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Toutes vos critiques :

Cuban Network
Cuban Network (2019), la critique de B.G
Avec un charme et une discrétion presque timides, Olivier Assayas creuse son sillon tenace, construisant une œuvre puissante et polymorphe. Jamais il ne se complaît dans la facilité de la redite, toujours il outrepasse ses zones de confort, explore de nouveaux genres, passant de l’intime au collectif, du contemplatif à l’action qui ébouriffe. De Demon lover à Sils Maria, de L’Heure d’été à Clean, d’Après mai à Carlos… le réalisateur éclectique semble vouloir embrasser toutes les langues, tous les styles en les modernisant de façon subtile, érudite sans ostentation. Avec Cuban Network, Assayas met en lumière une période historique dans laquelle ni une chatte, ni un gros matou (ne soyons pas sexiste) ne retrouverait ses petits...
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La Voie de la justice
La Voie de la justice (2019), la critique de B.G
La Voie de la justice fait partie de ces grands films de facture classique distribués régulièrement par Warner et qui sont toujours efficaces : sobre, brillant et digne, un violent réquisitoire qui brasse large, contre la justice, le racisme et la peine de mort qui rappelle le beau film de Clint Eastwood True Crime.Le célèbre avocat Atticus, du non moins célèbre roman de Harper Lee, To Kill a Mockingbird, et tel qu’il est incarné au cinéma par Gregory Peck, a depuis longtemps de la relève. Le dernier en date, Bryan Stevenson, n’est pas un personnage de fiction. Il défend depuis trente ans les Afro-Américains, spécialement ceux faussement accusés et abandonnés dans le couloir de la mort...
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Douze mille
Douze mille (2018), la critique de B.G
Si on voulait résumer le film de Nadège Trebal en un mot ? "Étrange" serait sans nul doute celui qui conviendrait le mieux. "Étrange" comme synonyme de fascinant et d’imperfection, de mystère et de séduisant malaise. Douze mille attire en effet par sa beauté atypique et difficile à cataloguer. C'est que les personnages qui habitent l’univers de Trebal ne se laissent certainement pas enfermer dans des catégories prédéfinies, de genre ou de classe. Frank et Maroussia vivent guidés par leur instinct et leurs propres règles, sans prêter attention au jugement d’une société qu'ils préfèrent fuir.Le travail entendu comme objectif ultime et moteur de réussite sociale ne fait certainement pas partie de leurs priorités...
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Fin de crédit
Fin de crédit (1958), la critique de B.G
Aux préoccupations psychologiques de Stella, et morales de La Fille en noir, se sont ajoutées des préoccupations sociales. C’est la fin d’une société que nous peint Cacoyannis, d’une bourgeoisie déchue et pourrissante, prête à vendre ses enfants pour sauver les apparences. Les qualités de Cacoyannis, nous les connaissions déjà, et elles apparaissent intactes : sa réussite dans la description des personnages féminins, la façon qu’a sa caméra de rôder autour des visages et d’en capter tous les secrets, l’art avec lequel il crée et impose une atmosphère prenante. Le profil d’Elli Lambeti, son regard d’encre, sa chevelure dénouée, viennent fouetter l’écran de tous leurs maléfices.
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La Fille en noir
La Fille en noir (1956), la critique de B.G
Comme dans l’Espagne de Grand’Rue, les jeunes gens étouffant dans le conformisme tardent à devenir des hommes. Le clan des pécheurs, plus occupé à courir les filles que le poisson, Mitos, frère de Marina, et Pavlos, tous s’unissent par un côté « vitelloni ». La chaleur du soleil, la beauté des collines et le bleu de la mer dispensent ces célibataires impénitents de tout souci. Quant au poids de leurs éventuelles fredaines et peut-être pour sa plus grande part, celui de l’existence, il repose sur les épaules féminines. A elles tout le déshonneur des amours clandestines, à elles le travail quotidien. Et si l’insouciance de ces grands enfants déclenche le drame, ce sont encore des enfants, mais des vrais ceux-là, qui le payeront de leur vie...
