Accueil » Les critiques de films proposées par les membres

Toutes vos critiques :

The Lighthouse
The Lighthouse (2019), la critique de B.G
QUINZAINE DES RÉALISATEURS 2019 Au bord du monde En 2015, The Witch, premier long métrage de Robert Eggers, remportait le prix de la mise en scène à Sundance. Pour ce deuxième opus, tout est parti d’une idée du frère du cinéaste, Max. “Il a pensé à une histoire de fantômes dans un phare. J’ai lu ensuite un article sur un incident réel impliquant deux  gardiens du même nom, l’un plus âgé, l’autre plus jeune, qui se retrouvent coincés sur leur phare pendant un orage. J’ai pensé que cela pourrait être un bon point de départ pour un  double jeu ambigu sur l’identité, qui évoluerait ensuite vers quelque chose de plus mythologique. Ce ne serait pas une histoire de fantômes, tout en étant sombre et mystérieux...
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Un été à Changsha
Un été à Changsha (2019), la critique de B.G
CANNES 2019: UN CERTAIN REGARD Passage à l’acte Summer of Changsha marque les débuts de réalisateur de l’acteur chinois Zu Feng, qui a obtenu le trophée Huading du meilleur second rôle masculin en 2010 pour la série Qian fu et l’année suivante pour Cheongsam. Diplômé de l’école de cinéma de Beijing en 2006, cet ex-ouvrier de l’industrie automobile a reçu en 2011 le Phénix d’or du meilleur acteur  de cinéma et le prix de la révélation masculine décerné par le jury du Forum cinématographique chinois de la jeune génération pour sa composition dans Jian dang wei ye de Han  Sanping et Huang Jianxin...
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Ghost Tropic
Ghost Tropic (2019), la critique de B.G
QUINZAINE DES RÉALISATEURS 2019 Un cinéma de l’urgence Ghost Tropic est né dans l’esprit de Bas Devos au moment de la production de Hellhole, présenté en 2019 dans la section  Panorama de la Berlinale. “Il y avait dans ce long métrage une femme marocaine d’une cinquantaine d’années qui était un personnage quasiment  invisible”, raconte Tomas Leyers (Mind Meets), producteur et partenaire de la première heure des titres de Bas Devos. Le cinéaste commence à  réfléchir à une histoire centrée sur ce personnage, qui répondrait également à certaines  questions soulevées par Hellhole, le film “suivant quelques âmes perdues à Bruxelles en 2016, après les attentats de mars.” Tout va aller très vite...
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Give Me Liberty
Give Me Liberty (2019), la critique de B.G
QUINZAINE DES RÉALISATEURS 2019 Sortie de route Originaire de Moscou, Kirill Mikhanovsky s’installe aux États-Unis et  travaille en tant qu’ambulancier tout en étudiant les langues. Il suit ensuite des études de cinéma à l’université de New York, avant  de  réaliser Sonhos de peixe, sélectionné en 2006 à la Semaine de la critique. Il fonde en 2014 Give me Liberty Productions avec la scénariste et productrice Alice Austen, une coopérative de production dédiée au cinéma  indépendant et finançant ses projets par crowfunding. Give me Liberty, qui est son deuxième film, est inspiré d’événements survenus durant sa propre jeunesse...
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Les Chinois et moi
Les Chinois et moi (2018), la critique de B.G
Renaud Cohen est sinophile depuis sa jeunesse. Cet amour de la Chine nourrit depuis plus de vingt ans l’essentiel de son travail documentaire Sollicité par une équipe de télévision chinoise, Renaud Cohen devient le producteur exécutif du tournage à Marseille d’une série très populaire, « Une famille du Wenzhou », dont la première saison a d’ores et déjà rassemblé cent cinquante millions de spectateurs. Le réalisateur accepte, à condition de greffer son propre film, photographié par Ariane Doublet, sur celui qui se tourne. La série – à la gloire de l’esprit d’entreprise national conquérant des marchés hors des frontières – raconte comment deux familles chinoises originaires de la ville de Wenzhou ont prospéré à l’étranger...
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Godzilla II Roi des Monstres
Godzilla II Roi des Monstres (2017), la critique de B.G
Godzilla, plus imposant et impressionnant que jamais, prend d'assaut les salles de cinéma ce. Dans ce nouvel opus, il se mesure à d'autres monstres tout aussi formidables, dont une super créature à trois têtes, qui lui donne du fil à retordre. Heureusement, l'énorme bête née il y a plus de 60 ans se trouve du côté des humains. Pour l'instant, du moins...Le film reprend pratiquement là où Godzilla, de Gareth Edwards, a pris fin en 2014. On se retrouve cinq ans plus tard, mais les blessures laissées par l'incursion du reptile géant dans San Francisco sont encore béantes. Entre les mains du réalisateur Michael Dougherty (Trick 'r Treat, Krampus), qui était fasciné par Godzilla en grandissant, l'univers du roi des monstres prend de l'expansion...
