Accueil » Les critiques de films proposées par les membres

Toutes vos critiques :

L'Usine de rien
L'Usine de rien (2016), la critique de B.G
QUINZAINE DES RÉALISATEURS  Nos vies, pas leurs profits ! En pleine Berlinale, une tribune signée par plus de 500 personnalités artistiques s’alarmait de la situation du cinéma portugais, victime de conflits d’intérêt depuis l’adoption en 2013 d’un décret-loi encadrant les pratiques du secteur. Pourtant, le pays continue de produire une douzaine de longs par an, lesquels connaissent pour la plupart une belle carrière à l’international. Premier opus du jeune réalisateur Pedro Pinho, A fábrica de nada raconte un conflit social radical débouchant sur l’occupation, puis la prise de contrôle, d’une usine par ses ouvriers qui vont ensuite l'autogérer...
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Roman Polanski, 3 œuvres de jeunesse
Roman Polanski, 3 œuvres de jeunesse, la critique de B.G
Le couteau dans l'eau, Répulsion et Cul-de-sac ont été réalisés dans les premières années de tournage du cinéaste franco-polonais. Ces long-métrages s'offrent un lifting au cinéma, à partir du mercredi 24 mai.
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Le Couteau dans l'eau
Le Couteau dans l'eau (1962), la critique de B.G
Le couteau dans l'eau, Répulsion et Cul-de-sac ont été réalisés dans les premières années de tournage du cinéaste franco-polonais. Ces long-métrages s'offrent un lifting au cinéma, à partir du mercredi 24 mai.
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Rodin
Rodin (2016), la critique de B.G
Vincent Lindon est Rodin, évidemment, intensément, immédiatement. Une présence physique compacte, une sensualité brute, une manière d'habiter l’espace au gré de mouvements assurés mais jamais arrogants : c’est ainsi qu'était sans doute Auguste Rodin à cette période de sa vie, c’est en tout cas ce qui d’emblée, dès les premières secondes de ce film magnifique, s’impose à notre regard. Un Rodin tourmenté, volontaire, totalement dévoué à son art, d’une intransigeance absolue pour son travail, mais un Rodin enraciné dans la vie, viscéralement lié à la matière autant qu'à la terre, aimanté par la chair et ses plaisirs, capable de s'émouvoir face à la beauté du monde et de la nature...
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L'Amant double
L'Amant double (2017), la critique de B.G
CANNES 2017: COMPÉTITION Un homme peut en cacher un autre Auteur de nombreux courts et moyens métrages primés François Ozon a défrayé la chronique à la Semaine de la critique en 1998 avec son premier long, Sitcom. Après Swimming Pool, en compétition à Cannes en 2003, il a présenté Le temps qui reste à Un certain regard en 2005, Un lever de rideau hors compétition en 2006, puis Jeune et jolie en compétition en 2013...
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Une famille heureuse
Une famille heureuse (2016), la critique de B.G
La première raison de voir ce film intelligent et délicat pourrait relever de l'exotisme, qui parfois a du bon : voir des images, prendre des nouvelles de la Géorgie, pays lointain et bien mystérieux pour la plupart d'entre nous... Quelques indices, telle la consommation abusive de jus de cerises – que l'on produit artisanalement et conserve dans d'énormes bocaux –, indiqueront aux connaisseurs que nous sommes au cœur du Caucase – les Turcs, les Azéris... sont également très friands de cerises. Les cinéphiles ne pourront s'empêcher de penser aux merveilleux films de Sergueï Paradjanov, qui évoquaient avec une poésie sublime, et un art achevé de la composition picturale, la beauté et la richesse culturelle du pays...
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Aurore
Aurore (2016), la critique de little river
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The Whole Truth
The Whole Truth (2016), la critique de little river
Critique publiée le 22 March 2017 Un ado de 17 ans, accablé d’indices et de preuves, est accusé du meurtre de son père, odieux despote familial envers lui comme envers sa mère. L’avocat de la famille est chargé de défendre le jeune homme qui s’acharne à rester muet et hermétique, et, à l’aide d’une brillante et jeune assistante, de nous proposer d’y voir clair dans cette affaire.Le principal intérêt réside dans l’intimité des joutes légales, la mise en lumière des subtilités des plaidoiries et des témoignages, l’exploitation des suggestions sous-entendues, les détournements de pensées et les révélations implicites des non-dits...
