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Toutes vos critiques :

Shéhérazade
Shéhérazade (2017), la critique de B.G
SEMAINE DE LA CRITIQUE 2017  Une jeunesse sur le fil Diplômé de l’École Louis-Lumière mais aussi de l’atelier scénario de La Femis, Jean-Bernard Marlin reçoit en 2013 l’Ours d’or du court métrage à la Berlinale pour La fugue, ensuite nommé aux César. Une fiction tournée caméra à l’épaule suivant un éducateur chargé d’emmener une adolescente à son procès. Mais la jeune fille s’enfuit sur un coup de tête. Son premier long métrage, Shéhérazade, s’inscrit dans une veine similaire. Le cinéaste s’est notamment immergé dans le milieu de la prostitution  des jeunes à Marseille, avant d’écrire le scénario avec Catherine Paillé...
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Sang pour sang
Sang pour sang (1984), la critique de B.G
C'est le tout premier film des frères Coen, qui avait été un sacré choc à sa sortie il y a plus de trente ans – le distributeur de l'époque avait dégoté un titre français dont il n'était pas peu fier : Sang pour sang ! – et qui ma foi tient remarquablement le choc. Un vrai bonheur de film, un vénéneux régal, un délicieux morceau d'impertinence cynique, de provocation perfide, d'ironie sournoise… Succulente variation entre le banal quotidien et l'exceptionnel horrible, exécutée avec un brio sans pareil par les deux frères sus-nommés, aussi drôles que méchants, aussi fantaisistes que sarcastiques.Il fait nuit, il tombe des cordes...
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Papillon
Papillon (2016), la critique de B.G
À Paris, dans les années 30, Henri «Papillon» Charrière est condamné pour un meurtre qu'il a toujours nié. Il se retrouve dans l'île du Diable en Guyane, entouré de centaines d'autres prisonniers, où il fera la connaissance de Louis Dega. Les deux hommes font un pacte: Papillon le protège tout au long du périple et, en échange, Louis finance son évasion.Le film Papillon, mettant en vedette Steve McQueen et Dustin Hoffman et réalisé par Franklin J. Schaffner, est devenu un classique du cinéma hollywoodien.Quarante-cinq ans plus tard, le réalisateur Michael Noer a osé en faire un remake. Et même si cette deuxième mouture n'est pas une catastrophe, elle est loin d'être à la hauteur de l’original...
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Guy
Guy (2017), la critique de B.G
SEMAINE DE LA CRITIQUE 2017  Une ode à la vie Deuxième film d’Alex Lutz après Le talent de mes amis,Guy, épouse la forme  du faux documentaire pour suivre un personnage de vieux crooner dépassé par son époque. “C’est un film qui, pour moi, est un portrait et au-delà une ode à une vie. J’avais envie de questionner le temps qui passe dans la vie d’un homme et je trouvais intéressant de tout inventer. J’aime bien le mot documenteur. Guy a des allures de documentaire mais, en fait, rien n’est vrai. Donc j’ai inventé Guy Jamet, qui semble être une vedette de la  chanson française populaire et que l’on découvre à travers la caméra d’un  personnage qui apprend, au tout début du film, qu’il est son fils”...
