Accueil » Les critiques de films proposées par les membres

Toutes vos critiques :

Petra
Petra (2018), la critique de B.G
QUINZAINE DES RÉALISATEURS 2018 Mon père, ce héros ? Réputé pour l’exigence de son regard, Jaime Rosales a choisi de poursuivre la démarche entreprise dans son opus précédent, La belle jeunesse, “aller de plus en plus à la rencontre du spectateur, sans pour autant renoncer au langage du cinéma”, précise le réalisateur. À l’origine dramaturgique de Petra, il y a l’idée d’un personnage de jeune femme ne sachant pas qui est son père, dont l’identité lui a toujours été cachée par sa mère. Elle part à sa recherche. “À partir de ce moment-là, je me pose des questions. Pourquoi cette identité lui a-t-elle été cachée ? Parce que ce père représentait une certaine idée du mal. De là, j’ai vite enchaîné avec l’idée de la tragédie grecque...
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Retour à Bollène
Retour à Bollène (2017), la critique de B.G
Vous ne connaissez pas Bollène ? C'est une petite ville du Sud-Est de la France qui avait tout pour le bonheur. À trois jets de pierre d'Avignon et d'Orange, un coin chaleureux, vivant, au climat méditerranéen, une terre fertile et convoitée, une histoire mouvementée faite d'invasions, de conflits : Wisigoth, Burgondes, Ostrogoths, Romains… s'y sont succédés, laissant autant de traces. On connait bien ! Utopia est né à deux pas de là, même qu'à la demande du maire PC de Bollène, agriculteur humaniste et bienveillant, une poignée de joyeux Utopistes était venue dans les années 1980 ranimer la petite salle de ciné qui jouxte la mairie… mais c'est une autre histoire...
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Border
Border (2018), la critique de B.G
CANNES 2018: UN CERTAIN REGARD Quelque chose à déclarer Le réalisateur danois Ali Abbasi a signé jusqu’alors un court métrage, M for Markus (2011), et un premier long intitulé Shelley (2016),  présenté au Festival de Berlin.  Gräns  relate  la  fascination  irrationnelle  qui  submerge une employée des douanes confrontée à un suspect qu’elle interroge, cette rencontre a priori fortuite déclenchant des conséquences existentielles inattendues. Le réalisateur adapte un roman de John Ajvide Lindqvist, l’auteur suédois qui a inspiré Morse de Tomas  Alfredson, qu’il a adapté avec Isabella Eklöf, dont le premier film en tant que réalisatrice, Holiday, a été présenté en janvier au Festival de  Sundance...
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Solo : A Star Wars Story
Solo : A Star Wars Story (2017), la critique de B.G
CANNES 2018: HORS COMPÉTITION La jeunesse d’un mythe C’est la cinquième fois que Ron Howard présente un film hors compétition à Cannes, après Willow en 1988, Horizons lointains en clôture en 1992, En direct sur Ed TV en 1999 et Da Vinci Code en ouverture en 2006. Il y revient avec le deuxième spin-off de la saga Star Wars. C’est dès 2012 que  Lawrence Kasdan (qui avait déjà collaboré aux épisodes V, VI et VII) et son fils Jon se sont penchés  sur la jeunesse de Han Solo, initialement incarné par Harrison Ford et campé ici par Alden Ehrenreich, révélé par Francis Ford Coppola dans Tetro (2009)...
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Leave No Trace
Leave No Trace (2018), la critique de B.G
QUINZAINE DES RÉALISATEURS 2018 Into the wild Leave No Trace marque le retour à la fiction de Debra Granik, depuis Winter’s Bone qu’elle avait réalisé en 2010. Adapté d’un roman de Peter Rock, le film est centré sur un père et sa fille tentant de vivre en marge de la société sans être détectés par les services sociaux. “Le roman racontait une histoire de survie inhabituelle dont chaque détail était fascinant”, raconte la cinéaste. “C’était l’occasion aussi de dépeindre une région précise, celle de la côte Pacifique du Nord”. Debra Granik a écrit l’adaptation avec Anne Rosellini, également coproductrice du film. Elle a rapidement pensé à Ben Foster pour incarner le père...
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In My Room
In My Room (2018), la critique de B.G
CANNES 2018: UN CERTAIN REGARD Film de chambre Né en 1969, l’artiste allemand Ulrich Köhler a suivi les cours  de l’École des beaux-arts de Quimper et a débuté comme chef opérateur sur le documentaire Der Mann in der  zweiten Reihe de Klaus  Armbruster (1981) et Eine Firma für die  Ewigkeit (1983) de Rolf Gmöhling. Il a signé par la suite  plusieurs courts métrages influencés par l’art vidéo, dont Feldstraße (1993), Epoxy (1996), Maria Tokyo (1997), Palü (1998) et Rakete (1999), tentative d’épuisement d’un lieu coréalisée  avec Nina Könnemann. Il est passé au long avec Bungalow (2002), primé à Turin et Thessalonique, Montag kommen die Fenster (2006) et La maladie du sommeil (2010) qui lui a valu l’Ours d’argent de la mise en scène à Berlin...
