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Toutes vos critiques :

Le Temps du ghetto
Le Temps du ghetto (1961), la critique de B.G
Cinéaste militant, Frédéric Rossif (De Nuremberg à Nuremberg, Mourir à Madrid) signe un documentaire bouleversant. Réalisé à partir de films et d’images d’archives, pris par les Allemands sur les ordres de Goebbels, Le Temps du ghetto offre la parole aux survivants et constitue un témoignage saisissant. Un film fort, indispensable, pour ne pas oublier. Le film a réalisé 215 000 entrées en 1961.
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Trilogie George A. Romero
Trilogie George A. Romero, la critique de B.G
Révélé en 1968 par un film d'horreur à petit budget, La Nuit des morts-vivants, qui bouleversa les règles du genre, George A. Romero est l'auteur d'une œuvre très personnelle, essentielle dans l'histoire du cinéma américain moderne. Avec ses figures de zombies, déclinées dans plusieurs titres tout au long de sa carrière et devenues des silhouettes familières de la pop culture contemporaine, il a énoncé une critique politique radicale de la société américaine, de son goût pour la violence et de son aliénation. Jean-François Rauger 1968 : La Nuit des morts-vivants (The Night of the Living Dead)1978 : Zombie (Zombi / Dawn of the Dead)1985 : Le Jour des morts-vivants (Day of the Dead)
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Psychomagie, un art pour guérir
Psychomagie, un art pour guérir (2019), la critique de B.G
« Ce siècle doit cesser d’être religieux pour devenir mystique. L’immortalité s’atteint probablement – étant donné que la mort est un phénomène individuel – de manière collective : en exaltant et en défendant l’humanité. »Alejandro JodorowskyDe la longue et étrange carrière du fantasque Alejandro Jodorowky – 90 ans cette année, qui se voient si peu tant une énergie de jeune hidalgo habite le bonhomme – on retient quelques films mystiques et hallucinés tournés dans les années 60/70 au Mexique (Fando & Lis, le western sous acides, El Topo et La Montagne sacrée). On sait aussi qu'il fut homme de théâtre d'avant-garde et fonda avec son complice Fernando Arrabal le mouvement Panique, en réaction au surréalisme...
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Joker
Joker (2018), la critique de B.G
Film magistral, travail d’orfèvre. Chaque élément fait corps avec l'histoire racontée, la sublime, de l’envoûtante bande son aux décors hallucinants, en passant évidemment par une mise en scène et un jeu d’acteurs impeccable (géniale performance de Joaquin Phoenix !). Nous ne sommes plus dans un simple parcours fictionnel, mais dans une véritable épopée personnelle qui peut se décliner en de multiples interprétations, jamais manichéennes, tout aussi intimes que sociales, voire politiques. Les amateurs de comics seront ravis, ceux qui ne sont pas familiers ou indifférents à cet univers trouveront aussi leur compte dans cette œuvre qui transcende les genres...
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Les Hirondelles de Kaboul
Les Hirondelles de Kaboul (2018), la critique de B.G
FESTIVAL DE CANNES: UN CERTAIN REGARD Sous les voiles C’est dès 2011 que les éditions Julliard ont cédé les  droits d’adaptation des Hirondelles de Kaboul (vendu à 600 000 exemplaires depuis 2002), dont l’action se déroule dans l’Afghanistan de 1998 sous le joug des talibans. L’auteur, Yasmina Khadra, a déjà inspiré Ziad Doueiri qui a porté à l’écran  L’attentat (2012) et Alexandre Arcady avec Ce que le jour dit à la nuit, et a collaboré aux scripts de  La voie de l’ennemi (2014) et La route d’Istanbul (2016) de Rachid Bouchareb...
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Papicha
Papicha (2018), la critique de B.G
FESTIVAL DE CANNES 2019: UN CERTAIN REGARD Défiler… pour ne pas se défiler Après une année de journalisme à la faculté d’Alger, Mounia Meddour immigre en banlieue parisienne, où elle passe une maîtrise en  information et communication, puis suit un stage d’été à La femis et étudie au Centre européen  de  formation  à  la  production  de  films  (CEFPF).  Parmi  ses reportages et documentaires : Particules élémentaires (2007), La cuisine en héritage (2009) et Cinéma algérien, un nouveau souffle (2011), qui s’attache aux jeunes réalisateurs algériens de sa génération, suivis du court métrage Edwige (2012)...
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Gemini Man
Gemini Man (2018), la critique de B.G
Gemini man s’adresse aux fans de cinéma qui veulent découvrir du grand spectacle. C’est un film d’action qui présente un qualité d’image époustouflante et des effets visuels a couper le souffle. En effet, il a la particularité d’avoir été tourné en 4K, 3D et 120 images par secondes. Le tout permettant une 3D projetée avec une fréquence 60 images/secondes pour chaque œil. C’est donc tout simplement une expérience inédite, jamais vue sur un écran auparavant. Et coté spectateur on le remarque bien évidemment. Les scènes ont un réalisme incroyable et à plusieurs reprises on surprend des insectes voler bien malgré eux dans le champs d’action de la caméra.  Très vite on oublie les lunettes avec une vraie 3D qui ne fait pas mal à la tête...
