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Toutes vos critiques :

Une vie cachée
Une vie cachée (2017), la critique de B.G
FESTIVAL DE CANNES 2019 : COMPÉTITION Seul contre tous Palme d’or 2011 pour The Tree of Life, le cinéaste américain Terrence Malick a bâti sa légende en bravant la surmédiatisation imposée par les codes du cinéma moderne. Remarqué dès son premier film, La balade sauvage (1973), il présente en compétition à Cannes Les moissons du ciel, prix de la mise  en  scène  en  1979,  puis   disparaît des radars pendant deux  décennies avant de  revenir avec La ligne rouge, Ours d’or à  Berlin en 1999, puis Le nouveau monde (2005),  qui  essuie  un  échec...
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La Vie invisible d’Eurídice Gusmão
La Vie invisible d’Eurídice Gusmão (2019), la critique de B.G
FESTIVAL DE CANNES 2019: UN CERTAIN REGARD  Une femme puissante Âgé de 53 ans, le cinéaste brésilien Karim Aïnouz s’est fait remarquer en 1993 avec un court métrage en 16 mm intitulé Seams. Homme à tout faire sur Poison (1990) de Todd Haynes, puis assistant au montage sur Génération sacrifiée (1995) des frères Hughes, il travaille dans la production et fait la connaissance du réalisateur Walter Salles, pour lequel il coécrit l’adaptation du roman Avril brisé d’Ismaïl Kadaré (2001). Madame Satã, son premier long métrage, a été présenté dans le cadre d’Un certain regard en 2002. Il alterne depuis fictions et documentaires, avec une prédilection marquée pour l’art...
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Tenzo
Tenzo (1969), la critique de B.G
Dans un temple Zen, « Tenzo » désigne la personne en charge des repas. C’est une des six fonctions prestigieuses du monastère, associée par ailleurs à l’enseignement d’autres aspects décisifs de la doctrine. On l’aura compris,
à titrer ainsi son film, Katsuya Tomita place la cuisine, le soin, l’hospitalité, l’attention aux autres, plus largement la question de la communauté, au cœur de son projet. Fruit d’une commande émanant d’une association de bonzes, Tenzo choisit Chiken and Ryugyo, deux moines bouddhistes, pour protagonistes. L’un et l’autre ont été frappés dans leur activité par la catastrophe de Fukushima, l’un et l’autre ont décidé de se mettre au service de leurs compatriotes...
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Jumanji : Next Level
Jumanji : Next Level (2018), la critique de B.G
Spencer (Alex Wolff), Bethany (Madison Iseman), Fridge (Ser'Darius Blain) et Martha (Morgan Turner) se retrouvent à Brantford lors de vacances scolaires. Désormais à l’université, ils doivent s’adapter à leurs nouvelles vies. La relation à distance de Spencer et Martha commence à leur poser des problèmes, notamment en raison du fait que la jeune fille a de plus en plus confiance en elle et que Spencer a des problèmes à l’école. De plus, Eddie (Danny DeVito), le grand-père de Spencer, en convalescence d’une opération de la hanche, a emménagé dans son ancienne chambre. Bethany poursuit son évolution et parcourt le monde en aidant les autres. Fridge fait partie de l’équipe de football de son université et doit s’adapter à ce nouvel environnement...
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Brooklyn Affairs
Brooklyn Affairs (2019), la critique de B.G
On pense inévitablement à Brian De Palma, ou encore aux adaptations des romans de James Ellroy, où s'entremêlent les intérêts mafieux et ceux des politiques et où pour les beaux yeux d'une femme ou simplement contre l'injustice, un héros, souvent anti-héros, se dresse contre ces forces présupposées toute puissantes et inatteignables.New-York dans les années 1950. Lionel Essrog, détective privé, pas tout à fait conforme à l'idée que l'on s'en fait, puisque ce dernier souffre du syndrome de Gilles de la Tourette, enquête sur le meurtre de son mentor et unique ami Frank Minna. Ce dernier était le patron de l'agence de détectives privés dont fait partie Lionel et trois autres larrons qui se connaissent depuis l'orphelinat duquel les a sortis Franck...
