Accueil » Les critiques de films proposées par les membres

Toutes vos critiques :

Domingo
Domingo (2018), la critique de B.G
Un portrait choral qui met en lumière un moment important de l'histoire du Brésil lors d'une réunion familiale animée. C'est la description de Domingo du duo brésilien formé par Fellipe Barbosa (récompensé à Cannes pour Gabriel et la montagne et Clara Linhart (à son premier long métrage de fiction), en lice aux 15e Giornate degli Autori de Venise. Toute l'action du film est concentrée sur un samedi, un samedi qui ressemble presque à un dimanche tant il est rempli d’oisiveté, d’attente et de suspense: celui de l'élection de Lula à la présidence du Brésil. Cette élection marque aussi le moment où l’ancienne oligarchie commence à craindre que ses richesses et privilèges ne s’envolent...
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First Man : le premier homme sur la lune
First Man : le premier homme sur la lune (2018), la critique de B.G
Il est des carrières qui connaissent de fulgurants décollages : propulsées en un rien de temps dans les hautes sphères, flirtant en deux films avec les étoiles les plus brillantes, embrassant le firmament en un pas de claquettes. Damien Chazelle, après le succès mondial de La La Land, semble ne pas subir la pression atmosphérique de sa réussite et se remet en piste avec la fougue et la passion qui le caractérisent. Il s’attaque cette fois à un monument de l’histoire américaine, voire, pour ceux que la conquête spatiale fascine, de l’histoire humaine tout court : l’épopée de Neil Amstrong, le premier homme à avoir posé le pied sur la lune...
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Un peuple et son roi
Un peuple et son roi (2017), la critique de B.G
Après le magistral L'Exercice de l’État, c'est une autre plongée dans la pratique politique et l'exercice de la démocratie que nous offre Pierre Schoeller, confirmant son ambition et sa place à part dans le cinéma français actuel. Un peuple et son roi embrasse la Révolution française depuis la prise de la Bastille jusqu'à l'exécution de Louis XVI, soit quatre années ou presque qui ont amené par la révolte organisée à la mise à bas d'un ordre ancien, et que nous allons vivre entre la fièvre populaire et travailleuse du faubourg Saint-Martin et les lieux de la « grande Histoire » : Versailles, les Tuileries, l'Assemblée nationale, le Champ-de-Mars.« La Révolution française est un moment unique dans l’Histoire...
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Le Pape François - un homme de parole
Le Pape François - un homme de parole (2018), la critique de B.G
CANNES 2018: SÉANCE SPÉCIALE Nom d’un père C’est le Vatican qui a pris contact fin 2013 avec Wim Wenders pour lui proposer l’éventualité d’un projet autour du pape François, assorti d’une liberté de création totale et d’un libre accès à l’intégralité des archives pontificales. Le réalisateur a alors suggéré de sortir du cadre du biopic  pour établir un dialogue avec le Pape. Il explique ne s’être “pas du tout intéressé à ce qu’on pensait de lui, j’ai préféré le faire parler lui, des sujets qui lui importaient le plus, de son approche de la pauvreté à la crise actuelle des réfugiés, en passant par la détérioration de la planète et ses efforts pour promouvoir la paix entre les différentes  religions du monde”...
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La Nonne
La Nonne (2017), la critique de B.G
Dans les années 50, un prêtre hanté par un exorcisme qui a mal tourné (Demián Bichir) et une jeune novice possédée par des visions (Taissa Farmiga), qui n'a pas encore formulé ses vœux, sont envoyés par le Vatican pour enquêter sur le suicide d'une religieuse dans un couvent en Roumanie.,Ils seront aidés par un beau globe-trotter canadien-français (Jonas Bloquet, qui n'a pas l'accent), surnommé Frenchie, un détail un peu étonnant pour le public québécois. Ce qu'ils découvriront va bien au-delà de tout ce qu'ils pouvaient imaginer, car l'endroit abrite une puissante force du mal endormie depuis des siècles, que seul le sang du Christ peut renvoyer dans les ténèbres...
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Rétrospective Ingmar Bergman partie 3
Rétrospective Ingmar Bergman partie 3 (1958), la critique de B.G
À l’occasion du 100e anniversaire de sa naissance et en parallèle de la rétrospective intégrale à la Cinémathèque française, Carlotta Films met à l’honneur le grand Ingmar Bergman avec la découverte d’un documentaire inédit autour de l’homme et de l’artiste, avec 13 films essentiels du maître précédemment sortis au cinéma par StudioCanal et Carlotta Films et une nouvelle rétrospective de 7 films en version restaurée inédite !Le VisageL'Œil du diableÀ travers le miroirLe SilenceUne passionMon Île FaröDe la vie des marionnettes
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L'Amour est une fête
L'Amour est une fête (2017), la critique de B.G
Hum hum ! Voilà un film qui va sans doute faire du bruit dans le Landerneau, bousculer dans les chaumières et irriter le duvet des pudibonds de tout poil, de celles pour qui le féminisme s’accommode mal de la liberté sexuelle et pour qui toute gaudriole est forcément liée au vilain patriarcat qui domine le monde...