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Ne croyez surtout pas que je hurle
Ne croyez surtout pas que je hurle (2018), la critique de B.G
Et si l’éclat créatif naissait des états intérieurs les plus sombres ? C’est ce qu’il est manifestement arrivé en 2016 à Frank Beauvais – auteur de cet autoportrait entre journal intime et chronique politique – alors qu’il vivait une douloureuse rupture sentimentale. Au départ de son compagnon, Frank Beauvais se retrouve seul dans l’appartement qu’ils occupaient tous les deux, reclus dans un village isolé d’Alsace jusqu’ici synonyme de sérénité et de proximité avec la nature. Sous l’effet du désarroi, les paysages se métamorphosent soudain en visions d’angoisse, la région ne dévoile que ses aspects les plus mornes, entre le conservatisme droitier de ses habitants et la raideur du climat hivernal qui s’installe...
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Atlantique
Atlantique (2018), la critique de B.G
Festival de Cannes 2019: compétition Au-delà des apparences Révélée comme actrice par sa composition dans 35 rhums (2008) de Claire Denis, c’est en 2009 que la Sénégalaise Mati Diop s’impose comme réalisatrice avec son court métrage documentaire Atlantique, lauréat d’une mention du prix Louis-Marcorelles au festival Cinéma du réel. Elle dirige ensuite Snow Canon (2011), Big in Vietnam (2012) et Liberian Boy (2015), ainsi que le moyen métrage documentaire Mille soleils (2013), primé à Amiens et Montréal, dont elle signe également la photo, comme elle le fait pour le réalisateur Thierry de Peretti sur Sleepwalkers (2011), dont elle est aussi interprète...
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Les Fleurs amères
Les Fleurs amères (2017), la critique de B.G
Pitié, ne pensez pas une seconde que ce formidable et lumineux premier film – qui a d'ailleurs été récompensé d'un Magritte bien mérité (l'équivalent belge des César) – est un énième pensum misérabiliste sur la prostitution des jeunes femmes migrantes. Les Fleurs amères, au titre triste et poétique, est avant tout le splendide portrait de femmes qui construisent une solidarité, une véritable sororité dans l'adversité...
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Alice et le Maire
Alice et le Maire (2018), la critique de B.G
QUINZAINE DES RÉALISATEURS 2019 Drôle d’endroit pour une rencontre S’inscrivant dans la continuité du travail de Nicolas Pariser sur le monde politique, Alice et le maire est né du désir du cinéaste “de faire le portrait d’une figure politique locale, un maire de grande ville  ou un président de région”. Il a de nouveau travaillé avec Emmanuel Agneray, qui avait déjà produit Le grand jeu. “Ce que j’aime chez lui, c’est son enthousiasme, sa foi et surtout sa volonté farouche de rendre mes projets possibles, dans une économie adaptée. Nous avons entamé un dialogue sur mes films et le cinéma en général il y a près de dix ans. Cela nourrit évidemment beaucoup mon travail...
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Le Regard de Charles
Le Regard de Charles (2019), la critique de B.G
En 1948, Edith Piaf offre sa première caméra à Charles Aznavour, une Paillard qui ne le quittera plus. Jusqu’en 1982 Charles filmera des heures de pellicules qui formeront le corpus de son journal filmé. Aznavour filme sa vie et vit comme il filme. Partout où il va, sa caméra est là, avec lui. Elle enregistre tout. Les moments de vie, les lieux qu’il traverse, ses amis, ses amours, ses emmerdes. Quelques mois avant sa disparition, il entame avec Marc di Domenico le dérushage de ses films. Il décide alors d’en faire un film, son film. "C’est un film à deux têtes. Charles n’a pas filmé pour rien, il a dessiné quelque chose. Je crois que le film porte mon regard tout en respectant totalement le sien...
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Port Authority
Port Authority (2018), la critique de B.G
FESTIVAL DE CANNES 2019: UN CERTAIN REGARD  Une question d’identité  La documentariste américaine Danielle Lessovitz signe avec Port Authority son premier long métrage après une demi-douzaine de courts, de Repetitive Acts (2008) à Neon Heartache (2013), et des contributions à l’écriture du court métrage documentaire d’Ethan Goldwater LP (2015) et du film de Vladimir de Fontenay Mobile Homes, montré à  la Quinzaine des réalisateurs en 2017. Elle y raconte le coup de foudre d’un jeune homme pour une femme qui s’avère être un transsexuel et réunit à cet effet l’acteur  britannique Fionn Whitehead, vu en 2017 dans Dunkerque de  Christopher Nolan et My Lady de Richard Eyre, et le mannequin transgenre américain Leyna Bloom...