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Vivre et chanter
Vivre et chanter (2019), la critique de B.G
Quinzaine des réalisateurs 2019 Les fantômes de l’opéra Ce deuxième long métrage de Johnny Ma est né d’un documentaire sur une petite troupe d’opéra, dont le réalisateur devait tirer un scénario destiné à mettre en valeur une célèbre actrice de télévision chinoise. “Lorsque j’ai rencontré Zhao Li et sa troupe, j’ai tout de suite su que le film serait beaucoup plus intéressant s’il était fait avec ces comédiens jouant leur propre rôle.” Constatant que le projet initial n’aboutit pas, il décide de développer le sien avec les membres de cette troupe. Mais le financer sera très difficile...
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À couteaux tirés
À couteaux tirés (2018), la critique de B.G
Un célèbre auteur de romans policiers a « peut-être » été assassiné. Tandis que la famille de ce riche patriarche attend la lecture du testament, un détective privé enquête avec l’aide de l’infirmière du défunt. Pleine de rebondissements et se présentant comme un pastiche coloré des whodunit d’Agatha Christie, cette comédie policière est à l’image des trompe-l’œil qui abondent dans la décoration du manoir où se déroule l’essentiel de l’action : un film qui en cache un autre. En l’occurrence, une jouissive satire de l’Amérique de Trump. Le film offre un formidable terrain de jeu à sa distribution bigarrée. Jamie Lee Curtis et Toni Collette s’avèrent tout spécialement savoureuses. À l’inverse, Daniel Craig force inutilement le trait...
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Utøya, 22 juillet
Utøya, 22 juillet (2017), la critique de B.G
« Vous ne comprendrez jamais, alors écoutez-moi bien », énonce la jeune fille impavide le regard planté dans celui des spectateurs, avant qu'un subtil mouvement de tête nous révèle le téléphone portable vissé sur son oreille. Elle c'est Kaja, militante des jeunesses social-démocrates de Norvège, et c'est à ses parents, non à nous, que s'adressait cette phrase prophétique. Mais l'espace d'un instant, le Quatrième Mur s'est estompé et c'est en Coryphée d'un Chœur antique qu'elle annonce sans le savoir la tragédie à venir, celle qui advint le 22 juillet 2011 sur l'île d'Utøya.Utøya, un nom et un lieu à jamais associés à un nombre et un homme. Soixante-neuf meurtres, perpétrés à l'arme de guerre par le terroriste d'extrême-droite Anders Behring Breivik...
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Proxima
Proxima (2018), la critique de B.G
Il ne sont sans doute pas très nombreux, de par le monde, les enfants qui peuvent écrire le jour de la rentrée, dans la case « profession des parents » : mère astronaute. Un métier qui paraît presque irréel, réservé aux histoires dans lesquelles on conquiert la lune à bord d'une fusée rouge, entre Jules Verne et Tintin. Pour Stella, l'espace est un sujet de conversation presque banal et elle connaît par cœur toutes les étapes avant la mise en orbite, comme une comptine qu'elle fredonne avec sa mère tous les soirs avant d'aller au lit… 5, 4, 3, 2, 1, décollage. Rien de plus normal avec un père astrophysicien et une mère astronaute, qui ont les yeux et le cœur rivés vers les étoiles...