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Rocketman
Rocketman (2018), la critique de B.G
CANNES 2019: SÉLECTION OFFICIELLE HORS COMPÉTITION En route pour la gloire Rares sont les biopics qui mettent en scène des personnalités encore vivantes. Tel est pourtant le cas de Rocketman, qui s’attache à la jeunesse de Reginald Kenneth Dwight, pianiste de talent devenu une star du rock sous le pseudonyme d’Elton John. Ce dernier a d’ailleurs initié, dès 2012, lui-même cette entreprise en tant que producteur et en a confié le scénario à Lee Hall, déjà associé à des films tels que Billy Elliot (2000), pour lequel il a été nommé à l’Oscar, Cheval de guerre (2011), Confident royal (2017) et l’adaptation cinématographique de la comédie musicale Cats, réalisée par Tom Hooper, qui sortira à Noël...
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The Reports on Sarah & Saleem
The Reports on Sarah & Saleem (2018), la critique de B.G
Comment une simple liaison, fut-elle extra-conjugale, peut-elle se transformer en affaire d’État ? The Reports on Sarah and Saleem va vous le faire découvrir. Véritable aventure kafkaïenne, ce thriller amoureux regorge de rebondissements. S’il ne court pas après l’analyse politique, elle le rattrape en filigrane et donnera à ceux qui en sont friands plusieurs niveaux de lecture. C’est donc un film passionnant et rondement mené qui attend ses spectateurs au tournant, ne les laissant guère respirer en toute sérénité...
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Rétrospective Almodóvar
Rétrospective Almodóvar, la critique de B.G
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John Wick Parabellum
John Wick Parabellum (2018), la critique de B.G
«John Wick Chapitre 3 – Parabellum» débute là où «John Wick: chapitre 2» se terminait. À New York, ne lui restant qu’une demi-heure avant l’expiration de la période de grâce, John Wick part à la rencontre de personnes ayant une dette envers lui, ce qui nous permet d’en savoir un peu plus sur son passé.L’une des premières est la Directrice (Anjelica Huston, parfaite dans son rôle de directrice d’une compagnie de ballet) qui lui permet de rallier le Maroc, où il s’adresse à Sofia (Halle Berry dans un rôle malheureusement inutile. Portez d’ailleurs attention au nombre de ses chiens, il ne cesse de varier!). Là, un homme mystérieux (Saïd Taghmaoui) lui propose une manière de se racheter...
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Sibyl
Sibyl (2019), la critique de B.G
FESTIVAL DE CANNES 2019: SÉLECTION OFFICIELLE COMPÉTITION Vérités et mensonges Après Victoria (2016), Sibyl marque les retrouvailles de Justine Triet avec Virginie Efira, ici dans le  rôle d’une psychanalyste en mal d’écriture qui va puiser son inspiration parmi les confessions d’une  de ses patientes (Adèle Exarchopoulos). Un scénario que la réalisatrice a imaginé avec Arthur Harari (Diamant noir). Selon elle, “le film est plutôt bien financé mais nous étions dans des délais de  fabrication assez rapides et non flexibles à cause des agendas des acteurs, qui nous ont fait perdre plusieurs financements. Par ailleurs, on a dû couper dix jours de tournage car nous n’avons pas eu l’Avance sur  recettes du CNC...
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Portrait de la jeune fille en feu
Portrait de la jeune fille en feu (2018), la critique de B.G
CANNES 2019: SÉLECTION OFFICIELLE COMPÉTITION Ce que le jour doit à la nuit Sélectionnée à Un certain regard avec Naissance des pieuvres, qui a obtenu le prix Louis-Delluc 2007 du premier film, Céline Sciamma a signé par la suite Tomboy, récompensé du Teddy à Berlin en 2011, et Bande de filles, présenté en ouverture de la Quinzaine des réalisateurs 2014. Elle a aussi collaboré aux scénarios de Ma vie de Courgette de Claude Barras, César de la meilleure adaptation et prix Lumière en 2017, Quand on a 17 ans d’André Téchiné et Le vent tourne (2018) de Bettina Oberli...
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Le Jeune Ahmed
Le Jeune Ahmed (2019), la critique de B.G
CANNES 2019: SÉLECTION OFFICIELLE COMPÉTITION Fou de Dieu Huitième  film  des  frères  Dardenne  en compétition à Cannes, où ils ont été palmés pour Rosetta en 1999 et L’enfant en 2005, Le jeune Ahmed “est une  coproduction belgo-française entre notre maison de  production, Les Films du Fleuve, et  Archipel 35, la société de Denis Freyd, avec lequel nous avons coproduit tous nos longs depuis Le fils, expliquent les réalisateurs. En  Belgique, Le jeune Ahmed a  pour  partenaires  Proximus,  la  RTBF, Wallimage, la région Bruxelles- Capitale, le Centre du cinéma et de l’audiovisuel de la Fédération Wallonie-Bruxelles, le Tax  shelter du gouvernement fédéral belge, CasaKafka Pictures-Belfius...
