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Toutes vos critiques :

J-Horror, les 3 visages de la peur
J-Horror, les 3 visages de la peur, la critique de B.G
Trois films classiques du cinéma horrifique japonais reviennent au cinéma en version restaurée : AUDITION de Takashi Mike et DARK WATER et RING d’Hideo Nakata.
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Cyrano
Cyrano (2021), la critique de B.G
  La splendide nouvelle adaptation de Joe Wright présente « Cyrano » comme la comédie musicale MGM du siècle. En enrôlant Bryce et Aaron Dessner pour composer les chansons – de jolies ballades pop nostalgiques pour lesquelles Matt Berninger et Carin Besser ont fourni les paroles – « Cyrano » restaure le sens de la poésie du spectacle. Dans le même temps, Wright, de retour en forme et manifestement revigoré par la pandémie, affiche une fois de plus le genre de créativité radicale qui a rendu les étourdissants débuts de carrière «Pride and Prejudice» et «Atonement» si électrisants à leur époque.L'histoire de base n'a pas changé ici. Cyrano est un esprit et un maître épéiste nourrissant un amour tacite et non partagé pour son amie d'enfance Roxanne...
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Le Grand mouvement
Le Grand mouvement (2021), la critique de B.G
  Le souffle d’une histoire est parfois l’histoire d’un souffle. Celui du jeune Elder est court, saccadé, il lui manque, lui coupe l’appétit, l’empêche de dormir, l’épuise jusqu’au délire. Ses poumons siliconés par des années de travail dans les mines Boliviennes ne supportent pas l’altitude de La Paz. Elder se traine dans la ville entre petits boulots sur le marché et visites chez le médecin ou auprès de Max le guérisseur. Il est arrivé à La Paz avec deux compañeros après une semaine de marche depuis sa province, pour protester contre leur licenciement des mines de Huanuni. Un effort de trop. Brisé, aux pieds de la cité, ses dernières forces vont l’amener à faire un voyage initiatique...
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Retour à Reims [fragments]
Retour à Reims [fragments] (2021), la critique de B.G
Quinzaine des Réalisateurs – Cannes 2022 L’histoire d’un certain monde ouvrier L’idée d’adapter le texte de Didier Éribon a été proposée à Jean-Gabriel Périot par Marie-Ange Luciani, productrice aux Films de Pierre. “Ce qui m’a frappé en relisant Retour à Reims (éd. Fayard, 2009, Ndlr), avec cette idée d’en faire peut-être une adaptation, c’est la jonction entre une histoire personnelle, celle des parents d’Éribon et de ses grands-parents et une histoire politique, celle de la deuxième partie du XXe siècle, dont nous vivons encore les contrecoups. Il y a dans les pliures, les croisements qu’Éribon a opérés entre ces deux mouvements historiques, quelque chose qui se joue, que je pouvais interroger et partager grâce à un film...
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Icare
Icare (2021), la critique de B.G
Il était une fois, en Crète, pendant le règne du roi Minos, un jeune garçon prénommé Icare. Chaque recoin de l’île est un terrain de jeu pour Icare : ses hautes falaises, ses plages de sables ocres et même l’atelier de son père, l’illustre inventeur Dédale. Lors d'une exploration près du palais royal, le petit garçon fait une étrange découverte : dans une salle à l’écart, une mystérieuse créature, mi-homme, mi-taureau y est enfermé sur l’ordre du roi. En secret de son père, Icare va se lier d’amitié avec le jeune minotaure nommé Astérion. Mais le destin bascule quand le Roi Minos, vengeur, emmène Astérion dans les ténèbres d’un labyrinthe...
