Accueil » Les critiques de films proposées par les membres

Toutes vos critiques :

Les Aventuriers
Les Aventuriers (1966), la critique de B.G
Pour écrire Les Aventuriers, Robert Enrico choisit Pierre Pelegri. Ensemble, ils s’attaquent à la première partie du roman éponyme de José Giovanni dont la seconde partie a été adaptée au cinéma la même année par Giovanni lui-même et distribuée par SNC sous le titre La Loi du survivant. Pour Robert Enrico, qui dit détester tourner en studio, cette aventure avec un grand A, entraînant les personnages du ciel gris des Champs-Élysées aux côtes africaines saturées de soleil, offre la possibilité de filmer en extérieur, de Djerba à Dakar.Au début du tournage, les deux acteurs principaux doutent des capacités de la jeune Joanna Shimkus, inconnue à l’époque, mais ils tombent rapidement sous son charme...
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L'Année dernière à Marienbad
L'Année dernière à Marienbad (1960), la critique de B.G
Dans un palace de ville d’eau allemande, au cours d’une soirée théâtrale, un homme rencontre une femme et s’efforce de la faire se souvenir, ou de la persuader qu’un an auparavant, à Marienbad, elle lui a promis de partir avec lui.Dans les salons de l’hôtel, dans le parc, dans la chambre de la jeune femme, il sera là, toujours insistant, persuasif, inquiétant. Et le film se déroule tantôt au présent, tantôt au passé, tantôt au futur, reprenant sans cesse le débat de l’héroïne qui lutte contre un souvenir dont elle n’est pas sûre, ou dont elle ne veut pas, ou qu’elle souhaite; tantôt l’acceptant, le repoussant, le désirant...
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Amin
Amin (2016), la critique de B.G
QUINZAINE DES RÉALISATEURS 2018 Quand Amin rencontre Gabrielle Trois ans après Fatima, Philippe Faucon revient à la Quinzaine des réalisateurs pour y présenter Amin, dont le sujet original lui a été apporté par Yasmina Nini-Faucon, d’après un personnage réel proche d’elle. Tous deux ont ensuite développé le  scénario avec Mustapha Kharmoudi. “Le film a trouvé son financement sans vraies difficultés, sans doute en raison du succès de Fatima, qui, lui, avait été plus compliqué à produire, souligne Philippe Faucon. Aux partenaires déjà présents sur mon précédent long (CNC, Arte, Rhône-Alpes Cinéma devenu Auvergne-Rhône-Alpes Cinéma, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur), se sont ajoutés Canal+, la région Île-de-France et NJJ...
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Nos batailles
Nos batailles (2017), la critique de B.G
SEMAINE DE LA CRITIQUE 2018  De la paternité “Quand je préparais mon premier long, Keeper, je me suis séparé de la mère de mes enfants. J’ai appris, comme Olivier dans le film, à vivre seul avec eux, à les regarder, à les entendre et à les comprendre. Ce fut une période fondatrice pour moi, en tant qu’homme et cinéaste. Il fallait que j’écrive dessus, raconte  Guillaume Senez. J’ai visiblement encore des choses à dire sur de la paternité. Après l’avoir traité sous l’angle adolescent dans Keeper, je voulais l’incarner dans un personnage de mon âge qui, comme moi, cherche un équilibre entre engagement professionnel et familial.” Nos batailles est produit par Isabelle Truc (Iota Productions), qui accompagne le réalisateur depuis ses premiers films...
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Les Fraises sauvages
Les Fraises sauvages (1957), la critique de B.G
Avec Les Fraises sauvages, Ingmar Bergman livre un nouveau chef-d’œuvre quelques mois seulement après la sortie du Septième Sceau. Le cinéaste en écrit le scénario en dix semaines, durant sa période de convalescence après une nouvelle hospitalisation pour dépression, cette fois encore liée à une surcharge de travail. Pour interpréter le personnage du médecin Isaac, il fait appel au grand acteur réalisateur Victor Sjöström, l’un des fondateurs du cinéma suédois, que Bergman considère comme un véritable père spirituel artistique...
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Bergman, une année dans une vie
Bergman, une année dans une vie (2018), la critique de B.G
L’année 1957 est sans aucun doute l’année la plus productive pour Ingmar Bergman.La première du Septième Sceau a lieu le 16 février, alors que son adaptation fleuve de Peer Gynt, longue de 5h, s’ouvre au Théâtre National de Malmö le 8 mars.Le 18 avril est diffusé Mr. Sleeman is Coming sur la chaîne publique suédoise. Le lendemain, sa pièce radiophonique adaptée de La Prisonnière est à l’antenne. Le 2 juillet débute le tournage des Fraises sauvages qui s’achève le 27 août. Le 14 octobre, Nattens Ljus (Night Light), dont Bergman est le co-scénariste, sort en salles...