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Aladdin
Aladdin (2017), la critique de B.G
Ces dernières années, Disney domine presque sans partage le box-office mondial. Et pour cause ! Non content d’avoir ressuscité la saga Star Wars, qu’il détient maintenant, le studio caracole à répétition avec les superhéros de l’univers cinématographique Marvel. Or, un « univers cinématographique » lucratif, Disney en possède un troisième : son propre catalogue de classiques animés qu’il a entrepris de refaire en prise de vue réelle. Après La Belle et la Bête, Cendrillon, Le livre de la jungle et Dumbo, voici donc Aladdin, énorme succès de 1992.Inspiré par le conte « Aladdin ou la lampe merveilleuse » du recueil Les contes des mille et une nuits, Aladdin se déroule dans la cité imaginaire d’Agrabah, en des temps anciens...
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Les Démons
Les Démons (2015), la critique de B.G
Habitué à filmer des jeunes dans ses documentaires précédents, Philippe Lesage réussit haut la main le passage à la fiction en nous livrant un film accompli de bout en bout qui parvient à nous faire ressentir de fort belle manière les peurs enfouies d'un enfant fragilisé par l'incompréhensible océan de sauvagerie et de tromperie du monde des adultes. Utilisation des silences et des regards, absence de pathos et surtout, rejet de toute falsification de l'horreur dans une structure narrative aux accents pourtant fortement anxiogènes, sont les principales forces de ce film marqué par la grâce...
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Retour de flamme
Retour de flamme (2018), la critique de B.G
Marcos et Ana ont 50 ans et sont mariés depuis 25. Complices, amis, confidents, les deux tourtereaux semblent former un couple parfait, un de ceux qui durent, résistant aux aléas du temps et de l’existence. Mais lorsque leur fils va quitter le foyer familial pour  poursuivre ses études à  l’étranger,  un vide s’installe, laissant la place à de nombreux questionnements. Est-ce encore de l’amour ou  une simple habitude ? Est-ce que les sentiments amoureux ont laissé place à une affection de coutume ? Sans attendre les réponses, le duo décide de se séparer, espérant trouver dans le célibat une nouvelle liberté et une seconde jeunesse. Rares sont les films qui ont aussi bien traité la déliquescence de la passion romantique...
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Les Plus belles années d’une vie
Les Plus belles années d’une vie (2018), la critique de B.G
FESTIVAL DE CANNES 2019: HORS COMPÉTITION L’amour… toujours ! Palme d’or à 28 ans pour Un homme et une femme (1966), Claude Lelouch a montré plusieurs de ses films à Cannes dont sa suite, Un homme et une femme, 20 ans déjà en 1986, et aujourd’hui Les plus belles années d’une vie, “cet épilogue qui n’est surtout pas une fin”. Très attaché aux symboles, le réalisateur y retrouve Anouk Aimée et Jean-Louis Trintignant, ce film constituant l’ultime composition de Francis Lai, disparu en novembre dernier et relayé par Calogero. “J’ai toujours  essayé d’être un homme de mon temps, ajoute Claude Lelouch...
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New York 1997
New York 1997 (1980), la critique de B.G
Un prisonnier, Snake Plissken, doit récupérer le président dont l’avion s’est crashé en plein Manhattan. La ville est devenue une île-prison dans laquelle plus de 3 millions de détenus, organisés en bandes rivales, s’affrontent. Le chaos règne dans ce décor de fin du monde. Snake n'a que 24 heures devant lui pour ramener le président et… désamorcer les mini-bombes qu'on lui a implantées dans le corps.New York 1997 s’ouvre par une voix off qui décrit un état des lieux avec sa progression exponentielle de la criminalité. En moins de 10 mn tous les enjeux narratifs sont posés. Plissken, anti-héros magnifique, évoque les figures légendaires de l’ouest. Mieux, il symbolise une sorte de revenant, revenu de tout d’ailleurs, un fantôme d’une autre époque...
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Genèse
Genèse (2018), la critique de B.G
On pourrait presque croire, depuis la France, que le cinéma québécois s’est restreint en quelques années aux seuls films de Xavier Dolan : « Grave erreur ! », nous dit Genèse, le troisième long métrage de fiction de Philippe Lesage. Venu du documentaire, où il a raflé plusieurs récompenses au Canada entre 2010 et 2012, le cinéaste n’a cessé depuis 2015 de se nourrir du réel qu’il a filmé pour mettre en scène la jeunesse contemporaine...
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La Malédiction de la dame blanche
La Malédiction de la dame blanche (2018), la critique de B.G
Premier long-métrage du réalisateur Michael Chaves, The Curse of La Llorona, traduit par « La Malédiction de la Dame Blanche », nous raconte la légende populaire de la pleureuse revancharde et croque-mitaine latino-américaine. Sous le regard bienveillant de James Wan, ici producteur, l’univers cinématographique Conjuring continue sur sa lancée ; sautant de jump scares en jump scares, sans réelle surprise mais efficace.En 1973 à Los Angeles, Anna Tate-Garcia (Linda Cardellini) travaille aux services sociaux pour la protection de l’enfance. Mère de deux enfants et veuve, la vie n’a rien d’un long fleuve tranquille. Pourtant tout semblait s’être un peu stabilisé mais deux disparitions viendront semer le chaos...
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