Accueil » Les critiques de films proposées par les membres

Toutes vos critiques :

Bacurau
Bacurau (2018), la critique de B.G
FESTIVAL DE CANNES 2019: COMPÉTITION Un seul être vous manque… Trois ans après avoir présenté en compétition Aquarius, le réalisateur brésilien Kleber Mendonça Filho reste fidèle au trio de  producteurs formé par Saïd Ben Saïd, Michel Merkt et Émilie Lesclaux pour  Bacurau. Le film se déroule dans un futur proche, au cœur du sertão, cette zone semi-aride du Nordeste dont l’ethnologue Claude Levi-Strauss a expliqué dans Tristes tropiques (éd. Pion) que son nom “se réfère à un aspect subjectif : le paysage par rapport à l’homme”. En l’occurrence, lorsque la doyenne du village périt, c’est le lieu lui-même qui semble rayé mystérieusement de la carte...
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Les Mondes imaginaires de Jean-François Laguionie
Les Mondes imaginaires de Jean-François Laguionie (2019), la critique de B.G
7 films de Jean-François Laguionie - L’Acteur, 1975, 5’35- Le masque du diable, 1976, 12’- La demoiselle et le violoncelliste, 1964, 9’- Une bombe par hasard, 1969, 9’- Potr’ et la fille des eaux, 1974, 11’- L’Arche de Noé, 1967, 11’- La traversée de l’Atlantique à la rame, 1978, 21’
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Les Arythmies du cœur Kira Mouratova
Les Arythmies du cœur Kira Mouratova, la critique de B.G
Rétrospective Kira Mouratova à la Cinémathèque Française et 5 films au Reflet Médicis Brèves rencontres (1967, 1 h 30), Les Longs adieux (1971, 1 h 35), Parmi les pierres grises (1983 1h 23), Changement de destinée (1987 1h48), Le Syndrome asthénique (1989, 2 h 33) L’œuvre soviétique de Mouratova (1958-1989) a souvent été considérée comme l’une des plus exemplaires en termes de censure exercée dans le cinéma durant la période de la stagnation, puis durant la Perestroïka en URSS. Cette œuvre offre en outre un cas d’analyse intéressant dans la mesure où la situation excentrée de Mouratova et du studio dont elle dépend multiplie les étapes de contrôle entre Odessa, Kiev et Moscou ainsi que les instances politiques...
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Downton Abbey
Downton Abbey (2018), la critique de B.G
  Images magnifiques aux couleurs d'automne, costumes chiadés… on retrouve tous les personnages qui faisaient le charme imparable des six saisons de la série. Il n'est néanmoins pas besoin de les avoir vues pour savourer le film, mais dame ! 52 épisodes de 50 minutes, ça crée des liens et vous rend familière une bande de personnages qui s'étaient immiscés dans nos vies en nous racontant l'évolution d'une famille d'aristocrates « so british » et de leurs domestiques dans le petit château familial niché dans le cœur verdoyant du Yorshire au début du siècle dernier. Ça commençait le jour du naufrage du Titanic qui décimait les héritiers mâles de la famille Crawley…Le film débute plus de dix ans après, là où s'arrêtait le dernier épisode...
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Le Chardonneret
Le Chardonneret (2018), la critique de B.G
Theo Decker se trouve au Metropolitan Museum of Art de New York lorsqu'une bombe explose, tuant sa mère et plusieurs autres visiteurs. Accueilli dans la famille fortunée d'un ami d'enfance, le garçon de 12 ans se rend chez un antiquaire de Greenwich Village, où l'a conduit la bague donnée par un vieil homme mort dans l'attentat. Il y fait la connaissance de Hobie, partenaire d'affaires du défunt, mais aussi de Peppa, la fillette qui était au musée avec ce dernier, et dont il tombe amoureux. Mais bientôt le père de Theo, un vaurien alcoolique et joueur dont il était sans nouvelles, vient l'arracher à sa nouvelle vie. Parachuté en banlieue de Las Vegas, l'adolescent se lie d'amitié avec Boris, le fils d'un mineur acoquiné à la mafia ukrainienne...
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Ça - Chapitre 2
Ça - Chapitre 2 (2018), la critique de B.G
Au cours de l’été 1989, un groupe de préadolescents laissés pour compte affronta dans les égouts de la petite ville de Derry une entité maléfique. Revêtant les atours d’un clown pour mieux attirer puis dévorer les enfants, le monstre dut battre en retraite. Mais voici que, obéissant à un auguste cycle, ÇA reparaît 27 ans plus tard.Ça-Chapitre 2, qui ramène Andy Muschietti à la barre du projet, fait-il aussi bien le travail que le premier?Pour « Ça: Chapitre 2 », qui se déroule une trentaine d’années après le premier volet, avec des protagonistes devenus adultes, le réalisateur souhaitait un film « en prise avec notre époque »...
