Accueil » Les critiques de films proposées par les membres

Toutes vos critiques :

Fritz Bauer, un héros allemand
Fritz Bauer, un héros allemand (2015), la critique de B.G
Un spécialiste 70 ans après la chute du régime nazi, le cinéma allemand n'a pas fini d'explorer les zones d'ombre de cette sinistre période. Entreprise pédagogique ô combien louable qui nous donne en plus des films passionnants : tout récemment, Elser, un héros ordinaire d'Oliver Hirschbiegel réhabilitait la mémoire du premier (et unique !) civil à avoir tenté d'assassiner Adolf Hitler en 1939...
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Le BGG – Le Bon gros géant
Le BGG – Le Bon gros géant (2016), la critique de Arnaud
Ce 1er juillet 2016 sortira "Le Bon Gros Géant", dernier Spielberg, sur les écrans US, et attendu sur notre cher territoire pour le 20 juillet.Le film vient d'être présenté en séance spéciale au Festival de Cannes 2016 où il reçut un accueil mitigé ... Alors à quoi s'attendre lorsque l'on lit "Par le créateur de E.T, et l'auteur de Charlie et la Chocolaterie" ou encore de "Matilda" sur l'affiche ?Si le film semble vraiment être adressé aux enfants, il se pourrait que l'on n'en apprécie pas la magie si l'on n'a pas moins de 16 ans ! Spielberg nous sort le grand jeu des effets spéciaux (y'a quand même du cash derrière !), les plans sont à couper le souffle (en 4K et 3D il y aura de quoi nourrir l'appétit des perfectionnistes), mais.....
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Julieta
Julieta (2015), la critique de B.G
L’une des figures de la Movida revient à ses fondamentaux à travers les tentatives d’une mère pour se rapprocher de sa fille. Julieta est un drame psychologique dominé par ses interprètes féminines : Emma Suárez, qui fut à ses débuts la muse du réalisateur Julio Medem, et Adriana Ugarte, célèbre en Espagne pour la série El tiempo entre costuras (2013). Pedro Almodóvar a présenté plusieurs films à Cannes, où il a obtenu le prix de la mise en scène et celui du jury œcuménique pour Tout sur ma mère (1999), le prix du meilleur scénario pour Volver (2006) et le prix de la jeunesse pour La piel que habito (2011)...
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Personal Affairs
Personal Affairs (2016), la critique de B.G
CANNES 2016 - UN CERTAIN REGARD Question d'identité Personal Affairs est le premier long métrage de Maha Haj Assal, réalisatrice originaire de Nazareth qui se considère comme Palestinienne et a déclaré à ce propos: “Je suis Palestinienne et le film est israélien, car financé par des fonds israéliens. Je ne vois pas où est le problème. ”Son court métrage Oranges (2009) a abondamment circulé à travers les festivals où il a notamment reçu le prix du jeune public aux rencontres du cinéma méditerranéen de Montpellier et celui du public à Hyères. Depuis, elle en a signé un autre: Personal Matters (2014),chronique d’un jeune couple de Ramallah dont Personal Affairs est en quelque sorte le prolongement naturel...
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Les Ogres
Les Ogres (2014), la critique de B.G
Les saltimbanques Léa Fenher nous avait bouleversés avec son premier film Qu’un seul tienne et les autres suivront, elle nous en offre un second dans un tout autre registre. Les Ogres ! Voilà un titre rudement bien choisi, qui colle aux personnages pantagruéliques de cette fable un brin amorale et à plusieurs vitesses. Ils croquent la vie à pleines dents, sans se retourner sur leurs ravages : à quoi bon ? Cela fait partie de la nature de ces grands insolents qui n'ont pas renié la folie de leur enfance. Baladins sur scène comme dans la vie, ils surgissent d'on ne sait où, sautant de ville en village, de scènes en plateaux, de sourires en crises – de rire, de colère comme de larmes...
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The Nice Guys L.A. Detectives
The Nice Guys L.A. Detectives (2014), la critique de B.G
CANNES 2016 HORS COMPÉTITION Une femme disparaît Dans les années 1970, à Los Angeles, l'homme de main et ancien boxeur Jackson Healy est approché par une employée du ministère de la justice qui lui demande de retrouver Amelia, sa fille disparue. Jackson se tourne alors vers le détective privé Holland March et le convainc, par la force, de collaborer avec lui sur son enquête. Mais alors que les deux privés aux méthodes douteuses commencent leur investigation, ils se retrouvent confrontés à une affaire de meurtre d'une starlette de l'industrie pornographique...