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Le Cahier noir
Le Cahier noir (2017), la critique de B.G
Le récit des aventures, au crépuscule du XVIIIe siècle, d’un couple singulier formé par un petit orphelin aux origines mystérieuses et sa jeune nourrice italienne à la naissance pareillement incertaine. Ils nous entraînent dans leur sillage à travers l'Europe: Rome, Paris, Parme, Venise, Londres... Toujours suivis, dans l’ombre et pour d’obscures raisons, par un Calabrais patibulaire et un inquiétant cardinal, ils nous font côtoyer de ténébreuses intrigues au Vatican, le marivaudage à la cour de Versailles, les affres d’une passion fatale, un funeste duel et les convulsions de la Révolution française.
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Capharnaüm
Capharnaüm (2017), la critique de B.G
CANNES 2018: COMPÉTITION La force du destin La cinéaste libanaise Nadine Labaki a tenu une dizaine de rôles dans  des films aussi divers que Rock the Casbah (2013), Mea culpa (2014), La rançon de la gloire ou Le chanteur de Gaza (2015). Après Caramel, en ouverture de la Quinzaine des réalisateurs en 2007, elle signe Et maintenant on va où, présenté à Un certain regard en 2011 où il remporte le prix François-Chalais, puis un sketch de Rio, eu te amo (2014)...
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Chris the Swiss
Chris the Swiss (2018), la critique de B.G
SEMAINE DE LA CRITIQUE 2018 Cousin, cousine Pour clôturer son cursus d’animation à l’École de design et d’art de Lucerne en 2008, Anja Kofmel réalise Chrigi, un film court, traitant déjà d’un sujet similaire à celui de Chris the Swiss. Tout remonte à la mort de son  cousin journaliste, Chris, en  Croatie en 1992, au plus fort des affrontements au sein de l’ex- Yougoslavie. “Ce meurtre a marqué profondément mon enfance. Quand il est mort, j’avais dix ans. Je l’ai  toujours admiré, pour ses voyages, ses  aventures et son esprit libre. Je voulais être comme lui. À l’époque, il y avait un nom qui était mentionné à maintes reprises dans notre famille, Eduardo Flores alias Chico...
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Le Procès contre Mandela et les autres
Le Procès contre Mandela et les autres (2018), la critique de B.G
CANNES 2018: HORS COMPÉTITION En apnée dans l’Apartheid Retour sur le procès historique où ont été jugés en 1962 et 1963 huit  accusés, dont Nelson Mandela. C’est pour rendre justice à ses compagnons que Gilles Porte et Nicolas Champeaux ont écumé quelque 256 heures d’archives  sonores. Directeur de la photo sur une trentaine de longs, dont La conquête (2010), Dans les forêts de Sibérie (2015) et L’échange des princesses (2017), Gilles Porte a coréalisé avec Yolande Moreau Quand la mer monte (2004), prix Louis-Delluc et César du meilleur premier film, puis le  documentaire Dessine-toi et la série Portraits/ Autoportraits (2010)...
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Fortuna
Fortuna (2018), la critique de B.G
Filmé dans un noir et blanc particulièrement expressif, le récit se campe dans un modeste monastère suisse perdu dans les montagnes. Un havre de paix : ici les hommes de Dieu prient, contemplent le silence, communient avec la nature et les plus infimes de ses occupants, méditent dans la solitude partagée. Alors, évidemment, la frêle silhouette féminine qui gravit la pente détonne. Petite jeune fille marron de peau, emmitouflée dans des vêtements plus larges qu’elle, Fortuna impose sa présence grave. Elle va d'abord à l'étable et on ne comprend pas le sens véritable de ce qu’elle murmure à l’oreille de l’âne de la compagnie, ni plus tard à la statue de la vierge Marie...
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Venom
Venom (2017), la critique de B.G
Venom, le personnage, est un des principaux ennemis de Spiderman — on peut d’ailleurs le voir dans le troisième volet de la trilogie de Sam Raimi lorsqu’il fait «équipe» avec Eddie Brock, un photographe. Évolution oblige, Brock (Tom Hardy) est un journaliste d’enquête, fantasque, pour ne pas dire tête brûlée. Son patron envoie notre antihéros en reportage chez Carlton Drake (Riz Ahmed), un multimilliardaire mégalomane spécialiste des thérapies géniques. Son obsession: fusionner une entité extraterrestre — un symbiote — avec un hôte humain pour créer un surhomme, clé de la survie de l’espèce (une référence aux expériences eugéniques nazies). Le ton est glauque, proche du film d’horreur...
