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Toutes vos critiques :

Perdrix
Perdrix (2019), la critique de B.G
QUINZAINE DES RÉALISATEURS 2019 Quand tout bascule L’idée de Perdrix est venue à Erwan Le Duc par ricochets. “L’image originelle, que je ne saurais expliquer, c’est celle d’un homme gisant au sol dans son propre sang et entièrement déguisé en Staline. Puis un morceau de tartelette aux myrtilles lui tombe dessus et on découvre en contrechamp deux flics qui l’observent, dont l’une mange le dit dessert. De cette image de départ, il ne reste aujourd’hui dans le film que la tarte aux myrtilles.” Il écrit la première version du scénario de manière quasi automatique en deux semaines...
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Once Upon a Time... in Hollywood
Once Upon a Time... in Hollywood (2018), la critique de B.G
FESTIVAL DE CANNES 2019 : COMPÉTITION 1969: année héroïque  Un quart de siècle après avoir obtenu la Palme d’or pour son deuxième film, Pulp Fiction, Quentin Tarantino revient en compétition pour la quatrième fois (après Boulevard de la mort en 2007 et Inglorious Basterds en 2009) avec un film que le délégué général du Festival de Cannes décrit comme “une déclaration d’amour au Hollywood de son enfance, une visite rock à l’année 1969 et une ode au cinéma tout entier”. Président du jury en 2004, Tarantino y a montré à cette occasion  hors compétition Kill Bill vol. 2. Il avait par ailleurs fait sensation dès son premier film, Reservoir Dogs, dévoilé en séance de minuit  en 1992...
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Anna
Anna (2018), la critique de B.G
Anna est jeune, sportive, redoutable joueuse d’échecs et belle femme, belle étant ici un doux euphémisme. Surdouée aussi mais pas assez cependant pour faire un bon choix amoureux dans sa vie. Brutalisée par un amant à deux balles, elle est repérée par le KGB qui va lui offrir un nouveau départ. C’est dans cet univers redoutable qu’elle fait connaissance avec Olga, directrice de l’Institution et un agent secret, Alex, en charge de s’occuper de sa formation. De missions suicides en réussites spectaculaires, Olga va bien être obligée de lui donner son certificat de parfaite espionne, d’autant que la belle Anna est fortement soutenue par Alex, ce dernier éprouvant de très forts sentiments envers cette stagiaire de luxe...
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Diego Maradona
Diego Maradona (2019), la critique de B.G
Festival de Cannes 2019: hors compétition L’homme aux pieds d’or Quatre ans après avoir présenté à Cannes, en séance spéciale, son documentaire musical Amy, lauréat d’un Oscar en 2016, le réalisateur Asif Kapadia revient sur La Croisette avec un film consacré à une légende du football, Diego Maradona. “C’est sur le canapé de la maison de mes parents que je l’ai vu remporter la Coupe du monde 1986, se souvient-il. C’est ensuite aux alentours de 1997 que j’ai lu un excellent livre qui lui était consacré. J’étais fasciné par son incroyable histoire, tant il y avait dans sa vie de brio, de chaos, de sujets de controverse et de drames...
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The Operative
The Operative (2019), la critique de B.G
Le film d'espionnage, tout comme le roman du même nom, est un genre à part entière et rend compte depuis des décennies des troubles et bouleversements des relations internationales, témoin fictionnel de réalités géopolitique souvent très complexes. Maintes fois adapté au cinéma, le maître absolu en la matière est John Le Carré, romancier britannique que l'on ne présente plus et auquel il est d'usage de se référer pour mesurer le degré d'efficacité d'une œuvre qui a pour personnages principaux des espions...
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Comme des bêtes 2
Comme des bêtes 2 (2018), la critique de B.G
Comme son prédécesseur, The Secret Life of Pets 2 s’interroge avec un humour rafraîchissant et une énergie contagieuse sur ce que peuvent bien fabriquer nos animaux domestiques lorsque nous les laissons seuls à la maison. Alors que le premier opus s’appuyait essentiellement sur des situations tirées du quotidien, le second s’efforce avec une ardeur excessive d’éviter de s’embourber dans la répétition. De cette peine découlent trois différentes intrigues — chacune disposant de son lot de blagues savoureuses et d’un potentiel narratif inachevé — condensées en moins de 90 minutes en un tout plutôt incohérent. Le spectateur renoue avec Max (Patton Oswalt, impeccable en remplacement de Louis C.K.), l’intrépide Jack Russell...
