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Toutes vos critiques :

Chichinette, ma vie d'espionne
Chichinette, ma vie d'espionne (2018), la critique de B.G
L'esprit de résistance, ça conserve… Marthe Hoffnung Cohn en est le plus éclatant exemple. Marthe est née le 13 avril 1920 à Metz, ville redevenue française au lendemain de la Grande Guerre. Elle a donc 99 ans, vous avez bien lu, et elle continue à parcourir le monde pour témoigner encore et encore de son incroyable destin, non par narcissisme mais parce qu'elle est convaincue depuis toujours que l'indicible peut se reproduire si on n’y prend garde, et que l'esprit de résistance face aux idéologies de haine et de rejet doit se nourrir des exemples du passé.L'incroyable destin commence quand Marthe, jeune juive orthodoxe amenée lors de la déclaration de guerre de 1939 à fuir vers le Sud, se réfugie avec sa famille à Poitiers...
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Oleg
Oleg (2019), la critique de B.G
QUINZAINE DES RÉALISATEURS 2019 Travailleurs attachés Le scénario d’Oleg est parti de l’interview d’un jeune homme au parcours semblable à celui du personnage principal du film. “Un ami journaliste, Kaspars Odiņš, m’a fait lire son article. Je l’ai lu après une journée de tournage de Modris et cela m’a frappé, raconte Juris Kursietis. Après avoir fini mon film, Kaspars m’a donné la transcription de l’interview et nous avons rédigé ensemble une première ébauche, puis j’ai continué avec mon  épouse, Līga.” Oleg est produit par Alise Ģelze et Aija Bērziņa (Tasse Film). “Aija était la productrice déléguée de mon précédent long...
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J'ai perdu mon corps
J'ai perdu mon corps (2019), la critique de B.G
  SEMAINE DE LA CRITIQUE 2019 L’animation au sommet de son art Après y avoir présenté son court métrage Skhizein en 2008, Jérémy Clapin revient à la Semaine de la  critique avec ce long adapté du roman Happy Hand (éd. Seuil) de Guillaume Laurant. Un projet suggéré par son producteur, Marc du Pontavice. “Il trouvait que mon univers artistique et les thèmes abordés dans mes courts cadraient avec l’idée qu’il se faisait du film. Le point de vue d’une main qui refuse d’abandonner son corps m’a tout de suite séduit. Comment créer de l’empathie pour un tel personnage ? Comment la filmer, la sonoriser, comment plonger dans sa mémoire et en faire un personnage principal ?” La  réalisation a nécessité la mise en place d’un pipeline très particulier...
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Terminator : Dark Fate
Terminator : Dark Fate (2018), la critique de B.G
Tim Miller avec son Terminator: Dark Fate, sixième volet de la franchise amorcé par James Cameron en 1984 et suite de Terminator: le jugement dernier, a vraiment tout donné pour plaire aux fans de la série. Il a amené le Terminator original, Arnold Schwarzenegger, puis la mère la plus badass de tous les temps, Sarah Connor, jouée par une Linda Hamilton plus dure à cuire que jamais. Il présente une nouvelle génération de robots super puissants avec, en prime, une humaine au physique améliorée (Mackenzie Davis) qui peut combattre les machines à mains nues. En plus, évidemment, d'offrir des effets spéciaux incroyables, de combats fiévreux et une trame narrative shootée à l'adrénaline...
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Camille
Camille (2018), la critique de B.G
Le 12 mai 2014 en République Centrafricaine, Camille Lepage, 26 ans, photojournaliste, est tuée quelque part près de la frontière avec le Cameroun. Elle couvrait depuis plusieurs mois les conflits violents entre les groupes rebelles de la Séléka (musulmans pour la plupart et venus du nord du pays pour renverser le régime de François Bozizé en 2013) et les milices d’auto-défense anti-balaka (majoritairement chrétiennes). Camille était lumineuse, idéaliste, déterminée, passionnée et travaillait au plus près du terrain, entretenant un rapport humain très fort avec celles et ceux qu'elle rencontrait dans ce travail de photo-reporter qu'elle démarrait tout juste...
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Martin Eden
Martin Eden (2019), la critique de B.G
« Et c’est alors que, dans une grandiose épiphanie, lui vint la grande idée. Il écrirait. Il serait l’un des yeux par lesquels le monde voit, l’une des oreilles par lesquelles il entend, l’un des cœurs par lesquels il éprouve. Il écrirait de tout… de la prose, de la poésie, des romans et des récits, des pièces comme Shakespeare...
