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Toutes vos critiques :

Dumbo
Dumbo (2017), la critique de B.G
L'histoire de Dumbo, l'éléphanteau volant, a charmé des générations d'enfants depuis sa sortie, en 1941, dans le classique de Disney. Le réalisateur Tim Burton n'avait pas le droit de se tromper quand il a décidé de transposer le mignon héros du film d'animation dans un monde réel. Et il peut dire mission accomplie!Adieu, souris, éléphants et corbeaux qui parlent. Le cinéaste nous entraîne, avec tout le génie créatif dont il est capable, dans un univers qui peut être cruel et sans merci, mais où la solidarité et l'amour priment. L'action du film démarre au cirque Medici Bros, qui est manifestement sur son déclin. La peinture écaillée saute aux yeux, tout comme les vêtements défraîchis de la population hétéroclite qui y habite...
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Still Recording
Still Recording (2018), la critique de B.G
On ne sait jamais vraiment qui tient la caméra, dans Still recording. Au cours de combats de l'Armée syrienne libre pour prendre Douma au régime de Bachar-el-Assad en 2012, ou dans les appartements de Damas, tout proches, les images sont saisies à la volée, souvent en marchant, quand l'appareil n'est pas simplement posé par terre ou, comme dans la première et la dernière séquences, lâché à cause d'un tir qui tue – c'est le hors-champ, non révélé, des images d'ouverture – ou qui blesse le cameraman. Le générique donne la liste des huit opérateurs qui ont, des débuts de la révolution syrienne en mars 2011 et jusqu'en 2015, pris les images composant la mosaïque chaotique du documentaire...
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Frères ennemis
Frères ennemis (2017), la critique de B.G
Flic ou voyou, le titre d’un antique film de Belmondo, pourrait convenir pour ce troisième long métrage, très contemporain, de David Oelhoffen, après Loin des hommes (2014). Reda Kateb, le policier issu de la cité, et Matthias Schoenaerts, le dealer chevronné, ont grandi ensemble. Ils savent tout l’un de l’autre, auraient pu échanger leurs destins. Le film raconte leurs retrouvailles décisives, au moment où le caïd trébuche dangereusement. Et où le flic s’interroge sur son identité : au cours d’une arrestation, pris à partie par les prévenus en arabe, il nie parler cette langue, tandis que son visage et son corps laissent deviner sa confusion...
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Ma vie avec John F. Donovan
Ma vie avec John F. Donovan (2018), la critique de B.G
Ma vie avec John F. Donovan, nouveau petit bijou du prodige Xavier Dolan, est son premier film anglophone. En deux parties séparées d'une dizaine d'années, Dolan nous raconte l'histoire qui aurait pu être autobiographique du jeune Rupert Turner, 11 ans et vivant à Londres au début de l'intrigue, qui entretient pendant plusieurs années une correspondance amicale avec l'acteur de séries américain John F. Donovan, jusqu'à sa mort mystérieuse. Dans le présent du film, dix ans plus tard donc, Rupert, devenu à son tour acteur, répond à une journaliste à l'occasion de la publication de sa correspondance avec John F.Donovan. Et nous découvrons son histoire au cours de flash-back successifs…Rupert, alors enfant acteur, est déjà venu à New York avec sa mère...
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Sunset
Sunset (2016), la critique de B.G
En 2015, Le Fils de Saul, premier film du jeune László Nemes, entraînait les spectateurs dans un voyage éprouvant et mémorable, suivant, à l’aide de longs plans-séquences, le parcours d’un prisonnier du camp de concentration d’Auschwitz, des dortoirs crasseux jusqu'aux tranchées servant de charniers. Accueil triomphal à Cannes, Grand Prix du jury conforté quelques mois plus tard par l'Oscar du Meilleur film étranger. De quoi permettre au cinéaste hongrois de se lancer sans difficulté dans un nouveau projet, mais aussi de lui coller une pression phénoménale sur les épaules, car ce second film était forcément attendu au tournant...
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Compañeros
Compañeros (2018), la critique de B.G
« Ni vous ni personne ne ferez de moi un vaincu. » Qu’est-ce qui fait, un jour, qu’un individu résiste jusqu'à risquer sa vie ? Alors que l’être humain se sait mortel et vulnérable, où va-t-il puiser cette force insoupçonnée de dire non, quel que soit le prix à payer ? Ce sont toutes ces questions qui viennent en tête quand on voit Compañeros, « Compagnons » en français et, nul doute à avoir, il s’agit bien ici de compagnons de colère, de compagnons de combat. Ceux que la dictature montante en Uruguay dans les années 70 aurait aimé faire taire...
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Amal
Amal (2017), la critique de B.G
Amal a 14 ans lorsque le Printemps Arabe débute en Egypte. Malgré son âge et son sexe, elle s’incruste dans l’univers très masculin des « ultras » cairotes qui poursuivent le combat au nom d’une libération inachevée et déjà chèrement payée. Mohamed Siam l’a filmée pendant 6 ans, mettant en lumière à la fois les nombreux changements sociétaux, mais aussi la quête intérieure d’Amal dans une société patriarcale.  
