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Toutes vos critiques :

The Dead Don't Die
The Dead Don't Die (2019), la critique de B.G
CANNES 2019 COMPÉTITION ET FILM D’OUVERTURE Le retour des morts-vivants Caméra d’or en 1984 pour Stranger Than Paradise, prix de la meilleure contribution artistique pour Mystery Train en 1989, Palme d’or du court métrage pour Coffee and Cigarettes en 1993 et grand prix du jury en 2005 pour Broken Flowers, Jim Jarmusch est un habitué de Cannes, où il a présenté en 2016 Paterson et le documentaire Gimme Danger. Après s’être frotté au film de  vampires avec Only Lovers Left Alive (2013), il s’essaie à une autre espèce emblématique du cinéma d’horreur : les zombies...
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Her job
Her job (2018), la critique de B.G
À force de parler du travail comme d’une aliénation, on en oublierait presque ceux pour lesquels il est source de délivrance… Même si le contexte n’est pas lourdement surligné dans ce film subtil venu du cœur de la Grèce, on sent bien que la crise y a fait des ravages et qu’un pan de la population accepterait n’importe quel emploi pour sortir la tête de l’eau. S’il démarre dans le microcosme d’une vie coincée entre fer à repasser et aspirateur, Her job va s’élargissant de manière réjouissante à la conquête d’une véritable bouffée de liberté. À voir l’intérieur soigné et propret de cette maisonnée athénienne, on devine qu’on est dans une famille de la petite classe moyenne, ou ce qu’il en reste...
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Jean Vanier, le sacrement de la tendresse
Jean Vanier, le sacrement de la tendresse (2018), la critique de B.G
Il y a eu l’Abbé Pierre, Sœur Emmanuelle ou encore Mère Teresa, et il y a eu Jean Vanier, que la réalisatrice Frédérique Bedos compare à Gandhi, lui reconnaissant même une sorte de « Sainteté ». À l’écran, on suit, en quelques photos, Jean naissant dans une famille appartenant à l’aristocratie canadienne, faisant son entrée, à 13 ans dans la marine britannique puis canadienne. Un avenir tout tracé pourrait-on croire, sauf qu’il en sort au bout de huit ans, pour entrer dans une période de recherche intellectuelle et spirituelle, sur le sens de sa vocation...
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Douleur et gloire
Douleur et gloire (2018), la critique de B.G
FESTIVAL DE CANNES 2019: COMPÉTITION Cas de conscience Le cinéaste espagnol Pedro  Almodóvar a montré plusieurs films à Cannes où, à défaut de Palme d’or, il a obtenu le prix de la mise en scène et le prix du jury  œcuménique pour Tout sur ma mère (1999), le prix du meilleur  scénario pour Volver (2006) et le prix de la  jeunesse pour  La piel que habito (2011). Il a  également obtenu l’Oscar du meilleur film étranger pour Parle avec elle en 2003, un Teddy à Berlin pour La loi du désir (1987), l’Osella à Venise pour le scénario de Femmes au bord de la crise de nerfs (1988), sept European  Film  Awards,  quatre  César, quatre Bafta, trois Goya et deux David Di Donatello...
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Les Misérables
Les Misérables (2019), la critique de B.G
FESTIVAL DE CANNES 2019 : COMPÉTITION Zone interdite La sélection en compétition du premier film de Ladj Ly résonne comme la consécration pour Kourtrajmé, le collectif créé en 1994 par Kim Chapiron et Romain Gavras, fort désormais de 135 membres actifs, dont il dit : “On a grandi ensemble et on reste toujours très proches.” Les misérables est le prolongement d’un court métrage qui a notamment obtenu le prix Canal+ de la compétition nationale au Festival de  Clermont-Ferrand en 2017 et une nomination au César en 2018. Tournée pendant 30 jours à Clichy-sous-Bois et à Montfermeil, cette chronique ordinaire d’un commissariat de banlieue s’inscrit dans la lignée de  La haine de Mathieu Kassovitz, prix de la mise en scène à Cannes en 1995...