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Doctor Sleep
Doctor Sleep (2018), la critique de B.G
Même si The Shining de Kubrick fait aujourd’hui partie des grands classiques du cinéma, Stephen King n’a pas caché qu’il n’a jamais été un grand fan du film mettant en vedette Jack Nicholson. «C’est un film réalisé par un homme qui réfléchit trop et ne ressent pas assez», se serait-il plaint, dès la sortie du film en 1980. Mais cela n’a pas empêché le romancier à succès de donner son aval, plus de trois décennies après, à l’adaptation sur grand écran de Docteur Sleep, la suite de Shining, parue en 2013.Stephen King a néanmoins pris ses précautions. Si aucun réalisateur n’a encore été choisi, l’auteur s’est réservé le rôle de producteur exécutif du film, histoire de garder la main sur cette nouvelle adaptation...
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Le Traître
Le Traître (2019), la critique de B.G
FESTIVAL DE CANNES 2019: COMPÉTITION Le boss des deux mondes  Lauréat de trois David Di Donatello et de neuf prix à Venise, Marco Bellocchio a présenté de  nombreux films dans les différentes sections cannoises sans jamais obtenir aucune récompense majeure. À la veille de ses 80 ans, il revient sur La Croisette avec un projet ambitieux qui lui tient  particulièrement à cœur...
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L'Âcre parfum des immortelles
L'Âcre parfum des immortelles (2019), la critique de B.G
L'âcre parfum des immortelles s'appuie sur l'histoire personnelle de son réalisateur et atteint une dimension universelle. À travers le souvenir d'un amour de jeunesse, parti trop tôt, Jean-Pierre Thorn interroge son propre cinéma et son rapport à la révolution. La virtuosité du montage et l'articulation millimétrée des séquences d'archives avec des témoignages contemporains portent un bilan moral sur les luttes passées, duquel le film parvient à s'affranchir en les reliant aux combats d'aujourd'hui et aux raisons, toujours intimes, qui poussent chacun.e à agir pour un avenir meilleur...
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Le monde animé de Grimault
Le monde animé de Grimault, la critique de B.G
8 courts-métrages de Paul Grimault en versions restaurées : - LES PASSAGERS DE LA GRANDE OURSE- L'ÉPOUVANTAIL- LE MARCHAND DE NOTES- LE VOLEUR DE PARATONNERRES- LA FLÛTE MAGIQUE- LE PETIT SOLDAT- LE DIAMANT- LE CHIEN MÉLOMANE
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Deux moi
Deux moi (2018), la critique de B.G
Tous les métros, tous les tramways, tous les bus de toutes les grandes villes nous offrent ce drôle de spectacle : des hommes, des femmes, de tout âge, de toutes classes sociales, se tiennent la tête baissée, le regard comme aspiré par l'écran de leur téléphone portable intelligent (!?). Chacun cherche son moi dans cet étrange miroir, reflet de nos existences en quête de sens, de contacts, de like, dans une volonté de remplissage frénétique (des amis, des applis, des tutos, des photos…) qui masque à peine l'angoisse du vide, du silence, du rien...
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Pour Sama
Pour Sama (2019), la critique de B.G
Mission compliquée que la nôtre : vous convaincre d'oser dépasser vos réticences, vos craintes, et de venir voir Pour Sama. Vous dire peut-être que ce documentaire, ovationné et récompensé lors du dernier Festival de Cannes, salué par une presse unanime, fait partie de ces œuvres qui laissent une trace indélébile dans l'âme et le cœur du spectateur. Vous dire aussi que ce film, au sujet évidemment dramatique, est porté par une incroyable force de vie, qui habite chaque image, chaque plan saisis par la caméra de Waad al-Kateab...
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Sorry We Missed You
Sorry We Missed You (2018), la critique de B.G
 FESTIVAL DE CANNES 2019: COMPÉTITION  Family no life Palme d’or pour Le vent se lève en 2006, puis pour Moi, Daniel Blake en 2016, Ken Loach a collaboré à l’écriture de Sorry we Missed You avec Paul Laverty (pour la 15e fois), son scénariste  attitré depuis  Carla’s Song (1996). Sa productrice Rebecca O’Brien (pour la 18e fois)  décrit  ainsi  son  financement : “À  nouveau, il s’agit d’une coproduction avec les formidables Why Not Productions et Wild Bunch, qui ont toutes deux été d’un grand soutien. BBC Films s’est à nouveau joint à nous, ainsi que le BFI. De plus, grâce au système Locked Box du BFI, nous avons  récupéré une partie des recettes de Moi, Daniel Blake pour la  réinvestir dans Sorry we Missed You...
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Hors normes
Hors normes (2018), la critique de B.G
FESTIVAL DE CANNES 2019: LA DERNIÈRE SÉANCE Un autre monde C’est la première fois que le Festival de Cannes accueille le tandem à l’origine d’Intouchables (2011), le 2e plus gros succès de tous les temps avec près de 19,5 millions d’entrées France, mais aussi de Nos jours heureux, prix du public à l’Alpe d’Huez 2006, Samba (2014) et Le sens de la fête (2017). Hors normes est leur 7e   long depuis Je préfère qu’on reste amis (2005). Il se déroule dans le monde des jeunes autistes, à travers l’amitié de deux animateurs qui forment des jeunes des  quartiers à l’encadrement de cette communauté particulière...