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Les Moissonneurs
Les Moissonneurs (2017), la critique de B.G
CANNES 2018: UN CERTAIN REGARD Bienvenue au pays arc-en-ciel Développé dès 2011-2012 avec le soutien du Sundance Labs et de la Résidence de la Cinéfondation, Les moissonneurs s’attache aux problèmes identitaires et sexuels de l’Afrique du Sud profonde. Etienne Kallos a réalisé les courts No Exit (2006) et Doorman, montré à Cannes en 2006. Écrit et développé sur une période de sept ans, son premier long a donné lieu à un montage qu’évoque sa productrice française, Sophie Erbs : “Nous l’avons développé comme un projet d’initiative française malgré son identité culturelle sud-africaine. Cela nous a permis de monter une coproduction et d’obtenir Eurimages...
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Meurs, monstre, meurs
Meurs, monstre, meurs (2018), la critique de B.G
CANNES 2018: UN CERTAIN REGARD L’énigme des femmes sans tête Los salvajes, prix Acid 2012, a valu sa reconnaissance à l’Argentin Alejandro Fadel, coscénariste de Leonera (2008), Carancho (2010) et Elefante blanco (2012) de Pablo Trapero, et réalisateur de la comédie romantique El amor -  primera parte (2004) avec Martín Mauregui, Santiago Mitre et Juan  Schnitman. Il a aussi signé une demi-douzaine de courts, dont Gallo rojo avec la cinéaste sud-africaine Zamo Mkhwanazi, présenté à la Quinzaine en 2016...
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Manto
Manto (2018), la critique de B.G
CANNES 2018: UN CERTAIN REGARD Des nouvelles d’une étoile Remarquée dans Fire de Deepa Mehta (1996) et lauréate du prix d’interprétation féminine du Festival du Caire en 2002 pour le dernier film de Mrinal Sen, Ma terre, par ailleurs prix de la mise en scène à Cannes, la comédienne indienne Nandita Das s’est fait remarquer avec son premier long métrage, Firaaq (2008), qui a remporté une dizaine de récompenses internationales...
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Place publique
Place publique (2017), la critique de B.G
Ils sont tous, tellement excellents qu'on voudrait citer tous les protagoniste de ce « drame gai » ou « fantaisie dramatique » comme disait Jean Renoir à propos de sa Règle du jeu qui, autour d'une partie de chasse à la campagne, brossait une peinture drôle, subtile, féroce de l'aristocratie des années 30 et de ceux qui la servent, posant sur tous un regard critique mais tout autant humaniste… 80 ans plus tard, on pense fatalement au chef d'œuvre du « maître » et on se dit que Jaoui et Bacri se placent sans ridicule dans cette filiation et réussissent, en toute modestie, un portrait gai, drôle, grinçant, et néanmoins bienveillant de notre époque et de la société qui s'y agite, à partir d'une fête qui va durer jusqu'aux aurores, dans un lieu unique et sublime...
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Gueule d'ange
Gueule d'ange (2017), la critique de B.G
CANNES 2018: UN CERTAIN REGARD Mal de mère La genèse du premier long métrage de Vanessa Filho ressemble à un conte de fées. “Ce projet m’était si vital, raconte-t-elle, qu’il fallait que je tienne bon malgré les obstacles et les difficultés dont la force m’a parfois  ébranlée. J’ai persévéré car il n’existait pas pour moi d’alternative. Je devais raconter cette histoire qui me bouleversait et résonnait chez moi de manière très  personnelle, avec des émotions profondes, même s’il  s’agissait d’une fiction. Dans cette aventure, au cours des années  nécessaires pour mener à bien ce projet, j’ai toujours été soutenue et accompagnée par Carole Lambert, puis aussi par Marc Missonnier...
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L'Homme qui tua Don Quichotte
L'Homme qui tua Don Quichotte (2018), la critique de B.G
CANNES 2018: FILM DE CLÔTURE La traversée  de la Mancha à la rame La genèse de L’homme qui tua Don Quichotte est un véritable film dont le chapitre initial a d’ailleurs été immortalisé par Keith Fulton  et Louis Pepe dans leur documentaire Lost in La Mancha (2002). Il a donc fallu 18 ans au réalisateur Terry Gilliam, 77 ans, pour aller au bout de son rêve le plus fou et pouvoir montrer son 14e long métrage en clôture du Festival de Cannes, où il a déjà présenté par le passé Monty Python, le sens de la vie (1983), qui a valu le grand prix du jury à son coréalisateur Terry Jones, Las Vegas parano (1998) et L’imaginarium du docteur Parnassus (2009)...
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Leto
Leto (2018), la critique de B.G
CANNES 2018: COMPÉTITION Leningrad cowboys C’est en noir et blanc que Kirill Serebrennikov évoque l’Union soviétique de Leonid Brejnev et la culture rock underground de Leningrad à travers Viktor Tsoï, le leader du groupe Kino, mort en 1990 dans un accident de voiture à l’âge de 26 ans. Le réalisateur russe a fait sensation à Un certain regard en 2016 avec Le disciple qui lui a valu le prix François-Chalais. Il signe là son huitième long métrage en 20 ans et réunit l’acteur coréen Teo Yoo, la comédienne moscovite Irina Starshenbaum et le chanteur Roman  Bilyk dont c’est le premier rôle. Accusé d’avoir détourné des subventions publiques allouées à sa troupe de théâtre, Kirill  Serebrennikov a été  arrêté et inculpé en août 2017...