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Gloria Mundi
Gloria Mundi (2018), la critique de B.G
Gloria mundi s’ouvre sur une joyeuse naissance, une mise au monde. Mais quel monde exactement ? Gloria, qui vient de pousser ses premiers cris, esquisse également ses premiers sourires et, à cet instant-là, cette question perd de son importance. Le chômage, les guerres, le réchauffement climatique… soudain tout parait si lointain. L’essentiel, ce sont ces petits doigts de porcelaine fine qui essaient d’appréhender leur nouvel univers, ces lèvres délicates qui cherchent le sein de Mathilda (Anaïs Demoustier), la mère. C’est fou le pouvoir d’un si petit être. Autour d’elle, son père Nicolas (Robinson Stévenin) et ses deux grands parents Sylvie et Richard (Ariane Ascaride et Jean-Pierre Darroussin) sourient benoitement, émouvants...
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Retour à Zombieland
Retour à Zombieland (2018), la critique de B.G
Personne ne cultivait un espoir maladif devant l’éventuel retour du quatuor de Zombieland, dix ans après un premier film aussi amusant qu’irrévérencieux, et surtout sans grandes prétentions. Tous sont revenus au bercail, dans ce monde à l’agonie, et constamment émaillé de références à la culture populaire, ce qui fait tout son charme. Devant comme derrière la caméra, ses artisans ont pris du galon, de l’âge et de l’expérience (surtout le réalisateur Ruben Fleischer, jadis un nouveau venu), mais conservent toutefois leur cœur d’adolescent pour se moquer des zombies, surtout ceux qui grouillent sur tous nos écrans...
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La Fameuse invasion des ours en Sicile
La Fameuse invasion des ours en Sicile (2017), la critique de B.G
FESTIVAL DE CANNES 2019: UN CERTAIN REGARD L’avis des animaux Tiré de l’unique livre pour la jeunesse de Dino Buzzati, publié en 1945 (Gallimard Jeunesse), La fameuse invasion des ours en Sicile est adapté en tandem par Jean-Luc Fromental, déjà chargé du script de Loulou, l’incroyable secret (2013) d’Éric Omond, et par Thomas Bidegain, le  scénariste de  prédilection  de  Jacques  Audiard.  Le  film d’animation est l’œuvre de l’illustrateur, peintre et auteur de bande dessinée italien Lorenzo Mattotti, qui s’était déjà fait remarquer pour sa contribution au film d’animation  collectif  Peur(s) du noir (2007)...
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Last Christmas
Last Christmas (2018), la critique de B.G
Kate (Emilia Clarke, la ravissante Mère des dragons de Game of Thrones), très bonne dans ce premier rôle comique) ne l’a pas facile. Sa vie privée est faite d’une suite ratée d’aventures d’un soir. Sa vie professionnelle? Elle officie comme elfe dans un magasin de Noël sous la coupe de Santa (Michelle Yeoh), patronne sévère s’il en est une. En quelques mots? Sa vie ne mène nulle part. D’autant qu’elle n’a pas de logement, qu’elle s’est brouillée avec ses parents et qu’elle a le don de se mettre ses amis à dos. Le tout est rendu dramatique à souhait par le fait qu’on apprend rapidement que Kate a été gravement malade, qu’il ne faudrait pas qu’elle boive plus que de raison et qu’elle devrait prendre soin de sa santé...
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Le Mans 66
Le Mans 66 (2019), la critique de B.G
Le Mans 66 aurait pu être un film réservé aux initiés, un film s'adressant uniquement à ceux qui connaissent et apprécient la course automobile et tous ses rouages. Mais, James Mangold nous propose plutôt un long métrage sur la détermination et la fierté avec, en toile de fond, des moteurs et des pistes de course. Le réalisateur parvient à rejoindre presque tous les publics avec son drame sportif intelligent et sensible. On est habilement transporté dans cette histoire et on se surprend à s'avancer au-devant de notre siège lorsque le protagoniste en est aux derniers miles d'une course déterminante. Christian Bale, dans le rôle d'un pilote antipathique, et Matt Damon, sous les traits d'un ex-pilote reconverti en designer automobile, livrent des performances magistrales...