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La Trilogie Flamenca
La Trilogie Flamenca, la critique de B.G
- L'AMOUR SORCIER 1h20 (1986),visa d'exploitation : 60844 - CARMEN 1h42 (1983),visa d'exploitation : 57307 - NOCES DE SANG 1h12 (1981),visa d'exploitation : 54819  
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Noureev
Noureev (2018), la critique de B.G
S'il est un personnage romanesque, c'est bien Rudolf Noureev : un danseur d'exception, une étoile filante qui influença d'une façon phénoménale la danse masculine, perturba radicalement les codes du ballet, fascina des générations d'amateurs et continue aujourd'hui encore à inspirer nombre d'artistes. En plus il était beau : « Du fauve il avait le regard brûlant et le mouvement aussi » dira de lui Christine Okrent pour annoncer sa disparition en pleine gloire en 1993… âgé d'à peine 54 ans...
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Rojo
Rojo (2018), la critique de B.G
Rojo – découvert lors du Fifib 2018 – prend place en Argentine en 1975 et revient sur une période particulièrement sombre du pays, lorsque la dictature militaire est en train de s'installer. Pour faire revivre à l'écran ce moment charnière, Benjamin Naishtat a apporté un soin tout particulier à l'ambiance du film, travaillant l'image et le son à la manière des grands thrillers politiques des années 70 : le jeune réalisateur revendique l'influence de Francis Coppola et de Sidney Lumet, on y pense en effet, ainsi qu'à Costa-Gavras. Cet environnement visuel renforce grandement la véracité du propos et immerge le spectateur dans une intrigue et une atmosphère à la croisée des genres. Un film troublant qui joue avec nos nerfs et nous questionne sur la lâcheté humaine...
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Rétrospective Raúl Ruiz en quatre films
Rétrospective Raúl Ruiz en quatre films (1980), la critique de B.G
- MYSTÈRES DE LISBONNE 4h26 (2010), visa d'exploitation : 127131- GENÉALOGIES D'UN CRIME 1h53 (1996),visa d'exploitation : 89880- LE TEMPS RETROUVÉ 2h42 (1999),visa d'exploitation : 92291- TROIS VIES ET UNE SEULE MORT 2h03 (1995),visa d'exploitation : 87962
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Herbes flottantes
Herbes flottantes (1959), la critique de B.G
Herbes flottantes raconte le séjour d’une troupe itinérante dans un petit port du Sud écrasé par la chaleur. Le chef de la troupe y a laissé, il y a longtemps, une maîtresse et un fils qu’il n’a jamais reconnu, au grand dam de sa compagne actuelle. Les protagonistes de ces turbulences de l’amour à ciel ouvert sont incarnés par des comédiens de génération et d’origine différentes. La fidèle Haruko Sugimura, dans le rôle de la vieille maîtresse, est un pilier du théâtre shingeki (théâtre moderne sous influence occidentale) quand Ganjiro Nakamura (le directeur de la troupe, au centre du récit) vient du kabuki. Machiko Kyo est issue de la danse, alors que Ayako Wakao est un pur « produit » de studio...
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Deux ou trois choses que je sais d'elle
Deux ou trois choses que je sais d'elle (1966), la critique de B.G
Elle, c’est la région parisienne. Elle, c’est aussi Marina Vlady. Elle est actrice. En même temps, elle, c’est Juliette Jeanson, le personnage qu’interprète Marina Vlady dans ce treizième long-métrage de Jean-Luc Godard. Demeurant fidèle à ses habitudes, le réalisateur franco-suisse propose ici une mise en scène aussi déréglée que pétillante. Ce dernier s’interroge à nouveau sur le cinéma, qu’il utilise cette fois-ci pour relater l’incapacité flagrante de la plupart des individus à s’adapter à l’évolution chaotique de la société occidentale. La forme de l’essai n’est évidemment pas facile à cerner au premier coup d’d’œil . L’image du monde que nous présente Godard n’a en soi rien d’idéale...
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Rétrospective Kenji Mizoguchi en 8 films
Rétrospective Kenji Mizoguchi en 8 films, la critique de B.G
VERSION RESTAURÉE 4KLes Contes de la lune vague après la pluieL’Intendant SanshoLes Amants crucifiésLa Rue de la honte VERSION 2KOyu-samaLes Musiciens de GionUne femme dont on parleL’Impératrice Yang Kwei-Fei
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Persona non grata
Persona non grata (2018), la critique de B.G
Roschdy Zem signe son retour au cinéma, en tant que réalisateur, avec Persona Non Grata, son cinquième long-métrage après notamment Omar m'a tuer et Chocolat, avec Omar Sy, son dernier film en date, sorti en 2016. Persona Non Grata est un drame - dont Roschdy Zem signe également le scénario - qui réunit, devant la caméra, avec Nicolas Duvauchelle et Raphaël Personnaz. Des acteurs qui donneront également la réplique à Roschdy Zem, qui, en plus d'être réalisateur et scénariste, est comédien dans Persona Non Grata qui sort le 17 juillet 2019. Le résultat donne un film noir, bancal à la lumière froide et métallique pourtant situé dans la région ensoleillée du Languedoc-Roussillon.