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Dans la terrible jungle
Dans la terrible jungle (2018), la critique de B.G
C'est un film étrange et joyeux, avec, comme dirait notre Président, « une énergie de dingue ». Un film qui ne rentre dans aucune case. Il y a de l'émotion, pas mal ; des rires, parcimonieux mais francs ; et de la musique. Beaucoup de musique. Un film qui nous prend doucement par la main pour nous emmener à la rencontre d'une dizaine de plus ou moins jeunes ados, pensionnaires de la Pépinière. La Pépinière, c'est un IME (Institut Médico-Educatif), quelque part dans la banlieue lilloise, un endroit légèrement hors du temps et à l'abri des rumeurs du monde. Les ados s'appellent Ophélie, Léa, Médéric, Gaël ou Alexis, ils sont déficients visuels, autistes, parfois multi handicapés – ce sont des gamins qu'on pourrait croiser quotidiennement, en détournant le regard...
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Us
Us (2018), la critique de B.G
Il y a deux ans, Get Out avait causé la surprise, en proposant une vision horrifique de l'Amérique censément post-raciale, ce qui avait valu à Jordan Peele de se rendre aux Oscars et de décrocher le prix du meilleur scénario - rare pour un film de genre à petit budget. C'est dire que les attentes sont élevées pour ce nouvel opus, Us, qui risque de déstabiliser un public en quête d'un Get Out 2. Quoique... S'il y a une chose que Peele nous a fait comprendre avec Get Out, c'est combien rester dans la maison peut être dangereux, et cet Us (qui fait aussi référence à United States) pourrait bien être un Get Out à plus grande échelle, c'est-à-dire qu'il propose de sortir carrément de soi ainsi que des États-Unis et de leur dynamique paralysante et malsaine...
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Fukushima, le couvercle du Soleil
Fukushima, le couvercle du Soleil (2018), la critique de B.G
Le 11 mars 2011, le Japon est secoué par un séisme, suivi d’un tsunami et de la triple catastrophe nucléaire de Fukushima. Quand débute l'accident, personne ne sait l'ampleur qu'il peut prendre. Les experts, dans le pire scénario, envisagent l'évacuation des habitants dans un rayon de 250 km autour de la centrale. Tokyo serait alors dans le périmètre, 50 millions d'habitants évacués pour des dizaines d'années, la moitié du Japon inhabitable. Le Premier ministre Naoto Kan tente de faire face à cette situation. Physicien de formation, ce n'est pas précisément un anti-nucléaire. Mais comme tous, il est impuissant : « en fait ce n'est pas une question de pouvoir. Moi, Premier ministre, je ne pouvais rien, mais pas seulement moi...
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La Flor, partie 2
La Flor, partie 2 (2018), la critique de B.G
Tel un serpent de mer, la fiction protéiforme et borgésienne de La Flor revient sur les écrans pour prolonger les aventures endossées à tour de rôles par les quatre actrices de la troupe théâtrale « Piel de Lava » (Elisa Carricajo, Valeria Correa, Pilar Gamboa et Laura Paredes), réunies devant la caméra généreuse de l’Argentin Mariano Llinás. Cette seconde partie regroupe les deux premiers actes de l’épisode 3, le plus long et ambitieux du projet (une véritable « flor dans la flor »), sous forme d’un tortueux récit d’espionnage dont le cinéaste ouvre scrupuleusement tous les tiroirs, contenant à chaque fois d’insoupçonnables trésors d’invention...
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Les Étendues imaginaires
Les Étendues imaginaires (2018), la critique de B.G
Chaque année, la péninsule de Singapour gagne plusieurs kilomètres sur le littoral en important des milliers de tonnes de sable de ses pays voisins. À son indépendance en 1965, la superficie du pays était de 527 km². Elle est aujourd'hui de plus de 830 km². Chaque jour le sable enfouit un peu plus la mer, permettant à la folie économique du pays (un des « quatre dragons asiatiques ») de s’étendre sans limite, construisant sans relâche de nouveaux ports, gratte-ciels et autres quartiers chics. Les Etendues imaginaires est un polar fascinant, volontiers nocturne, qui nous emmène sur le versant caché de cette frénésie conquérante, en s’intéressant à la condition des travailleurs migrants qui œuvrent à cette expansion géographique...
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La Favorite
La Favorite (2018), la critique de B.G
« Tout, dans le monde, est à propos de sexe, sauf le sexe. Le sexe est une question de pouvoir. » Oscar Wilde Les films historiques à costume glorifient généralement les grandes figures, délaissant les falots, les monarques fous, les oubliés des manuels. Les cinéastes se sont attachés à César ou à Auguste, peu à Romulus Augustule, le malheureux empereur avec qui s’effondra l’Empire romain d’Occident en 476, face à quelques troupes barbares...