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Climax
Climax (2018), la critique de B.G
QUINZAINE DES RÉALISATEURS 2018 Quand la musique est bonne  “Je ne vous en dirai pas plus car je crois que le film se suffit à lui-même.” Lors de sa présentation de la sélection de cette 50e Quinzaine des réalisateurs, quelques mots auront  suffi à Edouard Waintrop pour faire monter la pression. D’autant qu’aucune information n’a filtré depuis sur le film, Gaspar Noé restant enfermé jusqu’à la dernière minute pour le  terminer. Seul un visuel en forme de logo a fait son apparition le 2 mai. Climax marque le retour du cinéaste à un tournage en langue française. Cet habitué de Cannes y a toujours présenté ses longs métrages, cette sélection à la Quinzaine étant une première...
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Les Frères Sisters
Les Frères Sisters (2017), la critique de B.G
La tentation du cinéma américain. L'envie de quitter son territoire de « confort » et de partir ailleurs, à l'assaut du mythe… Le pari était aussi excitant que risqué. Jacques Audiard le réussit haut la main en faisant siens, avec une maîtrise impressionnante, l'univers et les codes du western pour nous offrir un film aussi passionnant et incarné que pouvaient l'être les très français De battre mon cœur s'est arrêté ou Un prophète. Scénario au cordeau (adapté d'un formidable roman, qu'on vous recommande !) mise en scène aussi ample que les paysages qu'elle embrasse, personnages qui vous agrippent dès les premières minutes interprétés par des acteurs exceptionnels, tout est réuni, tout fonctionne, on marche à fond...
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I Feel Good
I Feel Good (2017), la critique de B.G
« Il n'y a pas de grand pays sans de grands patrons » proclame le slogan évidemment sarcastique sur l'affiche, au-dessus d'un Jean Dujardin conquérant de l'inutile, marchant au bord d'une route en peignoir de bain sans doute chouravé dans un hôtel de luxe quitté à la cloche de bois.....
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Rafiki
Rafiki (2018), la critique de B.G
CANNES 2018: UN CERTAIN REGARD Une plus une Premier long métrage kenyan montré à Cannes, Rafiki est l’œuvre de l’un des plus grands espoirs de la jeune génération du cinéma africain, Wanuri Kahiu, qui a déjà à son actif le documentaire For our Land (2009), consacré à la lauréate du prix Nobel de la paix Wangari Maathai, ainsi  que Ras Star (2006), From a Whisper (2008), son film de fin d’études récompensé de cinq trophées par l’African Movie Academy Awards (Amaa) au Nigeria et primé par la Motion Pictures of America Associates et les représentants de la presse étrangère en poste à Hollywood, ainsi que le court métrage de science-fiction Pumzi, sélectionné à Sundance et couronné à Venise en 2010...
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King : de Montgomery à Memphis
King : de Montgomery à Memphis (1970), la critique de B.G
1968 est dans toutes les bouches (et sur quelques écrans !) : on en parle comme l’année de la contestation populaire internationale. Sorti initialement en 1970, ce petit bijou de documentaire retrace la naissance du mouvement non violent pour les droits civiques des populations afro-américaines, inspiré par Martin Luther King aux États-Unis. Il débute en 1955 avec le boycott des bus de Montgomery, déclenché par l’action protestataire de Rosa Parks, pour continuer sur des années de lutte à travers de nombreuses marches, assemblées, discours – notamment le fameux « I have a dream » prononcé devant 250 000 personnes à Washington – et sermons, tous choisis pour leur importance historique et pour les conséquences qu'ils provoquèrent...
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Miracle à Santa Anna
Miracle à Santa Anna (2008), la critique de B.G
Dix ans après son tournage et un conflit juridique avec son distributeur, la superproduction historique du cinéaste new-yorkais sur les soldats afro-américains engagés en Europe durant la Seconde Guerre mondiale est désormais visible dans nos cinémas. Fin 2007, cette dernière avait obtenu le droit exclusif d’exploiter et de distribuer Miracle à Santa Anna dans le monde entier – à l’exception des Etats-Unis, du Canada et de l’Italie. Spike Lee sortait alors du triomphe d’Inside Man (2006), et le sujet de Miracle à Santa Anna, film de guerre à gros budget pour saluer la contribution des soldats noirs américains à la libération de l’Europe pendant le second conflit mondial, avait de quoi séduire les investisseurs...
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Le Célibataire
Le Célibataire (1955), la critique de B.G
Après un premier film placé sous les auspices du néoréalisme et d’une attention inédite envers la condition féminine, Antonio Pietrangeli s’attaque à un nouveau registre avec Le Célibataire, comédie spécialement conçue pour Alberto Sordi, déjà grande star du comique italien. À l’inquiétude du regard porté sur le parcours de Celestina (Irène Galter) dans l’Italie d’après-guerre (Du Soleil dans les yeux, 1953), se substitue la force satirique du portrait de Paolo Anselmi (Alberto Sordi), célibataire hédoniste et fanfaron...
