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Toutes vos critiques :

Les Invisibles
Les Invisibles (2018), la critique de B.G
Tout comme Discount, le premier film de Louis-Julien Petit qu'on avait déjà beaucoup aimé, Les Invisibles est un film jubilatoire, drôle autant qu'émouvant, et résolument politique, au sens le plus noble du terme. On en sort grandis et heureux, remplis de courage, pleins d’envies. Celles avant tout de ne pas baisser les bras et de regarder devant soi avec toujours plus d’empathie, de générosité, de chaleur humaine.Fortes en gueules ou gueules brisées, elles sont-là. Même si la bonne société essaie de ne pas les voir. Habituées à se sentir transparentes, elles se gomment, se fondent dans la grisaille de la ville...
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Troppa Grazia
Troppa Grazia (2018), la critique de B.G
QUINZAINE DES RÉALISATEURS 2018 - FILM DE CLÔTURE Miracle à l’italienne C’est par une comédie italienne que Edouard Waintrop a choisi de clôturer cette 50e Quinzaine des réalisateurs, qui sera sa  dernière sélection. Son réalisateur, Gianni Zanasi, avait déjà présenté en 1995 dans la même section Nella mischia, son premier film. Produit par Rita Rognoni (Pupkin) et Beppe Caschetto (IBC Movie), avec le  soutien de Rai Cinema, Troppa grazia a été tourné durant huit semaines à Viterbo et ses environs, au cœur de la Tuscie, région méconnue et  berceau de la civilisation étrusque...
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A Bread Factory, part 2 : un petit coin de paradis
A Bread Factory, part 2 : un petit coin de paradis (2017), la critique de B.G
Après une première partie où Patrick Wang étonnait par son sens de la comédie, jusque-là inédit dans son cinéma, Un petit coin de paradis ne cesse de nous surprendre. Le réalisateur y joue avec les genres, réinvente la narration et prend le parti de la fantaisie. La ville entière devient une scène où chaque personnage cherche à jouer son rôle – sous l’œil inquisiteur des téléphones portables, solidement attachés à leurs indispensables « perches à selfies ». Le film ainsi se dérobe et s’échappe, transformant son récit en une expérience sensorielle. Sous toutes ses formes, le cinéma de Patrick Wang dresse le portrait sensible d’une Amérique aux mille visages et questionne sans relâche l’art délicat du vivre-ensemble...
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Edmond
Edmond (2018), la critique de B.G
À la manière de Feydeau, quand les portes claquent, quand les amants se planquent dans les placards et que les grandes bourgeoises s’évanouissent dans leurs robes de satin en poussant des longs « ohhhhhhhh !!! », Edmond raconte avec un panache éclatant et tonitruant l’incroyable genèse d’une des plus célèbres œuvres du théâtre français, Cyrano de Bergerac...
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Maya
Maya (2018), la critique de B.G
« Aucun monde n’est plus réel qu’un autre ». En partant tourner en Inde, Mia Hansen-Løve ne fait pas mystère de ses intentions de sonder le voile des illusions. Culpabilité, sentiment de vide, poids du passé, découverte de nouveaux territoires, beauté intemporelle du monde, sentiments purs et manœuvres de l’ombre, guerre et amour : le long métrage parcourt souterrainement une multitude de thèmes sous l’enveloppe d’une intrigue tissée autour du fil de la reconstruction psychologique d’un reporter de guerre occidental traumatisé et de sa rencontre à Goa avec une jeune femme indienne...
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The Happy Prince
The Happy Prince (2018), la critique de B.G
De prime abord, le projet d’écrire, réaliser et jouer dans un film tout à la fois peut paraître arrogant, mais cela tombe bien, car c'est un attribut indispensable pour quiconque ambitionne de tourner un film sur l’auteur du Portrait de Dorian Gray. On dit de certains acteurs qu’ils sont nés pour jouer certains rôles, un compliment souvent répété à Rupert Everett pour son interprétation du personnage d'Oscar Wilde dans la reprise londonienne d’une pièce de David Hare intitulée The Judas Kiss (performance qui lui a valu une nomination aux Prix Laurence Olivier dans la catégorie meilleur acteur dans une pièce de théâtre)...
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Good
Good (2018), la critique de B.G
Au  saut du lit comme dans ses ateliers et studios, à deux pas du canal Saint-Martin, lors de résidences d’artistes comme dans le grenier de sa maison, en répétitions ou en coulisses avec ses potes (Jacques Higelin, Rachid Taha, Jeanne Balibar…), le guitariste et chanteur Rodolphe Burger s’est laissé filmer par Patrick Mario Bernard (Dancing). Le portrait, intime, suit la gestation et la création de Good, son dernier album solo, sorti en 2017. Collé à sa guitare, amoureux de l’écriture, Rodolphe Burger expérimente de nouvelles pistes musicales, entraînant entourage et spectateurs dans un envoûtant tourbillon sonore.