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Café Society
Café Society (2015), la critique de B.G
  Radio Days C'est la troisième fois que Woody Allen fait l'ouverture du Festival de Cannes. Un record de plus à son actif. En 2002 c'était avec Hollywood ending et en 2011 avec Midnight in Paris, un des films les plus savoureux de sa dernière période. Il se trouve que Café Society, tout comme Midnight, nous transporte dans un passé revisité par le magicien Allen, avec toute la fantaisie dont il est capable et juste ce qu'il faut de nostalgie (ici les années 30 à Hollywood, là les années 20 à Saint-Germain des Prés). On a le droit d'y voir un heureux présage…New York, dans les années 30 donc...
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L'Ange blessé
L'Ange blessé (2015), la critique de B.G
   Ados  kazakhs Ce film est le deuxième d’un triptyque consacré à la jeunesse kazakh, confrontée à la dureté d'un monde qui ne croit plus en rien (la chute du bloc soviétique a laissé sa marque). Le premier volet, Leçons d'harmonie, nous avait durablement marqués par sa maîtrise et son scénario millimétré...
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Court (En instance)
Court (En instance) (2014), la critique de B.G
Court (le titre est en anglais : « court » comme cour de justice) nous emmène loin, très loin et c’est tant mieux. Au cœur d'une Inde moderne et traditionnelle à la fois, perpétuellement traversée par des courants contraires. On a souvent au cinéma une image de l’Inde bouillonnante de couleurs, de bruits incessants, filmée comme une fourmilière géante qui ne dort jamais, où chaque destin semble être déjà tout tracé. Court nous ouvre les portes d’un autre monde, plus calme, plus méconnu mais tout aussi fascinant dans ce qu’il révèle de la société indienne : les portes du tribunal de première instance de Bombay...
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L'Avenir
L'Avenir (2015), la critique de B.G
Le temps retrouvé Nathalie est professeur de philosophie dans un lycée parisien. Son mari est aussi professeur de philosophie et lui aussi aime les livres et l’assurance tranquille de cette vie bourgeoise et confortable, sans frasque ni ostentation. Les enfants ont grandi et ne sont plus à la maison, le plaisir et l’envie d’enseigner semblent toujours constants en dépit des années. Quant à l’amour, il est là, à sa manière, avec les us et coutumes d'une union qui dure depuis vingt-cinq ans...
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This Is My Land
This Is My Land (2014), la critique de B.G
  Vivre libre Tamara Erde est née en Israël, a longtemps cru aux valeurs patriotiques de son pays, a fait son service militaire comme toute jeune fille israélienne… Et puis elle est devenue cinéaste et, désormais parisienne d'adoption, elle a pris ses distances. Constatant les errances et les mensonges de la classe dirigeante du pays qu'elle a servi, elle a voulu comprendre ce qui, dans le système éducatif qui l'a formée, contribue à faire accepter par la majorité de ses concitoyens une politique gouvernementale pourtant condamnée par une grande partie de l'opinion internationale. Et aussi interroger l'éducation de ceux qui étaient autrefois pour elle ceux d'en face, en Cisjordanie...
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Shadow Days
Shadow Days, la critique de B.G
Les damnés Bien que la politique de l’enfant unique en Chine ait été tout récemment abandonnée (pour passer d’une limitation des naissances d’un enfant par famille à deux enfants par famille), les conséquences de son application au quotidien ont laissé (laissent) des séquelles inimaginables...
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Paulina
Paulina (2015), la critique de B.G
  Disgrâce Paulina, deuxième film du jeune réalisateur argentin Santiago Mitre après El estudiante, s'ouvre sur une longue joute verbale. Dans le bureau de son juge de père, dont les ors dévoilent sa haute place dans la magistrature, Paulina tente d'expliquer les raisons qui la poussent à quitter sa prometteuse carrière d'avocate pour aller enseigner dans une région défavorisée. Son père désapprouve et s'énerve, la jeune femme s'entête : pour elle, les idéaux politiques ne valent rien s'ils ne sont pas incarnés, s'ils ne servent pas des causes justes pour lesquelles il est nécessaire de s'engager personnellement...
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Dough
Dough (2015), la critique de B.G
Les esprits grincheux trouveront sans doute un peu légère cette comédie anglaise qui n’est pas sans rappeler quelques-un des grands titres qui firent jadis se déplacer les foules. C’était le temps de The Full Monthy, Joue-là comme Beckam… Les Anglais savent toujours y faire dans la comédie sociale efficace et réussissent, sans grands moyens et souvent sans jamais sortir d’un quartier, à nous brosser le portrait d’une fraternité ordinaire et attachante sans blablater pendant des plombes. Un cinéma modeste à hauteur de gens ordinaires, ni héros ni salauds, pas toujours sympathiques, pas toujours très honnêtes mais toujours authentiques et terriblement humains...