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Teret
Teret (2018), la critique de B.G
  QUINZAINE DES RÉALISATEURS 2018 Faire face Ognjen Glavonić est le premier réalisateur serbe à s’attaquer frontalement aux crimes commis par les troupes de son pays, notamment durant la guerre du Kosovo, en 1999. Son documentaire Depth Two (2016), présenté à la Berlinale, évoquait le sort des dépouilles de civils albanais, transportées dans un camion frigorifique tombé dans le Danube. Le cinéaste s’était déjà penché sur le sujet, sous la forme d’une fiction. Le financement tardant à se monter, il a réalisé Depth Two avant de revenir à Teret. Deux projets soutenus notamment par Tom Dercourt (Cinéma Defacto). “Nous avons suivi Ognjen dans la continuité de notre travail avec un auteur, plus qu’autour d’une œuvre isolée...
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La Flor, partie 1
La Flor, partie 1 (2018), la critique de B.G
Ce film est ainsi : ce sont six histoires. Quatre qui commencent, et qui ne se terminent pas. Elles s’arrêtent à mi-parcours, ce sont quatre commencements. Puis une cinquième histoire commence, s’achève, et laisse place à la sixième qui commence au milieu, et met un point final au film. Le film s’intitule La Flor, et les six histoires ont pour seul point commun quatre actrices, jouant à chaque fois un rôle différent. Le film se fait avec elles et, en quelque sorte, est un film sur elles.Le premier épisode nous plonge en pleine pampa, dans un centre d’archéologie où deux laborantines reçoivent, au seuil des vacances, le colis d’une momie quechua qui les oblige à rester seules sur place...
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Captain Marvel
Captain Marvel (2018), la critique de B.G
Après plus de dix ans d’existence, l’Univers cinématographique Marvel consacre enfin un premier film solo à une superhéroïne, et pas des moindres : Captain Marvel. Dans le rôle-titre, Brie Larson brille — dans tous les sens du terme, en l’occurrence. Véritable machine à blockbusters, l’Univers cinématographique Marvel se déploie dans les multiplexes de par le monde depuis plus d’une décennie. Iron Man, avec Robert Downey Jr, sonna la charge en 2008 avec le succès que l’on sait. Depuis, les titres et les suites se sont multipliés au gré de « phases » savamment conçues et déclinées par le grand manitou Kevin Feige, président de la production aux Studios Marvel...
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Le Mystère Henri Pick
Le Mystère Henri Pick (2018), la critique de B.G
Quand vous êtes un jeune auteur, que vous avez passé des années à peaufiner votre manuscrit et que, alléluia, il est publié par un gros ou petit éditeur, pensez-vous que les choses soient terminées ? Non. Il faut passer l'épreuve de la critique, et plus particulièrement affronter les jugements péremptoires de Jean-Michel Rouche, chroniqueur télé à succès qui taille des costards ou encense les nouveaux romans publiés. Autant dire que si vous espérez un succès de librairie, il vaut mieux que Jean-Mi ait aimé votre bouquin...
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La Chute de l'empire américain
La Chute de l'empire américain (2018), la critique de B.G
Nous faire pouffer de rire sur ce monde désespérant ! C’est une fois de plus le pari réussi par Denys Arcand. Le constat est tout aussi sévère que dans les précédents films de la trilogie officieuse entamée avec Le Déclin de l’empire américain (1986) et Les Invasions barbares (2003). S'il n’est nul besoin d’avoir vu les deux premiers pour apprécier ce nouvel opus, les spectateurs qui les connaissent retrouveront la même veine narquoise sous une forme entièrement renouvelée, qui pioche dans le registre de la comédie et du film noir pour en illustrer le propos de façon toujours plus percutante et dynamique...
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Celle que vous croyez
Celle que vous croyez (2018), la critique de B.G
Elles en ont fait, du chemin, les nanas, depuis les soutifs brûlés… Conquérir des postes de pouvoir, refuser la domination masculine, choisir d’avoir (ou pas) des enfants, les faire seules et tenter d’être avec talent sur tous les fronts : au boulot, au lit, à la sortie de l’école, devant les fourneaux, et dans les dîners mondains. Elles se sont libérées, sans doute, et c’est tant mieux. Pourtant une autre forme d’aliénation s’est insidieusement glissée dans les cerveaux, sournoise, pernicieuse, d’autant plus difficile à combattre qu’elle est le fruit d’une injonction intime, nourrie par l’air du temps, distillée par les revues, la mode, sur un ton souvent enjôleur comme si tout cela n’était pas si grave...
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Arctic
Arctic (2018), la critique de B.G
CANNES 2018: SÉANCE SPÉCIALE Génération Youtube Connu sous le pseudonyme de MysteryGuitarMan, le réalisateur Joe Penna s’est fait un nom sur les réseaux sociaux où sa chaîne YouTube fédère près de 2,8 millions d’abonnés. Il a signé les séries T-Shirt War (2010), Once Upon (2011), Sand Box (2012), Behind the Glasses et les courts métrages Meridian (2012), Instant Getaway (2014) et Beyond (2015). Arctic, son premier long, est un film de survie qui réunit le comédien danois Mads Mikkelsen, prix d’interprétation masculine à Cannes en 2012 pour La chasse, et l’actrice islandaise Maria Thelma Smáradóttir, révélée par la série Fangar (2017)...
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