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Chambre 212
Chambre 212 (2019), la critique de B.G
FESTIVAL DE CANNES 2019: UN CERTAIN REGARD  Fragments d’un discours amoureux  Christophe Honoré est un habitué du Festival de Cannes, où il a présenté son premier long métrage, 17 fois Cécile Cassard (2002), à Un certain regard. Il y revient cette année avec Chambre 212, dont le tournage s’est achevé  mi-mars et dans lequel on retrouve Vincent Lacoste, l’un des  interprètes principaux de son précédent opus, Plaire, aimer et courir vite, sélectionné en compétition l’an dernier. À ses côtés : Carole Bouquet (César de la  meilleure actrice pour Trop belle pour toi en 1990), Chiara  Mastroianni (César du meilleur jeune espoir féminin pour Ma saison  préférée en1994, qu’Honoré dirige pour la cinquième fois), Camille Cottin et Benjamin  Biolay...
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Warrior Women
Warrior Women (2018), la critique de B.G
« Si tu veux des belles phrases, invite les hommes ; si tu veux que les choses soient faites, invite les femmes. » Madonna Thunder HawkTout commence avec Hutch… Oui le blondin de Starsky et Hutch, alias David Soul. Quel rapport me direz vous entre le flic sexy et les luttes amérindiennes ? Eh bien David Soul, en 1980, est militant des causes amérindiennes et alors que des milliers d’Amérindiens se regroupent en un grand rassemblement de protestation et occupent les Black Hills pour lutter contre la spoliation de leurs terres ancestrales, David filme. Près de 40 ans plus tard, deux jeunes réalisatrices aux origines amérindiennes cherchent des archives et entendent parler des images de David Soul...
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Maléfique : Le pouvoir du mal
Maléfique : Le pouvoir du mal (2018), la critique de B.G
Aurore, devenue reine de la Lande, est sur le point d'épouser Philip, prince du royaume d'Ulstead. Bien que Maléfique n'approuve pas cette union, elle fait des efforts afin de répondre aux désirs de sa fille. La mère de Philip, la Reine Ingrith, n'est, par contre, pas aussi conciliante et souhaite détruire les créatures vivant dans la Lande afin de s'emparer des terres pour agrandir son royaume. On s'approche beaucoup du conte de fées classique avec ce scénario : le mariage, la méchante reine, la magie, les personnages fantastiques, l'amour sincère, mais on a choisi d'ajouter une couche supplémentaire qui vient considérablement alourdir le récit. Le pan de l'histoire impliquant les fées noires et leur empire en péril nuit à la cohérence globale...
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Georg-Wilhelm Pabst, le mystère d’une âme
Georg-Wilhelm Pabst, le mystère d’une âme, la critique de B.G
14 FILMS EN VERSIONS RESTAURÉES La Rue sans joieL’Amour de Jeanne NeyLoulouLe journal d’une fille perdueL’Enfer blanc du Piz PalüQuatre de l’infanterieL’Opéra de quat’sousLa Tragédie de la mineL’AtlantideDon QuichotteLe Drame de ShanghaiLe ProcèsLa Fin d’HitlerC’est arrivé le 20 juillet
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Above the Line
Above the Line (2014), la critique de B.G
14 FILMS EN VERSIONS RESTAURÉES La Rue sans joieL’Amour de Jeanne NeyLoulouLe journal d’une fille perdueL’Enfer blanc du Piz PalüQuatre de l’infanterieL’Opéra de quat’sousLa Tragédie de la mineL’AtlantideDon QuichotteLe Drame de ShanghaiLe ProcèsLa Fin d’HitlerC’est arrivé le 20 juillet
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Matthias et Maxime
Matthias et Maxime (2019), la critique de B.G
  FESTIVAL DE CANNES 2019: COMPÉTITION   Attirance réciproque   Dix ans après avoir été révélé à la Quinzaine des réalisateurs avec J’ai tué ma mère (2009), Xavier Dolan a obtenu la Queer Palm en 2012 pour Laurence Anyways. En compétition avec Mommy (2014), il a reçu le prix du jury, puis le grand prix pour Juste la fin du monde (2016). À  seulement  30  ans,  l’ex-petit  prodige  du cinéma  québécois s’offre le rôle-titre de  Matthias et Maxime, face à Gabriel D’Almeida Freitas, connu comme scénariste pour la série Les détestables (2011) et le programme court La boîte à malle (2012), et divers rôles pour la  télévision...
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