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Aristocrats
Aristocrats (2021), la critique de B.G
Ici, nulles parties de chasse à courre portées par des mélodies de Haendel, ni échanges épistolaires sulfureux sur les coussins soyeux de salons interdits. L’aristocratie n’est plus ce qu’elle était, si manifestement opulente qu’elle pouvait inspirer des films aux décors et costumes grandiloquents. Elle est aujourd’hui un monde en repli, à l’abri dans sa tour d’ivoire qui, s’il a conservé ses titres, son éducation, son charme suranné, a perdu ses terres et de sa superbe. La famille d’Hanako en fait partie, et demeure inflexible dans la question du maintien de son rang, attachée à un code de valeurs et à un habitus d’un autre temps, mais toujours palpable dans chacune de ses décisions, chacun de ses mouvements...
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De nos frères blessés
De nos frères blessés (2019), la critique de B.G
« Ce matin ils ont osé / Ils ont osé / Vous assassiner. / C’était un matin clair / Aussi doux que les autres / Où vous aviez envie de vivre et de chanter. / Vivre était votre droit / Vous l’aviez refusé / Pour que par votre sang d’autres soient libérés. / Ce matin ils ont osé / Ils ont osé / Vous assassiner. » Extrait du poème de la moudjahida Annie Steiner, pour Mohamed Lakhnèche, Mohamed Ouennouri et Fernand Iveton, militants anti-colonialistes guillotinés le même jour, le 11 février 1957.Pardonnez une petite incise personnelle de votre rédacteur qui a eu le bonheur d’avoir un père communiste, soutien indéfectible du FLN durant la guerre d’Algérie, ce qui lui valut d’ailleurs quelques déboires judiciaires et carcéraux...
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Béla Tarr, le maître du temps
Béla Tarr, le maître du temps, la critique de B.G
Décrit comme un cinéaste radical, réalisant des films métaphysiques dans un noir et blanc charbonneux, Béla Tarr débute sa carrière en 1977 avec Le Nid familial. Pour ce premier film produit par le studio Béla Balázs – qui fait émerger le style dit du réalisme social de « l’école de Budapest » –, le jeune homme de vingt-deux ans filme la réalité telle qu’elle se présente devant ses yeux, au moyen de la fiction. C’est dans cette même veine documentaire, auscultant les espoirs déçus du communisme, qu’il réalise en 1981 L’Outsider, cette fois-ci en couleurs. Premier volet de sa « trilogie démoniaque » réalisé en 1987, Damnation sera le film du renouveau...
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Une mère
Une mère (2021), la critique de B.G
20 ans après Jean-Pierre et Luc Dardenne qui, dans Le Fils avec Olivier Gourmet, confrontaient un père endeuillé à l’assassin de son fils, la comédienne et scénariste Sylvie Audcœur, qui signe ici son premier film, raconte une histoire similaire. Avec une grande économie d’effets, dans une mise en scène qui va droit à l’essentiel, Une mère raconte, au-delà de l’impossible deuil, comment l’humanité toujours se raccroche à la vie et comment le pardon peut se construire, même quand cela semble inconcevable.En perdant son fils de 17 ans, mort sous des coups d’une grande violence pour un vol de scooter, Aline perd tout : sa raison de vivre, son goût des autres, son couple, sa flamme intérieure...
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Ambulance
Ambulance (2021), la critique de B.G
  Will Sharp, un vétéran décoré fait appel à la seule personne indigne de confiance, son frère adoptif Danny pour trouver l’argent afin de couvrir les frais médicaux de sa femme. Ce dernier, un charismatique criminel au long cours, au lieu de lui donner de l’argent, lui propose un coup : le plus grand braquage de banque de l’histoire de Los Angeles : 32 millions de dollars. Will, prêt à tout pour sauver sa femme, accepte. Mais quand leur affaire prend un tour spectaculairement désastreux, les deux frères n’ont pas d’autre choix que de détourner une ambulance avec à son bord un vieux flic mortellement blessé et l’ambulancière Cam Thompson...