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Astrid
Astrid (2018), la critique de B.G
Si les psychologues de 2019 avaient croisé le chemin de la jeune Astrid, ils auraient sans doute conseillé à ses parents, alors débordés par sa fougue et sa vivacité d'esprit, de lui faire passer un test pour mesurer le degré de sa précocité. Car cette Mademoiselle Ericsson, blonde comme les blés, pétillante et lumineuse comme un ciel étoilé, a bien des traits communs avec ce que l'on appelle aujourd'hui les HPI (Haut Potentiel Intellectuel) : une grande maturité d'esprit, un cerveau qui va vite, milles et une idées tambourinant à la porte de son imagination...
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Pokémon Détective Pikachu
Pokémon Détective Pikachu (2018), la critique de B.G
Pour peu qu’on s’intéresse au cinéma, il était bon de craindre que l’arrivée d’une licence de jeu vidéo en film, surtout aussi populaire que Pokémon, nous amène sur un résultat plus que bancal. En particulier quand on sait que la production de Détective Pikachu est américaine, ce qui aurait pu laissé présager une vision plus « Blockbuster ». L’espoir du contraire est quand même permis, car Rob Letterman est à la réalisation. Il a notamment travaillé sur le premier Shrek ou encore récemment sur l’adaptation au cinéma des romans Chair de Poule. Un film qui a ses défauts, mais qui fut une bonne surprise pour beaucoup de monde.On découvre Tim Goodman, un garçon très terre-à-terre qui ne semble avoir que peu d’intérêt pour les Pokémon...
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Lourdes
Lourdes (2018), la critique de B.G
Ne fuyez pas au prétexte que vous n’avez pas la foi ou que vous en avez marre des documentaires. Vous passeriez à côté d’un film magnifique qui a su emballer les plus anticléricaux et sceptiques d’entre nous. C’est avant tout une grande aventure humaine, qui raconte un besoin de tendresse et de consolation profondément ancré en chacun de nous. Lourdes commence par une caresse toujours renouvelée, celle de milliers de mains sur une roche polie par leurs doigts autant que par les ans. Des mains toutes différentes, chacune racontant un parcours singulier. Il y a celles, menues et graciles, à peine sorties de l’œuf. D’autres plus grassouillettes qui semblent vouloir arrondir les angles...
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Je vois rouge
Je vois rouge (2018), la critique de B.G
Après 25 ans passés en France, Bojina retourne en Bulgarie avec un soupçon vertigineux : et si sa famille avait collaboré aux servicessecrets du régime communiste ?Caméra au poing, elle embarque ses parents dans une quête effrénée qui menace de tourner à la catastrophe. Dans son obstination à trouver la vérité, elle se voit dépassée par ses propres méthodes qui ressemblent étrangement à celles du passé.Une odyssée tragico-comique qui mélange le film d’espionnage et le film de famille.C’est vrai comme le dit le père à sa fille la génération d’aujourd’hui aime bien fouiner dans le passé, mais la réalisatrice ne se rend pas très bien compte de l’époque bulgare communiste et ne doit en rien rougir de ses parents, ce n’étaient quand même pas des SS...
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Tremblements
Tremblements (2019), la critique de B.G
Une ville vivante, bruyante, aux enseignes colorées. Un homme au volant, concentré. Son arrivée au domicile familial, une hacienda classieuse. Un serviteur ouvre grand les barrières… Les premières images nous racontent que l’action ne se situe pas au Moyen-Âge, qu’on n’est pas dans un pays sous-développé, ni dans une famille rustre. Elles ne nous laissent pas prévoir qu’on vient de pénétrer dans l’épicentre d’un cataclysme familial. Don Pablo, le maître des lieux, ne le sait pas encore lui-même. Le quarantenaire croyait se retrouver tranquillement avec son épouse et ses deux enfants (et quelques domestiques, bien sûr, mais leur prête-t-on attention ?), et le voilà aux prises avec un véritable conseil de famille improvisé...