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Senses 5
Senses 5 (2015), la critique de B.G
À quoi rêvent les femmes japonaises d’aujourd'hui ? À avoir plus de temps pour elles. Senses leur donne celui nécessaire pour se retrouver dans une splendide chronique d’émancipation…Au Japon, 100 000 personnes disparaissent chaque année sans laisser de traces. On les appelle les « évaporés ». C'est ce qui va se passer avec Jun : du jour au lendemain elle disparaît, elle s'évapore, laissant ses trois meilleures amies dans le désarroi. Sa disparition va entraîner un séisme intime en chacune d’elles, les amenant à questionner leur amitié comme leurs vies respectives...
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Senses 3&4
Senses 3&4 (2015), la critique de B.G
À quoi rêvent les femmes japonaises d'aujourd'hui ? À avoir plus de temps pour elles. Senses leur donne celui nécessaire pour se retrouver dans une splendide chronique d’émancipation…Au Japon, 100 000 personnes disparaissent chaque année sans laisser de traces. On les appelle les « évaporés ». C'est ce qui va se passer avec Jun : du jour au lendemain elle disparaît, elle s'évapore, laissant ses trois meilleures amies dans le désarroi. Sa disparition va entraîner un séisme intime en chacune d’elles, les amenant à questionner leur amitié comme leurs vies respectives...
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Senses 1&2
Senses 1&2 (2015), la critique de B.G
À quoi rêvent les femmes japonaises d’aujourd'hui ? À avoir plus de temps pour elles. Senses leur donne celui nécessaire pour se retrouver dans une splendide chronique d’émancipation…Au Japon, 100 000 personnes disparaissent chaque année sans laisser de traces. On les appelle les « évaporés ». C'est ce qui va se passer avec Jun : du jour au lendemain elle disparaît, elle s'évapore, laissant ses trois meilleures amies dans le désarroi. Sa disparition va entraîner un séisme intime en chacune d’elles, les amenant à questionner leur amitié comme leurs vies respectives...
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Coup pour coup
Coup pour coup (1971), la critique de B.G
Le geste cinématographique de Marin Karmitz épouse le même mouvement parallèle dans sa trilogie politique après Sept jours ailleurs et Camarades, : d’une stylisation très maîtrisée, il est passé à une forme plus souple, plus perméable à l’intrusion du réel pour aboutir à ce Coup pour coup, véritable œuvre collective fabriquée avec l’entière collaboration d’autres cinéastes et surtout des ouvrières et ouvriers protagonistes d’un film où fiction et documentaire pris sur le vif se fondent dans le même creuset...
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En guerre
En guerre (2018), la critique de B.G
CANNES 2018: COMPÉTITION Colère et désespoir Trois ans après La loi du marché, qui a valu le prix d’interprétation masculine à Vincent Lindon, Stéphane Brizé revient pour la deuxième fois en compétition à Cannes avec un film encore plus radical sur l’horreur économique et la  violence sociale qu’elle induit. Vincent Lindon y est confronté à des non-professionnels tenant pour la plupart des rôles proches de ce qu’ils sont au quotidien, souvent même sous leur propre nom. Le scénario s’attache au sort des salariés d’une entreprise  familiale qui va bien, mais que son  directeur  vieillissant a décidé de vendre à un groupe industriel  allemand, et à leur combat collectif pour convaincre leur nouveau patron de les rencontrer...
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Donbass
Donbass (2018), la critique de B.G
CANNES 2018: UN CERTAIN REGARD - OUVERTURE Voyage au bout de l’enfer Un an après avoir présenté Une femme douce en compétition, où il avait déjà montré My Joy (2010) et Dans la brume, prix de la Fipresci en 2012, le réalisateur ukrainien Sergei Loznitsa, qui a eu les honneurs de la sélection officielle en 2014 avec son documentaire Maïdan et un sketch tourné dans le cadre des Ponts de Sarajevo, revient avec Donbass, une coproduction entre l’Allemagne, la France, l’Ukraine, les Pays-Bas et la Roumanie, dont il n’a entrepris le tournage qu’en janvier 2018...
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Red Sparrow
Red Sparrow (2016), la critique de B.G
Cette adaptation du roman d’un vétéran de la CIA relatant les péripéties d’une apprentie-espionne russe ne saurait être prise au sérieux. Ce que, fort heureusement, le réalisateur Francis Lawrence et la comédienne Jennifer Lawrence ont d’office compris. La star est typiquement charismatique en Dominika, prima ballerina estropiée reconvertie en agente entraînée pour décoder, séduire et soutirer de l’information à l’ennemi. Sa mission : se « rapprocher » d’un agent américain qui aurait débauché un haut dirigeant russe. L’intrigue sinueuse est déployée sourire en coin, avec une opulence kitsch réjouissante...
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