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Seule la Terre est éternelle
Seule la Terre est éternelle (2021), la critique de B.G
Jim Harrison a mené une existence « bigger than life »,laissant une œuvre romanesque et poétique essentielle, de Légendes d'automne (son premier succès, en 1979, après plusieurs récits et recueils de poèmes) à son titre le plus célèbre, Dalva. « Big Jim » était le grand romancier de la nature américaine, et de l'homme face à elle. Toute son œuvre est irriguée par ses deux passions : la vie sauvage et les cultures autochtones, une exploration de l’Amérique comme territoire et identité. Dans les forêts et les déserts qui lui étaient si chers, il étanchait sa soif de solitude et son besoin essentiel de fusion avec la nature sauvage...
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Plumes
Plumes (2021), la critique de B.G
Semaine de la Critique – Cannes 2021 Naturalisme magique “Incroyable film que ce premier long métrage égyptien Feathers d’Omar El Zohairy. Une mise en scène d’une audace folle, pour un sujet tout aussi fantasque, au point de rendre l’impossible évident.” Ces quelques mots de Charles Tesson résument à la perfection l’esprit de ce film d’Omar El Zohairy, qui a notamment appris son métier en travaillant au côté de Yousri Nasrallah. “Dans mon court métrage précédent, j’avais exploré l’univers de l’humour noir. Cela m’a donné envie d’aller encore plus loin. Je dirais que Feathers a plus à voir avec un certain sens de l’absurde, voire de la comédie loufoque”, raconte le cinéaste...
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Bruno Reidal, confession d’un meurtrier
Bruno Reidal, confession d’un meurtrier (2019), la critique de B.G
Semaine de la critique – Cannes 2021 La mécanique du crime  Vincent Le Port a découvert le personnage de Bruno Reidal dans un livre sur les tueurs en série. “J’ai été fasciné par ce personnage complexe, fils de paysans, séminariste brillant, timide et introverti, qui commet un crime atroce sans que personne n’ait jamais rien décelé en lui d’anormal. Il y avait aussi ce paradoxe assez inexplicable, à savoir qu’il n’avait apparemment aucun remords, mais s’était pourtant livré de lui-même aux autorités. Je me suis ensuite plongé dans les mémoires écrites par Bruno en prison, et la découverte de ce texte a été un déclencheur...
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En nous
En nous (2021), la critique de B.G
En 2011, Régis Sauder a réalisé un documentaire qui nous avait enthousiasmés : Nous, princesses de Clèves. Il filmait des jeunes scolarisés des quartiers Nord de Marseille qui s’inspiraient du roman de Madame de La Fayette (à l’époque raillé de manière obscène par un président de la République du nom de Nicolas Sarkozy) pour proclamer avec elle : « Je sais bien qu’il n’y a rien de plus difficile que ce que j’entreprends », comme une injonction à ne jamais baisser les bras, à s’armer de courage. Et du courage, ils savaient qu’il leur en faudrait pour s’extirper de leurs quartiers stigmatisés. On buvait alors comme du petit lait leurs réflexions, leurs aspirations, leurs angoisses...
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Funambules
Funambules (2020), la critique de B.G
Ilan Klipper filme Aube, Yoan, Marcus et d’autres, des individus qui ne se croisent pas, si ce n’est dans ce film. Et d’une capsule à une autre, on navigue entre ces personnages, on écoute « leurs petites chansons ».Au fond, on ne se sent pas si loin et on en profite pour s’échapper un peu avec eux. On reste fasciné de bout en bout par ces personnes et ces paroles d’une intensité folle, recueillies avec délicatesse par le réalisateur qui compose ses images comme des écrins, collectant pensées, troublante spontanéité, souvenirs et éclats.Il y a un mouvement, que le cinéaste fait vers eux, sans atteindre pourtant le mystère qui reste préservé et, toujours, une étonnante complicité dans la représentation à laquelle les personnages se prêtent...