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Tu mérites un amour
Tu mérites un amour (2018), la critique de B.G
SEMAINE DE LA CRITIQUE 2019 Tourné à l’instinct Hafsia Herzi devait réaliser Bonne mère, produit par Abdellatif Kechiche, sur le quotidien difficile d’une mère de famille marseillaise, pour lequel elle avait notamment reçu le prix spécial du jury Sopadin en 2013. Mais le film rencontrant des difficultés de  financement, elle décide d’en faire un autre, totalement autoproduit. “J’avais ce  scénario dans mes archives, je me suis lancée sur une pulsion. Je n’ai demandé aucun  financement parce que cela aurait pris trop de temps. Le défi était de tourner avec très peu de  personnes mais j’avais aussi envie de donner leur chance à des jeunes qui débutent. Tous mes techniciens ont été chefs de poste pour la première fois, y compris le  monteur...
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La Vie scolaire
La Vie scolaire (2018), la critique de B.G
Patients, son film autobiographique déjà réalisé avec son copain de Saint-Denis Mehdi Idir, avait été un beau succès en 2017 avec plus de 1,2 millions de spectateurs profondément touchés par le parcours de celui qui est désormais connu comme Grand Corps Malade, slameur emblématique, autrefois Fabien Marsaud pour l'état civil, jeune basketteur de 20 ans promis à un bel avenir avant qu'un stupide accident de piscine trop peu profonde ne le laisse à jamais handicapé. Patients racontait son année de rééducation et son retour à la vie, avec le soutien d'autres comme lui dont la vie avait soudainement basculé entre espoir et résignation...
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Un jour de pluie à New York
Un jour de pluie à New York (2019), la critique de B.G
Les comédiens se renouvellent, les générations passent, mais l'aura de New York filmée par Woody Allen est toujours intacte, et l'écriture du maestro est toujours aussi fine et précise, et profonde sans en avoir l'air. Ici, elle est une fois encore travaillée à la virgule et au bon mot près, ciselée par la diction impeccable et parfaitement rythmée de tous ses comédiens, incarnant d'une manière évidente l'essence même du cinéma de Woody Allen...
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Ad Astra
Ad Astra (2017), la critique de B.G
Après les bas-fonds des quartiers new-yorkais (We Own the Night, Little Odessa) ou l’Amazonie (The Lost City of Z), James Gray nous emmène dans un futur proche aux confins de l’espace, jusqu’à Neptune, où un fils (Brad Pitt) est chargé de retrouver la mission disparue dirigée par son père (Tommy Lee Jones). Un grand film, à n’en pas douter.Narration veloutée et triste, solitude de l’antihéros possiblement dépressif, espace déjà ruiné par les mêmes erreurs auxquelles les êtres humains essayaient d’échapper, plans superbement composés et d’une texture envoûtante (signés du grand directeur photo Hoyt Van Hoytema) : Ad Astra n’est pas de ces films que l’on consomme sans y réfléchir...
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Ceux qui travaillent
Ceux qui travaillent (2018), la critique de B.G
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The Bra
The Bra (2018), la critique de B.G
Envie de changer de décor ? De donner sa chance à une œuvre originale et curieuse ? "The Bra" est un film allemand tourné en Azerbaïdjan, sans dialogue, mais empreint d’une grande poésie. Un conducteur de train cherche la propriétaire du soutien-gorge que sa motrice a arraché à une corde à linge…L’image est saisissante et on comprend que Veit Helmer, le réalisateur allemand, y ait trouvé l’inspiration d’un long métrage : une vieille locomotive tire ses dizaines de wagons citernes remplis de pétrole au beau milieu d’une rue. Si près des habitations qu’elle semble les toucher à chaque virage...
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Rétrospective Hal Hartley - The Long Island Trilogy
Rétrospective Hal Hartley - The Long Island Trilogy, la critique de B.G
The Unbelievable Truth (L’incroyable vérité) – 1989 – Visa : 81178Avec Adrienne Shelly, Gary Sauer, Robert John BurkeJosh Hutton, suite à un séjour en prison pour meurtre, retourne dans son village natal. Il rencontre Audry, toute jeune fille avec laquelle il sympathise. Elle lui propose de travailler pour son père qui tient un garage. Excellent mecanicien, il l’embauche, mais il voit d’un mauvais oeil Josh tomber peu a peu sous le charme de sa fille. Trust Me (Trust)- 1990 – Visa : 79347Avec Adrienne Shelly, Martin Donovan, Meritt NelsonÀ travers les amours difficiles d’une adolescente rebelle et d’un électronicien violent et cynique, Trust me se veut une comédie grinçante sur l’Amérique profonde des classes moyennes...
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