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L'Empereur de Paris
L'Empereur de Paris (2017), la critique de B.G
On craignait un peu le pire de cette évocation d’un personnage mythique, François Vidocq, par Jean-François Richet dont on dira en usant d’un doux euphémisme qu’il fut inconstant dans sa filmographie. Richet, c’est un premier film génial, État des lieux, autour d’un personnage d’ouvrier déclassé en colère, un authentique film marxiste qu’on pourrait montrer aujourd'hui comme un manifeste aux gilets jaunes. Et puis Richet s’est beaucoup laissé aller pour céder à des réflexes hollywoodiens, à des facilités pour des œuvres largement moins stimulantes. Mais voilà, quand on a eu du génie un jour, même si c’était il y a 20 ans, on peut le retrouver et puis le bougre avait quand même fait un chouette diptyque sur Mesrine avec Vincent Cassel...
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Asako I&II
Asako I&II (2019), la critique de B.G
CANNES 2018: COMPÉTITION Double messieurs Asako (Netemo Sametemo  en  version originale) est le neuvième long métrage du cinéaste nippon Ryūsuke Hamaguchi, qui a notamment réalisé Solaris (2007) et  Passion (2008). Son film le plus connu, Senses, a obtenu  deux  récompenses  à  Locarno  et deux autres au Festival des Trois continents de Nantes en 2015. Sa sortie dans les salles françaises, sous forme de cinq épisodes distribués en trois  parties, s’est  échelonnée du  2  au  16  mai,  comme  s’il   s’agissait d’une série. Asako  s’inspire d’un ouvrage de la romancière Tomoka Shibasaki, qui a  valu  à  son  auteure  le  prestigieux  prix Noma en 2010...
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L'Homme fidèle
L'Homme fidèle (2018), la critique de B.G
La première scène, donne le « la », impossible à dévoiler sans déflorer la surprise, cependant le ton est affiché : léger, drôle et cruel. Un détonnant mélange dans lequel Laetitia Casta excelle, resplendissante. Elle est Marianne, l’inconstante par laquelle arrivent les jeux de dupes, de l'amour et du hasard…Abel aimait Marianne, Marianne aimait Paul, Ève encore gamine aimait Abel secrètement, comme on aime un fantasme, un idéal masculin inaccessible… Un Abel (Louis Garrel, séducteur arrosé, au meilleur de son jeu) balloté au gré des femmes et des rencontres. Un Abel hilarant et touchant avec ses airs de cocker constamment résigné, incapable de contrarier celle qu’il aime, même au risque de la perdre...
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Les Veuves
Les Veuves (2017), la critique de B.G
Chicago, de nos jours. Quatre femmes qui ne se connaissent pas décident de prendre leur propre destin en main. Leurs maris viennent de mourir lors d’un braquage qui a mal tourné, les laissant avec une lourde dette à rembourser. Elles n'ont rien en commun mais décident d’unir leurs forces pour terminer ce que leurs époux avaient commencé. Un film de casse décliné au féminin, dont les promesses s’élèvent bien au-delà du simple film d’action On n’en attendait pas moins de ce cinéaste qui, en trois films (Hunger, Shame et 12 Years a Slave) est parvenu à s’imposer comme une valeur sûre du cinéma hollywoodien...
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BumbleBee
BumbleBee (2018), la critique de B.G
Baie de San Francisco, 1987. Le jour de ses dix-huit ans, Charlie Wilson prend possession d'une Volkswagen jaune en piteux état, qu'elle répare grâce aux talents de mécanicienne qu'elle a hérités de son défunt père. C'est alors que le véhicule se transforme en un robot géant, qui communique avec elle par le truchement de la radio. Revenue de sa surprise, Charlie apprend que l'engin est en fait un soldat autobot envoyé en éclaireur sur Terre par son commandant suprême, qui cherche un gîte pour leur peuple menacé d'être éliminé par leurs ennemis, les belliqueux Decepticons...
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The Bookshop
The Bookshop (2017), la critique de B.G
Isabel Coixet adapte le roman de Penelope Fitzgerald sous forme de déclaration d’amour aux magasins de livres, aux femmes courageuses et aux dialogues subtils. Rien d’étonnant à ce que The Bookshop, le nouveau film d’Isabel Coixet, ait reçu le prix de la meilleure adaptation cinématographique d’un roman au dernier Salon du livre de Francfort : bien qu’elle se détache un peu du livre à la fin, la cinéaste catalane a traduit fidèlement en images l’esprit de l’ouvrage de Penelope Fitzgerald. Après les magnifiques paysages enneigés de son œuvre précédente, Personne n’attend la nuit, Coixet situe dans un village anglais ce nouveau portrait de femme aux idéaux de fer et au courage inébranlable face à l’adversité. Si, dans Personne.....