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RBG
RBG (2018), la critique de B.G
Le documentaire "RBG" retrace la vie et la carrière hors norme de Ruth Bader Ginsburg, deuxième femme à avoir été nommée à la Cour Suprême des Etats-Unis. À 85 ans, l'ancienne avocate féministe est devenue l'icône de la jeunesse américaine démocrate, et incarne la dissidence dans l'Amérique de Donald Trump.C'est un petit bout de femme de 1,52 mètre mais la grande dame de la cause féministe aux Etats-Unis. Ruth Bader Ginsburg incarne à 85 ans la dissidence, elle qui a ouvert les portes du droit et de la loi aux femmes. Nommée à vie à la Cour Suprême par Bill Clinton, elle apparaît comme l'un des derniers remparts à l'ultra-conservatisme de Donald Trump au sein de l'institution, après la prestation de serment de Brett Kavanaugh...
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Libre
Libre (2018), la critique de B.G
CANNES 2018: HORS COMPÉTITION Un homme de bonne volonté Acteur dans  Sinon, oui ! (1997), ingénieur du son sur  800  km  de différence – Romance (2002) et monteur de Mimi (2003), tous trois de Claire Simon, Michel Toesca a signé J’irai cracher sur vos tongs (2005), Per sempre (2008), Le village (2011), Démocratie Zéro6 (2014) et aujourd'hui Libre. Ce dernier retrace la rencontre des réfugiés arrivant dans la vallée de la Roya pour franchir la frontière franco-italienne et de ses habitants, dont l’agriculteur Cédric Herrou. Le cinéaste a filmé pendant plus de deux ans cet homme de bonne volonté, malgré les risques judiciaires encourus (cinq ans de prison et 50 000 € d’amende)...
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Le Septième Sceau
Le Septième Sceau (1957), la critique de B.G
De son éducation religieuse très stricte, Ingmar Bergman garde l’image de son père, pasteur luthérien, prêchant avec ferveur parmi ses fidèles dans son église de province. En effet, la foi est depuis toujours un thème qui intrigue le jeune Ingmar. Avec Le Septième Sceau, il décide d’approfondir son questionnement en contant la quête mystique d’un chevalier au temps des croisades. Ce film est, selon le cinéaste, « une allégorie dont le thème est fort simple : l’homme, sa recherche éternelle de Dieu, avec la mort pour seule certitude...
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Rétrospective Ingmar Bergman - Partie 1 & 2
Rétrospective Ingmar Bergman - Partie 1 & 2, la critique de B.G
Auteur d'une cinquantaine de longs-métrages réalisés entre 1946 et 2003, Ingmar Bergman occupe une place essentielle dans le patrimoine cinématographique mondial. Influencé aussi bien par le cinéma français des années 1930 que par le néoréalisme italien ou le romantisme allemand, le « magicien du Nord » n'a eu de cesse d'autopsier les rapports familiaux et amoureux, dévoilant ainsi sa passion pour les femmes - et les actrices - mais aussi sa lucidité face à la vie de couple et à la famille...
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A Star Is Born
A Star Is Born (2018), la critique de B.G
Cette quatrième mouture d'un classique du cinéma américain a été réalisée par Bradley Cooper, un acteur brillant, mais un novice en réalisation, qui a hérité de cette lourde tâche après le désistement de Clint Eastwood, un maître du cinéma.Contre toute attente, A Star Is Born est une étonnante réussite, d'abord sur le plan de la mise en scène, fluide, sensible et soucieuse d'insuffler de l'authenticité aux personnages comme aux situations qu'ils vivent, grâce à une caméra souvent en gros plan ou alors en plan-séquence qui crée un bel effet d'intimité.Ainsi, dès le premier regard que Jackson Maine, une vedette du country sur la dérape, pose sur Ally dans le club de drag-queens où elle chante, on sent la chimie s'installer...
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Girl
Girl (2018), la critique de B.G
CANNES 2018: UN CERTAIN REGARD Le sexe d’un ange Le réalisateur flamand Lukas Dhont s’est fait connaître grâce aux courts métrages Corps perdu (2012), Huid von Glas et L’infini (2014). Il s’attache  dans son premier long au dilemme existentiel auquel se trouve soumis  une adolescente. Le réalisateur a écrit le scénario avec Angelo Tijssens, développé dans le cadre de la résidence de la Cinéfondation, des ateliers du festival Premiers Plans d’Angers et de Sources 2, remportant les prix de CONNeXT à Gand et du Festival de cinéma européen des Arcs. Son producteur, Dirk Impens, a initié des projets tels que Daens(1992) de Stijn Coninx, Je pense à vous des frères Dardenne, La merditude des choses (2009) et Alabama Monroe (2012) de Felix van Groeningen...
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La Saveur des rāmen
La Saveur des rāmen (2018), la critique de B.G
On ne compte plus les films qui nous ont régalés et dont on parle avec gourmandise, que l’on revoit jusqu’à plus soif, qui épicent nos existences. La liste est longue, des films qui mettent les petits plats dans les grands, dont la simple évocation vous met les papilles gustatives en émoi – du divin repas préparé par Stéphane Audran dans Le Festin de Babette jusqu’aux délicieux dorayakis préparés par la mamie des Délices de Tokyo. Et justement, s’il y a bien un continent qui excelle dans l’art de rendre son cinéma savoureux, c’est l’Asie...
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