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Frankie
Frankie (2019), la critique de B.G
FESTIVAL DE CANNES 2019: COMPÉTITION La cité des merveilles Prix d’interprétation féminine en 1978 pour Violette Nozière de Claude Chabrol, puis en 2001 pour La pianiste de Michael Haneke, Isabelle Huppert tient le rôle-titre du 7e film d’Ira Sachs, grand prix du jury à Sundance en 2005 pour Forty Shades of Blue, Teddy à Berlin en 2012 pour Keep the Lights On et grand prix spécial à Deauville en 2016 pour Brooklyn Village. Frankie est une coproduction entre la France, le Portugal, la Belgique et les États-Unis, initiée par le tandem Saïd Ben Saïd-Michel Merkt. Ce dernier a déjà porté bonheur à la comédienne en 2016 avec Elle de Paul Verhoeven, pour lequel elle a été maintes fois récompensée et a même obtenu sa première citation à l’Oscar et son 2e César...
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Jeanne
Jeanne (2019), la critique de B.G
FESTIVAL DE CANNES 2019: UN CERTAIN REGARD Le bûcher des vanités Grand prix du jury à Cannes pour L’humanité en 1999, puis pour Flandres en 2006, Bruno Dumont s’est fait remarquer dès La vie de Jésus, Caméra d’or en 1997. Adepte d’un cinéma radical qui s’accommode d’une certaine spiritualité, il revendique sa filiation avec Robert Bresson, qui a réalisé Procès de Jeanne d’Arc(1962). C’est, quant à lui, dans l’œuvre de Charles Péguy qu’il a puisé. “Lorsque j’ai commencé à avoir l’idée de faire un film musical, explique-t-il, je cherchais un texte réellement propice, aussi je me suis rapproché naturellement de lui et de sa pièce de théâtre Jeanne d’Arc comme d’un livret...
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Le Gangster, le flic & l'assassin
Le Gangster, le flic & l'assassin (2019), la critique de B.G
FESTIVAL DE CANNES 2019: SÉANCE DE MINUIT Le bon et les méchants Lee Won-tae a débuté comme producteur et comme scénariste avant de passer à la réalisation avec Daejang­Kimchangsoo (2017). The Gangster, the Cop, the Devil orchestre la chasse à l’homme menée simultanément par un chef mafieux et un policier pour mettre un terme aux agissements d’un tueur en série qui brouille les pistes en changeant de mode opératoire à chaque crime. “Quand on confronte un sale type à un autre sale type, explique Lee Won-tae, ce dispositif vous glace le sang bien plus que lorsqu’il s’agit de l’affrontement entre le bien et le mal.” Il réunit pour cela trois acteurs particulièrement appréciés du public sud-coréen...
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Viendra le feu
Viendra le feu (2019), la critique de B.G
FESTIVAL DE CANNES 2019: UN CERTAIN REGARD Dans la fournaise Né à Paris, Oliver Laxe a étudié le cinéma en Espagne avant de s’installer au Maroc en 2006, puis de revenir sur la terre de ses ancêtres. Grand prix de la Semaine de la critique en 2016 pour Mimosas, la voie de l’Atlas, il a écrit Viendra le feu avec le coscénariste de ce film, Santiago Fillol. Sa production a ensuite été un véritable parcours du combattant. “En trois longs, j’ai sollicité cinq fois la télévision publique espagnole (TVE) et  j’ai essuyé cinq refus, explique Olivier Laxe. Dès lors, la seule solution pour un réalisateur en Espagne est de recourir à la coproduction européenne, avec la France, le  Luxembourg et Eurimages dans notre cas...
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Une fille facile
Une fille facile (2018), la critique de B.G
QUINZAINE DES RÉALISATEURS 2019 Un autre regard À peine la sélection de la Quinzaine des réalisateurs dévoilée par Paolo Moretti, la presse people n’hésitait pas à titrer “Zahia va présenter son premier film sur La Croisette”. Tourné dans la plus grande discrétion, le dernier opus de Rebecca Zlotowski compte en effet dans sa distribution Zahia Dehar, dont le nom était apparu en 2010 lorsque des footballeurs de  l’équipe de France avaient été soupçonnés d’avoir eu des relations sexuelles tarifées avec la jeune femme, alors mineure. “Je voulais proposer un autre regard sur une femme que la société au mieux moque, au pire méprise”, précise Rebecca Zlotowski, qui revendique l’aspect malicieux du titre de son film...
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Le Mariage de Verida
Le Mariage de Verida (2019), la critique de B.G
Même en faisant preuve d'optimisme, on ne peut pas dire que la situation des femmes s'améliore de par le monde ! On ne peut pas dire que leurs droits soient mieux établis et respectés. On ne peut pas dire que diminuent les violences qu'elles subissent. Ce film en apporte un nouveau témoignage, en mettant en lumière une pratique très peu connue, une pratique ubuesque et archaïque réservée une fois de plus aux femmes.Verida est une jeune Mauritanienne qui vit à Nouakchott, la capitale du pays...
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Apocalypse Now
Apocalypse Now (1979), la critique de B.G
« La version redux de 2001 avait restauré tout ce qui avait été coupé. Quand on m'a demandé plus tard quelle version je voulais montrer, je pensais fréquemment que la version de 1979 était trop abrupte, tandis que la redux était trop longue. J'ai donc mis au point ce qui, pour moi, constitue la version parfaite, qui s'appelle Apocalypse now Final cut...