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Le Roi Lion
Le Roi Lion (2018), la critique de B.G
La nouvelle version du Roi lion permet à Jon Favreau et aux studios Disney d’en mettre plein la vue au moyen d’une nouvelle technologie de photoréalisme. D’ailleurs, les premières minutes du remake sont à couper le souffle. Les images grandioses montrant la savane africaine et ses animaux, entièrement générées par ordinateur, donnent une impression de réalisme qui confond. Troublé, on scrute attentivement l’écran pour repérer la moindre erreur. Les ratés sont tellement peu nombreux (le mouvement du cou des girafes est moins fluide qu’au naturel, les zèbres ont une course saccadée et l’eau possède une consistance quasi visqueuse) qu’on les oublie facilement. Avec ce Roi lion, Jon Favreau n’exploite pas seulement le filon du cinéma technologique...
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Roads
Roads (2017), la critique de B.G
C'est un road movie atypique, sombre et lumineux à la fois. Ce ne sont pas les paysages qui captivent notre regard, mais le voyage intérieur des personnages, qui franchissent progressivement sous nos yeux les frontières invisibles qui séparent le pays insouciant de leur adolescence finissante de celui des dures réalités de notre monde. Mettant nos pas dans les leurs, Roads nous conduit sur un terrain social et politique peu convenu. La narration est intelligemment menée, qui débute de façon légère et vivifiante, nous suspend aux lèvres du récit pour nous immerger dans une empathie salutaire. Tout comme les protagonistes de l’aventure, on ne ressortira pas complètement indemne de ce voyage tendre, grave sur le fond mais rempli de rires et de sourires...
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Nevada
Nevada (2018), la critique de B.G
C'est une terre ocre, aride qui s'étend à perte de vue des reliefs accidentés, un paysage dur, sec et violent comme l'enfer, à se demander comment il est possible d'y survivre. Dans ce trou perdu du Nevada, totalement isolée, on découvre une prison, ses barbelés, ses chevaux sauvages et ses prisonniers qui ne le sont pas moins. Roman est un paquet de muscles et sa belle gueule tendue donne l'impression qu'il est constamment prêt à bondir, l'œil sur la défensive : les douze années qu'il a déjà passées en prison ne l'ont pas rendu moins méfiant. Il vient d'accepter, sur les conseils d'une psy chargée du suivi des prisonniers violents, d'être muté dans cette contrée ingrate où s'est monté un programme de rééducation par le dressage des chevaux sauvages...
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Tolkien
Tolkien (2018), la critique de B.G
L'atmosphère est rougie par le feu des armes, seuls quelques troncs déchirés par les obus se dressent encore dans le sol boueux. C'est l'horreur de la Première Guerre mondiale qui se déroule devant les yeux du jeune John Ronald Reuel Tolkien, mais c'est le Mordor que l'on voit. Impuissant, il voit les soldats britanniques décimés par les tirs allemands, mais les balles se transforment en une nuée sombre qui va bientôt s'élever en une immense figure cauchemardesque, celle du Seigneur des ténèbres, Sauron. L'essentiel du message passe bien, les émotions aussi : on est avec Tolkien alors qu'il sert à titre d'officier pour l'armée britannique dans les tranchées de la Somme ; on comprend d'où est venue l'inspiration qui l'a amené à créer la Terre du Milieu...
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Haut les filles
Haut les filles (2018), la critique de B.G
Ce documentaire s’ouvre sur une théorie insolite : le rock ne serait pas né avec That’s all right (Mama) d’Elvis Presley mais avec Edith Piaf chantant, en 1949, son amour pour Marcel Cerdan disparu le matin même. Ce point de départ permet deux orientations originales : considérer le rock dans une forme élargie à toutes les catégories de musique populaire et, surtout, retracer son histoire depuis la France et du point de vue des femmes. Haut les filles donne ainsi la parole à dix chanteuses françaises, des années 60 à aujourd’hui : Françoise Hardy, Brigitte Fontaine, Elli Medeiros, Vanessa Paradis, Charlotte Gainsbourg, Imany, Jeanne Added, Lou Doillon, Jehnny Beth et Camélia Jordana...
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L’Œuvre sans auteur
L’Œuvre sans auteur (2017), la critique de B.G
Gageons que le bref entracte entre les deux parties du film va être un supplice pour vous comme il le fut pour nous ! Happés par cette saga palpitante qui se déroule sur une trentaine d’années, cette infime pose vous semblera une éternité… Élisabeth May ! Une de ces jeunes filles qui pétillent, donnent envie de s’élever dans les airs, de les suivre aveuglément. La terre entière pourrait être à ses pieds, si elle le demandait… enfin, surtout le petit Kurt. Du bas de ses six ans, il la dévore du regard, cette magicienne de bientôt dix huit. Il en a de la chance, d’avoir une telle tante à la maison ! C’est d’ailleurs plus une véritable amie qu’une simple parente...
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