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Toutes vos critiques :

Mario Bava, le magicien des couleurs
Mario Bava, le magicien des couleurs, la critique de B.G
Une rétrospective en trois films majeurs du cinéaste : Six femmes pour l’assassin / Les trois visages de la peur / La Ruée des vikingsEn partenariat avec la Cinémathèque Française.
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Le Chant de la forêt
Le Chant de la forêt (2018), la critique de B.G
Entre document ethnographique et fiction enchanteresse, ce film nous emmène au cœur de l’Amazonie, au Nord du Brésil, pour suivre le récit initiatique d’Ihjãc, tout jeune père de famille appartenant à la communauté indigène des Krahô. Le Chant de la forêt est le fruit de la collaboration de la Brésilienne Renée Nader Messora et du Portugais João Salaviza qui étudient depuis de nombreuses années le peuple Krahô. Leur film représente un matériau authentique sur ce peuple primitif dans la mesure où chaque individu joue son propre rôle à l’écran. Ihjãc, sa femme Kôtô, leur fils, les habitants du village, le chaman : tous ont progressivement accepté la présence des cinéastes et livrent leur intimité sans retenue...
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Rétrospective Dario Argento - partie II : “Le magicien de la peur”
Rétrospective Dario Argento - partie II : “Le magicien de la peur”, la critique de B.G
Les films - 4 MOUCHES DE VELOURS GRIS 1h45 (1971)visa d'exploitation : 38683 - TÉNÈBRES 1h50 (1982)visa d'exploitation : 56814 - DARIO ARGENTO, SOUPIRS DANS UN CORRIDOR LOINTAIN 1h37 (2019)
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Rétrospective Jim Jarmusch
Rétrospective Jim Jarmusch, la critique de B.G
Cycle Permanent Vacation (1980, 1 h 20, visa 58 092)Stranger than Paradise (1984, 1 h 35, visa 59 738)Down by Law (1986, 1 h 46, visa 62 105)Mystery Train (1989, 1 h 50, 71 578)Night on Earth (1991, 77 180)Dead Man (1995, 2 h 15, 86 836)
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Zombi Child
Zombi Child (2019), la critique de B.G
Quinzaine des réalisateurs 2019 Secret de famille Arès avoir réalisé Saint-Laurent et Nocturama, Bertrand Bonello avait envie de revenir à un projet plus léger en termes de production. Zombi Child puise son inspiration dans l’histoire de Clairvius Narcisse, donné pour mort en 1962, puis revenu dans le monde des vivants 18 ans plus tard après avoir été zombifié. L’un des rares cas à avoir été précisément documenté. Pour des raisons éthiques, le cinéaste souhaitait tourner à Haïti sur les lieux même de l’action. “Ce que nous avions à faire était assez simple puisque c’était surtout montrer un homme qui marche. En filmant ces scènes dans un autre pays, elles auraient perdu beaucoup de sens pour moi...
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Le Professeur
Le Professeur (1972), la critique de B.G
Un chef-d’œuvre de Valerio Zurlini  Le Professeur (titre français indigne de l’italien, La prima notte di quiete, « la première nuit de tranquillité », soit la mort – selon Goethe). Zurlini, en pleine crise existentielle, s’y livre comme jamais. C’est un film d’une noirceur absolue, nihiliste et bouleversant, une nouvelle histoire d’amour impossible qui n’a d’autre issue que l’anéantissement. Zurlini parle de l’attirance d’un professeur de lettres pour une de ses étudiantes (la très belle Sonia Petrova, la même année que Ludwig de Visconti !), dans une Rimini hivernale où nous retrouvons le talent de paysagiste de Zurlini, cette fois-ci épaulé par le grand coloriste Carlo Di Palma, et le froid lyrisme de sa mise en scène...
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Le Daim
Le Daim (2017), la critique de B.G
Quinzaine des réalisateurs 2019: film d’ouverture Jamais sans mon daim Annoncée très en amont, cette ouverture de la Quinzaine des réalisateurs avec le nouveau film de Quentin Dupieux marque la volonté de Paolo Moretti d’offrir une vitrine à des écritures singulières. Positionné très tôt sur Le daim, il suivait depuis longtemps le travail du cinéaste, auquel il avait confié la tenue d’une master class au Festival de La Roche-sur-Yon en octobre 2018. Quentin Dupieux était déjà venu en 2010 à Cannes pour  présenter son deuxième long métrage, Rubber, en séance spéciale à la Semaine de la critique. Le daim a été à nouveau produit par Thomas Verhaeghe (Atelier de Production), qui avait déjà accompagné Au Poste avec son frère Mathieu...