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Théo & Hugo dans le même bateau
Théo & Hugo dans le même bateau (2016), la critique de B.G
Paris 05:59 Dans un sex-club parisien, la rencontre inattendue entre Théo et Hugo, deux jeunes hommes en quête de sensations, va bouleverser leur vie. Ce magnifique récit qui s'achèvera à la levée du jour est l'observation à la fois sentimentale et brutale de la naissance d'un amour, avec ses premiers rires et ses premières larmes. Porté par deux comédiens audacieux et troublants, cette épopée nocturne des sentiments et des corps est aussi l'occasion pour les deux cinéastes, quinze ans après Drôle de Félix, de réintégrer la question du sida au cœur de la fiction française. Libre et à contre-courant, cette mise en scène du coup de foudre amoureux est enfin une invitation lumineuse au désir et aux possibles que permet cette nuit inoubliable...
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Desierto
Desierto (2015), la critique de B.G
Duel Installé à l'arrière d'une camionnette, un groupe de migrants mexicains s'apprête à traverser illégalement la frontière pour tenter le rêve américain. Quand le moteur du véhicule lâche, les passagers sont contraints de marcher dans le désert. Le groupe se scinde en deux : les plus rapides laissant les retardataires loin derrière eux. C'est alors que Sam, un gringo psychopathe, se met à tirer sur la tête du cortège. C'est un carnage. Le reste de la troupe emmené par Moises, qui veut revoir son fils qui vit à Oakland, tente de se faire discret, mais il est vite repéré par le chasseur qui, avec l'aide de son chien, se lance à sa poursuite. Commence alors une chasse à l'homme sans pitié...
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Captain America : Civil War
Captain America : Civil War (2016), la critique de B.G
Dommages collatéraux  C'est le début d'une nouvelle ère. La phase 3, les affrontements, les déchirements, une sorte d'aboutissement. CIVIL WAR marque clairement le coup, comme l'aube d'une fin proche, celle de héros que l'on connaît depuis 2008 et le premier IRON MAN. Avant de se faire botter les fesses par le redoutable Thanos (dans AVENGERS 3), les vengeurs s'affrontent pour dissension, par amitié, par ego.Enlevons les critiques acerbes sur le non-respect du comics : oui, il n'a que peu de points communs avec lui. Il s'affranchit même de sa raison initiale pour partir dans des virages émotionnels forts. Ils sont tous là (hormis THOR et HULK) et ils s'affrontent. La première séquence, exceptionnelle de rythme et d'intensité laisse déjà bouche bée...
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Par amour
Par amour (2015), la critique de B.G
  Identification d'une femme Anna est une femme au seuil de la cinquantaine, elle est délicate et en même temps tenace, ses problèmes de famille l’obsèdent: ses parents âgés à court d’argent, son frère au chômage et un de ses trois enfants, Arturo, sourd-muet, avec toutes les conséquences de ce handicap. Et finalement, Anna décroche ce qu’elle a tant désiré, travailler sur le tournage d’une fiction télévisée comme "souffleuse" : elle transcrit les répliques sur de grandes feuilles qu’elle montre aux acteurs pendant qu’ils jouent ( en jargon, ça s’appelle "prompteur"). Mais Anna ne trouve pas la paix, elle voit le monde en noir, un passé douloureux à porter conditionne désormais sa vie...
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Dégradé
Dégradé (2015), la critique de B.G
Depuis que les Italiens ont abandonné le créneau, trop rares sont les cinéastes, issus de ces quatre coins du monde où on s'en prend plein la poire plus souvent qu'à son tour, qui tâchent de se colleter vraiment avec la représentation de la banale désespérance de leurs concitoyens. Vraiment, c'est à dire en y instillant ce qu'il faut d'humour, de violence, de cruauté si nécessaire, pour qu'en ressorte d'autant plus vivace toute l'humanité des populations qui n'ont guère que la survie pour horizon quotidien...
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Les Habitants
Les Habitants, la critique de B.G
Douce France Sur l’affiche, une caravane, une de celles que nous avons tous croisées un jour sur les routes ou dans les villes, une petite caravane des années 1960, synonyme d’invitation au voyage et à l’aventure collective. Voilà le dernier opus de ce grand bonhomme qu’est Raymond Depardon, photographe mondialement reconnu et cinéaste majeur. Un film composé à quatre mains, ou plutôt à deux yeux, les siens, et deux oreilles, celles de Claudine Nougaret, avec qui il travaille depuis bientôt trente ans. L’idée a germé au cours du travail photographique « La France de Raymond Depardon » commandé par la Bibliothèque Nationale de France. Un travail qui l’a amené à sillonner la France dans son fourgon aménagé pour prendre plus de trois mille clichés...
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