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L'Adieu à la nuit
L'Adieu à la nuit (2018), la critique de B.G
André Téchiné, avec la complicité de sa jeune co-scénariste Léa Mysius, s'empare d'un sujet d'actualité brûlant, l'engagement de jeunes Français pour le Jihad, tout en restant fidèle à ses thèmes de prédilection : la fougue et le désir d'absolu de la jeunesse, la force de l'amour, les liens familiaux. Et pour ancrer son histoire, celle d'un engagement morbide en même temps que d'un impossible dialogue entre deux êtres qui s'aiment, il choisit une fois encore la lumière du Sud-Ouest et retrouve l'une de ses comédienne fétiches, Catherine Deneuve : on sent bien la complicité qui les unit, grâce à une caméra qui sait capter les non-dits, le trouble et la douleur sourde de son personnage...
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M
M (2018), la critique de B.G
Un seul regret : que ce film percutant ne soit pas mieux servi par son titre, auquel il ne faut surtout pas s’arrêter. Un « M » guère représentatif de ce qu’est cette magnifique réussite de la trop rare Yolande Zauberman (Moi Ivan, toi Abraham, Would you have sex with an Arab ?). Pourtant ce ne sont pas les lettres qui manquent à la réalisatrice, ni le style, dès qu’elle s’empare du verbe, avec sa voix chaleureuse, délicieusement froissée, entamant le long cheminement qui ouvre la voie à ses personnages. Comment résister à la beauté de ses mots quand elle nous confie : « J’entre dans le monde de mes ancêtres à travers une blessure, celle de Menahem...
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68, mon père et les clous
68, mon père et les clous (2017), la critique de B.G
Le monde est immense et toujours surprenant : pas une planète, pas une galaxie, pas un coin de notre terre qui, de l'infiniment grand à l'infiniment petit, ne déploie une diversité que les plus grands explorateurs, savants, docteurs en machin chose ne cessent de découvrir… Plus ils étudient ces espaces infinis, cherchent, fourrent leur nez dans tous les recoins les plus éloignés d'un univers qui ne cesse de se déployer et plus l'horizon se déplace. On le supputait déjà, depuis notre petit carré d'ignorance : plus on sait et plus on découvre que l'on ne sait rien...
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Dieu existe, son nom est Petrunya
Dieu existe, son nom est Petrunya (2019), la critique de B.G
Ce film au titre énigmatique, presque un blasphème, nous plonge dans un état de grâce aussi vivifiant qu’un plongeon dans les eaux glacées des Balkans. Et pour une fois, nous ne commencerons pas par le commencement, mais par le clou de l’histoire qui vaut son pesant d’hosties, autant que son héroïne que vous découvrirez plus tard. Chaque année à Stip, bourgade macédonienne pas franchement folichonne, a lieu le même rituel ancestral : les habitants chastement vêtus de pied en cap suivent une procession religieuse effervescente. Chose étonnante, à la foule des dévots à la mise pudibonde, se mêle une nuée de jeunes mâles gambadant à demi-nus...
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La Miséricorde de la jungle
La Miséricorde de la jungle (2018), la critique de B.G
Joël Karekezi, jeune réalisateur trentenaire, est rwandais, tutsi, originaire de Gisenyi, ville frontalière du Congo, dans la région du Kivu devenue tristement célèbre. En 1994, il avait 8 ans, il a vu les rues jonchées de cadavres, le lac couleur sang déposer le corps de nouveaux nés, ses voisins se vanter d'avoir tué à la machette d'autres voisins. Son père a été tué, il a dû fuir avec sa petite sœur de l'autre côté de la frontière, à Goma. Il a dû se cacher, affronter la faim, la peur, la soif au cœur de la jungle… Survivant de l'horreur, il aurait pu nourrir une haine inextinguible pour les descendants de ceux qui ont dévasté son enfance...