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Contre ton cœur
Contre ton cœur (2017), la critique de B.G
« Quand on a de l’espoir, on a encore la force de se battre, de protester. Quand l’espoir disparaît, la force de crier s’évanouit en même temps. Ces dernières années, des tas de gens ont perdu leur travail. Quand le mari et la femme sont au chômage, c’est une catastrophe totale. Si un seul des deux perd son travail, sa culpabilité ajoutée à l’usure de l’autre rend la situation infernale. L’espace partagé est alors empreint de méfiance et d’angoisse. Ça pourrait bien être le début de la fin de la famille... » Teresa VillaverdeC’est une famille ordinaire – le père, la mère, leur fille adolescente – vivant dans un modeste appartement d’un quartier morne du Portugal...
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Qui a tué le chat ?
Qui a tué le chat ? (1976), la critique de B.G
Les derniers feux de la grande comédie italienne, tendance vitriol. Une satire truculente signée par le grand Luigi Comencini et menée tambour battant par le couple infernal Ugo Tognazzi – Mariangela Melato. Soit un vieil immeuble légué par leurs parents à un frère et une sœur – entre parenthèses ils se détestent : elle lui pique sa bouffe dans le frigo, il déchire les dernières pages des romans policiers dont elle raffole – qui n'en tirent qu'un maigre profit puisque les loyers sont bloqués. Or un promoteur leur propose une petite fortune pour leur acheter les murs avant de les démolir en vue d'une juteuse opération immobilière...
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Les Particules
Les Particules (2018), la critique de B.G
Quinzaine des réalisateurs 2019 Teen movie fantastique S’inscrivant, selon Blaise Harrison, dans la continuité de ses précédents documentaires, où réel  et fiction se côtoient et se nourrissent mutuellement, Les particules est “un film dans lequel j’ai eu envie de raconter l’adolescence, son énergie, ses doutes et ses inquiétudes, ses questionnements parfois métaphysiques et existentiels”. De son enfance dans le pays de Gex, le cinéaste a gardé des souvenirs particuliers...
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X-Men : Dark Phoenix
X-Men : Dark Phoenix (2017), la critique de B.G
La principale mutation du dernier X-Men, c’est l’éjection de Bryan Singer aux commandes de cette série quasiment inusable. Simon Kinberg, nouveau venu avec une longue feuille de route comme producteur, a pris les commandes, et respecté le cahier des charges : de nouveaux visages, mais pas trop ; des péripéties à la pelle, mais aussi quelques dilemmes moraux. Tout cela baigne dans une ambiance de fin du monde, avec la présence d’une héroïne survitaminée à l’énergie solaire (Sophie Turner, guère irradiante) affrontant une extraterrestre s’appropriant les traits magnifiques de Jessica Chastain, ici glaciale comme une gestionnaire de multinationale...
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Un havre de paix
Un havre de paix (2018), la critique de B.G
Le cinéma est friand de réunions de famille, avec leur lot d'engueulades, de mises au point… et d'émotion également. Dans Un havre de paix, plusieurs éléments rendent encore plus explosives ces retrouvailles de trois frères (Itai, Yoav, Avishai) venus enterrer leur père. Nous sommes en 2006, dans un kibboutz près de la frontière libanaise, en proie donc avec la menace quotidienne de se prendre une roquette sur la figure… Et puis Avishai, le benjamin, doit partir à la guerre dans quelques jours – ce qu'on déjà connu ses deux grands frères. La tension est palpable, la peur aussi malgré la véritable préparation militaire dirigée par Itai...
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Glass
Glass (2017), la critique de B.G
  Les attentes envers Glass de M. Night Shyamalan étaient immenses. Son film Unbreakable avait connu un tel succès en 2000 que les cinéphiles attendaient la suite, qu'on leur avait promis, avec impatience. Quand ces derniers ont constaté que Split, très bien reçu par les critiques et les fans, était en fait ce nouveau film tant espéré qui annonçait en plus le retour prochain d'Elijah Price et David Dunn, les fans sont devenus euphoriques. Voilà qui met beaucoup de pression sur les épaules du cinéaste, qui n'avait rien réalisé de bien mémorable depuis près de 20 ans. Glass n'offre pas une histoire très complexe; l'essentielle de celle-ci se déroule dans un hôpital psychiatrique où les trois héros sont traités pour mégalomanie...
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On va tout péter
On va tout péter (2019), la critique de B.G
* QUINZAINE DES RÉALISATEURS 2019 Faire preuve de courage Lech Kowalski se présente comme un témoin influencé par les pionniers du cinéma vérité. Ce réalisateur indépendant a aussi bien filmé les Mayas que les Sex Pistols, s’intéressant aux outsiders et à toutes les figures possibles de la marginalité. En mai 2017, il se penche sur le sort des ouvriers de l’équipementier automobile GM&S, à La Souterraine dans la Creuse, qui occupent l’usine pour sauver leur emploi. Il va les suivre pendant sept mois, amassant près de 500 heures de rushes. “Quand je commence à tourner, mon objectif est toujours de me mettre dans la position parfaite pour filmer une scène. La trouver prend du temps...