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Rétrospective Nicolas Philibert
Rétrospective Nicolas Philibert, la critique de B.G
« Quand je commence un film, je ne connais ni le point d’arrivée ni l’itinéraire que je vais suivre. Beaucoup de choses reposent sur ce qui va surgir en cours de route, sur la rencontre. Le psychiatre Jean Oury, le fondateur de La Borde, où j’ai tourné La Moindre des choses, avait une belle expression, que j’emprunte souvent : « programmer le hasard ». Faire un film, pour moi, c’est un peu ça. » Nicolas Philibert La Ville Louvre (1990, 84 min) Le Pays des sourds (1993, 99 min) Un animal, des animaux (1995, 59 min) La Moindre des choses (1997, 105 min) Qui sait ? (1999, 106 mn) Être et avoir (2002, 104 min) Retour en Normandie (2007, 113 min) Nénette (2010, 70 min) La Maison de la Radio (2012, 103 min) 
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Sofia
Sofia (2018), la critique de B.G
CANNES 2018: UN CERTAIN REGARD Un silence assourdissant Un soir, une jeune femme victime de maux de ventre est emmenée à l’hôpital où les médecins révèlent une situation qui va entraîner une réaction en chaîne dans un contexte où le statut de la femme est loin d’être enviable…  Lauréate de la Fondation Gan en 2017, c’est à Casablanca que Meryem Benm’Barek-Aloïsi a tourné son premier long, Sofia, sous la houlette experte du producteur Olivier Delbosc. Diplômée de l’Institut national supérieur des arts du spectacle (Insas) de Bruxelles, la réalisatrice marocaine a reçu le grand prix du court métrage au Festival de Rhode Island et le prix du jury à Atlanta pour Jennah (2014), son film de fin d’études qui a concouru aux Oscars en 2015...
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En eaux troubles
En eaux troubles (2017), la critique de B.G
Missionné par un programme international d'observation de la vie sous-marine, un submersible a été attaqué par une créature gigantesque qu'on croyait disparue. Sérieusement endommagé, il gît désormais dans une fosse, au plus profond de l'océan Pacifique, où son équipage est pris au piège. Il n'y a plus de temps à perdre : Jonas Taylor (Jason Statham), sauveteur-plongeur expert des fonds marins, est engagé par un océanographe chinois particulièrement visionnaire (Winston Chao), contre l'avis de sa fille Suyin (Li Bingbing). Taylor a pour mission de sauver l'équipage – et l'écosystème marin – d'une redoutable menace : un requin préhistorique de 23 m de long connu sous le nom de Megalodon...
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De chaque instant
De chaque instant (2018), la critique de B.G
Grâce à une qualité de regard qui est la marque des grands cinéastes, grâce à une attention de chaque instant (c’est le cas de le dire !) aux êtres, aux situations, aux lieux, chaque nouveau film de Nicolas Philibert est une aventure délicate qui nous conduit dans les coulisses de notre propre monde. Souvenez-vous de La Ville Louvre, Le Pays des sourds, La Moindre des choses, Être et avoir, La Maison de la radio : chacun est l’occasion d’un périple passionnant, d’un voyage en terre inconnue alors même qu’on croyait connaître le sujet abordé, l’univers exploré...
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Voyage à Tokyo
Voyage à Tokyo (1953), la critique de B.G
Un couple âgé entreprend un voyage à Tokyo pour rendre visite à ses enfants. D’abord accueillis avec les égards qui leur sont dûs, ils se rendent bientôt compte qu’ils dérangent. Seule Noriko, la veuve de leur fils mort à la guerre, trouve du temps à leur consacrer. Les enfants, quant à eux, se cotisent pour leur offrir un séjour dans la station thermale d’Atami, et se décharger ainsi de leur présence... Le film qui fit donc découvrir Ozu aux spectateurs français. Sublime de beauté tranquille, Voyage à Tokyo décrit, avec une calme émotion, comment le système familial japonais a commencé à se désintégrer. Magnifique. Ozu bâtit ses histoires et ses personnages avec minutie et parvient à toucher profondément le spectateur...
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Ultra rêve
Ultra rêve (2018), la critique de B.G
Trois courts. Trois contes. Un groupe se retrouve dans un terrain vague avant de se séparer peut-être à jamais. Des personnages traversent un dédale érotique et amoureux. La fin de tournage d’un film fantastique sur la fin du monde. Une orgie sur une scène de théâtre. Des adeptes de la branlette, des amoureux, un monstre étrangement attirant. Des histoires à l’intérieur des histoires… Avec ces trois récits crépusculaires, on entre avec délectation dans des territoires troubles, délirants et mélancoliques de cette nouvelle vague d’un cinéma français de l’imaginaire, libre, romantique, foisonnant. Un délice de créativité. On n’adhère ou pas.