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Avengers : Endgame
Avengers : Endgame (2016), la critique de B.G
LOS ANGELES | Avengers: Endgame, 22e film de l’univers cinématographique Marvel, a pulvérisé tous les records au box-office mondial, dépassant de loin les prévisions les plus optimistes pour engranger plus de 1,2 milliard de dollars lors de son premier week-end dans les salles, selon les chiffres disponibles lundi. Attendu par des fans survoltés, "Avengers: Endgame" vient conclure ce mercredi plus de dix ans d'une saga entamée avec "Iron Man" et qui n'a cessé d'agréger de nouveaux personnages à chaque nouveau film. Le final est à la hauteur de ce qui a été érigé depuis dix ans et pas sans surprises. Sorti l’an dernier à pareille date, Avengers : Infinity War se sera essentiellement révélé être une mise en place en vue de ce très attendu Avengers: Phase finale...
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Alpha-The Right to Kill
Alpha-The Right to Kill (2018), la critique de B.G
En préambule, il nous semble important de préciser ici que lors de sa présentation dans divers festivals, ce film a pu être fortement critiqué par certains médias pour sa possible connivence et indulgence vis-à-vis de la politique pour le moins musclée pratiquée depuis son accès au pouvoir en 2016 par le président Rodrigo Duterte, qui a décidé de faire la guerre au trafic de drogue sans faire de détails et en piétinant sans scrupules les droits humains les plus fondamentaux. Quoi qu'il en soit, Brillante Mendoza demeure un formidable portraitiste de son pays pris dans le chaos d'un système corrompu par l'argent de la drogue, gangrené par la misère et définitivement abandonné par toute forme d'espoir, qu'il soit humain, politique ou social...
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L'Esprit des lieux
L'Esprit des lieux (2017), la critique de B.G
Chasseur inlassable de son, transmetteur infatigable, Marc Namblard illumine de sa présence le documentaire de Serge Steyer et Stéphane Manchematin. Si tout, dans sa manière de se mouvoir (à pas feutrés) comme dans son registre d’expression (pas un mot au-dessus de l’autre) le rapproche de monsieur tout-le-monde, quelque chose en lui habite cependant l’espace d’une façon singulière. Sa quête des sons s’apparente, tout au long du film, à une remarquable et fascinante quête du sens, dans un monde polyphonique qui ne s’offre qu’à un esprit doué d’écoute...
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L'Époque
L'Époque (2018), la critique de B.G
Dans le Paris des attentats et des manifs, Matthieu Bareyre capte une mosaïque de paroles, de colères et de rêves dont jaillit une même énergie qui crève la nuit. "Il fait noir au pays des Lumières", lit-on sur un mur. "L'époque (poc poc), c'est le son que ça fait quand tu te prends un coup de matraque", dit Rose, une figure solitaire solidaire qui semble veiller sur la Place de la République, celle des bougies des attentats et des cœurs inscrits à la craie sur la grande statue, celle aussi des fumigènes et des boucliers. 2015, 2016, 2017, la nuit, Paris...
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The Big Short - Le casse du siècle
The Big Short - Le casse du siècle (2015), la critique de B.G
Dans le New York Times, Paul Krugman, Prix Nobel d’économie en 2008, écrit que The Big short « réussit génialement à rendre distrayantes les arnaques de Wall Street et à exploiter l’humour noir inhérent à la manière dont tout s’est écroulé ».Réalisateur-phare de la nouvelle comédie américaine aux côtés de son comparse et ami Will Ferrell, relativement méconnu en France, Adam McKay décale avec The Big short son angle de tir. Loin des délires absurdes et infantiles qu’il affectionne, le sujet est cette fois plutôt grave, puisqu’il s’agit de la crise des subprimes, étincelle inaugurale d’une crise économique mondiale...
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