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Une grande fille
Une grande fille (2019), la critique de B.G
FESTIVAL DE CANNES 2019:UN CERTAIN REGARD  Retour à la vie Originaire de la République autonome de Kabardino-Balkarie, en Russie, où il est né en 1991, Kantemir Balagov entreprend des études d’économie puis de droit, tout en tournant des mini-webséries à l’aide de son  appareil photo. Sa rencontre avec son maître Alexandre  Sokourov lui vaut d’entrer directement en troisième année de l’école de cinéma que celui-ci vient d’ouvrir dans sa ville natale. Il tourne alors deux courts et un moyen métrages, Pervyy ya (2014), Andryukha (2015) et Molodoy eschyo (2015), puis, soutenu par Sokourov, parvient à boucler le financement de son premier long,Tesnota, une vie à l’étroit...
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Les Baronnes
Les Baronnes (2018), la critique de B.G
À la fin des années 70, à New York, le FBI envoie derrière les barreaux trois bonzes de la petite mafia locale. Les épouses décident alors de reprendre en main les affaires de leurs maris et se révèlent très douées quand il s’agit de faire de l’extorsion et d’intimider ceux qui tentent de rivaliser avec elles du côté de l’escroquerie. Rapidement, ces femmes deviendront les reines du quartier Hell’s Kitchen.Ce film est une adaptation de la série de bandes dessinées The Kitchen, d’Ollie Masters et Ming Doyle, aux éditions Vertigo. Mais ce qui m’attirait dans ce film c’est surtout la distribution, avec Melissa McCarthy que j’adore dans tout ce qu’elle fait. Elle peut jouer autant la comédie que le drame...
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Fast & Furious : Hobbs & Shaw
Fast & Furious : Hobbs & Shaw (2018), la critique de B.G
Attachez vos ceintures (surtout si vous voyez le film avec la technologie 4DX). Dérivé de la très populaire franchise Fast & Furious, le film en met plein la vue. C’est fou, complètement fou. Comme on s’y attend, les scènes d’action se multiplient et les poursuites sont plus spectaculaires les unes que les autres. En même temps, on nous entraîne complètement ailleurs grâce à la rivalité entre l’agent fédéral Luke Hobbs (Dwayne Johnson) et l’ex-militaire britannique Deckard Shaw ( Jason Statham), qui en font toujours plus pour prouver leur supériorité.Tous deux ont démontré leur aversion l’un pour l’autre dans les deux films précédents de la série Fast & Furious ( 7 et 8). Ils ont cette fois-ci tout le loisir d’exprimer leur hostilité...
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Midsommar
Midsommar (2019), la critique de B.G
Il est des cauchemars rendus pires du fait qu’ils se déroulent en pleine lumière. Implacable, nue, l’épouvante capte le regard, qui dès lors ne peut s’en détourner, tétanisé. Lorsque de jeunes Américains débarquent dans la campagne suédoise afin d’assister à des festivités traditionnelles vantées par un ami, ils ignorent que c’est là ce qui les attend. Sous un soleil radieux, une horreur insidieuse se fait jour, intangible… Un sentiment d’inquiétante étrangeté trop diffus pour justifier qu’on prenne ses jambes à son cou. C’est pourtant ce que devraient faire les protagonistes de Midsommar : solstice d’été (V.F. de Midsommar). Il s’agit du second long métrage du cinéaste américain Ari Aster...
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Roubaix, une lumière
Roubaix, une lumière (2019), la critique de B.G
Festival de cannes 2019: compétition  Chronique de la misère ordinaire Retour dans sa ville natale pour Arnaud Desplechin, qui revient en sélection  officielle  où il a montré la plupart de ses films, à l’exception notable de l’antépénultième Trois souvenirs de ma jeunesse, multiprimé à la Quinzaine en 2015 et César du  meilleur réalisateur. Sous couvert de suivre une enquête policière, Roubaix, une lumière est un film à tiroirs comme son auteur les affectionne...
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Reza
Reza (2018), la critique de B.G
Reza, qui est à la fois écrivain et architecte et toujours amoureux de sa femme malgré leur séparation, traverse une période de doute et d'errance. Si ce personnage principal nous rappelle d'autres héros de fiction – Woody Allen notamment, il est inattendu dans le cinéma iranien contemporain et l'univers cinématographique déployé autour de lui est original et sensible : sens du cadre en 4/3, esthétique douce et lumineuse des lieux de vie et des lieux saints, plans fixes impressionnants...
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Vita & Virginia
Vita & Virginia (2018), la critique de B.G
Chaya Button, qui avait consacré son mémoire de fin d’études à la correspondance et aux essais de Virginia Woolf, réalise un film d'époque aux accents bien actuels, qui se concentre sur la fraîcheur des personnages et leur envie de mettre fin à l'immobilisme de l’ère victorienne. Nous sommes donc au cœur de la vivacité intellectuelle et charnelle des années 20 londoniennes...
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