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Le Goût du riz au thé vert
Le Goût du riz au thé vert (1952), la critique de B.G
Mariée à Mokichi par arrangement, Taeko mène une vie de couple décevante. Le dialogue entre les deux époux, plongés chacun dans leurs activités, se fait de plus en plus rare. Après avoir menti à Mokichi pour passer quelques jours dans une source thermale avec ses amies et sa nièce Setsuko, Taeko reçoit cette dernière, bouleversée par l’annonce d’une rencontre imminente avec un prétendant pour un mariage arrangé…Avec Le Goût du riz au thé vert, Ozu délaisse la chronique familiale générationnelle pour réaliser une étude de  mœurs  sur la vie de couple et ses aléas, adoptant cette fois un ton plus léger...
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Fleurs d'équinoxe
Fleurs d'équinoxe (1958), la critique de B.G
L’homme d’affaires Wataru Hirayama se montre fort réticent lorsqu’il apprend que sa fille Setsuko veut épouser un collègue de travail peu fortuné pour des raisons purement sentimentales, alors que lui-même aurait arrangé, selon les traditions, une union bien plus prestigieuse. Soutenue par sa mère, Setsuko tient tête à son père et organise seule son mariage…Premier film en couleurs de Yasujiro Ozu, Fleurs d’équinoxe brosse un émouvant portrait de père de famille tiraillé entre conservatisme et progressisme. Le réalisateur du Goût du saké renoue avec les thèmes qui lui sont chers – la famille et la question de la filiation, l’abandon des traditions – en se plaçant ici du point de vue des parents...
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Burning
Burning (2018), la critique de B.G
CANNES 2018: COMPÉTITION Cherchez la flamme Scénariste de L’île étoilée de Park Kwang-su, le cinéaste sud-coréen Lee Chang-dong a été romancier avant de se tourner vers le cinéma avec son premier long métrage Poisson vert en 1996, Peppermint Candy, montré à la  Quinzaine des  réalisateurs en l’an 2000, et Oasis, projeté à la Semaine de la  critique en 2003, alors même qu’il était nommé ministre de la Culture. Son premier  film  en   compétition  au  Festival de Cannes, Secret Sunshine, a valu le prix d’interprétation  féminine à Jeon Do-yeon en  2007  et,  trois  ans  plus  tard, Poetry a obtenu le prix du meilleur scénario...
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Sauvage
Sauvage (2018), la critique de B.G
SEMAINE DE LA CRITIQUE 2018 Moi j’embrasse Pour son premier long métrage de fiction, Camille Vidal-Naquet est  parti “d’un personnage solitaire, en recherche d’affection, qui a en lui une force d’aimer inébranlable, inconditionnelle. Un garçon  saisissant des moments de tendresse dans les endroits les plus inattendus. Dès le départ, j’avais en tête l’image d’un garçon du trottoir qui dit : “Moi j’embrasse”. Après avoir achevé une première version du  scénario, Camille Vidal-Naquet part à la rencontre des garçons qui se  prostituent dans la rue par le biais d’une association...
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Crépuscule à Tokyo
Crépuscule à Tokyo (1957), la critique de B.G
Takako (Setsuko Hara) vient de quitter son mari et retourne s’installer avec son enfant chez son père (Chishu Ryu) qui a été lui-même délaissé par son épouse partie vivre avec un autre homme voici une vingtaine d’années. Au sein de la maison familiale se trouve également Akiko (Ineko Arima), la jeune sœur, qui pense que sa mère est morte. La découverte comme quoi cette dernière habite en fait non loin de chez eux, tenant un café, consterne les deux sœurs qui ne comprennent pas comment elles ont pu être abandonnée de la sorte...