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Les Affluents
Les Affluents (2020), la critique de B.G
  Si vous aimez les tuk-tuk et que vous êtes un peu toc-toc vous serez probablement comme un poisson dans l'eau dans Les Affluents de Jessé Miceli. Premier long-métrage halluciné, frappant et frappé, ovni from Mars mais au final en provenance de Phnom Penh, Cambodge. Sans clou, sans vis, s'enchaînent des microfictions, des fragments, composants un poème qui chercherait à rassembler les membres de sa narration perdue. Soit, en mode mur de pierres sèches sans liant, les trajets de trois garçons qui deviennent également celui de leur famille, de leurs amis, de leurs fréquentations, d'une ville, d'un pays tout entier. Dans ce mouvement, celui d'un travelling arrière qui composerait une vue d'ensemble, la grande force du film est également de nous transformer en un affluent...
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Notre-Dame brûle
Notre-Dame brûle (2021), la critique de B.G
  C'est un film événement qui raconte comment des hommes et des femmes ont sauvé la cathédrale Notre-Dame de Paris. "Notre-Dame brûle", le nouveau film de Jean-Jacques Annaud qui sort mercredi 16 mars au cinéma, dresse une reconstitution heure par heure de l'invraisemblable réalité du 15 avril 2019. Une plongée dans la nuit d'angoisses qu'ont vécue les 400 soldats du feu, dans une chaleur suffocante.Le long métrage de Jean-Jacques Annaud, reconstitue heure par heure l’invraisemblable réalité des évènements du 15 avril 2019 lorsque la cathédrale subissait le plus important sinistre de son histoire. Et comment des femmes et des hommes vont mettre leurs vies en péril dans un sauvetage rocambolesque et héroïque...
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À plein temps
À plein temps (2020), la critique de B.G
Elle pourrait faire les jeux olympiques, Julie, en athlétisme, épreuve du 400 mètres haies. Beaucoup de haies, beaucoup d’obstacles. Car à la voir ainsi courir, de la première paupière levée le matin à l’effondrement horizontal le soir, on ne peut que constater qu’elle a l’étoffe d’une championne : endurance, obstination, souffle, cadence et une très grande capacité d’adaptation. S’adapter… vaste projet, celui de toute une vie en fait quand on est une mère solo qui travaille et élève ses deux gamins. S’adapter quand elle a fait le choix de mettre sa carrière entre parenthèse pour être mère à temps plein. S’adapter ensuite pour retrouver un job compatible avec son quotidien...
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Nos corps sont vos champs de bataille
Nos corps sont vos champs de bataille (2021), la critique de B.G
Dans une Argentine schizophrène, divisée entre un conservatisme profond et un élan féministe inédit, le film dépeint les trajets de Claudia et Violeta, dans leur cheminement politique et leur vie intime. Femmes trans se revendiquant travesties, elles se heurtent avec leurs camarades à la violence patriarcale,jusque dans leur chair.Convaincues d’être les actrices d’une révolution en cours à la croisée des luttes, elles redoublent d’énergie face à la défiance du vieux monde pour inventer le présent, aimer et rester en vie.« Début 2013, tandis qu’en France, on a eu quasi une guerre civile au sujet du “Mariage pour tous”, parallèlement en Argentine se votait la Loi sur “L’Identité de genre”...
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Entre les vagues
Entre les vagues (2020), la critique de B.G
Quinzaine des Réalisateurs 2021 Hommage à la fiction “Le point de départ d’Entre les vagues est très sensoriel. Le film est né d’un besoin de retranscrire une énergie plutôt qu’un événement . J’ai eu envie de rendre hommage à ces émotions vives que j’ai pu ressentir entre mes 17 ans (mon arrivée à Paris) et mes 27 ans, au travers des héroïnes de ce qu’elles seront amenées à vivre tout le long du récit. C’est une envie de raconter ce virage dans lequel on se sent parfois à 27 ans: lorsqu’on se retrouve dans la fin de la vingtaine avec une fougue impatiente que la vie décolle enfin, avec la crainte que nos rêves soient finalement plus grands que nous, inaccessibles...
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