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La Reine des Neiges II
La Reine des Neiges II (2019), la critique de B.G
Parce que La reine des neiges, sorti il y a six ans, ne se terminait pas avec le fameux «ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants», on se demandait ce qu’allait donner cette suite, après les 1,3 G$ US de recettes du film d’animation aux guichets des salles mondiales. Le scénario de Chris Buck, Jennifer Lee (les coréalisateurs), Marc E. Smith, Kristen Anderson-Lopez et Robert Lopez (les deux derniers sont les auteurs-compositeurs des chansons) met un peu de temps à trouver le bon rythme, les 20 premières minutes pouvant être un peu confuses pour un jeune auditoire...
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J'aimerais qu'il reste quelque chose
J'aimerais qu'il reste quelque chose (2018), la critique de B.G
Au Memorial de la Shoah, à Paris, une équipe de bénévoles recueille chaque semaine les archives personnelles des déportés et de leurs familles. Pour ceux qui les donnent comme pour ceux qui les reçoivent, lettres, photographies et objets racontent l’horreur de la séparation, de l’attente et de la perte. Mais au fil des entretiens, au détour d’une histoire, s’affirme l’indélébile présence des absents. La caméra de Ludovic Cantais filme le travail patient des archivistes mais aussi la vertigineuse persistance de la mémoire.Un film bouleversant.
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La Belle époque
La Belle époque (2018), la critique de B.G
La Belle époque – deuxième film de Nicolas Bedos, beaucoup plus excitant que le premier, Monsieur et Madame Adelman – est un brillant divertissement qui va rallier les suffrages et vous faire plonger la tête la première dans un bain de jouvence, au cœur d'une pure histoire de cinéma : scénario à tiroirs qui n'en finit pas de révéler ses coups de théâtre, casting tiré à quatre épingle (Daniel Auteuil et Fanny Ardant sont à leur meilleur) et un ton caustique (décidément la marque N. Bedos) basé sur un principe d'écriture assez simple mais diablement efficace : après chaque caresse vient une bonne baffe...
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Rendre la justice
Rendre la justice (2019), la critique de B.G
C'est une plongée au cœur d'un monde qui se livre peu, un monde qui inspire une forme de crainte autant qu'une indéniable fascination. Un monde que l'on connaît de loin, souvent avec beaucoup d'idées reçues, quelquefois fausses ou erronées. Un monde que l'on préfère garder à distance, par méfiance ou peur car il confronte notre humanité avec ce qu'elle a de plus sombre et de plus complexe. L'appareil juridique français apparaît ainsi, souvent, pour les non-initiés, comme une sorte de trou noir mystérieux dont il vaut mieux ne pas trop approcher, ou alors comme une machine infernale, impitoyable et impersonnelle, dont on ressort inexorablement broyé...
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Midway
Midway (2018), la critique de B.G
Le film Midway, remake du long métrage éponyme de Jack Smight paru en 1976, dépeint la bataille du même nom entre la flotte américaine et la marine impériale japonaise dans l'océan Pacifique pendant la Seconde Guerre mondiale. Historiquement, l'attaque prend place immédiatement après la débâcle de Pearl Harbor, événement qui nous a donné un film marquant du cinéma américain en 2001. Impossible de ne pas faire de liens entre les deux productions puisque la bataille de Pearl Harbor est le déclencheur des événements dépeints dans Midway, et, malheureusement, Midway est encore moins efficace qu'avait pu l'être son prédécesseur, piloté par Michael Bay 18 ans plus tôt.Midway relate un tournant décisif de la guerre du Pacifique...
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Rétrospective Milos Forman, 4 œuvres de jeunesse
Rétrospective Milos Forman, 4 œuvres de jeunesse (1963), la critique de B.G
Au cinéma le 20 novembre 2019 en versions restaurées 2K et 4K inédites L'AUDITION (1963) 1re partie : Ah, s'il n'y avait pas ces guinguettes (33mn)2e partie : L'Audition (46 mn) L'AS DE PIQUE (1963)LES AMOURS D'UNE BLONDE (1965)
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