'un tempérament réservé, ses journées se partagent entre le lycée, un boulot de caissière au supermarché du coin et une vie familiale morose. Mais Autumn est enceinte et on devine rapidement que cette grossesse n'est pas désirée. Or, peu de solutions s'offrent à elle dans cette zone rurale des États-Unis : le cabinet médical servant de planning familial impose subrepticement ses convictions et toute procédure nécessite obligatoirement la permission des parents. Autumn et sa cousine Skylar décident donc de prendre le bus pour New-York, avec en poche quelques billets et l'adresse d'un hôpital.....
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Hotel by the River
Hotel by the River (2018), la critique de B.G
C'est l'hiver. Un poète âgé reste dans un modeste hôtel provincial aux bords de la rivière Han. Ses fils adultes doivent venir le visiter après plusieurs années sans s'être vus. Malgré la petite taille de l'hôtel et les lieux environnants sur lesquels il est facile de naviguer, le père et les fils ne cessent de se perdre, se croiser et se perdre de nouveau. Pendant ce temps, une jeune femme, après s'être enfuie d'une relation destructrice, se prend une chambre au même hôtel et tente de rejoindre une amie. Elles dorment, marchent et parlent de tout et de rien tout en portant attention au poète, qui voit en eux une beauté et une fascination qui lui inspirera un nouveau verset...
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Family Romance, LLC
Family Romance, LLC (2018), la critique de B.G
Quelque part à Tokyo… sous les cerisiers en fleurs d’un rose enjôleur, une jeune fille de douze ans, Mahiro, a rendez-vous avec son passé : un père fantasmé qu’elle n’a plus revu depuis sa tendre enfance. Un rêve soudain exaucé qui semble presque trop beau pour être vrai.Comme ni le titre, ni le nom du prolifique cinéaste (majeur !) allemand ne l’annoncent, autant le faire tout de suite. Cette « Romance familiale » surprenante est intégralement tournée en japonais, une langue que Werner Herzog ne maîtrise pas, mais dont il parvient à capter le ton juste. Sacré Herzog ! Qui aura décidément passé sa carrière à être là où on ne l’attend pas...
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Mignonnes
Mignonnes (2018), la critique de B.G
C'est un premier film débordant d'une énergie vitale, se moquant de la bien-pensance et du qu'en dira-t-on. Un film qui porte haut une féminité qui n'exclut en rien son féminisme et sa liberté. Si ses jeunes héroïnes tortillent un peu du cul, c’est qu’elles découvrent leurs corps, s’amusent des clichés, encore inexpérimentées mais moins innocentes que l’on croit. Sans le formuler vraiment, elles testent, provoquent, analysent les effets qu’elles font sur la société, sur les garçons. Mais ne nous y trompons pas, elles ont beau se pomponner, porter des tenues moulantes, elles ne sont pas à vendre. En jouant avec les codes de la séduction, de la soumission, elles expérimentent maladroitement la voie, provocante, de l’émancipation...
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La Femme des steppes, le flic et l'œuf
La Femme des steppes, le flic et l'œuf (2019), la critique de B.G
Qu’un film mongol parvienne sur nos écrans est un phénomène guère moins rare qu’une aurore boréale à Paris (la dernière eut lieu en 1938). On pourrait objecter un peu hâtivement qu’il y a un brin de tricherie, puisque son réalisateur est chinois… Mais ce serait oublier que c’est le deuxième film que Quanan Wang tourne sur les terres de Mongolie, ce coup-ci « non-chinoise » pour échapper aux coupes sombres de la censure qui ont complètement dénaturé son dernier film (Au pays du cerf blanc, inédit en France), alors que son précédent, Le Mariage de Tuya (Ours d’or à Berlin en 2007 et montré chez nous) avait été tourné en Mongolie-Intérieure, chinoise donc...
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Just Kids
Just Kids (2018), la critique de B.G
"Il n’y plus d’adultes avec nous ?" Nous sommes au Palais de Justice de Grenoble et Jack (19 ans), Lisa (17 ans) et Mathis (10 ans) font face aux conséquences légales d’un enchaînement de drames : le décès de leur mère malade deux ans auparavant et le récent suicide de leur père. Comme l’aîné de la fratrie travaille déjà, il devient responsable de son petit frère avec leur oncle David (qui vit à Lyon) comme subrogé tuteur. Tel est le point de départ de Just Kids [+], le touchant et très juste nouveau film de Christophe Blanc (révélé avec Une femme d’extérieur)...
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The Perfect Candidate
The Perfect Candidate (2019), la critique de B.G
La réalisatrice saoudienne est aussi rare que le skieur burkinabé, le policier non violent, ou le bienfaiteur macroniste. Alors en 2012, quand déboula du pays de l’or noir et des décapitations au sabre un petit bijou de cinéma intitulé Wadjda, signé de la jeune Haïfaa Al-Mansour, notre curiosité était à son comble. Curiosité comblée puisque ce récit d’une adolescente voulant acheter coûte que coûte un vélo malgré les interdictions était merveilleusement tendre et malicieux sans jamais être angélique. Le film fut d’ailleurs primé en son temps à Venise...
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Les Adolescentes
Les Adolescentes (1960), la critique de B.G
  Première séquence du film : une jeune italienne, Francesca, adolescente de 17 ans, se réveille doucement d’un songe érotique. Dans la pénombre, elle semble troublée et encore perdue dans un demi-sommeil. La caméra traduit son émotion sans ambiguïté, se promenant sur son corps encore sous le choc d’une émotion inédite et d’un désir palpable.Ce désir naissant la poursuivra toute la journée. Au lieu de suivre ses cours, Francesca se précipite pour voir l’homme qu’elle aime et lui raconte timidement l’histoire de son rêve, annonçant son désir de découvrir l’amour charnel.L’homme, au profil idéal, architecte cultivé, attentif et élégant, en est l’objet...
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