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Il se passe quelque chose
Il se passe quelque chose (2018), la critique de B.G
Il se passe quelque chose est un film sur l'amitié et une fenêtre ouverte sur la beauté du monde. Deux femmes se rencontrent par hasard au bord d'une route. L'une est très libre, heureuse de vivre, mais il lui manque quelque chose d'indéfinissable. L'autre voudrait quitter la vie, parce qu'elle ne parvient pas à surmonter le deuil de l'homme qu'elle a aimé. Entre elles, se tisse un lien. De la confiance qu'elles se témoignent, naît peu à peu leur confiance dans le monde qu'elles parcourent. Il y a des rencontres avec des gens généreux et fraternels. Il y a aussi des cheminées d'usine au milieu des champs d'oliviers, des ronds-points incongrus fichés au cœur de la campagne, des horizons illimités...
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Première année
Première année (2017), la critique de B.G
Film après film, Thomas Lilti nous pique dans la même veine ! Après son brillant Hippocrate, son touchant Médecin de campagne, voici son œuvre peut-être la plus intime, tout aussi palpitante et bourrée d’humour que les précédentes, mais plus tendue, pleine de suspense. Avec Première année (il s’agit bien sûr de la PACES, Première Année Commune des Études de Santé), le réalisateur continue à disséquer avec brio et aisance le premier métier qu’il a exercé et aimé (qu'il aime encore !), celui de médecin. En centrant son intrigue sur le concours qui donne accès à la fac de médecine, il revient aux sources, celles dans lesquelles on se plonge pour se gorger goulûment de savoir. Mais forcément, la description n’en restera pas là...
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Avant l'aurore
Avant l'aurore (2014), la critique de B.G
Avant l'aurore est un film subtil et lumineux malgré l'ombre qui s'acharne sur le sort des plus faibles. Il a la délicatesse d'évoquer un pays sans le déflorer, sans le pénétrer avec des manières de colonisateur phallocrate dominant. Tout y est d'une justesse de ton qui déchiquette méticuleusement les faux semblants. Pourtant il ne nous épargne rien. Ni la déshérence d’un corps malmené par des années de drogue et de prostitution, ni celle d’un peuple meurtri par une barbarie d’une violence inconcevable. Un Cambodge aussi vrai que nature, tour à tour d’une beauté et d’une vulgarité torrides, tel qu'il n'avait jamais été filmé. Un pays qui cache dignement ses blessures derrière son éternel sourire...
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À la recherche d'Ingmar Bergman
À la recherche d'Ingmar Bergman (2018), la critique de B.G
À Paris, en 1960, Margarethe von Trotta se découvre une passion pour le cinéma grâce au Septième Sceau d’Ingmar Bergman. Depuis, le réalisateur ne l’a plus jamais quittée. Avec À la recherche d’Ingmar Bergman, la cinéaste explore son rapport intime avec lui et choisit de livrer un documentaire très personnel en se mettant elle-même en scène, une façon « de se distinguer de ce qui avait déjà été écrit sur lui », affirme-t-elle. Narratrice et conteuse, elle guide le spectateur à travers le film et explique son point de vue de réalisatrice sur l’œuvre du maître suédois...
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Mademoiselle de Joncquières
Mademoiselle de Joncquières (2017), la critique de B.G
Ils lui vont si bien, à Emmanuel Mouret, les mots de Diderot. Ils s’invitent avec une évidence déconcertante dans son univers et se glissent dans son cinéma comme s’ils avaient toujours été là, cachés dans les recoins de ses précédents films, attendant l’instant propice pour se révéler et nous sortir le grand jeu. La passion, la raison, les tourments du cœur, les têtes qu’il fait tourner, les folies qu’il provoque : la voilà la grande histoire, celle qui traverse sa filmographie et habite avec humour et fraîcheur chacun de ses personnages...
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Printemps précoce
Printemps précoce (1956), la critique de B.G
Ce drame intimiste, empreint de cynisme, marque une forme de rupture avec la tradition et la question essentielle du mariage. Printemps précoce s’inscrit dans la lignée du Goût du riz au thé vert à travers sa peinture de la monotonie au sein du couple. Toutefois, la problématique sociale y est davantage développée avec la question des relations professionnelles et les codes de conduite entre collègues. L’attention aux rituels anodins du quotidien permet au cinéaste de comprendre les difficultés de la vie à deux en relation avec les pressions de la culture d’entreprise.
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Il ou elle
Il ou elle (2017), la critique de B.G
CANNES 2017: HORS COMPÉTITION - SÉANCE SPÉCIALE Double je Premier prix de la Cinéfondation au Festival de cannes 2013 pour Needle, et coscénariste de Querelles de Morteza Farshbaf, la réalisatrice Anahita Ghazvinizadeh est allée à bonne école, en l’occurrence celle d’Abbas Kiarostami dont elle a été l’élève. Comme son titre ne l’indique pas forcément, son premier long métrage traite du double identitaire à travers le cas pathologique de "J" alias They, 14 ans, un adolescent de la banlieue de Chicago atteint d’un trouble d’identité de genre, qui suit depuis deux ans un traitement hormonal destiné à retarder sa puberté avant de décider de son identité future...
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