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Bonjour
Bonjour (1959), la critique de B.G
Minoru et Isamu vivent avec leurs parents dans la banlieue de Tokyo. En rentrant de l'école, ils aiment à s'arrêter chez un voisin qui a la télévision pour regarder des matches de sumo. Leurs parents, mécontents, leur interdisent d'y retourner, tout en refusant d'acheter leur propre téléviseur. Pour protester, Minoru et Isamu entament une grève de la parole, qui va provoquer par ricochet de nombreuses incompréhensions parmi les voisins… Devant la caméra attentive et bienveillante d'Ozu, maître en cinéma et en humanité, une merveille de chronique impressionniste sur l'enfance...
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Le Goût du saké
Le Goût du saké (1963), la critique de B.G
Le veuf Hirayama vit avec sa fille Michiko, qui prend soin de lui. L’exemple d’un de ses professeurs, qu’il retrouve lors d’une soirée où l’on boit du saké et qui s’accuse d’avoir provoqué le malheur de sa fille, pousse Hirayama à marier sa propre fille. Mais l’homme qu’elle aime est déjà engagé, et le père va devoir partir lui-même à la recherche d’un époux pour MichikoDernier film de la carrière d’Ozu, Le Goût du saké est aussi l’un de ses récits les plus touchants et les plus personnels. Reprenant la trame de Printemps tardif, le cinéaste livre une nouvelle variation sur le passage du temps, l’évolution des mœurs et de la famille, qui a valeur d’épilogue pour l’ensemble de son oeuvre...
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La Belle
La Belle (1969), la critique de B.G
La Belle fait partie de ces chefs-d’œuvre rares et méconnus qui convainquent à l’instant même où on les voit et qui arrivent à dire l’essentiel du cinéma, voire de la vie, tout de suite, grâce à une alchimie complète qui s’opère avec la force des évidences : justesse du geste, beauté visuelle, délice sonore. La réalisation d’Arūnas Žebriūnas est élégante, les travellings d’accompagnement sont magnifiques, la musique prend le pas sur les dialogues, l’atmosphère est volontiers contemplative, et surtout, la petite Inga Mickyté est impressionnante de justesse, de poésie, de charme et d’intelligence.
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BlacKkKlansman
BlacKkKlansman (2017), la critique de B.G
CANNES 2018: COMPÉTITION Opération clandestine Donné favori pour la Palme d’or 1989 avec Do the Right Thing, Spike Lee est revenu hors compétition à Cannes deux ans plus tard avec Jungle Fever, en séance spéciale avec Girl 6 en 1996 et en tant que  coréalisateur du  film  à  sketches  Ten Minutes Older  en  2002.  Son  nouveau  film s’inspire de l’histoire véridique de Ron Stallworth, un officier de police  afro- américain qui a réussi à infiltrer les plus hautes instances du Ku Klux Klan, à une époque où l’organisation raciste menaçait de prendre le pouvoir à  Colorado Springs. BLACKkKLANSMAN est produit par Jason Blum, récemment initiateur de Get Out et Action ou vérité...
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Profond désir des dieux
Profond désir des dieux (1968), la critique de B.G
Un ingénieur de Tokyo débarque sur l’une des îles de l’archipel d’Okinawa pour trouver une nouvelle source d’eau douce afin d’alimenter une usine de sucre, qui ne peut pas fonctionner en raison de la sécheresse. À sa descente de bateau, il découvre un Japon qui a conservé des croyances ancestrales. Les responsables du village lui donnent comme assistant Kametaro, le fils cadet de la famille Futori, qui est mise à l’écart du village en raison des écarts de ses membres par rapport à la morale. Le doyen a eu des enfants avec sa fille devenue veuve et son fils est accusé, entre autres, du même vice.Cinéaste prodigue, Shōhei Imamura a toujours aimé le mélange des genres...
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