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Le Réveil du dimanche
Le Réveil du dimanche (1954), la critique de B.G
« Le Réveil du dimanche est une comédie fraîche et légère. Ses images illustrent la vie des petits bourgeois athéniens, leur rapport à l’argent et les relations entre les sexes. Cacoyannis à cette époque n’a encore que trente-et-un ans, mais possède une technique solide et un sens très sûr du rythme et de l’image. L’histoire se déroule sans à-coups, impeccablement servie par le jeu et le brio d’excellents acteurs, trois des plus brillants noms du théâtre grec : Ellie Lambeti, Dimítris Horn et Giorgos Pappas. Le film est accueilli comme un “réveil” par la critique enthousiaste qui salue à la fois la justesse du trait et l’habileté de l’écriture filmique. »
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First Love, le dernier Yakuza
First Love, le dernier Yakuza (2019), la critique de B.G
QUINZAINE DES RÉALISATEURS 2019  Les triades à Tokyo Quatrième collaboration de Takashi Miike avec le producteur Jeremy Thomas, First Love marque une certaine continuité dans l’œuvre récente du cinéaste, ce dernier ayant à nouveau recours à une veine de narration plus classique. “Je respecte les spécificités propres à chaque genre, mais je me les  réapproprie pour m’exprimer librement comme le fait tout réalisateur appartenant à la génération actuelle. Et je crois que c’est un trait commun à tous mes films”, souligne Takashi Miike, qui a de nouveau travaillé avec le scénariste Masaru Nakamura. First Love suit le parcours de plusieurs personnages, parmi  lesquels une tueuse envoyée à Tokyo par les triades chinoises afin de remplir un contrat...
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Bad Boys for Life
Bad Boys for Life (2019), la critique de B.G
Il s’est écoulé 17 ans depuis la sortie du deuxième opus de la franchise Bad Boys, le genre de film où les policiers (en particulier le duo interprété par Will Smith et Martin Lawrence) tirent d’abord sur les criminels avant de leur poser des questions.Le producteur à succès Jerry Bruckheimer cherchait depuis un certain temps à raviver la série, qu’il a contribué à créer en 1995. Il a visé juste en confiant la suite aux jeunes réalisateurs Adil El Arbi et Bilall Fallah, qui œuvrent sous le nom d’Adil & Bilall. Sous leur habile direction, les scènes d’action sont impressionnantes et les personnages ont pris du tonus.Will Smith et Martin Lawrence sont encore plus drôles dans leurs rôles aux antipodes l’un de l’autre...
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1917
1917 (2019), la critique de B.G
L’intrigue de 1917 est simple. Les caporaux britanniques Schofield (George MacKay, absolument formidable) et Blake (Dean-Charles Chapman, très bien aussi) y sont des pions à qui le Général Erinore (Colin Firth) confie une mission à peu près impossible, consistant en une percée apparemment suicidaire sur le territoire conquis par les Allemands en France. L'objectif est de faire passer directement un ordre qui empêchera la mort presque certaine d'un régiment de 1600 hommes sur le point de tomber dans un piège fatal tendu par les ennemis. Dail qui n’en est pas un : le régiment en question compte dans ses rangs le propre frère de Blake. Canevas hyper-classique donc, mais exécution virtuose, qui fait de 1917 un film objectivement hors du commun...
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Merveilles à Montfermeil
Merveilles à Montfermeil (2018), la critique de B.G
Joëlle et Kamel sont en instance de divorce et font tous les deux partie de l'équipe municipale menée par la nouvelle Maire de Montfermeil, Emmanuelle Joly...
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Le Photographe
Le Photographe (2018), la critique de B.G
On se souvient avec délices de The Lunchbox, le premier film de Ritesh Batra et on retrouve dans ce nouveau film cette finesse d’esprit, faussement ingénue, qui fait sa signature. On pourrait se croire, de prime abord, dans une charmante bluette indienne digne des grands soaps bollywoodiens...
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Adoration
Adoration (2018), la critique de B.G
Troisième film de la trilogie des Ardennes de Fabrice du Welz (Calvaire, Alleluia), Adoration suit les traces de Paul, jeune garçon qui vit avec sa mère, à l’orée d’une étrange forêt, dans un petit pavillon à l’entrée d’un hôpital psychiatrique. Un jour, il est sorti de sa léthargie par l’apparition d’une jeune fille qu’il n’attendait pas. Comme une épiphanie. Pourtant la solaire Gloria va peu à peu découvrir une face sombre. Paul est officiellement exclu de tout contact avec les jeunes patients et gère sa solitude en se promenant dans la campagne luxuriante entourant sa résidence. Les premières images le voient sauver un oiseau ramassé dans le parc...
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Echo
Echo (2019), la critique de B.G
Echo de Rúnar Rúnarsson, projeté en compétition internationale au Festival de Locarno, se passe pendant la très joyeuse période des fêtes de Noël, et il trouve bien son point d’orgue au moment des feux d’artifice qui illuminent le Nouvel An, et terrorisent les animaux domestique. Les festivités servent  de prétexte pour présenter une vue panoramique de la société islandaise à travers 56 scènes, qui diffèrent toutes par leur longueur, leur thème, et tout le reste. En effet, au lieu de se concentrer sur une seule histoire, Rúnarsson essaie d'intégrer à son film autant d'éléments que possible, dans un acte de gloutonnerie filmique qui, sans surprise, convient très bien au décor choisi...