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Miraï, ma petite sœur
Miraï, ma petite sœur (2018), la critique de B.G
QUINZAINE DES RÉALISATEURS 2018 La famille, source  d’inspiration sans fin Sorti en 2012, Les enfants loups, Ame & Yuki donnait l’occasion à Mamoru Hosoda de franchir un nouveau cap dans sa carrière. Un an auparavant, le cinéaste avait fondé son studio d’animation, Chizu, avec le producteur Yuichiro Saito, qui le suit depuis ses débuts. L’occasion pour les deux hommes de voler de leurs propres ailes et surtout d’entourer Hosoda d’une bulle intimiste, afin de l’aider à trouver la meilleure forme possible pour la création de ses films, tout en maximisant la possibilité de les faire circuler dans le monde entier...
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Monsieur
Monsieur (2018), la critique de B.G
SEMAINE DE LA CRITIQUE 2017 La servante invisible Depuis son jeune âge, Rohena Gera lutte contre les disparités et les inégalités de la société indienne. “J’ai grandi avec une nounou qui vivait avec nous, dont j’étais proche, mais en même temps c’était une étrangère. À 18 ans, je suis allée étudier à Stanford en Californie. En rentrant chez moi, j’ai vu avec un regard extérieur les inégalités de notre vie et je ne savais pas quoi faire. Pendant longtemps, je n’ai pas eu d’histoire pour l’exprimer d’une façon ni prêcheuse ni moralisatrice. C’est venu avec la maturité.” Produire le film n’a pas été simple, les subventions pour les nouveaux talents étant à peu près inexistantes...
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Grass
Grass (2017), la critique de B.G
C’est dans un petit café niché au croisement de ruelles tranquilles que se déroule ce film aussi concis que brillant, signé du très productif réalisateur coréen Hong Sangsoo. Est-ce en raison de l’atmosphère paisible des lieux, tenu par un propriétaire discret et féru de musique classique, ou pour l’abri qu’il fourni face aux tumultes de la ville ? Toujours est-il que ce bistrot inspire visiblement les confidences. L’espace d’une journée, une poignée de femmes et d’hommes y passent un peu de temps, se parlent de choses et d’autres, apprennent à se connaître. Au coin de la pièce, une femme seule semble les observer et mettre par écrit leurs échanges...
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Le Retour de Mary Poppins
Le Retour de Mary Poppins (2017), la critique de B.G
Plus de 50 ans après la sortie du classique «Mary Poppins» de Robert Stevenson, les créateurs du «Retour de Mary Poppins» («Mary Poppins Returns») avaient ce prétexte en or: le temps qui s’est écoulé. En respectant l’esprit de l’original, ils offrent une œuvre qui aide à retrouver son cœur d’enfant, même si elle souffre de son excès de «jovialisme» et risque fort d’indifférer les jeunes d'aujourd'hui.Cette seconde mouture se déroule une vingtaine d’années après le premier, soit pendant la grande dépression de 1930. Michael et Jane Banks (Ben Winshaw et Emily Mortimer) sont adultes. Et sur le point de perdre la maison familiale pour un défaut de paiement...
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Aquaman
Aquaman (2018), la critique de B.G
À la lumière de ce qu'il nous offre dans cette superproduction, le réalisateur James Wan (The Conjuring, Furious Seven) fait manifestement sienne la devise du «beaucoup, c'est bien, trop, c'est encore mieux!». Aquaman est une espèce d'orgie visuelle à la fois impressionnante et décomplexée, où l'approche, très bande dessinée, est pleinement assumée.Alors que des armées entières se livrent de féroces combats sous les mers, point de finesse psychologique ici, ni de volonté de pousser le récit vers des aspects plus sombres à la Christopher Nolan, au contraire. L'unique ambition d'Aquaman est d'en mettre plein la vue. Sur ce plan, c'est réussi...
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Nous les coyotes
Nous les coyotes (2018), la critique de B.G
C'est un premier film étonnant et tout à fait français dans sa production, réalisé par le duo Hanna Ladoul et Marco La Via, qui investit avec une fraîcheur euphorisante et un réel brio un cadre emblématique, un lieu de fantasme de cinéma absolu : Los Angeles et son quartier mythique de Hollywood, la colline de tous les espoirs très souvent déçus, de tous les extrêmes, de toutes les chimères, de toutes les illusions perdues à l'aube d'une nuit de fête trop dispendieuse...
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Mortal Engines
Mortal Engines (2018), la critique de B.G
Le cinéaste Peter Jackson ne cesse de donner vie à des univers fantastiques; on n’a qu’à penser à The Hobbit (Le Hobbit) et à la trilogie The Lord of The Rings (Le seigneur des anneaux). Et avec des villes transformées en des «monster trucks sur les stéroïdes», son nouveau film, Mortal Engines (Mécaniques fatales) continue dans la même voie. Mille ans dans l’avenir. Londres, maintenant installée sur des chenilles et des roues, est la plus grande «locomopole» du monde. La ville chasse et traque de plus petites villes dans la Terra Incognita, un no man’s land de boue où circulent (et où se battent) les villes roulantes. Au milieu de cet univers steampunk, on retrouve la mystérieuse Hester Shaw (Hera Hilmar), qui arrive à Londres avec un désir de revanche...
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