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Les Fantômes d'Ismaël
Les Fantômes d'Ismaël (2017), la critique de B.G
CANNES 2017: FILM D'OUVERTURE Après l'oubli – assez incompréhensible – par le comité de sélection du très beau Trois souvenirs de ma jeunesse il y a deux ans, Arnaud Desplechin est de retour dans la sélection officielle du Festival de Cannes, hors compétition – il s'en fiche probablement un peu et nous aussi – mais en ouverture. Qui le voudra verra dans Les Fantômes d’Ismaël bien des références, des chassés-croisés, de simples clins-d’œil ou des échos plus intimes à la filmographie d’Arnaud Desplechin, et plus largement au cinéma qu’il affectionne, qui le nourrit, qu’il admire...
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Le roi Arthur : la légende d'Excalibur
Le roi Arthur : la légende d'Excalibur (2015), la critique de B.G
Sous le tapage appréciable de la musique et des effets spéciaux, Guy Ritchie revisite avec passion, poésie, humour et grandiloquence la légende arthurienne. On aime ou l'on déteste Guy Ritchie, le style particulier du cinéaste britannique ne laissant pas indifférent. Ce «Roi Arthur: La légende d'Excalibur» ne déroge pas à la règle, les fans du réalisateur se pâmeront tandis que les autres hurleront...
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Album de famille
Album de famille (2016), la critique de B.G
  SEMAINE DE LA CRITIQUE 2016 Réécrire son histoire Après des études de littérature, Mehmet Can Mertoğlu réalise des courts métrages qui ont la particularité d’être sans dialogues, avant de se lancer dans l’écriture d’Album de famille. Au départ, le cinéaste voulait “raconter la façon dont une histoire peut être réécrite”, une question cruciale dans la Turquie de Recep Tayyip Erdoğan. Une thématique qu’il va aborder par le biais d’un couple se constituant un album photo fictif afin de garder secrète l’adoption d’un bébé. “En Turquie, de nos jours, la faculté de procréer est toujours considérée comme quelque chose de crucial. L’infertilité est vue, plus qu’un simple défaut, comme un motif de déconsidération, voire de honte...
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Gold
Gold (2016), la critique de B.G
Les Américains nous étonneront toujours par leur capacité à recycler les fraudes, les scandales et les faits-divers qui abondent ici ou là pour en faire des films. Il s'agit ici du scandale causé par une mine d'or découverte à Bornéo, exploitée par la société canadienne Bre-X, cette mine étant le gisement « le plus riche jamais découvert au XXe siècle ». Cette découverte fit s'envoler le cours des actions de Bre-X, les épargnants furent encouragés par les conseils avisés des philanthropes de Lehman Brothers, et par la suite des milliers d'investisseurs furent ruinés, car la mine ne contenait pas d'or en réalité. L'or était simplement saupoudré, "salé", dans les carottes prélevées,pour faire illusion...
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Rétrospective Jean Rouch - Le cinéma vérité
Rétrospective Jean Rouch - Le cinéma vérité, la critique de B.G
À l'occasion du centenaire de Jean-Rouch, SOLARIS DISTRIBUTION a le plaisir de vous annoncer une grande rétrospective de son cinéma et plus particulièrement des films majeurs qu'il a tourné en Afrique. MOI UN NOIR - 73mn 1958 -LA CHASSE AU LION À L'ARC - 77mn 1967 -PETIT À PETIT - 96mn 1971 -LA PYRAMIDE HUMAINE - 90mn 1961 -JAGUAR - 91mn 1967 -LES MAÎTRES FOUS - 36mn 1955 -  
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I Am not your Negro
I Am not your Negro (2016), la critique de B.G
« Les détails et symboles de ta vie ont été construits selon un plan délibéré, destiné à t’amener à croire ce que les Blancs disent de toi. Tâche, s’il te plaît, de te souvenir que ce qu’ils croient, de même que ce qu’ils te font et t’obligent à supporter ne porte pas témoignage de ton infériorité mais de leur cruauté et de leur peur »« Humainement, personnellement, la couleur n'existe pas, politiquement elle existe. » JAMES BALDWINIl est plus que jamais indispensable d'écouter la parole, de lire les mots de l'écrivain afro-américain James Baldwin (1924-1987), qui sont la chair et l'âme de ce magnifique documentaire réalisé de main de maître par le cinéaste haïtien Raoul Peck...