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L'Apollon de Gaza
L'Apollon de Gaza (2018), la critique de B.G
Passionnante réflexion sur le temps et la fragilité des civilisations, mais aussi méditation poétique et philosophique, le film nous immerge dans la réalité méconnue d’un territoire qui paie encore le prix de l’interminable conflit israélo-palestinien, mais où la vie, insoumise, subsiste envers et contre tout. Apportant un peu de lumière et de beauté dans le ciel de Gaza, la statue d’Apollon pourrait redonner une part de dignité à tout un peuple tout en réveillant par son histoire exaltante une fierté nationale trop souvent bafouée. Et si l’improbable messager des dieux soudainement réveillé par la mer pavait la voie à un avenir plus radieux ?
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The Irishman
The Irishman (2018), la critique de B.G
The Irishman ou Once Upon a Time in America version Scorsese nous offre la somme des films de gangsters du cinéaste. KO debout de la première à la dernière image, le souffle coupé le film trace l’histoire d’un livreur de viande qui deviendra le bras droit et le tueur à gages de la pègre de la côte est des États-Unis, de Philadelphie à New York, au service du puissant syndicat des camionneurs dans les années cinquante (Teamsters). Film de gangsters sur fond de trame historique, l’assassinat de Jimmy Hoffa ne fut jamais vraiment officiellement élucidé si ce n’est les aveux tardifs de Frank Sheeran avant de mourir de sa belle mort dans un hôpital de Pennsylvanie.La chronique mafieuse de Scorsese éclate dans toute sa majesté dans The Irishman...
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3 aventures de Brooke
3 aventures de Brooke (2018), la critique de B.G
Xingxi (Brooke), chinoise, voyage seule à Alor Setar, au nord de la Malaisie. Elle y vit trois aventures distinctes, et comme parallèles, dont le point de départ est identique : une journée de grande chaleur, au bord d’un chemin perdu, elle est victime d’une crevaison de vélo. Dans chacune de ce que le titre appelle « aventure », la question du destin est centrale. Mais celle-ci ne résonne bien sûr pas de la même façon selon les traits de caractère de Brooke qu’isole chacun des récits : d’abord voyageuse, elle devient anthropologue, pour enfin s’assumer en jeune divorcée, esseulée...
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Swallow
Swallow (2019), la critique de B.G
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Underwater
Underwater (2019), la critique de B.G
Underwater mélange d’Alien et d’Abyss nous entraîne au fin fond de la Fosse des Mariannes où suite à un séisme sous-marin la station scientifique étant hors d’usage les 7 scientifiques décident de rejoindre une station désaffectée située à quelques kilomètres de là. Pour cela, muni de scaphandres sophistiqués ils doivent traverser les profondeurs de l’Océan par un tunnel. Mais ils s’aperçoivent qu’ils ne sont pas seuls… Il y avait longtemps qu’Hollywood ne nous avait pas proposé un film de monstre marin...
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L'Adieu - The Farewell -
L'Adieu - The Farewell - (2019), la critique de B.G
Voilà une heureuse surprise toute simple, toute jolie, qui évoque à la fois le déchirement de l'exil et la douleur de la séparation d'avec nos anciens, auxquels nous pensons souvent mais que les vicissitudes de la vie ont éloignés de nous.Billi est pourtant loin du cliché de l'exilée. Elle est une trentenaire new-yorkaise branchée, qui cherche apparemment sa voie dans l'art. Mais Billi n'est pas née américaine, elle a quitté enfant la Chine, laissant là-bas Nai Nai, sa grand mère bien aimée, avec qui elle est souvent rivée au téléphone bien que plusieurs milliers de kilomètres les séparent : il suffit que la voix de Nai Nai soit hésitante pour que la jeune femme s'en inquiète...
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Sale temps à l'hôtel El Royale
Sale temps à l'hôtel El Royale (2017), la critique de B.G
Le réalisateur de l'astucieux drame d'horreur CABIN IN THE WOODS poursuit son hommage au cinéma de genre avec ce suspense criminel efficace, proposant en filigrane une réflexion subtile sur la face cachée de l'âme humaine. Bien que riche en rebondissements, ce classique huis clos avec personnages sans liens apparents se perd en chemin à force de vouloir à tout prix illustrer le passé des protagonistes au moyen de flash-back guère dynamiques. Ces carences sont toutefois compensées par un montage alterné adroit, une direction artistique concertée et une trame sonore enlevante, qui confèrent à l'ensemble une jolie facture rétro, un peu dans la veine du travail de Tarantino...
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