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Et puis nous danserons
Et puis nous danserons (2019), la critique de B.G
QUINZAINE DES RÉALISATEURS 2019 Vivre sa vie L’idée de And Then we Danced est venue à Levan Akin, réalisateur suédois d’origine géorgienne, en regardant l’attaque d’une gay pride à Tbilissi en 2013. “J’ai décidé de me rendre là-bas afin de voir si je pouvais faire un film sur la situation LGBT.” Il commence par y rencontrer divers protagonistes, amassant ainsi notes et idées qui déboucheront sur un scénario écrit en quelques semaines, afin de faciliter le financement du projet. Le tournage a commencé à l’automne 2018 sans que rien ne soit encore sécurisé. “Au début, je ne savais même pas si je faisais un documentaire ou une fiction...
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Le Fils
Le Fils (2018), la critique de B.G
Le documentaire d’Alexander Abaturov s’immerge, par un biais très intime, dans la formation des Spetsnaz, les forces spéciales militaires russes. "Il a connu la mort des braves en accomplissant sa mission de combattant", "j’ai perdu mon unique enfant, l’armée l’a emporté". C’est en mettant en contraste (sans émettre de jugement, mais en plaçant sa caméra au cœur des deux faces d’une réalité) la formation des Spetsnaz, les forces spéciales militaires russes, et le chagrin des parents de son cousin Dima, tué en mission au Daghestan, à l’âge de 21 ans, que le jeune documentariste Alexander Abaturov a mis en scène Le Fils, projeté dans la section Forum du 68e Festival de Berlin...
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Halte
Halte (2019), la critique de B.G
QUINZAINE DES RÉALISATEURS 2019 Dystopie d’Asie En 20 ans, le cinéaste philippin Lavrente Indico Diaz, dit Lav Diaz, a réalisé 12 films, certains comme Melancholia, d’une durée de 8 heures, remportant le grand prix  Orizzonti de la Mostra de Venise en 2008. En 2013, il présente à Un certain regard Norte, la fin de l’histoire. Quand on lui pose des questions sur la durée de ses  œuvres, le cinéaste répond qu’ils “sont gouvernés par l’espace et la nature, et non par le temps”. Il est naturellement devenu l’emblème de la résistance contre le régime autoritaire du président Rodrigo Duterte...
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Parasite
Parasite (2019), la critique de B.G
CANNES 2019: SÉLECTION OFFICIELLE COMPÉTITION En avoir ou pas Le cinéaste sud-coréen Bong Joon-ho est passé du cinéma  de genre, avec The Host (Quinzaine des réalisateurs 2006), au film d’auteur, avec son sketch Shaking Tokyo du  triptyque  Tôkyô ! réalisé avec Michel Gondry et Leos Carax (Un certain regard 2008). On lui doit aussi Memories of Murder (2003) et Snowpiercer, le transperceneige (2013). Il y a deux ans, il présentait en compétition à Cannes Okja, sous la bannière de Netflix. Parasite s’attache à une famille de chômeurs confrontée à l’arrogance des nantis...
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Lillian
Lillian (2019), la critique de B.G
QUINZAINE DES RÉALISATEURS 2019 Sur la route Photographe et réalisateur de documentaires, Andreas Horwath s’est inspiré d’une histoire vraie pour réaliser cette première fiction. “En 1927, l’immigrante Lillian Alling a commencé à marcher de New York vers le détroit de Béring afin de retourner dans son pays natal. Par pur hasard, elle a été retrouvée en pleine nature sauvage de Colombie- Britannique (autrement, nous n’aurions jamais su qu’elle y était  parvenue). Mais, malgré les avertissements, elle a continué vers l’Alaska à pied. Elle a fini par disparaître et, à ce jour, on ne sait  toujours pas ce qui lui est arrivé...
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Liberté
Liberté (2019), la critique de B.G
CANNES 2019: UN CERTAIN REGARD Les vertus du vice Trois ans après avoir présenté en séance  spéciale, en hommage à Jean-Pierre Léaud, La mort de Louis XIV, qui lui a valu le prix Jean-Vigo en 2017, le metteur en scène catalan Albert Serra est de retour à Cannes avec une évocation très personnelle du réalisateur allemand Rainer  Werner Fassbinder (1945-1982), à travers la mise en abyme d’une pièce d’Albert Serra jouée en février 2018 à la Volksbühne de Berlin. Il y décrit le libertinage auquel s’adonnent quelques nobles, leur dépravation leur ayant valu de se voir  chassés de la cour de Louis XVI. Ils entreprennent alors de  rallier à leur débauche l’Allemagne puritaine...
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