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L'Homme aux mille visages
L'Homme aux mille visages (2016), la critique de B.G
Après son tournage entre la France, Singapour, la Suisse et l’Espagne, le voilà en compétition au 64e Festival de San Sebastián: L'Homme aux mille visages est sans nul doute une des productions espagnoles phares de la saison qui commence. Avec son budget de cinq millions d’euros, le film pourrait répéter le formidable succès, national et international, du film précédent d’Alberto Rodríguez : La isla mínima...
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Corporate
Corporate (2016), la critique de B.G
Elle est grande, élancée, élégante avec ses costards, ses talons, ses jolis chemisiers blancs dont elle n'arrête pas de changer, asséchant ses aisselles pour être toujours impeccable, chassant cette horrible odeur humaine qui pourrait altérer l'image qu'elle se donne de dure performante. Émilie est prête à tout pour grimper les échelons des responsabilités dans une entreprise qu'elle a dans la peau, ambitieuse et sans faille. Elle a un regard magnifique, qu'elle a réussi à dompter, ne laissant rien paraître de ses émotions, battante, terrible, glacée...
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L'Affranchie
L'Affranchie (2016), la critique de B.G
C’est une histoire d’amour compliquée, peu commune et au dénouement plus qu’inattendu que met en scène le deuxième film italien à être projeté cette année en compétition aux Venice Days : L'Affranchie (La ragazza del mondo) de Marco Danieli. Ce récit a de nouveau pour pivot une jeune femme déterminée qui lutte pour sa liberté (un thème récurrent cette année dans la section indépendante de la Mostra de Venise). En l’espèce, il s’agit d’une héroïne qui a été happée dans l’univers rigide des témoins de Jéhovah, qui possède en Italie une de ses communautés les plus florissantes, bien qu’on ne se rappelle souvent leur existence que quand l’un deux sonne à la porte...
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Mister Universo
Mister Universo (2016), la critique de B.G
Il vous en souvient peut-être, nous avions il y a quelques années défendu avec enthousiasme le film singulier d’un couple de réalisateurs non moins singuliers : La Pivellina, des italo-autrichiens Tizza Covi et Rainer Frimmel. Un film délicieux et troublant parce qu’entre réalité et fiction (les comédiens n’en étaient pas vraiment, ils jouaient leur propre rôle, même si l’histoire était écrite), il montrait un monde parfaitement méconnu, celui des petits cirques itinérants, qui posent leurs chapiteaux dans les banlieues pauvres des grandes villes italiennes. Un monde à part, bouleversé par la découverte d’une adorable petite fille abandonnée. Un film emballant sur la formidable solidarité des plus fragiles, des exclus...
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La Pivellina
La Pivellina (2009), la critique de B.G
C'est un cirque dans la périphérie de Rome, pas un gros, pas un rutilant, à mille lieux des fastes Berlusconiens… Ses artistes font plus penser à ceux de La Strada qu'à ceux des soirées de Patrick Sébastien… Presque tous ne sont plus en rodage depuis belle lurette, ne savent faire rire que les fauchés, les pas beaux des quartiers pas friqués, et ils aiment ça, parce que leur tête est pleine de lumières qui clignotent pour un oui pour un non, qu'ils ont la tendresse à fleur de cœur et qu'au fond, cette vie-là, incertaine, pleine de liberté et de voisins sympas du même tonneau, ils l'ont choisie, définitivement choisie...
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The Lost City of Z
The Lost City of Z (2015), la critique de B.G
À moins d'être frappé d'une souche particulièrement virulente du virus de l'immobilisme, il y a en chacun de nous une fascination – qui reste souvent inassouvie – pour les territoires lointains, encore inexplorés, pour ces contrées du globe encore vierges de toute civilisation. Au fil des décennies, ces terres d'aventure absolue se sont raréfiées… Mais il y a un siècle à peine, une immense partie du monde restait à découvrir, construisant la légende des explorateurs intrépides, dont les exploits enflammaient les imaginations...
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